Vendredi 13 février 2026

Musk vs. Bezos : un duel qui a pour enjeu la Lune

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

La conquête de la Lune est lancée.

Au cours du week-end dernier, Elon Musk a annoncé qu’il allait débarquer sur la Lune pour y construire une ville. D’après lui, une ville "qui se développera d’elle-même" pourrait y être achevée en moins de dix ans.

Pourquoi cette annonce maintenant ?

Parce que Jeff Bezos est en train de gagner. Sa fusée New Glenn n’est qu’à deux vols d’obtenir la National Security Space Launch Certification, l’homologation du gouvernement américain qui permet à une fusée privée de lancer des satellites militaires ou liés à la sécurité nationale.

De plus, Jeff Bezos a déjà décroché un contrat de 3,4 Mds$ auprès de la NASA pour envoyer des astronautes sur la Lune dans le cadre de la mission Artemis V. Et par-dessous tout, en octobre dernier, la NASA a rouvert le contrat Artemis III, premier vol habité sur la Lune depuis Apollo, parce que SpaceX a pris du retard.

Elon Musk, qui a l’esprit de compétition, n’aime pas perdre, et je ne pense pas qu’il ait envie que Jeff Bezos débarque le premier sur la Lune.

Cela rappelle cette "guerre des courants électriques" qui a fait rage entre Nikola Tesla et Thomas Edison, à l’époque de la course à la construction du réseau électrique américain. Tesla défendait le courant alternatif et Edison, le courant continu.

Cette fois, c’est Musk contre Bezos, et il ne s’agit pas de bâtir le réseau électrique américain – mais de savoir qui débarquera le premier sur la Lune.

Quand deux multimilliardaires rivalisent pour construire l’infrastructure lunaire, le calendrier s’accélère. Et "un jour" devient "dans quelques années".

En décembre dernier, le président Trump a signé un ordre exécutif désignant comme priorité le fait que les Américains se rendent sur la Lune d’ici 2028.

Elon Musk tient à s’assurer que les Américains y resteront, cette fois.

Les sociétés qui produisent des équipements comme ceux que j’ai pu observer au salon SpaceCom vont voir la demande exploser.

Pour SpaceX, l’étape suivante est devenue officielle

Alors que Musk et Bezos rivalisent pour aller sur la Lune, d’autres événements importants se produisent.

La semaine dernière, la FCC a officiellement accepté la demande de centres de données orbitaux déposée par SpaceX.

La FCC accuse réception de la demande de SpaceX relative à des centres de données orbitaux et ouvre une procédure de consultation publique. Le système proposé serait une première étape vers une civilisation de type II sur l’échelle de Kardachev [NDLR : méthode de classement d’une civilisation en fonction de son niveau technologique et de sa consommation d’énergie] et servirait d’autres objectifs, selon le déposant

Ce qui ressemblait autrefois à une idée folle et futuriste est devenu une demande en bonne et due forme qui va suivre la procédure réglementaire.

Au salon SpaceCom, j’ai constaté que beaucoup d’entreprises travaillent sur le développement d’infrastructures spatiales :

les plateformes spatiales d’extraction minière de Blue Origin ;

les modules de stations spatiales de Gravitics ;

les systèmes d’électricité nucléaire de BWXT.

Toutes ces entreprises construisent les systèmes qui appuieront ce qui va arriver.

Et il n’y a pas que SpaceX...

AST SpaceMobile (ASTS) a déposé auprès de la FCC une demande de "Multiple constellation shells", des couches orbitales distinctes pour une constellation de satellites.

Il semblerait que le déploiement de satellites actuellement autorisé ne soit qu’un réseau de Phase I. On dirait qu’ASTS programme également de multiples configurations orbitales pour différentes utilisations.

Apple est en train de tester la compatibilité de l’iPhone 17 avec les fréquences utilisées par ASTS. Le plus grand fabricant de téléphones mobiles sur Terre est donc en train d’équiper les appareils de prochaine génération dans la perspective des communications directes du satellite au téléphone, et ce sur de nombreuses fréquences attribuées à ASTS.

C’est ce que révèlent les documents de la FCC.

Est-ce qu’Apple se montre juste prévoyant, en testant un futur produit avant son lancement, ou est-ce que le géant travaille sur quelque chose de plus vaste ?

C’est bien connu, Apple est discret. Quel est son plan ?

Je suis sûr que nous en saurons plus sur ce qui se passe chez ASTS très bientôt.

Bien que la société n’ait pas encore communiqué une date précise, elle publiera ses résultats le mois prochain.

D’ici là, on aura peut-être des nouvelles de l’entreprise, notamment la date de lancement du satellite BlueBird 7, au départ du Kennedy Space Center.

Je me suis rendu au salon SpaceCom en me focalisant sur la technologie de communication directe entre satellites et téléphones et j’en suis revenu en ayant compris que quelque chose de plus vaste se prépare.

À un avenir éclatant !

Ray Blanco

Jeudi 12 février 2026

Ce repli est un mensonge

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

Comme James l’a mentionné hier, je vais aujourd’hui à la conférence Bitcoin Investor Week, à New York.

Cet événement, l’un des principaux de l’année dans l’univers des crypto-monnaies, réunit les plus grands investisseurs de Wall Street, des dirigeants de la Silicon Valley et des responsables politiques, afin de parler de ce qui se passe dans la cryptosphère.

Et avant de m’y rendre, je tenais à vous expliquer le contexte de ce qui se passe dans l’univers des crypto-monnaies.

Cette conférence intervient à point nommé pour les crypto-monnaies.

Il y a deux semaines, le Bitcoin (BTC) a enregistré sa baisse la plus importante en trois ans. La dernière fois qu’il a chuté aussi durement, c’était au moment de l’effondrement de FTX, en novembre 2022, qui venait de perdre des milliards de dollars de dépôts de clients. À l’époque, les investisseurs ont paniqué. Les cours se sont effondrés. Beaucoup de monde a juré de ne plus jamais toucher aux crypto-monnaies.

Quand on regarde les mouvements de cours aujourd’hui, on a l’impression que c’est un peu pareil. Les crypto-monnaies baissent depuis le 10 octobre. Le Bitcoin a reculé de près de 50 % par rapport à ses plus-hauts historiques. La peur se propage.

Mais la différence, c’est que les circonstances ont changé par rapport à celles de 2022.

La différence entre aujourd’hui et 2022

En 2022, l’effondrement du Bitcoin a coïncidé avec l’effondrement de FTX. Il s’agissait d’un problème de fraude. La confiance vis-à-vis du secteur s’est évaporée du jour au lendemain.

Mais c’était en 2022.

Le sell-off d’aujourd’hui n’a rien à voir avec de la fraude – c’est même tout le contraire, en fait. Les fondamentaux sont plus solides que jamais.

En fait, en observant les données, j’ai tiré cette conclusion toute simple : ce plongeon est un mensonge. Le marché veut vous faire croire que le Bitcoin et les crypto-monnaies ont des problèmes.

Mais à l’arrière-plan, les infrastructures n’ont jamais été plus solides.

L’an dernier, les stablecoins ont traité plus de paiements que Visa (33 000 Mds$ pour les stablecoins contre 17 000 Mds$ pour Visa). Désormais, des entreprises comme BlackRock et Fidelity proposent à leurs clients des produits liés au Bitcoin. Les infrastructures soutenant les crypto-monnaies n’ont jamais été aussi solides.

Et pourtant, les cours chutent...

Comprendre la volatilité du Bitcoin

Il y a quelques semaines, le Congrès a failli adopter une grande loi relative aux crypto-monnaies.

Cette loi structurant le marché des crypto-monnaies doit définir des règles limpides sur le fonctionnement des crypto-monnaies aux États-Unis. Les banques, les places de marché et les émetteurs de stablecoins sauraient enfin à quoi s’en tenir.

Et puis, les négociations ont capoté. Les cours ont chuté immédiatement.

Les investisseurs détestent l’incertitude. Sans règles clairement définies, les grandes institutions restent sur le banc de touche.

Mardi, le président Trump a rencontré des représentants des banques et des crypto--monnaies, afin de raviver les discussions. L’objectif était de négocier les termes de la loi de structuration du marché.

Les banques s’y opposent, et la raison est simple : les stablecoins menacent leurs activités.

Si les stablecoins versent des intérêts, les banques devront être compétitives et offrir de meilleurs taux d’intérêt à leurs clients.

Selon un rapport publié par Standard Chartered, le mois dernier, les banques pourraient perdre 500 Mds$ de dépôts, face aux stablecoins.

Le secteur bancaire veut bloquer cette possibilité. Le secteur des crypto-monnaies veut aller de l’avant.

Heureusement, le secteur des crypto-monnaies a de puissants alliés.

Le pouvoir du président des États-Unis

Selon les estimations, le président Trump et sa famille auraient investi 2,25 Mds$ dans les crypto-monnaies. Son cabinet compte également de nombreux partisans des crypto-monnaies.

Le secrétaire au Commerce, Howard Lutnik, est propriétaire de Cantor Fitzgerald, la banque de Wall Street la plus active sur le terrain des crypto-monnaies.

Le vice-président, JD Vance, ex-acteur du capital-risque, a travaillé pour Peter Thiel, l’un des investisseurs les plus favorables au Bitcoin, dans la Silicon Valley.

Zach Witkoff (le fils de Steve Witkoff, l’envoyé spécial de Trump) gère World Liberty Financial, la société de crypto-monnaies de la famille Trump.

Toutes ces personnes ont donc intérêt à ce que les crypto-monnaies tirent leur épingle du jeu.

Quand une partie de la fortune de puissantes personnalités dépend de l’obtention d’un résultat, alors ces personnes ont tendance à faire en sorte de l’obtenir. Le gouvernement s’efforce de créer un environnement réglementaire dans lequel les crypto-monnaies pourront prospérer.

Il paraît que la Maison-Blanche souhaiterait qu’un compromis soit atteint d’ici la fin du mois. Et quand il sera atteint, attendez-vous à ce que les capitaux affluent vers les crypto-monnaies.

Les États passent déjà à l’action

Pendant que la Maison-Blanche négocie, certains États passent à l’action.

Le Texas et le New Hampshire ont déjà adopté des lois permettant d’intégrer le Bitcoin aux réserves de trésorerie de leur État. Et maintenant, le Massachusetts, l’Ohio et le Sud-Dakota leur emboîtent le pas. Les lois sont examinées par leurs législateurs, en ce moment.

Chaque fois qu’un État intègrera le Bitcoin à ses réserves, cela génèrera de la demande et de la crédibilité. Et, bien entendu, quand la demande augmente, cela veut dire que les cours s’apprécient.

Ces achats pourraient commencer à avoir un impact sur le prix du Bitcoin au cours des trois prochains mois, dans un contexte où des États tels que le Texas et le New Hampshire commenceront à faire des achats pour profiter des cours actuellement décotés du Bitcoin.

Et cela offre l’une des opportunités d’investissement les plus exceptionnelles de notre vie...

En ce moment, les cours ont baissé, les craintes étant élevées et les gros titres extrêmement négatifs. Or, c’est précisément dans ces conditions que se présentent les meilleures opportunités d’achat.

Quand la loi de structuration du marché sera adoptée, l’incertitude disparaîtra. Les cours se réajusteront rapidement.

Le créneau permettant d’acheter aux cours actuels pourrait se refermer dans peu de temps.

En ce qui concerne l’avenir

L’adoption des crypto-monnaies se poursuit rapidement. Les paiements augmentent, les institutions créent de nouveaux produits, et les États intègrent le Bitcoin à leurs réserves de trésorerie.

La baisse des cours actuelle reflète une incertitude temporaire, et non une faiblesse fondamentale.

Si l’on parvient à un compromis concernant la loi de structuration du marché, les choses pourraient changer du jour au lendemain et amorcer un nouveau marché haussier pour le Bitcoin et d’autres crypto-monnaies.

Voilà pourquoi je suis impatient d’assister à cette conférence.

Le timing ne peut être mieux choisi.

Je serai les yeux et les oreilles de James, sur le terrain, et j’observerai avec attention les signaux concernant cette loi de structuration du marché, et ce qui se passera ensuite.

En effet, comme lors de l’effondrement de FTX, les investisseurs qui se positionneront correctement au cours de cette phase de peur seront récompensés.

Bien à vous,

Ari Goldschmidt
La Lettre Tech Capital

Mercredi 11 février 2026

Sur le terrain... à New York

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

Dans l’univers des crypto-monnaies, l’un des plus grands rassemblements de l’année ouvrira ses portes cette semaine, à New York.

Il s’agit de la Bitcoin Investor Week, qui réunit des poids lourds de Wall Street, des initiés de la Silicon Valley, des responsables politiques et d’autres voix influentes de l’univers des actifs numériques... tout cela en un seul lieu.

Et mon équipe sera au cœur de l’action.

Il y a encore un an, les banques ne pouvaient pas toucher aux crypto-monnaies, le Congrès n’avait pas légalisé les stablecoins et le gouvernement américain ne détenait pas un seul Bitcoin.

Aujourd’hui, tout est en train de changer.

Le flou réglementaire qui a régné sur les crypto-monnaies pendant dix ans se dissipe enfin. Au cours des semaines à venir, une nouvelle loi définissant la structure du marché des crypto-monnaies atterrira probablement sur le bureau du président Trump.

Cette loi pourrait profondément modifier toute l’économie, notamment :

  • en permettant aux stablecoins de verser des intérêts, ce qui aurait un impact direct sur les taux d’intérêt que les banques devront proposer sur les comptes d’épargne de leurs clients, pour rester compétitives ;

  • en légalisant les levées de fonds de nouvelles crypto-monnaies, permettant ainsi à des investisseurs lambda d’accéder aux mêmes nouvelles opportunités d’un milliard de dollars que les dirigeants de la Silicon Valley ;

  • en standardisant les réglementations encadrant le fait d’emprunter et de prêter en crypto-monnaies, ce qui permettrait aux investisseurs de percevoir des intérêts sur leurs investissements à long terme ;

  • et bien d’autres choses encore.

Ne vous méprenez pas : les conversations qui se dérouleront à New York, cette semaine, définiront la prochaine phase des crypto-monnaies.

En quoi ce rassemblement est-il important ?

Les personnes présentes à cet événement gèrent collectivement des dizaines de milliards de dollars de crypto-actifs.

Quand elles prennent des décisions, les cours bougent.

Voici un rapide aperçu de certains intervenants...

Mike Novogratz. Cet ex-associé de Goldman Sachs a fait de Galaxy Digital un empire de crypto-monnaies à 3 Mds$. Quand il s’exprime, les capitaux institutionnels tendent l’oreille.

Cathie Wood. Son fonds ARK gère plus de 10 Mds$. Elle avait prédit que le Bitcoin atteindrait les 100 000 $ des années auparavant que cela n’arrive.

Dan Ives. La voix technologique incontournable à Wall Street. Ses prédictions de cours font régulièrement les gros titres.

Anthony Pompliano. L’un des plus célèbres investisseurs dans le Bitcoin, son portefeuille vaut des centaines de millions. C’est bien connu, Anthony – qui a très souvent participé à mon podcast – affirme haut et fort que le BTC pourrait facilement dépasser le million de dollars, au cours des prochaines années.

Barry Silbert. Comme moi, Barry considère Bittensor (TAO) comme l’événement crypto le plus important depuis le Bitcoin. Il est le fondateur et PDG de Digital Currency Group (DCG) et de Yuma, ainsi que le président de Grayscale Investments, la société qui a lancé le premier ETF du Bitcoin à Wall Street.

Et des dizaines d’autres investisseurs et fondateurs influents de la cryptosphère.

Ce sont les personnes qui voient ce qui va arriver avant tout le monde.

Quand elles se réunissent, les marchés sont attentifs.

Un œil dans la place

C’est mon analyste Ari Goldschmidt qui sera mes yeux et mes oreilles, là-bas.

Ari assistera aux présentations les plus importantes, fera la connaissance des intervenants et des participants et parlera aux experts, afin de décrocher des scoops sur les plus belles opportunités d’investissement qui se présenteront, une fois que la loi structurant le marché sera approuvée.

Si mon emploi du temps le permet, il se pourrait même que je m’y rende, moi aussi.

Nous vous en dirons plus au fil de la semaine.

Mais les nouvelles arriveront vite.

Bien à vous,

James Altucher
La Lettre Tech Capital

Mardi 10 février 2026

La feinte de Trump

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

Dans de nombreux sports collectifs, quand un joueur fait semblant d’aller dans une direction puis bifurque brutalement, cela s’appelle une "feinte".

Et c’est ce qu’a fait Trump, le 30 janvier, avec le marché actions, semant ainsi le chaos parmi presque toutes les classes d’actifs.

Les métaux précieux se sont effondrés, l’argent perdant 30 % au cours de sa pire journée enregistrée depuis 1980. Les crypto-monnaies ont atteint leur plus-bas enregistré depuis des années. Les actions du secteur des logiciels ont subi un sell-off sur la crainte que l’IA ne les rende obsolètes.

Et tout ce chaos à cause d’une seule annonce... que le marché a peut-être totalement compris de travers.

L’homme à l’origine de la panique de marché

Le principal déclencheur du sell-off de marché porte un nom : Kevin Warsh.

Vendredi 30 janvier, Trump a annoncé qu’il avait choisi Warsh pour prendre la direction de la Réserve fédérale, à la fin du mandat de Jerome Powell.

Historiquement, Warsh est opposé aux baisses de taux. Il s’y est même opposé pendant la crise financière de 2008.

Les baisses de taux sont favorables aux métaux précieux, aux valeurs de croissance, aux crypto-monnaies et à la croissance économique. Et Trump en réclame sans cesse de nouvelles.

Les investisseurs ont peur que l’arrivée de Warsh ne marque la fin des baisses de taux.

Mais les apparences peuvent être trompeuses.

Pourquoi les taux vont tout de même baisser

Quand les investisseurs pensent qu’un président contrôle la banque centrale, c’est source de problèmes. La monnaie chute, les investisseurs étrangers décampent, les anticipations d’inflation flambent.

Or, c’est précisément en ayant réclamé ces baisses de taux que Trump a déclenché ces inquiétudes. Alors il fallait y remédier.

Et la solution qu’il a trouvée, c’est de nommer quelqu’un qui a la réputation d’être indépendant. Warsh cadre tout à fait avec ce profil. Ses antécédents le font passer pour quelqu’un qui ne se contente pas de suivre les ordres.

Mais Trump a été clair, en ce qui concerne les baisses de taux : il n’a pas changé d’avis. Il n’aurait pas choisi Warsh sans être certain qu’il avait bien compris sa mission.

Les craintes du marché concernant Warsh sont exagérées.

Mais ce sell-off crée l’opportunité d’acheter d’excellents investissements avec une décote, au moment même où les technologies créent l’une des plus vastes opportunités de toute une génération...

Les chiffres qui comptent réellement

Bien que les investisseurs s’inquiètent de la politique de la Fed, quelque chose de plus important est en train d’arriver.

La semaine dernière, Meta, Tesla et Google ont tous annoncé qu’ils allaient doubler les dépenses dédiées à des choses telles que les centres de données, cette année. Microsoft a l’intention d’augmenter de deux tiers ses dépenses.

Ces entreprises identifient quelque chose qui échappe au marché.

Au cours des mois à venir, l’IA va passer à une toute autre phase.

Les derniers outils d’entreprises telles qu’Anthropic peuvent désormais remplir des tâches juridiques, marketing et commerciales en toute autonomie.

Les plus grandes entreprises technologiques du monde dépensent des dizaines de milliards pour s’emparer de cette opportunité.

Elles savent que les progrès de l’IA vont se poursuivre, quel que soit le président de la Réserve fédérale.

Se positionner dans cette perspective

Le marché se focalise à tort sur certaines choses.

Les gros titres concernant le président de la Fed et les taux d’intérêt s’estomperont dans quelques semaines, contrairement à l’opportunité que représente l’IA.

Les plus grandes entreprises du monde mettent les bouchées doubles. Ces progrès seront accomplis quel que soit le président de la Réserve fédérale ou la physionomie des taux d’intérêt.

Les investisseurs qui se positionnent correctement aujourd’hui, avec des investissements qui capitaliseront sur les progrès de l’IA, devraient gagner énormément d’argent.

La feinte de Trump a berné le marché... Mais pas vous !

Bien à vous,

James Altucher
La Lettre Tech Capital

Lundi 9 février 2026

SpaceX rachète xAI via une fusion historique

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

C’est officiel !

La plus importante introduction en Bourse de l’histoire vient de prendre encore plus d’ampleur.

SpaceX rachète xAI, et l’ensemble est valorisé 1 250 Mds$.

Le timing ne pouvait pas être mieux choisi, après ma semaine passée au salon SpaceCom, à observer les entreprises qui travaillent sur les infrastructures spatiales en anticipant précisément ce moment-là.

Blue Origin, de Jeff Bezos, a parlé d’extraction minière sur la Lune. Une autre entreprise a présenté des plateformes de stockage en orbite. Varda Space a expliqué comment l’entreprise fabriquait des produits pharmaceutiques en orbite. BWXT, spécialiste des réacteurs nucléaires, a présenté la façon dont l’entreprise alimenterait tout cela en énergie. Intuitive Machines a expliqué comment faire revenir de l’espace des produits manufacturés, entre autres choses.

Certaines de ces entreprises pourraient même devenir de potentiels fournisseurs de SpaceX, une fois que la nouvelle entreprise issue de cette fusion entrera en Bourse.

J’expliquerai comment jouer la carte de ces fournisseurs dans un instant.

Mais sachez simplement que toute l’énergie ressentie au salon SpaceCom n’a rien de spéculatif : ces entreprises construisent de réels équipements pour de réels clients.

Et c’est en ce moment que cela se passe !

Pourquoi cette décision d’Elon Musk ?

L’annonce de Musk a été directe :

"Les progrès actuels dans le domaine de l’IA dépendent de vastes centres de données terrestres exigeant de gigantesques volumes d’électricité et de refroidissement. On ne peut pas répondre avec des solutions terrestres à cette demande mondiale d’électricité dédiée à l’IA."

xAI dépensait environ 1 Md$ par mois. Il lui fallait l’infrastructure orbitale de SpaceX. Et SpaceX a besoin de garantir le chiffre d’affaires généré par les lancements.

Les centres de données spatiaux règlent ces deux problèmes.

De plus, SpaceX a déjà demandé à la FCC l’autorisation de lancer jusqu’à 1 million de satellites "centres de données spatiaux".

Musk déclare que sous deux à trois ans, l’espace offrira le moyen le moins cher de générer des calculs d’IA. D’autres acteurs vont faire exactement la même chose, à savoir déplacer le calcul informatique dans l’espace, Google et Amazon étant de potentiels concurrents sur le sol américain.

Ce futur marché du calcul informatique spatial exigera précisément le type d’infrastructure que j’ai pu observer à SpaceCom.

Certaines de ces sociétés vont s’envoler.

Inscrit dans les étoiles

La semaine dernière, à SpaceCom, trois scénarios se dessinaient, concernant SpaceX :

  • introduction en Bourse classique de SpaceX ;

  • regroupement de SpaceX et de xAI ;

  • regroupement de SpaceX et de Tesla.

C’est donc le deuxième scénario qui se met en place, avec la prochaine introduction en Bourse des deux entreprises qui ne formeront plus qu’une seule entité.

Le calendrier ne semble pas avoir changé. Elon Musk cible toujours une date au mois de juin. Selon les rumeurs, elle pourrait se situer autour des 8 et 9 juin, au cours d’une rare conjonction des planètes Jupiter et Vénus...

Hein ???

J’admets que j’ai été perplexe, un instant. Voilà une façon bien étrange de choisir une date, mais c’est typique d’Elon Musk.

Pour rappel, en 2018, il a tweeté qu’il allait retirer Tesla de la cotation à 420 $ par action [NDLR : 420 étant un chiffre emblématique de la culture cannabis (référence au 20 avril – 4/20 – qui est la "journée du cannabis" officieuse), et au cannabis en général].

Comme SpaceX est une entreprise spatiale, Elon Musk a peut-être envie d’une date qui coïncide avec un rare alignement de planètes.

L’autre possibilité, c’est que la date coïncide avec le 55e anniversaire de Musk (le 28 juin).

Dans les deux cas, l’introduction en Bourse pourrait permettre de lever jusqu’à 50 Mds$, ce qui battrait à plate couture les 29 Mds$ levés par Saudi Aramco lors de sa propre introduction en Bourse.

Jouer la carte de la plus importante IPO de tous les temps

Notre portefeuille de La Lettre Tech Capital contient déjà les meilleurs moyens de se positionner sur l’introduction en Bourse de SpaceX...

AST Spacemobile (ASTS)

Cette société est l’alternative à Starlink sur laquelle nous parions, et qui détient la technologie dont Starlink a besoin.

ASTS déploie sa constellation en temps et heure. Le mois dernier, la société a lancé le satellite BlueBird 6 depuis l’Inde. Ce mois-ci, elle va lancer le satellite BlueBird 7 depuis la Floride.

Quand SpaceX entrera en Bourse et dominera les gros titres, tout le monde se posera cette question : "Qui d’autres intervient dans l’espace ?"

Et c’est sur ASTS que des opérateurs tels qu’AT&T et Verizon ont misé. L’entreprise dispose déjà d’une technologie capable de connecter directement les smartphones du monde entier à un réseau haut débit.

Il existe des milliards d’utilisateurs potentiels, dans le monde.

Vous détenez probablement déjà cette action, mais si ce n’est pas le cas, AST SpaceMobile (ASTS) reste vivement recommandée à l’achat au prix maximum de 135 $.

Advanced Micro Devices (AMD) et STMicroelectronics (STM)

Ces deux entreprises sont des actions de type "pelles & pioches" qui fournissent une technologie essentielle à l’entreprise spatiale de Musk.

Par exemple, STM a livré à SpaceX 5 milliards de puces RF (radiofréquence), conçues pour les satellites Starlink, ainsi que des puces destinées à ses antennes terrestres. L’an dernier, la société a déclaré qu’elle envisageait de livrer 10 milliards de puces au cours des cinq prochaines années – calendrier qui s’est énormément accéléré.

Personnellement, je pense que ce chiffre est peut-être très insuffisant. Les estimations de STM se basaient probablement sur la demande provenant de Starlink, uniquement, et non sur ces récentes nouvelles de lancement d’une énorme quantité de centres de données spatiaux envisagés après l’introduction en Bourse de SpaceX.

Ces centres de données vont avoir besoin de communiquer avec la Terre, et les uns avec les autres, ce qui représente ENCORE PLUS de puces RF que celles que STM pourrait fournir à SpaceX.

Les centres de données placés en orbite pourraient également offrir à AMD une opportunité très lucrative.

Les puces Versal AI d’AMD équipent déjà les derniers satellites Starlink et sont conçues spécifiquement pour les environnements spatiaux.

Si Musk se tourne vers AMD pour construire ces centres de données en orbite, AMD devra livrer une énorme quantité d’accélérateurs d’IA haute performance – et adaptés aux conditions spatiales – afin d’alimenter une constellation représentant un million de satellites.

AMD pourrait donc devenir "le Nvidia de l’espace", un jour.

Nous croyons toujours énormément à ces deux actions. Alors si vous avez manqué nos recommandations initiales, c’est vraiment le moment de vous positionner !

Prochain arrêt : Washington, D.C.

Le salon SpaceCom vient à peine de refermer ses portes que je planifie déjà mon prochain déplacement.

Les 23-26 mars prochains, je me rendrai au Satellite Show, à Washington, D.C. Je me suis déjà inscrit.

Il y a quelques années, alors que j’assistais à ce salon, je suis entré dans une salle juste avant que les portes ne se referment derrière moi... et j’ai pu assister à une intervention d’Elon Musk.

Beaucoup de choses ont changé, depuis ! On peut raisonnablement penser que SpaceX/xAI feront leur entrée en Bourse en juin.

La semaine dernière, à SpaceCom, les entreprises se positionnaient dans la perspective d’une potentielle entrée en Bourse de SpaceX. Maintenant, elles se positionnent en vue de devenir le fournisseur d’un conglomérat spatial valorisé 1 250 Mds$ et qui entrera en Bourse dans quatre mois.

Avec cette fusion de SpaceX et de xAI, la plus grande entrée en Bourse de l’histoire devient encore plus vaste.

Il pourrait se passer énormément de choses que nous ignorons encore.

Il est fort probable qu’Elon Musk fasse d’autres annonces concernant son introduction en Bourse et ses projets de centres de données spatiaux.

Quand Elon Musk s’exprime, les marchés bougent.

Je surveillerai tout cela de près.

Alors restez bien à l’écoute !

À un avenir éclatant !

Ray Blanco

Jeudi 29 janvier 2026

Sur le terrain... mais les yeux tournés vers les étoiles

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

Cette semaine, je suis au salon SpaceCom, à Orlando.

C’est un salon très important. La NASA, l’U.S. Space Force et toute une liste de prestigieuses entreprises spatiales s’y réunissent. Des grands prestataires de la Défense aux plus petites start-ups... Ils y sont tous.

4 000 visiteurs. Plus de 150 exposants. Trois jours à arpenter les allées pour collecter des informations.

Mon objectif est simple : identifier des opportunités d’investissements dans le secteur spatial, pour que l’on puisse en profiter avant que ces actions ne flambent.

Voici ce que je vais rechercher, dans les allées...

ASTS : la puissance furtive

Bien qu’AST SpaceMobile, Inc. (ASTS) ne fasse pas partie des exposants officiels cette semaine, l’entreprise n’a pas besoin d’avoir un stand à son nom pour faire parler d’elle.

Dans un contexte où le SpaceCom se focalise énormément sur la mobilité spatiale – et vu les besoins urgents de l’U.S. Space Force en matière de systèmes de communication résilients et multidomaines (secteur où ASTS a déjà décroché des contrats gouvernementaux) – la présence de la société se fera sentir dans tous les briefings intervenant au plus haut niveau.

Je vais surveiller de près si les dirigeants d’ASTS arpentent les allées ou entrent dans les salles privées où se signent les contrats, en marge du salon.

Le SpaceCom tombe à point nommé. Pas plus tard que la semaine dernière, ASTS a confirmé le lancement imminent de BlueBird 7 : il est programmé pour fin février, à Cap Canaveral. Cela marquera les débuts de ses énormes satellites BlueBird de deuxième génération, qui seront mis en orbite par le lanceur New Glenn de Blue Origin.

Ces énormes satellites d’environ 220 m² font trois fois la taille de leurs prédécesseurs et sont conçus pour fournir directement un débit de 120 Mbps aux smartphones.

Ces nouveaux satellites Block 2 fonctionneront en tandem avec la flotte existante de BlueBird afin d’offrir une couverture mondiale.

Les services commerciaux devant être lancés dans le courant de l’année, les entretiens feutrés qui auront lieu cette semaine à Orlando sont le prélude à une transformation totale de la façon dont le monde restera connecté.

Les entreprises spatiales cotées où vous pouvez investir dès aujourd’hui

Je vais m’entretenir avec plusieurs entreprises déjà cotées en Bourse, et dont les actions pourraient flamber quand le secteur spatial sera pleinement validé.

Voyager Technologies, Inc. (VOYG) est un acteur jouant sur trois niveaux : défense, spatial et IA. Cette entreprise, qui construit des stations spatiales commerciales, a déjà décroché des contrats gouvernementaux. J’ai envie de comprendre comment elle est positionnée et quelles sont ses opportunités dans le cadre du programme de défense spatiale.

Redwire Corp. (RDW) pourrait devenir une carte à jouer sur l’infrastructure des centres de données spatiaux. Sa technologie de très basse orbite et ses dispositifs solaires compacts pourraient entrer dans la construction des sites de calcul informatique en orbite.

Rocket Lab Corp. (RKLB) est devenu l’un des plus fiables prestataires de lancements de petites charges utiles. Cette société a 50 lancements réussis à son actif, avec sa fusée Electron, et construit désormais le lanceur Neutron – plus grand et réutilisable – qui a été conçu pour concurrencer directement le Falcon 9 de SpaceX.

Intuitive Machines Inc. (LUNR) construit des atterrisseurs lunaires (ou alunisseurs). Si l’on veut vraiment retourner sur la Lune, quelqu’un devra y déposer des équipements. Et cette société le fait déjà.

Firefly Aerospace Inc. (FLY) est un prestataire de lancement spécialisé dans les capacités de lancement rapides et réactives, cruciales pour les applications de défense.

Momentus Inc. (MNTS) est un prestataire de transport orbital et interorbital. Une fois qu’un satellite est en orbite, comment le déplacer ? Momentus gère la livraison "au dernier kilomètre", en quelque sorte.

Et même Dell Technologies Inc. (DELL) participe à ce salon. Nous détenons actuellement cette action dans notre portefeuille. Son infrastructure d’edge computing (informatique en périphérie de réseau) correspond exactement à ce dont auront besoin les centres de données basés dans l’espace. Je vais demander à l’équipe présente quel pourcentage des activités d’edge computing pourraient représenter les applications spatiales.

La chasse à la licorne : les entreprises qui n’ont pas encore pu entrer en Bourse

Tout ne tourne pas uniquement autour des entreprises déjà cotées en Bourse. Il y a également celles qui pourraient bientôt l’être.

Blue Origin, l’entreprise spatiale de Jeff Bezos, est partenaire de lancement d’AST SpaceMobile. L’entreprise pourrait-elle entrer en Bourse pour concurrencer SpaceX ? Je suis en train de réunir des informations sur ses relations avec ASTS, les cadences de lancement et toute évocation d’introduction en Bourse.

Sierra Space est en train de construire l’avion spatial réutilisable nommé Dream Chaser, ainsi que des modules spatiaux habitables gonflables. La société possède une technologie unique et bénéficie d’un puissant soutien du gouvernement. Elle est prête à faire son entrée en Bourse.

Ces deux entreprises sont notoirement discrètes, mais je lirai entre les lignes.

Des dizaines d’autres entreprises non cotées exposent à SpaceCom. Alors je leur poserai cette question : "Avez-vous l’intention d’entrer en Bourse ? Et si oui, quand ?"

Les investisseurs qui identifieront ces entreprises AVANT leur introduction en Bourse pourraient gagner énormément d’argent.

Et, à la suite des récentes annonces de SpaceX, la fenêtre des introductions en Bourse est en train de s’ouvrir...

L’introduction en Bourse de SpaceX : les grandes banques entrent dans la danse

Il paraît que SpaceX a choisi Bank of America, Goldman Sachs, JPMorgan et Morgan Stanley pour réaliser l’introduction en Bourse la plus chère de l’histoire. Il serait question d’une évaluation de 1 500 Mds$ et d’une levée de plus de 30 Mds$.

L’introduction en Bourse pourrait intervenir dès le deuxième semestre 2026.

L’espace représente désormais une économie s’élevant à 1 000 Mds$... Et ce n’est pas dans dix ans... mais dès maintenant !

La fenêtre des introductions en Bourse est donc en train de s’ouvrir pour les sociétés non cotées du secteur.

Vous serez les premiers à découvrir ce que j’apprendrai au cours de ce salon, à une semaine du lancement de BlueBird 7.

À un avenir éclatant !

Ray Blanco

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

Nous avons l'immense plaisir de vous adresser votre exemplaire du mois de janvier de La Lettre Tech Capital au format PDF !

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Voici le sommaire de votre numéro :

  • Cinq prédictions qui ne se produisent qu'une fois par génération – Ce super cycle de méta-innovation va transformer la volatilité en opportunité, en 2026 (James Altucher)

  • ASTS : en route pour des milliards d'abonnés et un "x12" (Ray Blanco)

  • Le super cycle de tokénisation est né le 1er janvier 2026 (Chris Campbell)

  • La folie des microcaps – Préparez-vous à une envolée ! (Chris Cimorelli)

  • Apple rachète OpenAI en faillite (Ari Goldschmidt)

  • IA : un pic de type "bulle Internet" en 2026 (Zach Scheidt)

  • Le Top du mois – Notre sélection de recommandations d’achats du mois

Sans plus attendre, découvrez ce nouveau numéro :

La Lettre Tech Capital n°98, janvier 2026

Lundi 26 janvier 2026

[Alerte de vente] Une rotation vers des valeurs plus dynamiques

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

La semaine dernière a été agitée sur le marché actions.

Le 19 janvier, le président Trump a menacé d’infliger des tarifs douaniers à huit pays européens, dans le cadre de ses projets concernant le Groenland. Les marchés ont paniqué. Les gros titres ont brandi la guerre commerciale et l’incertitude économique.

Et le mercredi 21 janvier, Trump a annoncé qu’un accord avait été conclu. L’indice S&P 500 a bondi, affichant sa journée la plus performante en deux mois. La plupart des gens ont soupiré de soulagement : "le marché" était de retour.

Mais voilà... quand les gens parlent du "marché", ils pensent au S&P 500. Cet indice est censé représenter l’économie américaine, mais ce n’est pas le cas.

Identifier les signaux des petites capitalisations au milieu du vacarme

Les dix plus grandes entreprises du S&P 500 représentent environ 40 % de sa valeur. Ces dix entreprises représentent peut-être 1,5 % des travailleurs américains. Les petites entreprises (celles qui comptent moins de 500 salariés) emploient, quant à elles, environ 46 % des travailleurs américains.

Et ces entreprises n’ont que faire du Groenland.

Pour les entreprises manufacturières de l’Ohio, le Groenland ne signifie rien. Et les discours de Trump n’ont aucun impact sur leur chiffre d’affaires, leurs clients ou leur croissance.

Quand "le marché" chute à cause de discours agressifs portant sur une île de l’Arctique, il commence à ressembler à un meme coin qui fluctue à la hausse et à la baisse pour des raisons n’ayant rien à voir avec les vraies activités économiques.

Et les investisseurs commencent à le remarquer.

À l’ouverture des marchés, mardi dernier, le NASDAQ et le S&P 500 ont chuté. Mais les petites capitalisations, elles, ont grimpé. Les investisseurs commencent à faire la différence entre les gros titres et la valeur économique réelle.

L’année 2026 sera fantastique pour les petites capitalisations.

Alors je me suis dit que j’allais regarder de plus près les plus petites entreprises de notre portefeuille, afin d’en vendre certaines et d’en confirmer d’autres.

Soyons clairs : le fait que nous apprécions les petites capitalisations en général ne veut pas dire que toutes seront gagnantes. Certaines ne sont pas à la hauteur de leurs promesses. D’autres ne parviennent pas à convaincre le marché de leur progression.

Nous ne sommes pas là pour juger, mais pour gagner de l’argent.

Alors en conservant cela à l’esprit, voici certaines actions que nous vous conseillons de vendre afin de réinvestir ces fonds dans des opportunités plus prometteuses.

On laisse la place à d’autres opportunités

Fiverr International Ltd. (FVRR) est une plateforme permettant d’engager des travailleurs indépendants du monde entier pour réaliser de petites missions.

Une part importante du chiffre d’affaires de Fiverr provient des indépendants intervenant dans les domaines du graphisme, du montage vidéo et du développement de logiciels. Or, dans un monde où l’intelligence artificielle sera de plus en plus compétente dans ces domaines, nous ne voyons plus aucune raison de détenir Fiverr.

Revendez la totalité de vos actions Fiverr International Ltd. (FVRR) au prix du marché (16,22 $ à l’instant où j’écris ces lignes).

Nerdy Inc. (NRDY) exploite une plateforme de formation en ligne proposant des tutoriels et des formations aux étudiants et à différentes institutions.

Quand je l’ai recommandée, j’appréciais le fait que l’entreprise se concentre sur l’intégration de l’IA afin d’améliorer la qualité du service et ses marges. J’ai également apprécié le fait que le P-DG investisse activement ses propres capitaux et achète des actions.

Malheureusement, l’entreprise n’a pas été à la hauteur des attentes.

Revendez la totalité de vos actions Nerdy Inc. (NRDY) au prix du marché (1,095 $ à l’instant où j’écris ces lignes).

Akamai Technologies (AKAM) est l’une de ces entreprises technologiques que vous utilisez sans cesse mais dont vous n’avez peut-être jamais entendu parler.

Cette entreprise fait fonctionner une bonne partie des rouages d’Internet, en s’assurant de la rapidité des transferts de données et en empêchant les cyberattaques. Dans un monde où l’IA et l’edge computing (l’informatique en périphérie de réseau) ont de plus en plus d’importance, AKAM pouvait être une étoile montante.

Malheureusement, après des années d’attente, l’entreprise n’est toujours pas à la hauteur de cette opportunité.

Revendez la totalité de vos actions Akamai Technologies (AKAM) au prix du marché (96,98 $ à l’instant où j’écris ces lignes).

Comme Akamai, Fastly Inc. (FSLY) fournit des services contribuant à la rapidité du transfert des données sur Internet.

Lors de ma recommandation initiale, j’ai souligné ses prestigieux clients : Microsoft, Apple et Google. J’appréciais également que l’action semblait décotée, et que l’entreprise exerce ses activités sur un marché représentant des milliers de milliards de dollars.

Le chiffre d’affaires et le flux de trésorerie ont joliment progressé depuis notre recommandation. Mais Wall Street n’est pas très impressionné, peut-être parce que l’entreprise n’affiche pas encore de profits.

Fastly est intéressante, et je pense que cette action va grimper, à terme – mais je préfère ne pas attendre, car il existe de meilleures opportunités ailleurs.

Revendez la totalité de vos actions Fastly Inc. (FSLY) au prix du marché (9,64 $ à l’instant où j’écris ces lignes).

Enfin, j’aimerais vous offrir une mise à jour concernant une action de notre portefeuille qui reste très intéressante.

Lemonade Inc. (LMND) est une société d’assurance qui propose des contrats d’assurance habitation, automobile et pour animaux de compagnie. La société se sert énormément de l’IA, notamment au niveau des ventes, du service client et de la gestion du risque.

En début de semaine dernière, Lemonade a annoncé son intention de collaborer avec Tesla (TSLA) afin d’offrir un nouveau produit appelé "Autonomous Car Insurance" (assurance-voiture autonome). Les clients souscrivant à ce produit pourront diviser par deux le coût de leurs primes en se servant régulièrement des fonctionnalités de conduite autonome complète ("Full Self-Driving") de Tesla.

Ce produit, signe de confiance majeur concernant la sécurité du logiciel de conduite autonome de Tesla, signale de futures opportunités au sein des activités de Lemonade.

Via ses partenariats avec Tesla et d’autres constructeurs automobiles, Lemonade pourra collecter des informations sur la sécurité relative des logiciels de conduite autonome de différents constructeurs, ce qui lui permettra d’avoir un avantage sur un marché par ailleurs très concurrentiel.

La véritable opportunité

Les petites capitalisations représentent l’économie réelle américaine.

Ces entreprises emploient des dizaines de millions de travailleurs dans tous les États d’Amérique. Elles fabriquent des choses, servent des clients et règlent des problèmes.

Quand les gros titres brandissent le Groenland ou les tarifs douaniers, ces entreprises continuent d’exercer leurs activités. Le cours de leurs actions évolue en fonction de leur chiffre d’affaires, de leurs profits et de leur croissance.

C’est la performance réelle de leurs activités qui détermine leur valeur.

Et cela crée une opportunité.

Alors que les géants technologiques fluctuent violemment à chaque tweet présidentiel, les petites capitalisations cotent en fonction de leurs fondamentaux.

Les investisseurs qui comprennent cela peuvent gagner de l’argent à chaque période de chaos.

Mais il est essentiel de sélectionner les petites capitalisations appropriées.

Beaucoup de petites entreprises font faillite, et certaines stagnent pendant des années. Mais les gagnantes ont un point commun : elles se situent au cœur d’énormes évolutions technologiques.

L’IA est en train de transformer tous les secteurs. L’informatique quantique apparaît. Les technologies spatiales se développent. Les crypto-monnaies acquièrent de la maturité.

Les entreprises situées au carrefour de ces tendances pourraient offrir des rendements exceptionnels. Alors surveillez bien nos prochaines recommandations dans ce domaine.

Les investisseurs qui se positionnent sur de petites capitalisations appropriées dès aujourd’hui pourraient gagner une fortune durable au cours des années à venir.

Bien à vous,

James Altucher
La Lettre Tech Capital

Mercredi 21 janvier 2026

Quand les monnaies meurent, les cryptos prospèrent

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

En 1923, les Allemands transportaient leur argent dans une brouette pour aller acheter du pain. La monnaie de la République de Weimar s’était effondrée.

Et en quelques mois, il en a été de même pour le gouvernement.

L’Histoire nous enseigne que le chaos monétaire et les bouleversements politiques marchent main dans la main.

L’Indonésie a vécu quelque chose de semblable, en 1998 : la roupie a perdu 80 % de sa valeur en quelques mois. Le général Suharto, qui régnait depuis 31 ans, a démissionné dès le mois de mai.

Aujourd’hui, les mêmes dynamiques s’accumulent en Iran...

Une faillite bancaire met le feu aux poudres

Fin 2025, l’Ayandeh Bank s’est effondrée sous le poids de près de 5 Mds$ de prêts irrécouvrables. Le gouvernement a imprimé énormément d’argent pour couvrir les pertes, ce qui a déclenché une spirale monétaire infernale.

Le rial iranien a perdu 96 % de sa valeur face au dollar, ces deux dernières semaines.

Au moment où je rédige ces lignes, les manifestants sont dans les rues. Des centaines (peut-être des milliers) de gens ont été tués. La population va rapidement avoir du mal à payer les produits essentiels (si ce n’est pas déjà le cas).

La plupart des analystes pensent que le régime pourrait chuter en quelques semaines.

Et cet effondrement pourrait créer une opportunité inattendue pour les crypto-monnaies.

Quand les crypto-monnaies prospèrent

Les gouvernements qui voient leur monnaie s’effondrer tentent souvent d’émettre de l’argent frais. Il est rare que cela fonctionne.

Le Venezuela a introduit un nouveau "bolivar souverain", en 2018, afin de remplacer son prédécesseur qui ne valait plus rien. Mais en quelques mois, avec l’hyperinflation, il ne valait lui-même presque plus rien et il a fallu le remplacer dès 2021.

Récemment, j’ai écrit que les citoyens dont les économies s’étaient effondrées se tournaient de plus en plus vers des alternatives que leurs gouvernements ne pouvaient contrôler.

On dirait bien que l’Iran sera le prochain pays sur cette liste.

Mais voici en quoi l’Iran se distingue de tous les effondrements monétaires qui se sont déjà produits...

À partir de 2023, environ un Iranien sur cinq détenait des crypto-monnaies. Un sur trois s’en servait pour faire des transactions ou comme investissement. Il s’agit de l’un des taux d’adoption les plus élevés du monde.

Les Iraniens n’ont pas besoin de découvrir les crypto-monnaies alors que leur monnaie brûle : ils en sont déjà détenteurs et ils les comprennent.

Et quand le gouvernement chutera, trois crypto-monnaies spécifiques vont énormément en bénéficier...

Trois crypto-monnaies prêtes à la transformation en Iran

Le Bitcoin (BTC) demeure la première crypto-monnaie et la plus reconnue. Sa masse est plafonnée à 21 millions de jetons, et aucun gouvernement ne peut en émettre davantage.

Le Bitcoin est donc attractif comme réserve de valeur. Les Iraniens qui voient leur épargne s’évaporer cernent cet avantage mieux que la plupart des gens.

Toutefois, le Bitcoin a ses limites pour les transactions du quotidien. Ses cours fluctuent constamment, et il est donc compliqué de fixer un prix stable sur des produits et des services.

L’Ethereum (ETH) règle ce problème avec les stablecoins, qui sont des crypto-monnaies adossées à des monnaies telles que le dollar ou l’euro.

C’est sur l’Ethereum – plus que sur toute autre blockchain – que reposent la plupart des stablecoins. Dans un contexte où les Iraniens cherchent des alternatives stables au rial, l’Ethereum devrait en bénéficier.

Chainlink (LINK) relie les blockchains aux données du monde réel.

Les stablecoins doivent refléter le taux de change réel du dollar. Les places de marché décentralisées ont besoin de cours exacts. Or, Chainlink fournit ces informations.

Quand les gouvernements sont défaillants, leurs chiffres officiels n’ont aucune valeur. Personne ne s’y fie. Les Iraniens qui utilisent les crypto-monnaies auront besoin de données auxquelles se fier. Et Chainlink domine ce marché.

Un plus grand nombre d’utilisateurs de crypto-monnaies, cela signifie une augmentation de la demande en faveur des services de Chainlink.

Un aperçu de l’avenir des crypto-monnaies

Les crypto-monnaies ont été conçues pour ce type de périodes.

Dans les pays développés dont les systèmes bancaires sont stables, les crypto-monnaies peuvent sembler nouvelles. Dans les pays où les gouvernements sont défaillants et les devises nationales s’effondrent, les crypto-monnaies deviennent essentielles.

L’Iran et le Venezuela vivent un changement politique spectaculaire. Cuba pourrait être le prochain sur la liste.

Cette technologie, qui semblait expérimentale il y a dix ans, pourrait bientôt se situer à la base de la vie financière de millions de personnes.

Pour les investisseurs qui seront positionnés correctement, la transformation de l’Iran pourrait marquer un tournant pour le Bitcoin, l’Ethereum et Chainlink.

L’ancien ordre financier est en train de s’écrouler, à Téhéran.

Les investisseurs positionnés sur le Bitcoin, l’Ethereum et Chainlink pourraient gagner énormément d’argent grâce à ce qui va le remplacer.

Bien à vous,

James Altucher
La Lettre Tech Capital

Lundi 12 janvier 2026

Pourquoi je recommande à nouveau le Bitcoin ?

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

En avril 2022, j’ai recommandé de vendre vos BTC.

J’avais l’impression que cette décision tombait sous le sens. L’Ethereum traitait quatre fois plus de transactions, l’utilité du Bitcoin n’était pas claire, la réglementation était un casse-tête permanent.

Même si le Bitcoin était la toute première crypto-monnaie, de meilleures opportunités existaient ailleurs.

Mais le monde a changé. C’est devenu manifeste avec l’opération militaire qui s’est déroulée au Venezuela. (Et dont j’ai parlé plus en détail dans notre vidéo spéciale : si vous ne l’avez pas encore vue, retrouvez-la par ici.)

De nouveaux catalyseurs favorables à un décollage du Bitcoin se profilent...

Un nouveau système financier apparaît

À mesure que le Venezuela opèrera une transition, les crypto-monnaies pourraient jouer un rôle significatif.

María Corina Machado, leader de l’opposition au Venezuela, est favorable aux crypto-monnaies. Elle a déclaré que le Bitcoin ferait partie des réserves nationales du Venezuela. Elle l’a qualifié de "bouée de sauvetage" que certains Vénézuéliens ont utilisée pour protéger leur patrimoine et financer leur fuite du pays.

Après les règnes de Chávez et Maduro, ce qui représentait un an de salaire en bolivars en 2014 vaut aujourd’hui moins d’un cent américain.

Le Bitcoin pourrait devenir le nouvel étalon.

Contrairement à la monnaie traditionnelle, il fonctionne sans banque, ne peut être dévalué du jour au lendemain en actionnant la planche à billets, et il se déplace à travers les frontières en quelques secondes.

Ces caractéristiques ont leur importance pour les Vénézuéliens qui ont vu leurs économies fondre sous des décennies de dictature.

Le nouveau gouvernement du Venezuela pourrait encourager l’utilisation des crypto-monnaies pour faire redémarrer l’économie sans trop s’appuyer sur le dollar américain.

Mais un autre aspect de la situation des crypto-monnaies, au Venezuela, m’amène à revoir mon point de vue sur le Bitcoin.

La "Bitcoin Connection" cachée

Donald Trump a pris ses fonctions avec un programme politique très favorable aux crypto-monnaies. Il a signé un ordre exécutif afin de créer une réserve stratégique de BTC et s’est engagé à ne jamais vendre ces avoirs. Le Venezuela lui offre l’opportunité de garnir ces réserves sans dépenser l’argent du contribuable américain.

Pendant des années, le Venezuela s’est servi du Bitcoin pour échapper aux sanctions. Quand on vous exclut du système financier mondial, vous trouvez d’autres solutions.

Selon les experts, le Venezuela aurait accumulé une énorme quantité de BTC, certains estiment que cela représenterait 60 Mds$. Le Venezuela étant sous contrôle américain, ces Bitcoins pourraient bientôt appartenir au gouvernement américain.

Pourquoi je recommande à nouveau le Bitcoin ?

Bien que le Bitcoin ne compte pas autant d’utilisateurs journaliers que l’Ethereum, cela pourrait bientôt changer.

Dans les pays dont les systèmes bancaires sont défaillants, les crypto-monnaies offrent une alternative.

Et cela dépasse largement le Venezuela...

L’Iran et Cuba pourraient également vivre un changement politique, bientôt, et il est tout à fait possible que les citoyens de ces deux pays se tournent vers le Bitcoin alors que leur monnaie locale s’effondre.

Le fait que le Bitcoin ait été la toute première crypto-monnaie lui confère une légitimité que les crypto-monnaies plus récentes ne parviennent encore à égaler.

L’anticipation d’une adoption de masse fera énormément grimper le cours, ces prochains mois.

Les investisseurs qui se positionnent avec les bons investissements, comme le Bitcoin, pourraient gagner beaucoup d’argent grâce à cette transformation.

Si vous n’avez pas encore acheté du Bitcoin, envisagez de le faire dès maintenant.

Bien à vous,

James Altucher
La Lettre Tech Capital

Mardi 6 janvier 2026

[Alerte d'achat] Le monde a changé ce week-end

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

Avant tout, je vous souhaite une très bonne année 2026 !

Alors que tous les médias dormaient à poing fermé, l’opération "Absolute Resolve" battait son plein au Venezuela.

Maduro est en prison. La lauréate du Prix Nobel de la paix 2025, María Corina Machado, se tient désormais au bord du précipice d’un nouveau Venezuela.

Mais pour nous, les investisseurs, l’histoire ne fait que commencer : il ne s’agit pas seulement d’un événement politique, mais de notre première grande opportunité de 2026 – et nous allons la saisir.

Comme je l’ai dit à mon équipe, ce week-end : la thématique du pétrole est bien partie pour durer longtemps. Le Venezuela ne produit que 1/10e de ce qu’il pourrait générer. Mais c'est sur le point de changer.

Alors sans attendre, j’intègre quatre nouvelles positions à nos portefeuilles de La Lettre Tech Capital.

Notre liste d’achats "Venezuela 2.0"

1. Bitcoin (BTC)

C’est l’un des PRINCIPAUX trades liés à ce mouvement. La lauréate du Prix Nobel de la paix 2025, María Corina Machado, considère le Bitcoin comme "un mode de résistance vital", et ce n’est pas pour rien.

Quand une monnaie locale est défaillante, les gens n’attendent pas un nouveau gouvernement : ils se reportent vers le seul actif que l’État ne peut ni saisir ni diluer. Il pourrait s’agir d’un important phénomène d’adoption, et d’un nouveau catalyseur d’adoption de masse pour les crypto-monnaies.

Achetez BITCOIN (BTC) sur Coinbase, au cours du marché.

2. Schlumberger (SLB)

Les infrastructures du Venezuela sont en ruine. Or, Schlumberger règne en maître sur les services pétroliers. La société pourrait faire partie de celles qui seront engagées afin de faire évoluer la production de 1/10e à un niveau de 100 %.

Achetez SLB N.V. (NYSE : AN8068571086 – SLB) au prix maximum de 55 $ par action.

3. Chevron (CVX)

Le Venezuela doit des milliards d’arriérés de paiement à Chevron. Plus important encore, Chevron y possède des réserves qu’elle n’a pas eu le droit de toucher pendant des années.

La société, qui est l’une des seules compagnies pétrolières américaines très implantées dans ce pays, sera la première à être payée à un prix raisonnable pour le pétrole qu’elle extraira.

Achetez Chevron Corporation (NYSE : US1667641005 – CVX) au prix maximum de 190 $ par action.

4. Leidos (LDOS)

La présence navale américaine aux Caraïbes ne s’appuie pas que sur des navires. Il lui faut également des systèmes automatisés et l’intégration du renseignement.

Or, Leidos est le leader des technologies d’automatisation des navires et des systèmes informatiques de très haut niveau destinés à la défense. Je considère cette entreprise comme le "cerveau" des nouveaux équipements de sécurité dans la région.

Achetez Leidos Holdings, Inc. (NYSE : US5253271028 – LDOS) au prix maximum de 200 $.

Devant l’urgence de la situation, j’ai enregistré une vidéo spéciale afin de mieux vous parler de cette opportunité qui s’offre à nous et de ces nouvelles recommandations. J’évoquerai aussi d’autres dossiers que je surveille de près dans le contexte actuel, en dehors de ces quatre nouveaux ajouts au portefeuille. Je vous expliquerai également pourquoi nous nous repositionnons sur le Bitcoin après tout ce temps.

Pour visionner la vidéo, cliquez ici !

N.B. Grâce à YouTube, vous bénéficiez de sous-titres automatiquement traduits en français. Vous pouvez activer en cliquant sur l’icône correspondante, en bas à droite de la vidéo. Le texte pourrait apparaître en anglais. Si c'est le cas, cliquez sur l'icône "Paramètres" (le symbole d’engrenage), puis dirigez-vous dans le menu "Sous-titres", cliquez sur "Traduire automatiquement" et choisissez "français" dans la liste des langues proposées.

(Si vous rencontrez des difficultés avec les sous-titres ou que vous préférez une version doublée en français, voici la vidéo doublée en français grâce à l’intelligence artificielle.)

Bien à vous,

James Altucher
La Lettre Tech Capital

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

Nous sommes heureux de vous adresser votre numéro trimestriel 100 % signé Arthur Toce ! Il vous y présente sa nouvelle recommandation et évoque l'actualité des actions dans son portefeuille.

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Dans ce numéro :

  • Tech & IA : bulle, vous avez dit bulle ?

  • Teleperformance : tirez parti de l'oligopolisation de la relation client

  • Des nouvelles de notre portefeuille

Mercredi 24 décembre 2025

Votre machine à remonter le temps pour acheter du Bitcoin

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

Si quelqu’un vous offrait une machine à remonter le temps pour acheter du Bitcoin en 2012, vous accepteriez tout de suite.

À l’époque, le cours du Bitcoin était inférieur à 10 $. La plupart des gens pensaient que c’était une blague.

Aujourd'hui, ce même Bitcoin vaut près de 86 000 $.

En 2012, les gens qui ont compris ce que le Bitcoin représentait ont gagné une fortune. Ceux qui ont écouté les sceptiques sont passés à côté.

L’histoire est en train de se répéter en ce moment...

La révolution silencieuse

Vous n’entendrez pas parler de Bittensor (TAO) sur CNBC. Le Wall Street Journal n’écrit aucun article à ce sujet. Votre conseiller financier n’en a probablement jamais entendu parler. Même au sein de l’univers des crypto-monnaies, beaucoup de gens considèrent que TAO n’a aucun intérêt et commettent la même erreur que la finance traditionnelle à l’égard du Bitcoin à ses débuts.

TAO n’est pas une crypto-monnaie parmi tant d’autres.

Le Bitcoin a retiré du pouvoir aux banques et aux gouvernements en créant une monnaie décentralisée. TAO fait la même chose pour l’intelligence artificielle.

La plupart des gens ne le voient pas encore.

Voilà pourquoi, précisément, ce moment est si précieux.

La crise d’identité du Bitcoin

Le Bitcoin était censé être différent. Il était conçu pour défier le système financier traditionnel, pour redonner le pouvoir aux gens, pour fonctionner hors du contrôle des banques et des gouvernements.

Mais en chemin, le Bitcoin est devenu exactement ce qu’il combattait autrefois.

Aujourd'hui, le Bitcoin est coté à Wall Street, il fait partie des actifs détenus par les banques. Les gouvernements parlent d’en acheter.

Le Bitcoin fait partie de l’establishment.

Mais en attendant, le monde a changé. Les banques n’ont plus la main.

Un ennemi nouveau et puissant

Avant, les banques dirigeaient tout.

À présent, de grandes entreprises comme Microsoft Corporation (MSFT) et Amazon.com, Inc. (AMZN) les ont remplacées au rang des institutions les plus puissantes de la planète. Tout comme les banques avant eux, les géants technologiques prennent des décisions qui les avantagent tout en pénalisant les autres.

Et cela va encore s’aggraver.

Construire une IA avancée coûte des milliards de dollars. Seules les grandes entreprises technologiques ont les moyens de la développer.

Au bout du compte, ces entreprises décideront si l’IA qu'elles ont créée est trop précieuse pour la partager. Elles conserveront les meilleurs systèmes pour leur propre usage.

À moins que quelque chose ne vienne semer la zizanie...

Une rareté semblable à celle du Bitcoin et un objectif plus vaste

La semaine dernière, quelque chose d'important s’est produit : TAO a réalisé son premier halving.

Comme pour le Bitcoin, la masse de TAO est limitée à 21 millions de jetons. Tous les quatre ans, la quantité de jetons émis est divisée par deux.

À partir de maintenant, seuls 3 600 TAO seront produits chaque jour, au lieu de 7 200.

Moins de jetons arriveront sur le marché, mais la demande restera la même.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Mais TAO n’est pas comme le Bitcoin.

Au lieu de consommer de l’énergie pour résoudre des calculs mathématiques inutiles, TAO récompense les gens qui contribuent au développement de l’IA.

Certains fournissent de la puissance de calcul. D’autres entraînent des modèles d’IA. D’autres valident la qualité du travail. N’importe qui peut participer. N’importe qui peut gagner des récompenses.

Le halving rend le jeton TAO plus rare, au moment même où l’IA devient plus précieuse.

L’instant avant le décollage

En ce moment, TAO est en difficulté. Tout le marché des crypto-monnaies est en baisse. Les investisseurs se débarrassent de TAO avec tout le reste.

Mais voici ce qui est ironique : ils se débarrassent de TAO au moment même où il devient très pertinent.

Les géants technologiques renforcent le contrôle sur l’IA. Le coût de développement de systèmes avancés atteint des milliards de dollars. L’accès se restreint. Les prix sont fixés par une poignée d’entreprises.

TAO décentralise tout cela.

À mesure que le pouvoir basculera des entreprises vers les gens du monde entier, ceux qui se seront positionnés de bonne heure devraient gagner une fortune durable.

En 2012, le Bitcoin a été un cadeau pour tous ceux qui comprenaient ce qui se passait. En 2025/2026, TAO pourrait bien faire le même cadeau.

C’est à vous de décider.

Toute l’équipe de La Lettre Tech Capital se joint à moi pour vous souhaiter de très bonnes fêtes de fin d’année !

Bien à vous,

James Altucher
La Lettre Tech Capital

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  • La stratégie de l’optimisme – Votre guide pour surmonter la morosité du marché (James Altucher)

  • AST SpaceMobile : les baissiers ont gagné la bataille, mais les haussiers gagneront la guerre (Ray Blanco)

  • Le halving de Bittensor et la voie vers les 3 000 $ (Chris Campbell)

  • Avec son marché potentiel titanesque, Uber sortira gagnante à tous les coups (Ari Goldschmidt)

Sans plus attendre, découvrez ce nouveau numéro :

La Lettre Tech Capital n°97, décembre 2025

Mercredi 17 décembre 2025

La Fed déclenche la révolution liée à la convergence du quantique et de l’IA

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

Mercredi, la Réserve fédérale a de nouveau baissé les taux d'intérêt de 0,25 %. Pour la plupart des gens, c’est une mesure de politique économique qui les intéresse peu.

Mais pour les investisseurs attentifs, cette baisse de taux vient d’accélérer l’une des plus grandes opportunités de création de richesse de l’histoire, comme je vais vous l’expliquer...

Car, lorsque l’accès aux capitaux coûte moins cher aux entreprises, elles investissent plus activement dans la recherche, le développement et l’expansion.

Globalement, la Fed vient de baisser le prix de l’argent.

Des secteurs tels que les biotechnologies, l’informatique quantique et l’exploration spatiale vont énormément bénéficier de ce changement. Ces secteurs exigent d’énormes investissements initiaux dont les fruits ne sont pas récoltés avant des années.

Le calcul devient plus favorable pour les investisseurs à long terme désireux de générer une richesse durable.

Et tout cela intervient au moment où l’IA devrait vivre sa plus grande transformation...

Le goulet d’étranglement de la puissance de calcul va voler en éclats

Les systèmes d’IA actuels sont limités par la vitesse des ordinateurs traditionnels.

L’entraînement de modèles d’IA avancés exige le traitement de gigantesques volumes de données. Avec les systèmes actuels entraîner un seul modèle peut prendre des semaines ou des mois. Cela limite fondamentalement ce que l’IA peut accomplir.

Mais un nouveau type d’ordinateur pourrait totalement briser ces contraintes.

Les ordinateurs quantiques ne traitent pas l'information de la même façon que les ordinateurs traditionnels. Là où un ordinateur traditionnel mettrait des milliards d’années à résoudre un problème complexe, un ordinateur quantique peut y parvenir en quelques minutes.

Quand on combine la vitesse de l’informatique quantique aux capacités de l’IA, on peut libérer des possibilités dignes de la science-fiction.

Imaginez des systèmes d’IA capables de générer des films en 90 minutes à partir d’une seule requête (prompt). Ou une IA médicale qui pourrait simuler des millions d'interactions de médicaments simultanément, en réduisant des années de recherche pharmaceutique à quelques jours.

Ces capacités exigent une puissance de calcul qui va bien au-delà de ce qui existe aujourd'hui.

L’informatique quantique offre cette puissance.

Or, une entreprise de notre portefeuille évolue au cœur de cette convergence.

Une carte quantique qui prend de l’élan

Notre carte jouée sur l’innovation quantique, IonQ Inc. (IONQ), a opéré un rally de 6 %, au cours de la semaine qui s’est écoulée, malgré la volatilité constatée mercredi alors que les marchés intégraient dans les cours la baisse des taux et l’actualité des entreprises.

Le mois dernier, la société a annoncé un partenariat avec Heven AeroTech pour intégrer l’informatique quantique dans la technologie de drone d’Heven.

IonQ détient déjà quatre marchés auprès de l’U.S. Air Force Research Lab (laboratoire de recherche de l’armée de l’air américaine), chacun représentant environ 100 M$. Le partenariat avec Heven élargit considérablement ces opportunités dans le domaine de la défense.

On se positionne sur la convergence

L’IA transforme déjà la façon dont les entreprises fonctionnent.

Des services clients à la découverte de médicaments et au développement de logiciels, l’IA est en train de changer tous les secteurs. Mais la rapidité des calculs informatiques demeure le principal frein à son avancée. Or, l’informatique quantique supprime ce frein.

Les sociétés qui développent aujourd'hui des systèmes quantiques sont en train de construire l’infrastructure des capacités d’IA de prochaine génération.

Dans un contexte où les baisses de taux de la Fed diminuent le coût des capitaux, et les investisseurs sont en quête de la prochaine grande opportunité, les entreprises spécialisées dans l’informatique quantique recueillent une attention et des financements qui sont sans précédent.

Les investisseurs qui se positionnent sur les bonnes entreprises quantiques dès aujourd’hui, pourraient gagner une fortune durable d’ici la prochaine décennie.

La convergence de l’informatique quantique et de l’IA représente l’un de ces rares moments où de multiples technologies s’alignent.

Et ce sont ceux qui l’identifieront de bonne heure qui devraient le plus en profiter.

Bien à vous,

James Altucher
La Lettre Tech Capital

Mardi 9 décembre 2025

Les deux fabricants de puces à l’origine des prochains 1 000 Mds$ de Musk

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

Elon Musk dirige un empire basé sur un principe tout simple : la mutualisation.

Sa société xAI emprunte des serveurs d’IA à Tesla, Tesla emprunte des équipements de soudure à SpaceX et SpaceX utilise le chatbot de xAI pour son service client.

Cette mutualisation s’étend également aux fournisseurs.

Panasonic fournit des batteries à SpaceX et à Tesla. Garmin fournit des systèmes de navigation aux deux entreprises. L’acier de Steel Dynamics se retrouve aussi bien dans les Cybertruck que sur le vaisseau Starship.

Il en va de même pour les puces.

Et les sociétés qui les fournissent sont gagnantes chaque fois que Musk lance un nouveau produit. Deux fabricants de puces, plus particulièrement, se sont positionnés dans presque tous les recoins de l’empire de Musk.

Deux fabricants de puces qui font fonctionner Starlink

Quand on est fournisseur d’une entreprise de Musk, on peut déjà se frotter les mains. Mais quand on fournit de multiples entreprises de Musk, c’est encore une autre histoire.

Nous avons déjà souligné qu’AST SpaceMobile Inc. (ASTS) est une entreprise cruciale dans la course mondiale aux communications directes du satellite aux appareils et une candidate au rachat potentielle majeure pour SpaceX, de Musk.

Comme Ray vous en a parlé dans sa dernière mise à jour, non seulement notre scénario n’a pas changé, mais il s’est élargi. ASTS reste notre backdoor (porte dérobée) sur ce qui pourrait être l’une des introductions en Bourse les plus importantes de cette décennie.

Mais ASTS n’est pas le seul moyen de surfer sur cette vague.

Derrière Starlink et Tesla, se trouvent deux fabricants de puces de type "pelles & pioches" susceptibles de profiter de chaque nouveau lancement de produit de Musk, des satellites en orbite aux robots humanoïdes dans les usines.

La première, c’est STMicroelectronics NV (STM), qui fournit les composants des antennes utilisées par les clients de Starlink. La seconde, c’est Advanced Micro Devices, Inc. (AMD), qui fournit les puces Versal AI Core, les cerveaux des satellites Starlink.

Le fait que Musk ait l’habitude de travailler avec les mêmes fournisseurs pour ses différentes entreprises crée sans cesse de nouvelles opportunités de profits.

Les puces AMD et STM sont présentes dans les véhicules Tesla. xAI et Tesla se servent des puces AMD dans leurs centres de données pour entraîner l’IA.

Donc, si ASTS évolue dans la partie "contrôle de réseau" – le portail des communications directes du satellite aux appareils – STM et AMD, quant à elles, évoluent dans la partie "machines et puissance de calcul", permettant à la vision de Musk de fonctionner dans le monde réel.

Et le fait que Musk préfère utiliser des composants communs à toutes ses entreprises et produits pourrait bientôt générer l’opportunité la plus vaste de toutes.

Optimus : où se trouve l’argent réel

Beaucoup de monde considère le robot humanoïde Optimus de Tesla comme l’avenir de l’entreprise. Musk a expliqué que l’expertise acquise par Tesla dans le développement de la conduite autonome peut s’appliquer à la construction de robots humanoïdes.

Il y a un transfert direct de compétences.

Tesla réutilise les fournisseurs sur tous ses produits, de sorte que STM et AMD devraient aussi tirer parti d’Optimus.

Les robots humanoïdes sont des machines complexes qui exigent énormément de composants. Les puces gèrent tout ce qui va de la gestion de l’énergie au contrôle électronique des moteurs et aux données des capteurs. Cela veut dire que Tesla devra s’appuyer sur des fournisseurs externes pour ces composants essentiels.

STM et AMD offrent déjà des produits sur le marché de la robotique.

En plus des puces destinées aux voitures et aux satellites, STM produit des puces pour drones et robots industriels. Cette expérience dans le domaine de la robotique, couplée au travail déjà accompli avec Tesla, en fait un fournisseur probable pour Optimus.

AMD apporte des avantages similaires.

AMD produit des puces spécialisées combinant puissance de calcul, capacité de contrôler des moteurs et traitement en temps réel des données de capteur. Comme pour les puces STM, les puces AMD font déjà fonctionner des robots industriels et des machines automatisées. Tesla utilise déjà les puces AMD dans ses centres de données, lesquels pourraient servir à entraîner Optimus.

Et cela s’ajoute à leurs relations clés, en tant que fournisseurs de Starlink.

En résumé...

  • ASTS nous permet de nous positionner sur ceux qui contrôlent les infrastructures de réseau et les partenariats.

  • STM et AMD nous permettent de nous positionner sur les puces contenues dans les machines et les cerveaux qui les font fonctionner.

Ces trois actions servent de levier aux ambitions de Musk, mais de manières différentes et complémentaires à la fois.

Au-delà de Musk : une opportunité à 1 000 Mds$

Le marché des robots humanoïdes n’en est qu’à ses débuts. L’Internet par satellite se développe pour couvrir des zones mal desservies sur tout le globe.

Ces technologies vont changer notre façon de vivre et de travailler.

Ces innovations génèreront des milliers de milliards de dollars de nouvelles richesses à mesure qu’elles se démocratiseront.

Notre position initiale sur ASTS nous offre une exposition sur le "portail" des communications directes du satellite aux téléphones. STM et AMD offrent deux expositions supplémentaires : sur les puces essentielles et l’infrastructure d’IA dont Elon Musk – et d’autres encore – auront besoin pour construire cet avenir.

Les investisseurs qui se positionneront correctement sur des cartes telles que STM, AMD ou ASTS devraient gagner beaucoup d’argent grâce à ces entreprises qui permettent cette révolution de se concrétiser.

Nous vous recommandons des actions ASTS jusqu’au prix de 85 $, STM jusqu’à 30 $ et AMD jusqu’à 270 $.

Bien à vous,

James Altucher
La Lettre Tech Capital

Vendredi 5 décembre 2025

La nouvelle Silicon Valley orbitale de l’IA

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

Le 15 décembre, AST SpaceMobile, Inc. (ASTS) lancera son satellite BlueBird 6 depuis l’Inde.

Le déploiement de ce premier satellite de nouvelle génération d’ASTS marquera le plus grand pas franchi à ce jour par l’entreprise dans la construction du premier réseau de communications spatial du monde.

BlueBird 6 ne se contente pas d’offrir un dispositif plus vaste et dix fois plus de capacités de données que les satellites déjà en orbite...

Il s’apprête à prouver qu’ASTS est capable de fournir le type d’infrastructures orbitales à haut débit et haute puissance que les entreprises d'IA, les opérateurs de télécommunications et les agences gouvernementales s'empressent de déployer.

Et ASTS prépare le terrain pour ce futur monde dans toute son ampleur.

La semaine dernière, la société a annoncé quelque chose que le marché n’a pas totalement intégré : en six mois, elle a doublé ses effectifs aux États-Unis – qui comptent désormais plus de 1 800 salariés – et fait grimper ses capacités de production à 46 451 m² répartis sur sept sites. La société se transforme en prestataire d’infrastructures spatiales de premier ordre, avec un niveau d’intégration verticale de 95 %.

Et c’est important car l’espace devient rapidement le prochain champ de bataille du déploiement de l’IA, en termes de connectivité, d’énergie et de sécurité nationale.

L’opportunité liée aux centres de données spatiaux

Alors que tout le monde se focalise sur les communications par satellite, quelque chose de nouveau est en train de se former...

En début de semaine, Elon Musk a fait allusion à Galaxy Mind, un projet qui réunirait les capacités de lancement de SpaceX, la technologie solaire de Tesla et l’intelligence artificielle de xAI pour déployer des centres de données d’IA spatiaux alimentés à l’énergie solaire.

Et il n’est pas le seul...

Sundar Pichai, le P-DG de Google, a annoncé que le Project Suncatcher lancerait des satellites pilotes en 2027 pour tester les équipements d’IA dans l’espace. Jeff Bezos prédit des centres de données spatiaux à l’échelle du gigawatt. Eric Schmidt, l’ex-PDG de Google, a pris une participation considérable dans Relativity Space, une entreprise du secteur aérospatial, précisément pour développer des centres de données orbitaux.

Et le mois dernier, Starcloud (soutenu par Y Combinator et Nvidia) a placé le premier GPU H100 en orbite.

Il ne s’agit plus de spéculation : c’est en train d’arriver.

Un calcul logique

Aujourd’hui, les entreprises d’IA sont confrontées au problème suivant : les plus grands modèles atteignent déjà les limites des réseaux électriques terrestres. D’ici 2027, l’entraînement de la prochaine génération d’IA exigera des clusters de plusieurs gigawatts qui ne pourront pas être construits avec les infrastructures terrestres existantes.

L’espace offre une solution immédiate.

Selon un livre blanc de Starcloud, dix ans d’exploitation d’un cluster de centres de données de 40 mégawatts coûtent 8,2 M$ dans l’espace, au lieu de 167 M$ sur Terre. Les coûts d’énergie sont environ vingt fois moins chers : 0,002 $/kWh au lieu de 0,04 $/kWh.

Dans l’espace, le solaire a un facteur de charge de 95 % au lieu de 24 % sur Terre, et il produit 40 % de puissance de crête [NDLR : puissance maximale délivrée lorsque l’irradiation est optimale] en plus, l’atmosphère n’étant pas là pour bloquer la lumière du soleil.

En outre, il n’y a pas d’histoires de permis dont l’attribution serait retardée, ni de consommation d’eau.

L’espace n’est pas facultatif. Il est inévitable.

Et cela crée un énorme besoin en vastes infrastructures orbitales sécurisées, à haute densité énergétique et résilientes – comme celles qu’ASTS est en train de construire en ce moment.

La question du Golden Dome (dôme d’or)

C’est ce qui nous amène à quelque chose que le marché n’a pas encore "saisi" : l’U.S. Space Force vient juste d’attribuer de multiples marchés dans le cadre du Golden Dome, le programme de défense antimissile américain.

Qui a remporté ces marchés ? C’est classé secret-défense ; les marchés inférieurs à 9 M$ ne sont pas tenus d’être divulgués. Nous connaissons certains noms (Northrop Grumman, Lockheed Martin, Anduril, True Anomaly), mais pas tous.

Se pourrait-il qu’ASTS en fasse partie ?

Voici pourquoi cette éventualité a de l’importance : les technologies nécessaires aux centres de données orbitaux de l’IA sont les mêmes que celles qui sont nécessaires aux systèmes de défense orbitaux.

Le Golden Dome est la démarche entreprise à court terme par le gouvernement américain pour mettre en place l’infrastructure orbitale dont les entreprises d’IA auront besoin à long terme.

Et ASTS est l’une des rares entreprises qui construisent déjà ces équipements à grande échelle.

Imaginez : la société a déjà décroché un contrat de 43 M$ auprès de la Space Development Agency, ainsi que le statut de prestataire de premier ordre. La direction a explicitement déclaré qu’elle "était bien placée" pour le Golden Dome. Les contrats de production pourraient représenter 1,8 Md$ à 3,4 Mds$ par an.

Je ne dis pas qu’ASTS a décroché un contrat lié au Golden Dome. Je dis simplement que, si c’est le cas, le marché ne l’a pas encore intégré dans son cours.

Le lancement du 15 décembre pourrait être le catalyseur qui rappellera à tout le monde en quoi cette entreprise a de l’importance.

Ce que l’entreprise a bien fait

Nous avons recommandé ASTS de très bonne heure car nous avons vu venir le déploiement de l’infrastructure spatiale.

Ces centres de données orbitaux auront besoin d'une infrastructure de communication, de liaisons entre satellites et de connectivité terrestre. Et si, pour les besoins de la sécurité nationale, le gouvernement construit en orbite des capacités de calcul nécessitant une puissance électrique de l’ordre du gigawatt, il lui faudra des technologies de communication basées sur des antennes à réseau phasé.

Or, c’est précisément ce qu’est en train de construire ASTS pour AT&T, Verizon et peut-être ces mêmes agences gouvernementales qui financent le Golden Dome.

Et qui sait...

À mesure que les communications spatiales mobiles se développeront et atteindront une certaine maturité, ASTS pourrait commencer à envisager de construire des satellites/centres de données. La société maîtrise déjà la construction d’énormes panneaux solaires et des équipements de communication spatiale, de puissantes puces de traitement des communications, et même le refroidissement de l’ensemble dans l’espace.

La prochaine opportunité comparable à ASTS

Les centres de données spatiaux représentent la prochaine vague d'innovation. Mais la difficulté, pour les petits investisseurs, c’est que la plupart des acteurs sont des pure players non cotés en Bourse.

Starcloud est soutenu par Y Combinator et Nvidia, mais n’est pas coté en Bourse. Galaxy Mind n’existe pas encore sous la forme d'une entité distincte. Project Suncatcher est une division de Google, c’est-à-dire une infime partie d’une énorme entreprise.

Nous surveillons l’espace de près. Quand les opportunités d'investissement apparaîtront – qu’il s’agisse d’introductions en Bourse, de SPAC ou de fournisseurs de composants cotés – nous ne manquerons pas de vous en parler.

Pour l’instant, ASTS demeure le meilleur moyen de jouer la carte du déploiement d’une infrastructure spatiale à plus grande échelle.

La société exécute sa feuille de route, sa technologie est validée, et le prochain catalyseur est ce lancement prévu dans moins de quinze jours.

L’action a beau être volatile, le secteur a beau être spéculatif – l’orientation est claire : l’infrastructure spatiale ne va pas arriver... elle est déjà là.

Et les sociétés qui la construisent viennent tout juste de démarrer.

À un avenir éclatant !

Ray Blanco

Vendredi 28 novembre 2025

BlueBird 6 : un tournant pour ASTS

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

Dans moins de trois semaines, quelque chose d'important va se produire en Inde.

Le 15 décembre, AST SpaceMobile, Inc. (ASTS) lancera son premier satellite de prochaine génération, BlueBird 6, depuis le centre spatial de Satish Dhawan.

Et si vous comprenez pourquoi ce satellite est une façon détournée (backdoor) de profiter de la révolution de l’Internet spatial de Musk et de Starlink, vous comprendrez pourquoi, face à la récente volatilité du cours d’ASTS, c’est peut-être la dernière fois que l’on verra son cours à ce niveau-là.

Je m’explique...

Le satellite qui change la donne

BlueBird 6 n’est pas un énième satellite parmi tant d’autres.

Avec ses 233 m² d’antennes à réseau phasé, c’est le plus grand satellite de communication commercial jamais déployé en orbite basse. Il est 3,5 fois plus grand que les cinq satellites BlueBird déjà placés en orbite, et offre dix fois plus de capacités de données.

ASTS est en train d’évoluer, passant de satellites pouvant offrir une couverture intermittente dans tous les États-Unis au lancement du premier exemplaire d’une constellation qui modifie fondamentalement l’économie de la connectivité entre satellites et smartphones.

Et en offrant tout ce qui suit :

  • des vitesses maximales de transmission de données allant jusqu’à 120 Mbps ;

  • des communications vocales, des données et de la vidéo ;

  • aucun besoin de modifier les téléphones : un smartphone classique permet de se connecter sans heurt à l’espace.

C’est le réseau de satellites qu’Elon Musk recherche depuis un moment, et qui permet une couverture haut débit sur tout un pays.

Et c’est le premier satellite qui valide un modèle économique qui aura un impact sur des milliards d'utilisateurs de communications sans fil.

La bombe Blue Origin

Alors que les gros titres se focalisaient sur la volatilité à court terme, voici ce qui s’est vraiment passé, en coulisses...

La semaine dernière, Blue Origin a annoncé quelque chose d’extraordinaire. Sa version "poids lourd" du New Glenn [NDLR : fusée à deux étages dont le premier étage est réutilisable] – programmée pour 2027 – devrait pouvoir lancer un grand nombre de satellites BlueBird Block 2 à chaque vol.

Cette nouvelle version du New Glenn est énorme, encore plus que la fusée Saturn V ayant transporté des Américains sur la Lune pour la première fois.

Cela veut dire qu’il suffira de quelques lancements pour déployer 60 satellites.

Et soudain, la société ASTS dispose d’une voie plus dégagée afin de déployer à grande échelle sa constellation, lorsqu’elle décidera d’exécuter ses projets d’expansion.

Et en parlant de grande échelle…

ASTS accélère son calendrier de production, l’entreprise s’apprêtant à produire suffisamment de microns (modules plats munis de panneaux solaires d’un côté et d’antennes de l’autre) pour équiper 40 satellites d’ici début 2026.

ASTS pense désormais réaliser cinq lancements orbitaux d’ici la fin du premier trimestre 2026, suivis de lancements intervenant tous les un ou deux mois, en moyenne, jusqu'à ce que 45 à 60 satellites aient été lancés d’ici la fin de l’année 2026.

Autrement dit, la machine à produire et à lancer d’ASTS passe à la vitesse supérieure.

La P-DG de Vodafone vient d’annoncer quelque chose

Lundi dernier, nous avons reçu une confirmation de la part du principal futur client d’ASTS, lors de l’émission Big Boss Interview de la BBC.

Margherita Della Valle, P-DG de Vodafone, a parlé d’ASTS pendant plusieurs minutes, au cours de cette interview.

Voyons ce que représente vraiment Vodafone : ce n’est pas un simple opérateur régional qui teste une technologie n’ayant pas fait ses preuves.

Vodafone sert directement plus de 300 millions d’abonnés mobiles dans 15 pays d’Europe et d’Afrique. Si l’on ajoute à cela ses réseaux partenaires, la société sert des clients dans plus de 45 autres pays. C’est un empire des télécommunications qui couvre des milliards d’utilisateurs potentiels.

Et la P-DG de cette gigantesque entreprise vient juste de dire ceci sur la BBC :

"Nous travaillons depuis 2019 avec une société de satellites afin que ce soit possible, et nous avons hâte de lancer le service au Royaume-Uni, l’an prochain. AST SpaceMobile [...] développe une technologie qui va nous permettre d’offrir une connexion haut débit à part entière à des téléphones classiques. C’est sa grande particularité."

Elle a poursuivi ainsi : "C’est quelque chose qui me passionne réellement… Chez Vodafone, notre mission est de faire en sorte que tous les gens soient connectés où qu’ils se trouvent."

Réfléchissons un peu à cela. La P-DG d'une entreprise présente depuis 30 ans dans le secteur des télécommunications, qui dirige un gigantesque service de télécommunications couvrant plusieurs continents, "se passionne réellement" pour la technologie d’ASTS.

Et elle a mis l’accent sur l’avantage concurrentiel :

"Aujourd'hui, au Royaume-Uni, si vous voulez une connexion par satellite, vous devez acheter un équipement spécial, une parabole. Ce qui est réellement important, pour nous, c’est d’offrir aux gens qui possèdent un téléphone normal la possibilité d’avoir une connexion de secours quand ils se retrouvent sans couverture."

Elle a confirmé que le service sera lancé au Royaume-Uni en 2026 et qu’il s’intègrera dans les offres existantes. Il ne sera pas nécessaire de souscrire à un coûteux service supplémentaire : il fera partie de l’offre standard.

Voilà un très haut niveau de validation.

Vodafone travaille avec ASTS depuis 2019. L’opérateur a évalué la concurrence, testé la technologie, et parié la stratégie d’expansion de son réseau là-dessus.

SpaceX a un problème d’opérateur

Voici ce qui m’empêcherait de dormir la nuit si je dirigeais la division Starlink de SpaceX : SpaceX vient de dépenser plus de 19 Mds$ pour acheter des spectres de fréquences à EchoStar. Ce n’est pas une erreur de chiffres, mais une nécessité stratégique soulignant que l’entreprise a cruellement besoin que son service de connexion directe aux appareils soit une réussite.

Mais cette question de spectre de fréquences n’est qu’un élément de l’équation parmi d’autres.

Quel est le problème majeur ? Les relations avec les opérateurs.

Aux États-Unis, Starlink a conclu un partenariat avec T-Mobile, qui représente environ 30 % du marché des communications mobiles du pays. Parallèlement, ASTS a conclu des partenariats avec AT&T et Verizon, qui représentent les 70 % restants.

Si l’on ajoute à cela les partenariats qu’ASTS a conclus avec Vodafone (présent dans 60 pays), Saudi Telecom (qui couvre le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord), et d’autres opérateurs servant plus de 3 milliards d’abonnés dans le monde, SpaceX a soudain un problème.

La société ne peut pas dupliquer rapidement ces relations.

AT&T et Verizon, qui ont déjà engagé des centaines de millions avec ASTS, ne vont pas laisser tomber ces investissements pour recommencer avec un concurrent n’ayant pas fait ses preuves.

Et voici la réalité technique : ASTS offre 120 Mbps vers des appareils individuels, alors que le service de connexion directe aux appareils de Starlink – même avec le nouveau spectre de fréquences – reste limité à une connexion de base utilisant des bandes passantes partagées sur les zones couvertes.

La physique, c’est important.

Depuis le départ, ASTS a conçu son système pour qu’il fonctionne sans heurt avec les opérateurs de réseau existants et avec des smartphones classiques.

Mais Starlink est en train d’adapter une constellation d'Internet haut débit à un cas d’utilisation foncièrement différent : il faut passer d’un accès fixe sans fil [NDLR : la connexion est utilisée à un endroit fixe (maison, bâtiment, site industriel...)] à un Internet mobile cellulaire [NDLR : la connexion est utilisée en mouvement : smartphone, voiture, train, avion, navire].

Alors que peut faire SpaceX ?

La société Starlink pourrait consacrer des années et des milliards à tenter de rattraper son retard, en matière de partenariats avec les opérateurs et de technologie, pendant qu’ASTS consolidera sa position.

Ou bien, elle pourrait faire un chèque.

ASTS ne cote encore qu’aux alentours de 55 $, et sa capitalisation boursière s’élève à 15 Mds$.

C’est bon marché, en fait, quand on considère que l’entreprise contrôle des partenariats avec des opérateurs représentant des milliards de dollars de futur chiffre d’affaires, qu’elle détient des droits sur des spectres de fréquence valant entre 12 et 15 Mds$, et que son portefeuille de brevets couvre une technologie fondamentale permettant de connecter directement satellites et smartphones.

Pour SpaceX, qui vient de débourser 19 Mds$ rien que pour s’offrir des fréquences, racheter la totalité d’ASTS (technologie, partenariats, fréquences et brevets) pour une somme comprise entre 20 et 30 Mds$ commencerait à avoir du sens.

Surtout quand la seule alternative consisterait à regarder ASTS verrouiller ses relations avec les opérateurs mondiaux, les uns après les autres, tandis que Starlink restera limité aux SMS et aux connexions de base.

L'importance du 15 décembre

Les marchés détestent l’incertitude.

Et, en ce moment, malgré tous les progrès accomplis, une question est dans tous les esprits : la société ASTS peut-elle réellement faire cela à grande échelle ?

Le 15 décembre, ASTS commencera à répondre à cette question.

Mais voici en quoi ce lancement est différent des autres : cette fois, nous n’aurons pas à attendre longtemps avant la prochaine étape.

Il paraît que BlueBird 7 est prêt à partir pour Cape Canaveral. La société est en train d'inviter les actionnaires institutionnels à assister à ce lancement.

Lors de la récente conférence de Deutsche Bank, Scott Wisniewski, le président de l’entreprise, se serait montré très confiant quant au respect du calendrier de lancements.

Nous entrons dans une période où les catalyseurs vont se succéder continuellement... à chaque lancement réussi, à chaque nouveau partenariat avec un opérateur, à chaque étape franchie en termes de chiffre d’affaires.

Les catalyseurs vont s’empiler mois après mois.

Et ensuite ?

Voici ma prévision à court terme...

Le 15 décembre, BlueBird 6 lancera son premier satellite de nouvelle génération, démontrant ainsi que la technologie fonctionne à grande échelle.

Au cours du premier trimestre 2026, quatre autres lancements sont programmés. Ensuite, la constellation s’accroîtra rapidement et comblera les vides de couverture.

Tout au long de l’année 2026, attendez-vous à ce que les services commerciaux soient déployés aux États-Unis, au Canada, au Japon, en Arabie saoudite et au Royaume-Uni.

À mesure que d’autres partenariats seront annoncés avec des opérateurs, le chiffre d’affaires passera de plusieurs millions à des centaines de millions.

La société a déclaré qu’elle visait un service intermittent à travers l’Amérique continentale, dès maintenant, en projetant des services continus à mesure que d’autres satellites seront déployés.

Le compte à rebours a commencé.

À un avenir éclatant !

Ray Blanco

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

Nous avons l'immense plaisir de vous adresser votre exemplaire du mois de novembre de La Lettre Tech Capital au format PDF !

Vous pouvez télécharger directement votre numéro en cliquant ici.

NB : Pour télécharger le document PDF, vous aurez besoin du logiciel Acrobat Reader. Si vous souhaitez télécharger ce logiciel, cliquez ici

Voici le sommaire de votre numéro :

  • Les krachs éclairs, la peur et la véritable façon de bâtir de la richesse – Identifier un potentiel de hausse sur un marché en surchauffe (James Altucher)

  • Le tournant décisif des biotechs – Et pourquoi je mise dessus ! (Ray Blanco)

  • Vous détenez des crypto-monnaies ? Alors lisez ceci ! (Chris Campbell)

  • La mort des crypto-monnaies et l'avènement des VRAIES entreprises de la blockchain (Ari Goldschmidt)

  • Le Top du mois – Notre sélection de recommandations d’achats du mois

Mardi 18 novembre 2025

Le marché n’évalue pas correctement les crypto-monnaies qui sortent du lot

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

L’Oracle d’Omaha a traité le Bitcoin de "mort-aux-rats puissance deux".

En 2018, quand le Bitcoin cotait aux alentours de 10 000 $, Warren Buffett a dénigré les crypto-monnaies à sa manière – c’est-à-dire sans prendre de gants.

À l’époque, je ne pouvais pas le lui reprocher.

Il y a sept ans, les crypto-monnaies croulaient sous les escroqueries. Pour être honnête, c’est encore le cas. Des centaines de jetons ne valent rien. Il n’y a presque aucune véritable entreprise.

L’erreur de Buffett a été la suivante : il a mis dans le même sac les quelques projets légitimes et ceux qui étaient pourris. Il n’a pas non plus réussi à identifier ce qui pourrait stimuler la demande du monde réel.

Sans véritable utilisation, les cours n’ont aucune raison de grimper.

Lundi 10 novembre, Buffett a publié sa dernière lettre en tant que P-DG de Berkshire Hathaway. Le légendaire investisseur de 95 ans quittera ses fonctions après 60 ans consacrés à la construction d’un empire de 1 000 Mds$. Dans sa lettre d’adieu, Buffett revient sur son parcours. Il ne mentionne pas les crypto-monnaies.

Mais quelque chose a changé, depuis sa remarque à propos de la mort-aux-rats.

Du battage médiatique à l’utilisation

Les crypto-monnaies "grandissent" enfin.

Après des années de folles promesses, le secteur bâtit de véritables entreprises qui réalisent un chiffre d’affaires et règlent de vrais problèmes.

Les stablecoins sont des dollars numériques qui se déplacent dans le monde entier en quelques secondes. Pas de banques. Pas de délai de trois jours. Pas de frais onéreux.

Les paiements ne sont qu’une façon dont ces crypto-monnaies qui sortent du lot sont utilisées par de véritables personnes.

Les crypto-monnaies sont également utilisées pour développer et améliorer l’IA.

Bittensor (TAO) a créé une place de marché où les gens construisent des outils d’IA et se font rémunérer en contrepartie. Certains systèmes d’IA prévoient la météo. D’autres prévoient les mouvements boursiers ou contribuent à l’écriture de code informatique.

Ethereum (ETH) et Solana (SOL) sont devenues des plateformes permettant de négocier des actions, des obligations et des matières premières.

Les entreprises traditionnelles s’y intéressent également.

Lemonade, Inc. (LMND), une compagnie d’assurances, construit des outils pour protéger les agriculteurs en Afrique. Quand la sécheresse détruit les récoltes, les agriculteurs sont dédommagés via une assurance automatique. Les paiements sont effectués instantanément, sans exiger de formalités.

Ces entreprises pourraient avoir du sens pour Buffett. Elles génèrent de la valeur, servent des clients et règlent des problèmes.

Mais le marché n’a pas encore découvert comment les évaluer...

Ce que cela signifie pour les investisseurs

Le Bitcoin a bondi de 10 000 $ en 2018 à 100 000 $ aujourd'hui. Cela représente un rendement multiplié par dix en sept ans.

Si Buffett avait parié contre le Bitcoin, il aurait tout perdu. Mais il ne l’a pas fait, car tout au fond de lui, il savait qu’il ne le comprenait pas.

Aujourd’hui, les crypto-monnaies deviennent enfin quelque chose que Warren Buffett pourrait comprendre.

Les crypto-monnaies ayant de vrais utilisateurs et générant un revenu réel sont bon marché. Leurs cours sont bien plus bas qu’ils ne devraient l’être.

Le marché n’a pas encore découvert comment valoriser correctement ces entreprises. Et quand les marchés ne parviennent pas à les valoriser correctement, les investisseurs précoces peuvent énormément y gagner.

Le récent repli vous offre une chance de vous positionner à bas prix.

Warren Buffett a passé soixante ans à prouver quelque chose de simple : les investisseurs patients qui identifient des valeurs réellement décotées et tiennent bon, même en période difficile, finissent par être gagnants.

Ses conseils fonctionnent pour les crypto-monnaies, comme ils ont fonctionné pour le chemin de fer et les compagnies d’assurance.

Pour rappel, les crypto-monnaies doivent représenter une modeste part de votre portefeuille. N’investissez jamais plus que ce que vous pouvez vous permettre de perdre.

Les investisseurs correctement positionnés aujourd’hui pourraient gagner beaucoup d’argent quand les crypto-monnaies deviendront grand public.

Le secteur des crypto-monnaies est en train de devenir comme ceux autour desquels Buffett a bâti sa fortune.

Même s’il ne l’admettra jamais.

Bien à vous,

James Altucher
La Lettre Tech Capital

Vendredi 14 novembre 2025

Micron et Marvell ont déjà écoulé la production de 2026

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

Le mois de novembre est bien engagé.

Chaque année, à l’occasion des soldes du Black Friday aux États-Unis, c’est la même chose...

Dès 4h30 du matin, une queue se forme autour de votre magasin d’électronique préféré car il ne reste en stock que 20 exemplaires de ce super ordinateur portable à 199 $. Les portes s’ouvrent. C’est la bousculade... 90 secondes plus tard, un panneau s’affiche : TOUT EST VENDU !

Il y a deux façons de vivre ce type de moment. Si vous avez fait la queue, vous vous sentez frustré et déçu. Peut-être aurez-vous de la chance, mais probablement pas. Si vous êtes le propriétaire du magasin, vous vous frottez les mains en comptant les billets dans la caisse.

C’est ce qui se produit actuellement pour Micron Technology (MU).

Cette société vient de liquider toutes ses puces, pour l’année 2026 – et, en premier lieu, ses puces mémoire HBM ("High-Bandwidth Memory") qui font tourner l’IA. Tous les géants technologiques en ont besoin ; celles de Micron sont d’ores et déjà sold out. Les clients passent des précommandes de puces qui ne seront pas fabriquées avant le deuxième trimestre 2026.

Heureusement, nous avons recommandé de nous positionner à l’avance, en février, lorsque l’action cotait 97 $. Depuis, elle a flambé de 150 %.

Une autre position de notre portefeuille, Marvell Technology (MRVL), bénéficie de la même dynamique avec ses puces d’IA sur mesure.

C’est ce qui se produit quand vous êtes le magasin, et pas l’acheteur.

Micron explose ses prévisions

Quand nous avons recommandé Micron, en février dernier, l’idée était simple : les modèles d’IA sont de grands consommateurs de mémoire, et les puces HBM de Micron offrent la solution.

Nous avions indiqué que le marché des puces HBM exploserait de 16 Mds$ en 2024 à plus de 30 Mds$ en 2025, et qu’il pourrait atteindre les 100 Mds$, au moins, d’ici 2030. Le marché a violemment rattrapé nos prévisions.

Micron a publié ses résultats du quatrième trimestre fin septembre.

  • Le chiffre d’affaires atteint 37,4 Mds$ sur l’exercice 2025, soit une progression de 49 % d’une année sur l’autre.

  • Les marges brutes ont progressé de 17 points de pourcentage pour atteindre 41 %.

  • Le bénéfice par action s’est envolé de 538 % et s’élève à 8,29 $.

Mais voici ce qui compte le plus : lors de la conférence commentant les résultats, le P-DG, Sanjay Mehrotra, a indiqué aux investisseurs que Micron aurait vendu la totalité de ses capacités de production de puces HBM sur toute l’année 2026 au cours des quelques mois à venir.

La société a déjà fixé les prix de la majeure partie de ses puces HBM3E fournies l’an prochain.

Il ne s’agit pas d'une "forte demande". TOUT EST VENDU.

Les puces HBM ont généré spécifiquement près de 2 Mds$ de chiffre d’affaires, au quatrième trimestre – ce qui devrait représenter 8 Mds$ sur un an, si l’activité conserve le même rythme.

La part de marché de Micron sur les puces HBM est désormais équivalente à celle que détient l’entreprise sur le marché global de la DRAM. (Les puces DRAM gèrent la mémoire "de travail" d’un ordinateur.)

L’offre est réellement tendue. Le stock de puces DRAM de Micron est en dessous des niveaux ciblés. Et dans le secteur, l’offre de puces DRAM devrait rester tendue tout au long de 2026 en raison de plusieurs facteurs structurels.

Le prolongement du support sur d’anciens produits DDR4 limite les changements de production. Il faut des années et des millions de dollars pour construire de nouvelles salles blanches. De plus, la forte consommation en silicium des puces HBM exige de toute urgence des capacités de production.

La société vient de communiquer ses prévisions concernant le premier trimestre 2026, à savoir un chiffre d’affaires de 12,5 Mds$ et des marges brutes de 51,5 % – il s’agirait de deux records. C’est une nouvelle progression de 580 points de base des marges, en plus de ce que l’entreprise vient d’accomplir.

Et voici la partie qui devrait vous frapper : les prix au comptant des puces DRAM ont bondi d’environ 50 %, récemment, sous l’impulsion de la demande en faveur de l’IA et d’une offre tendue.

Les produits pour centres de données représentent 56 % du chiffre d’affaires total de Micron pour la première fois de son histoire, et ils affichent des marges de 52 %.

Et même après avoir opéré un rally de 150 %, le cours de Micron ne reflète qu’un ratio cours/bénéfice de 12.

Marvell : la ruée vers les puces sur mesure

Quand Ari Goldschmidt, analyste de La Lettre Tech Capital, a recommandé Marvell dans notre numéro d’octobre, il avait identifié ce qu'il appelait "le problème Nvidia".

Comme les géants technologiques ne veulent pas être totalement dépendants d'un seul fournisseur de puces, ils sont tous en train de créer des puces d’IA personnalisées, des "ASIC" ("Application-Specific Integrated Circuit" : circuit intégré propre à une application).

Et ils ont besoin de Marvell pour les concevoir.

Cette histoire se joue plus vite que prévu.

Le P-DG d’Amazon, Andy Jassy, a indiqué que l’utilisation des puces Trainium sur AWS avait augmenté de 150 % d’un trimestre à l’autre. Marvell fabrique ces processeurs qui, selon Jassy, sont devenus un segment d’activité représentant plusieurs milliards de dollars.

Le segment "centres de données" de Marvell a progressé de 69 % d’une année sur l’autre, au deuxième trimestre 2026, pour atteindre 1,49 Md$.

La société travaille avec Microsoft depuis 2023, avec Amazon depuis 2021, et elle vient d'annoncer deux nouveaux "hyperscalers émergents" parmi ses clients – dont probablement xAi, Oracle ou Apple.

Ce qui est génial, en l’espèce, c’est que nous avons déjà une stratégie qui a fait ses preuves.

Broadcom contrôle entre 55 % et 60 %, environ, d’un marché de 30 Mds$ qui progresse au rythme annuel de 30 %, démontrant ainsi que les ASIC destinés à l’IA représentent un énorme business.

Marvell, qui part de bien plus bas, vise 20 % des 94 Mds$ que représente le marché des centres de données. Si la société atteint son objectif, le scénario initial d’Ari suggère que son cours pourrait être multiplié par 4, par rapport à son niveau actuel.

L’action a chuté en août, après que la société a averti les investisseurs que les ventes liées aux centres de données ne progresseraient pas au cours des prochains mois en raison de calendriers de production. Le marché a interprété cela comme le signe que Marvell se faisait dépasser dans la course à l’IA.

Wall Street a réagi de manière excessive à une pause d'un trimestre, alors que la trajectoire de croissance annuelle reste tout de même de 35 %. Le chiffre d’affaires total a progressé de 58 % d’une année sur l’autre.

L’opportunité au sens large demeure intacte.

La transition du cuivre vers la connectivité optique dans l’infrastructure de l’IA représente une énorme opportunité de croissance pour la technologie "Co-Packaged Optics" de Marvell.

Tous les géants technologiques qui créent des puces sur mesure ont besoin de l’expertise de Marvell en matière de conception.

400 Mds$ ? Pas assez, pour se procurer suffisamment de puces

Ces deux cartes s'inscrivent dans quelque chose de plus vaste.

IDC ("International Data Corporation") vient de relever de 15,5 % à 17,6 % les prévisions de croissance des ventes de semi-conducteurs pour l’année 2025.

Pourquoi ? Parce que les hyperscalers tels que Microsoft, Google, Meta et Amazon devraient investir plus de 320 Mds$ dans les infrastructures de l’IA, en 2025, soit une progression de 40 % par rapport à l’an dernier.

Ce n’est pas un phénomène se limitant à un trimestre. Les cinq principaux fournisseurs de cloud devraient dépenser plus de 400 Mds$ rien qu’en 2025.

Quand les entreprises les plus riches du monde rivalisent à coups de centaines de milliards de dollars investis dans les infrastructures de l’IA, et que les fournisseurs ne peuvent physiquement pas produire assez vite, ce sont les fournisseurs qui gagnent.

Le chiffre d’affaires du segment mémoire devrait bondir de plus de 24 % en 2025, sous l’impulsion de la mémoire HBM exigée par les accélérateurs d’IA. Et c’est le point fort de Micron.

Et tous les géants technologiques qui créent leurs puces d'inférence personnalisées afin de s’émanciper de Nvidia ont besoin de l’expertise de Marvell pour leur conception.

Pour le marché de l’ASIC, ce n’est que le début.

Le P-DG de Micron, Sanjay Mehrotra, a déclaré lors de la conférence commentant les résultats, que la demande en faveur de serveurs traditionnels (pas seulement ceux de l’IA) affiche désormais une progression de 5 %, au lieu de stagner.

En effet, les agents d’IA génèrent davantage de charges de travail traditionnelles pour les serveurs lorsqu'ils exécutent des tâches. La vague de l’IA est en train de "soulever tous les bateaux", dans le domaine des centres de données.

Ce qu'il faut retenir

Le marché des semi-conducteurs a toujours été cyclique, mais quelque chose de différent se produit, cette fois.

Quand les entreprises les plus riches du monde s’engagent sur une dépense annuelle de 400 Mds$, quand les fournisseurs ont TOUT VENDU 18 mois à l’avance, quand les clients passent des précommandes de puces qui n’ont pas encore été produites… il ne s’agit pas de pics cycliques, mais de changements structurels.

La foule s’est déjà rassemblée à la porte – mais nous sommes déjà à l’intérieur du magasin.

À un avenir éclatant !

Ray Blanco

Mardi 11 novembre 2025

L'acte II de Twilio : la voix de l'IA

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

Vendredi 31 octobre, Twilio (TWLO), une position qui a consolidé depuis notre recommandation, a bondi de 19,51 %.

La société vient de révéler qu’elle devient bien plus précieuse que nous ne l’imaginions au départ.

Nous avons recommandé Twilio en tant qu’infrastructure de communication s’adressant aux entreprises numériques – cette technologie qui permet aux chauffeurs Uber de recevoir les SMS des passagers, aux banques d’envoyer des codes de double authentification et aux détaillants d’envoyer des notifications à leurs clients.

Ce scénario a fonctionné. La société s’est développée. Mais après le COVID, la croissance a ralenti et l’action n’a pas progressé.

Ses résultats du troisième trimestre, publiés le jeudi 30 octobre, démontrent pourquoi nous avons tenu bon : Twilio est devenue la couche d’infrastructure invisible qui alimente les agents vocaux d’IA.

Le problème de communication des agents d’IA

Les agents d’IA explosent dans tous les services clients, la planification de rendez-vous, les appels commerciaux et l’engagement client. Ces bots d’IA doivent réellement communiquer avec des humains : passer des appels téléphoniques, envoyer des SMS, authentifier des identités.

C’est là qu’intervient Twilio.

L’entreprise ne construit pas des modèles d’IA. Elle n’est pas en concurrence avec OpenAI ou Anthropic. Elle fournit l’infrastructure télécom dont tous les agents vocaux d’IA ont besoin pour fonctionner.

C’est comme si OpenAI créait le cerveau et Twilio, la bouche et les oreilles.

Un potentiel colossal encore sous-exploité

Lors de sa déclaration de résultats, on a appris que sa clientèle "IA vocale" avait progressé de 60 % d’une année sur l’autre. Les dix principales start-ups spécialisées dans l'IA vocale utilisant la plateforme Twilio ont vu leur croissance multipliée par dix d'une année sur l'autre.

Les volumes de ConversationRelay, le produit de Twilio permettant de réaliser des conversations vocales avec une IA consciente du contexte, ont été multipliés par trois d’un trimestre sur l’autre.

Le chiffre d’affaires lié aux conversations vocales a progressé de 16 % en trois ans. Et – c’est important – la direction a déclaré que l’IA représentait encore une part "relativement modeste" des activités globales de l’entreprise.

Traduction : il y a un énorme potentiel de progression !

Les exemples cités lors des résultats illustrent bien cette courbe d’adoption.

Genspark AI a signé un accord portant sur le vocal avec Twilio et a lancé en une semaine sa fonctionnalité "appel automatique en mon nom", dans laquelle des agents d’IA effectuent des appels au nom des utilisateurs.

Une société réalisant des modèles d’IA – dont le nom n’a pas été divulgué – a commencé en décembre à utiliser Twilio en mode libre-service pour envoyer automatiquement des notifications par e-mail à ses utilisateurs. En un an, cette entreprise est devenue un client multi produits à six chiffres qui utilise la pile vocale ("voice stack") de l’entreprise pour faire fonctionner des agents d’IA capables de gérer, à grande échelle, des appels entrants et sortants.

Inhabit, développeur de logiciels de gestion immobilière, se sert du centre de contact Twilio Flex, associé à ConversationRelay, pour faire fonctionner des agents virtuels qui gèrent des demandes de location, un modèle hybride mêlant des agents humains et l’IA.

Pourquoi cette carte sur l’infrastructure est-elle importante ?

À chaque appel passé par les agents d’IA, à chaque SMS envoyé, à chaque contrôle d’authentification, Twilio est payée.

Plus l’adoption de l’IA s’accroît, plus le chiffre d’affaires de Twilio augmente.

L’entreprise ne constate pas seulement que les start-ups d’IA adoptent sa plateforme. Le chiffre d’affaires du libre-service (généralement des entreprises d’IA) a progressé de plus de 20 % d'une année sur l’autre, dont 40 % de nouveaux clients proviennent du segment vocal.

Beaucoup de ces entreprises commencent petit et passent rapidement à l’échelle supérieure. C’est exactement le schéma que Twilio avait constaté avec Uber, Lyft et Airbnb, il y a quelques années.

La direction a également annoncé le rachat de Stytch, une plateforme d’identité pour agents d’IA, pour moins de 100 M$.

C’est logique : à mesure que les interactions d’IA augmentent, l’authentification de l’identité devient cruciale. Quand un agent d’IA vous appelle pour le compte de votre banque, cette vérification a de l’importance.

Le scénario sur Twilio a évolué

Nous avons acheté l’action Twilio en tant qu’infrastructure essentielle aux communications numériques.

Ce scénario s’est révélé correct, mais il a évolué.

À présent, la société passe au deuxième acte : devenir l’infrastructure essentielle aux communications d’IA.

Khozema Shipchandler, le P-DG, le formule ainsi : "Nous nous situons au centre de la chaîne de valeur de l’IA... de plus en plus d’agents d’IA vocaux sont mis en production."

Le plus gros contrat de l’histoire de l’entreprise – un renouvellement à neuf chiffres avec un fournisseur de cloud majeur – valide le fait que les entreprises considèrent Twilio comme une infrastructure stratégique, et non comme un vendeur de produits de base.

Après six ans de patience, nous n’allons pas vendre en récupérant juste notre mise, alors que la courbe d’adoption de l’IA monte en flèche. Twilio n’est pas une entreprise d’IA – mais la couche "communication" dont dépend la révolution de l’IA.

Alors si vous n’avez pas encore investi dans l’action, ou si vous voulez renforcer votre position, c’est le moment d’agir !

À un avenir éclatant !

Ray Blanco

Lundi 10 novembre 2025

Trois raisons de rester haussier sur les crypto-monnaies

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

Investir dans les crypto-monnaies, ce n’est pas pour les âmes sensibles.

Quelques semaines après avoir atteint un plus haut record dépassant 126 000 $, le Bitcoin a chuté de plus de 20 %, repassant pour la première fois depuis le mois de juin en dessous de la barre des 100 000 $.

Pour ceux qui investissent dans les crypto-monnaies, le choc a été violent.

Mais cette volatilité n’a rien de nouveau pour les vétérans des crypto-monnaies. Les baisses enregistrées la semaine dernière font suite au krach éclair du 10 octobre qui a poussé des sociétés de trading professionnel à se retirer et à réduire leur exposition.

Alors dans un contexte où moins de grands acteurs participent activement aux transactions, les cours fluctuent de façon plus spectaculaire dans les deux sens. Et pour ne rien arranger, la Réserve fédérale a surpris les marchés, il y a deux semaines, en suggérant qu’une nouvelle baisse des taux d'intérêt n’interviendra pas le mois prochain.

Or, les opportunités d'investissement telles que les crypto-monnaies, encore en phase précoce, réalisent de meilleures performances quand les taux d'intérêt sont bas.

Cette combinaison de facteurs est douloureuse pour ceux qui investissent dans les crypto-monnaies.

Mais quelque chose d'intéressant se produit en marge de ce sell-off.

Trois raisons d’être haussier sur les crypto-monnaies

1. Wall Street adopte le Bitcoin

Le mois dernier, Bloomberg a indiqué que JPMorgan Chase avait l’intention d’ici la fin de l’année de permettre aux grands investisseurs professionnels d’utiliser le Bitcoin (BTC) et l’Ethereum (ETH) pour garantir des prêts.

C’est une gigantesque nouvelle.

Il n’y a pas si longtemps, le P-DG de la banque, Jamie Dimon, traitait le Bitcoin "d'imposture surmédiatisée". Aujourd’hui, sa banque le considère comme de l’or ou des actions.

Cela veut dire que les grands investisseurs peuvent emprunter en se servant de leurs crypto-monnaies comme garantie, au lieu de les vendre quand ils ont besoin d’argent frais.

Cette annonce représente un énorme vote de confiance à l’égard de l’Ethereum. Si la banque veut bien prêter de l’argent en contrepartie d’actifs, elle doit être convaincue que le cours restera raisonnablement stable.

JPMorgan n’est pas la seule banque qui soutienne les crypto-monnaies.

Morgan Stanley a l’intention d’autoriser les clients de son service de courtage en ligne E*Trade à accéder aux crypto-monnaies dès l’an prochain.

D’autres établissements financiers tels que State Street, Bank of New York Mellon et Fidelity mettent en place des services permettant de stocker en toute sécurité des crypto-monnaies pour le compte de clients.

Les firmes de Wall Street qui se moquaient autrefois des crypto-monnaies font désormais la queue pour s’emparer d'une part du gâteau.

Pour ceux qui investissent dans les crypto-monnaies, c’est une opportunité majeure.

Le fait que les banques renforcent leur soutien signifie un accès plus facile, davantage de concurrence, de meilleurs services et, au bout du compte, plus de demande.

Et JPMorgan n’est pas la seule entreprise renommée qui s’engage un peu plus dans les crypto-monnaies...

2. Western Union se lance dans les stablecoins

Il y a deux semaines, Western Union a annoncé son intention de lancer un stablecoin sur Solana (SOL).

Western Union est l’un des géants mondiaux du transfert d’argent, avec plus de 100 Mds$ de virements par an. Quand une grande entreprise comme Western Union commence à utiliser les crypto-monnaies, cela montre qu’elles sont bien réelles et utiles.

Chaque année, des travailleurs transfèrent plus de 1 000 Mds$ à leurs familles restées dans leurs pays d’origine. Ces transactions sont souvent coûteuses, et il s’écoule des jours avant que l’argent n’arrive.

Les stablecoins pourraient rendre ces transactions moins chères et presque instantanées.

Historiquement, les entreprises telles que Western Union ont eu du mal à offrir des services de crypto-monnaies.

Mais cela pourrait bientôt changer...

3. Le Congrès prend les choses à coeur

Malgré le blocage budgétaire (shutdown) aux États-Unis, les leaders du secteur ont rencontré il y a deux semaines des parlementaires américains afin de discuter de nouvelles règles concernant les crypto-monnaies.

Une douzaine de chefs d’entreprises – dont Brian Armstrong, le P-DG de Coinbase – ont participé à une réunion de près de trois heures avec des sénateurs démocrates et républicains.

La loi objet des discussions devrait permettre aux banques, entreprises et plateformes d’échange d’offrir des services de crypto-monnaies s’accompagnant de règles limpides concernant ce qu’ils peuvent faire ou non. Bien que cela semble évident, c’est un pièce manquante majeure dans le secteur.

En ce moment, les lois ne sont pas totalement claires aux États-Unis, et les choses sont donc risquées pour les banques et les entreprises.

Bien que la loi soit actuellement bloquée au Sénat, elle devrait être adoptée l’an prochain. Et quand cela arrivera, on devrait assister à un rally semblable à celui qui a suivi l’adoption de la loi sur les stablecoins, en début d’année.

Résistez pendant la tempête

Les fluctuations spectaculaires constatées la semaine dernière sont normales, sur ce marché. Elles se sont déjà produites et se produiront à nouveau.

Il est normal d’être effrayé ou déçu, quand on voit son portefeuille baisser. Mais les investisseurs capables de tenir bon au cours de baisses temporaires sont généralement récompensés, à long terme.

Ce qui importe vraiment, ce ne sont pas les fluctuations journalières du marché – mais la montée en puissance de l’adoption par les grandes banques et les réseaux de paiement internationaux, ainsi que le renforcement du soutien réglementaire.

Chacun de ces événements nous rapproche davantage de l’acceptation par le grand public.

JPMorgan prête en contrepartie de l’Ethereum. Western Union crée un stablecoin sur Solana. Le Congrès américain travaille, malgré le shutdown, sur la législation des crypto-monnaies.

Autant de signes qui n’évoquent pas une technologie moribonde, mais les bases d’une révolution financière qui n’en est qu’à ses premiers chapitres.

Historiquement, le fait d’acheter des crypto-monnaies comme Solana et Ethereum en période de baisse s’est révélé un pari gagnant.

Bien entendu, il ne faut jamais miser plus que ce que vous pouvez vous permettre de perdre.

Cela dit, les investisseurs qui se positionneront aujourd’hui devraient s’enrichir considérablement à mesure que les crypto-monnaies feront partie de notre quotidien.

Bien à vous,

James Altucher
La Lettre Tech Capital

Lundi 10 novembre 2025

Trois raisons de rester haussier sur les crypto-monnaies

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

Investir dans les crypto-monnaies, ce n’est pas pour les âmes sensibles.

Quelques semaines après avoir atteint un plus haut record dépassant 126 000 $, le Bitcoin a chuté de plus de 20 %, repassant pour la première fois depuis le mois de juin en dessous de la barre des 100 000 $.

Pour ceux qui investissent dans les crypto-monnaies, le choc a été violent.

Mais cette volatilité n’a rien de nouveau pour les vétérans des crypto-monnaies. Les baisses enregistrées la semaine dernière font suite au krach éclair du 10 octobre qui a poussé des sociétés de trading professionnel à se retirer et à réduire leur exposition.

Alors dans un contexte où moins de grands acteurs participent activement aux transactions, les cours fluctuent de façon plus spectaculaire dans les deux sens. Et pour ne rien arranger, la Réserve fédérale a surpris les marchés, il y a deux semaines, en suggérant qu’une nouvelle baisse des taux d'intérêt n’interviendra pas le mois prochain.

Or, les opportunités d'investissement telles que les crypto-monnaies, encore en phase précoce, réalisent de meilleures performances quand les taux d'intérêt sont bas.

Cette combinaison de facteurs est douloureuse pour ceux qui investissent dans les crypto-monnaies.

Mais quelque chose d'intéressant se produit en marge de ce sell-off.

Trois raisons d’être haussier sur les crypto-monnaies

1. Wall Street adopte le Bitcoin

Le mois dernier, Bloomberg a indiqué que JPMorgan Chase avait l’intention d’ici la fin de l’année de permettre aux grands investisseurs professionnels d’utiliser le Bitcoin (BTC) et l’Ethereum (ETH) pour garantir des prêts.

C’est une gigantesque nouvelle.

Il n’y a pas si longtemps, le P-DG de la banque, Jamie Dimon, traitait le Bitcoin "d'imposture surmédiatisée". Aujourd’hui, sa banque le considère comme de l’or ou des actions.

Cela veut dire que les grands investisseurs peuvent emprunter en se servant de leurs crypto-monnaies comme garantie, au lieu de les vendre quand ils ont besoin d’argent frais.

Cette annonce représente un énorme vote de confiance à l’égard de l’Ethereum. Si la banque veut bien prêter de l’argent en contrepartie d’actifs, elle doit être convaincue que le cours restera raisonnablement stable.

JPMorgan n’est pas la seule banque qui soutienne les crypto-monnaies.

Morgan Stanley a l’intention d’autoriser les clients de son service de courtage en ligne E*Trade à accéder aux crypto-monnaies dès l’an prochain.

D’autres établissements financiers tels que State Street, Bank of New York Mellon et Fidelity mettent en place des services permettant de stocker en toute sécurité des crypto-monnaies pour le compte de clients.

Les firmes de Wall Street qui se moquaient autrefois des crypto-monnaies font désormais la queue pour s’emparer d'une part du gâteau.

Pour ceux qui investissent dans les crypto-monnaies, c’est une opportunité majeure.

Le fait que les banques renforcent leur soutien signifie un accès plus facile, davantage de concurrence, de meilleurs services et, au bout du compte, plus de demande.

Et JPMorgan n’est pas la seule entreprise renommée qui s’engage un peu plus dans les crypto-monnaies...

2. Western Union se lance dans les stablecoins

Il y a deux semaines, Western Union a annoncé son intention de lancer un stablecoin sur Solana (SOL).

Western Union est l’un des géants mondiaux du transfert d’argent, avec plus de 100 Mds$ de virements par an. Quand une grande entreprise comme Western Union commence à utiliser les crypto-monnaies, cela montre qu’elles sont bien réelles et utiles.

Chaque année, des travailleurs transfèrent plus de 1 000 Mds$ à leurs familles restées dans leurs pays d’origine. Ces transactions sont souvent coûteuses, et il s’écoule des jours avant que l’argent n’arrive.

Les stablecoins pourraient rendre ces transactions moins chères et presque instantanées.

Historiquement, les entreprises telles que Western Union ont eu du mal à offrir des services de crypto-monnaies.

Mais cela pourrait bientôt changer...

3. Le Congrès prend les choses à coeur

Malgré le blocage budgétaire (shutdown) aux États-Unis, les leaders du secteur ont rencontré il y a deux semaines des parlementaires américains afin de discuter de nouvelles règles concernant les crypto-monnaies.

Une douzaine de chefs d’entreprises – dont Brian Armstrong, le P-DG de Coinbase – ont participé à une réunion de près de trois heures avec des sénateurs démocrates et républicains.

La loi objet des discussions devrait permettre aux banques, entreprises et plateformes d’échange d’offrir des services de crypto-monnaies s’accompagnant de règles limpides concernant ce qu’ils peuvent faire ou non. Bien que cela semble évident, c’est un pièce manquante majeure dans le secteur.

En ce moment, les lois ne sont pas totalement claires aux États-Unis, et les choses sont donc risquées pour les banques et les entreprises.

Bien que la loi soit actuellement bloquée au Sénat, elle devrait être adoptée l’an prochain. Et quand cela arrivera, on devrait assister à un rally semblable à celui qui a suivi l’adoption de la loi sur les stablecoins, en début d’année.

Résistez pendant la tempête

Les fluctuations spectaculaires constatées la semaine dernière sont normales, sur ce marché. Elles se sont déjà produites et se produiront à nouveau.

Il est normal d’être effrayé ou déçu, quand on voit son portefeuille baisser. Mais les investisseurs capables de tenir bon au cours de baisses temporaires sont généralement récompensés, à long terme.

Ce qui importe vraiment, ce ne sont pas les fluctuations journalières du marché – mais la montée en puissance de l’adoption par les grandes banques et les réseaux de paiement internationaux, ainsi que le renforcement du soutien réglementaire.

Chacun de ces événements nous rapproche davantage de l’acceptation par le grand public.

JPMorgan prête en contrepartie de l’Ethereum. Western Union crée un stablecoin sur Solana. Le Congrès américain travaille, malgré le shutdown, sur la législation des crypto-monnaies.

Autant de signes qui n’évoquent pas une technologie moribonde, mais les bases d’une révolution financière qui n’en est qu’à ses premiers chapitres.

Historiquement, le fait d’acheter des crypto-monnaies comme Solana et Ethereum en période de baisse s’est révélé un pari gagnant.

Bien entendu, il ne faut jamais miser plus que ce que vous pouvez vous permettre de perdre.

Cela dit, les investisseurs qui se positionneront aujourd’hui devraient s’enrichir considérablement à mesure que les crypto-monnaies feront partie de notre quotidien.

Bien à vous,

James Altucher
La Lettre Tech Capital

Jeudi 30 octobre 2025

INTC et QCOM : le grand comeback porté par l'IA

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

Les actions Intel Corporation (INTC) et Qualcomm (QCOM) affichent une progression à deux chiffres, et ces mouvements ne font pas qu’obéir au momentum.

Intel a bondi de 10 % depuis notre alerte, il y a deux semaines. Et Qualcomm, qui a progressé de 5 % depuis que nous l’avons recommandé, a attiré l’attention du marché lundi, avec un rebond de 11,09 % en intraday.

Pourquoi ?

Parce que ces deux entreprises viennent d’atteindre un tournant crucial marquant leur évolution du statut d’anciens fabricants de puces à celui d’acteurs des infrastructures de l’IA.

Commençons par la plus grande surprise...

Qualcomm : la plateforme universelle d’IA embarquée

Qualcomm a explosé à la hausse, lundi, après avoir dévoilé ses puces pour centres de données AI200 et AI250, dont le lancement commercial aura lieu en 2026 et 2027.

La réaction du marché a été immédiate car il ne s’agissait pas d’une simple annonce concernant un produit – mais d'un repositionnement stratégique.

Quand nous avons recommandé Qualcomm, notre scénario d’investissement reposait sur sa maîtrise de l’IA embarquée (dans les smartphones, les PC, l’automobile et l’Internet des objets).

Les puces Snapdragon de Qualcomm équipent 2 milliards d’appareils dans le monde, et nous avions identifié que l’entreprise contrôlerait le marché de l’IA embarquée [NDLR : exécution locale des modèles d’IA sur les appareils], tandis que Nvidia contrôlerait l’entraînement sur le cloud [NDLR : entraînement des modèles d’IA sur le cloud].

Ce scénario n’a pas changé, il s’est simplement étendu.

Qualcomm ne se détourne pas de l’IA embarquée.

La société étend son architecture NPU Hexagon, qui fait déjà fonctionner l’IA sur smartphone, aux racks des centres de données – avec les mêmes propriétés d’efficacité énergétique, le même accent sur le traitement de l’inférence.

Mais Qualcomm intervient désormais sur toute la gamme du calcul informatique, de votre téléphone jusqu'au cloud.

L’AI200 intègre une mémoire LPDDR de 768 Go par carte, ce qui évite de recourir à la mémoire HBM très coûteuse utilisée par Nvidia et AMD. L’AI250, qui sera lancée en 2027, promet une vitesse d’accès à la mémoire dix fois supérieure via son architecture de calcul proche de la mémoire.

Ces deux puces sont conçues spécifiquement pour l’inférence en IA – c’est-à-dire pour exécuter efficacement des modèles déjà entraînés – et non pour l’entraînement, domaine dans lequel Nvidia règne en maître.

C’est une stratégie qui a fait ses preuves.

Broadcom et Marvell Technology ont déjà entériné que les ASIC spécifiques à l’inférence en IA représentaient un énorme marché.

Broadcom contrôle 55 % à 60 % d'un marché de 30 Mds$ qui progresse de 30 % par an, le chiffre d’affaires de l’IA devant atteindre 31 Mds$ l’an prochain. Marvell, qui débute avec une part de marché de moins de 5 %, vise désormais une croissance de 20 % d’ici 2028, avec des opportunités représentant 75 Mds$ et des clients comme Amazon, Google, Microsoft et Meta.

Il y a de la place pour un troisième acteur majeur, surtout s’il peut offrir aussi bien l’IA embarquée que l’inférence dans le cloud au sein d’une même architecture efficace.

Le premier client de Qualcomm, HUMAIN, en Arabie saoudite, déploiera 200 mégawatts de puissance de calcul à partir de 2026.

Un seul client ne suffit pas, mais cela montre que la demande existe.

Le marché commence à ne plus considérer Qualcomm comme un fabricant de puces de smartphone en train de perdre le chiffre d’affaires lié aux puces-modem d’Apple – mais comme une plateforme d’infrastructure d’IA embarquée déployée en masse.

Or les entreprises d’IA se voient attribuer un tout autre multiple de valorisation.

Si Intel peut le faire, la demande viendra

Les solides résultats du troisième trimestre publiés par Intel, la semaine dernière, ont surpassé les attentes concernant le chiffre d’affaires (13,7 Mds$ au lieu de 13,1 Mds$) et pulvérisé celles concernant le bénéfice par action (0,23 $ au lieu de zéro bénéfice).

L’action, qui a progressé d’environ 10 % depuis ces résultats, enregistre un gain remarquable de 110 % depuis le début de l’année 2025.

Mais ces résultats trimestriels ne représentent pas la véritable histoire.

La véritable histoire, c’est que sur le plan technique, Intel obtient enfin des résultats.

Le processus de gravure 18A d’Intel (1,8 nm) est désormais appliqué sur des productions importantes, sur son site Fab 52 de l’Arizona. Il s’agit des techniques de production de semi-conducteurs les plus avancées sur le sol américain, avec des transistors de nouvelle génération et une alimentation électrique placée à l’arrière du circuit.

Le premier processeur intégrant la technologie de gravure 18A d’Intel, le Panther Lake, commencera à être livré ce trimestre, et sera largement disponible au cours du 1er trimestre 2026.

Mieux encore : la technologie de gravure 14A (1,4 nm) avance plus vite que la 18A au même stade de développement. Le directeur financier, Dave Zinsner, a confirmé que la technologie 14A affichait de meilleures performances et un meilleur taux de rendement au même stade de maturité.

C’est la confirmation cruciale que l’équipe d’Intel améliore sa vitesse d’exécution.

Reste que les activités de fonderie doivent encore attirer des clients. Microsoft et Amazon sont des clients établis, mais le directeur financier d’Intel a reconnu "que les volumes engagés n’étaient pas considérables, en ce moment".

Et la participation de 5 Mds$ de Nvidia est un partenariat en vue de collaborer sur des produits, et n’implique pas forcément d’énormes commandes pour les activités de fonderie.

Mais voici ce dont je suis convaincu : si Intel peut le faire, les clients viendront.

En ce moment, tous les acteurs de l’infrastructure d’IA (Nvidia, AMD, Apple, Qualcomm, Broadcom) fabriquent majoritairement leurs puces les plus avancées chez un seul fabricant se situant dans une zone géographique précaire, sur le plan géopolitique : il s’agit de Taiwan Semiconductor Manufacturing Co. Ltd (TSM), à Taïwan.

Et cela pose des risques en termes de concentration, de géopolitique, de chaîne d’approvisionnement et de levier de négociation.

La technologie de gravure 18A d’Intel est la meilleure alternative sur le sol américain.

Les activités de fonderie vont rester poussives et prendre un certain temps. Mais à mesure que les infrastructures d’IA auront besoin de dix fois plus de capacités d’ici 2030, les clients se diversifieront.

Et quand un acteur majeur s’engage à produire en quantité – au-delà des tests réalisés – cela peut déclencher une réaction en chaîne.

Les besoins stratégiques devraient être les moteurs de la demande, à long terme.

Et je crois que nous serons récompensés, à mesure que les scénarios concernant Intel et Qualcomm se concrétiseront encore en 2026.

À un avenir éclatant !

Ray Blanco

Vendredi 24 octobre 2025

IonQ vient de réveiller le quantique

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

Depuis 2015, Nvidia a subi de multiples sell-off avant de devenir le leader dans le secteur du hardware de l’IA qu’il est aujourd’hui.

L’action s’est effondrée de 30 % début 2016, de 50 % en 2018 et de 66 % en 2022. À chaque fois, c’était la même histoire : c’était une action surévaluée, spéculative, trop en avance par rapport à la réalité commerciale. Et à chaque fois, ces sell-off ont créé des opportunités d’achat.

Aujourd'hui, tout le secteur quantique venant de se faire matraquer, une opportunité semblable se présente pour IonQ Inc. (IONQ).

Les valeurs quantiques ont fortement chuté. Et IONQ n’y a pas échappé, puisque son action est passée de 82 $ à 59 $. Pourquoi ? Parce que les entreprises qui ne réalisent pas encore un chiffre d’affaires "brûlent" trop d’argent, et leur viabilité commerciale n’interviendra pas avant des années.

Mais voici ce que les gens n’ont probablement pas remarqué, au cours de ce mouvement de vente soudain : IonQ vient juste d’accomplir ce qu’aucune entreprise quantique n’avait jamais réalisé auparavant...

Une percée historique pour l’informatique quantique

Mardi, IonQ a annoncé avoir atteint une fidélité de 99,99 % sur ses portes quantiques à deux qubits, franchissant ainsi le seuil des "quatre neuf" [NDLR : mesure de fiabilité (ou fidélité) souvent utilisée pour évaluer la qualité d’un qubit, d’une porte quantique, ou d’un système de correction d’erreurs] pour la première fois de l’histoire de l’informatique quantique.

En clair, cela signifie que les ordinateurs quantiques d’IonQ peuvent désormais réaliser des opérations ne faisant intervenir qu’une erreur pour 10 000 calculs. Le précédent record (99,97 %) avait été établi par Oxford Ionics, qui a été racheté par IonQ en début d’année pour la somme de 1,08 Md$.

IonQ affirme que cette percée technologique permettrait de multiplier les performances par environ 10 milliards, par rapport aux systèmes dont la référence en matière de fidélité était de 99,9 %, et qu’elle supprime un obstacle crucial qui empêchait jusqu’ici les ordinateurs quantiques d’évoluer vers des millions de qubits.

Ce progrès a été accompli grâce à la technologie EQC ("Electronic Qubit Control") d’IonQ, qui fait intervenir l’électronique de précision au lieu des lasers. Cela permet à IonQ de fabriquer des ordinateurs quantiques en s’appuyant sur les usines de semi-conducteurs existantes.

Traduction : les ordinateurs quantiques peuvent désormais être produits en quantité, comme des puces traditionnelles.

Ce "problème" à 2 Mds$ est une excellente nouvelle

En début de mois, IonQ a levé 2 Mds$ auprès de Heights Capital Management, via JPMorgan, en vendant des actions au cours de clôture de la veille majoré de 20 %.

Il s’agit de l’investissement institutionnel le plus important jamais réalisé dans l’histoire de l’informatique quantique. Et il est intervenu juste avant qu’IonQ ne révèle un moyen de produire en série des ordinateurs quantiques offrant une performance record.

Si l’on ajoute cette levée de fonds à sa trésorerie existante, la société possède désormais 3,6 Mds$ pour exécuter sa feuille de route, c’est-à-dire atteindre les 2 millions de qubits d’ici 2030.

Ses concurrents pure players ont beaucoup moins d’argent et le dépensent en tentant de prouver que leurs technologies fonctionnent. IonQ vient de prouver que sa technologie fonctionne mieux que celle de n’importe qui d’autre, et que l’entreprise détient plus de capitaux que tout le secteur réuni.

Aucun investisseur n’apprécie la dilution, mais c’est le prix à payer pour construire un rempart qui pourrait permettre à IonQ d'être le premier à mettre en pratique l'informatique quantique.

La révolution de la sécurité quantique

Les progrès accomplis par IonQ lui permettent de se positionner comme l’un des leaders de la construction de l'Internet quantique, avec un cryptage inviolable et des réseaux sécurisés par la physique quantique.

Le marché ignore l’urgence des menaces liées à la sécurité quantique. Lorsque les ordinateurs quantiques seront capables de déchiffrer le cryptage actuel ("Q-Day"), toutes les transactions sécurisées deviendront vulnérables.

Les gouvernements et les services du renseignement prennent cette menace existentielle très au sérieux.

Robert Cardillo, ex-directeur de l’Agence nationale du renseignement géospatial, a été nommé à la tête d’IONQ Federal, une structure chargée d’exploiter les technologies exclusives d’IonQ au service du gouvernement américain et de ses partenaires. L’U.S. Air Force a, quant à elle, attribué un contrat de 54,5 M$ à IonQ concernant le déploiement d’une infrastructure cruciale.

Ce que je vais surveiller maintenant

IonQ publiera ses résultats le 5 novembre.

Avec 3,6 Mds$ en poche et les ordinateurs quantiques les plus précis du monde, IonQ est bien placée pour réaliser ses ambitions.

Quand l’ensemble d’un secteur subit un sell-off, le marché ne fait plus la différence entre les sociétés qui brûlent leurs derniers centimes et celles qui sont assises sur des milliards grâce à une technologie détenant un record mondial. Et cela crée une opportunité.

IonQ évolue du statut de pionnier de l’informatique quantique à celui de plateforme d'infrastructure quantique, tandis que ses concurrents tentent encore de prouver que leur technologie fonctionne.

C’est peut-être la dernière fois que cette action sera à 59 $, surtout une fois que le marché se sera rendu compte de ce qu’implique cette fidélité de 99,99 % pour la production des ordinateurs quantiques.

Si vous n’êtes pas encore positionné sur IonQ Inc. (IONQ), vous pouvez envisager d’acheter des actions au prix maximum de 75 $.

À un avenir éclatant !

Ray Blanco

Vendredi 17 octobre

UiPath et Intel font leur comeback

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

Conserver les actions UiPath Inc. (PATH) et Intel Corporation (INTC) a été source de frustration. Depuis février 2024, nos positions ont respectivement reculé de 13,52 % et de 31,95 %.

En attendant que les résultats de ces deux entreprises s’améliorent, cet argent a dormi.

Mais la patience sur ces deux entreprises pourrait enfin porter ses fruits...

UiPath : le chef d’orchestre de l’écosystème IA

Le 30 septembre, UiPath a annoncé un partenariat avec OpenAI, Snowflake, Google et Nvidia.

La question que se posent les investisseurs est la suivante : est-ce que le fait qu’OpenAI et Anthropic créent leurs propres agents d’automatisation va "banaliser" le logiciel de UiPath ?

Je crois que ces gens oublient quelque chose... UiPath ne rivalise pas avec ChatGPT ou Claude, mais représente la couche d'intégration.

Considérons les choses ainsi...

OpenAI fournit le moteur de raisonnement, Google fournit l’interaction vocale avec Gemini, Snowflake gère le traitement des données, et UiPath orchestre le tout au sein de la gestion des tâches des entreprises.

C’est important, car les entreprises n’ont pas envie de "ficeler entre eux" cinq différents outils d’IA. Elles préfèrent avoir une plateforme d’IA qui connecte tout, gère les autorisations d’accès, garantit la sécurité et orchestre la gestion des tâches de A à Z.

Et c’est tout le contraire d'un produit "banalisé".

Plus les outils d’IA prolifèrent, plus ce rôle de chef d’orchestre devient essentiel.

On constate par ailleurs que l’expertise de UiPath est de plus en plus reconnue.

Dans son rapport "Magic Quadrant" publié le 9 octobre, Gartner – entreprise américaine d’analyse et de conseil en technologies – a distingué UiPath comme l’un des leaders dans son domaine.

Le 10 octobre, Time Magazine a identifié la "Platform for Agentic Automation and Orchestration" (plateforme d’automatisation et d’orchestration agentique) de UiPath comme l’une des meilleures inventions de l’année 2025.

Cette reconnaissance montre bien que UiPath est en train d’évoluer de l’automatisation robotisée des processus à une plateforme d’orchestration de l’IA.

En outre, la situation financière de l’entreprise s’est musclée.

Ses résultats du deuxième trimestre ont surpassé les attentes de tous les côtés. Le chiffre d’affaires a progressé de 14,4 % d'une année sur l’autre. Plus important encore, son taux de rétention net est de 115 %, ce qui signifie que les clients existants font un usage croissant de ses produits. Le chiffre d’affaires lié au cloud a progressé de 65 % et dépasse les 850 M$. C’est le type de chiffre d’affaires récurrent et persistant que le marché adore.

Daniel Dimes, le P-DG, l’a expliqué lors de la conférence commentant les résultats : "Un agent d’IA est, en gros, un robot qui possède de nouvelles compétences."

UiPath a passé des années à construire cette plateforme d’orchestration, cette couche de sécurité et ces outils de gouvernance.

Et à présent, l’entreprise intègre les meilleurs modèles d’IA d’OpenAI et de Google, au lieu d’essayer de créer les siens.

Intel : le processus le plus avancé aux États-Unis est enfin en production

L’action Intel, qui a été difficile à conserver, pourrait bientôt nous récompenser. Nous sommes pratiquement à l'équilibre, en ce moment, après le plongeon brutal amorcé l’an dernier.

Cette semaine, Intel a accompli quelque chose que nous attendions depuis longtemps : le lancement à grande échelle de son processus de fabrication 18A, sur son site Fab 52, en Arizona. Il s’agit d’une technologie de 1,8 nanomètre, l’un des procédés les plus avancés à ce jour sur le sol américain.

C’est la première technologie de production de puces au monde qui utilise à la fois des transistors GAA ("gate-all-around" : la grille entoure complètement la zone par laquelle passe le courant) et une alimentation électrique placée à l’arrière du circuit.

Il ne s’agit pas de modestes améliorations, mais de changements architecturaux qui permettent une meilleure performance et des économies d’énergie.

Panther Lake, le premier processeur Intel utilisant cette technologie 18A, sera livré au quatrième trimestre 2025. Cette puce alimentera les PC intégrant l’IA qui sortiront l’an prochain.

Mieux encore, Intel fabrique 70 % des composants en interne, au lieu d’en externaliser la production. Cela améliorera considérablement les marges, si les résultats sont là.

Intel a besoin de clients externes pour justifier les énormes dépenses d'investissement qu’exigent ces sites de production avancés.

Microsoft et Amazon sont des clients établis. Les discussions avec AMD se poursuivent. Nvidia a pris une participation, de même que le gouvernement américain et Softbank, actionnaire majoritaire d’ARM Holdings.

Mais le chiffre d’affaires demeure minime, à ce jour. Le P-DG d’Intel a reconnu que "les volumes engagés n’étaient pas significatifs, en ce moment", pour la technologie 18A.

Intel pourrait avoir des difficultés si ses activités de fonderie ne se concrétisent pas. Mais la société commence à nous montrer qu’elle peut obtenir des résultats sur la production de pointe.

Le fait que la technologie 18A aborde la production à grande échelle, après des années de retard sur les précédentes technologies, suggère que le redressement technique se concrétise enfin. En ce qui concerne le modèle économique des activités de fonderie, il faudra décrocher des clients.

Ce qu'il faut retenir

Nous conservons ces deux positions.

UiPath parce que sa transformation stratégique est validée, même si elle ne se manifeste pas encore dans les chiffres. Intel parce que l’entreprise a prouvé ses résultats en matière de production, en dépit du fait qu’elle n’a pas encore su séduire les clients.

Ces deux entreprises affichent des catalyseurs à court terme susceptibles de stimuler la performance de leur action.

Pour UiPath, il s’agit des effets de ses partenariats sur les résultats du quatrième trimestre. Pour Intel, il s’agit du lancement de son processeur Panther Lake et de potentielles annonces concernant ses activités de fonderie.

On reste patient en attendant la victoire.

À un avenir éclatant !

Ray Blanco

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

Nous avons l'immense plaisir de vous adresser votre exemplaire du mois d'octobre de La Lettre Tech Capital au format PDF !

Vous pouvez télécharger directement votre numéro en cliquant ici.

NB : Pour télécharger le document PDF, vous aurez besoin du logiciel Acrobat Reader. Si vous souhaitez télécharger ce logiciel, cliquez ici

Voici le sommaire de votre numéro :

  • L’ère des "turbos de l’IA" – Quand les gains les plus importants iront bien au-delà des GPU (James Altucher)

  • Avec les puces d’IA de prochaine génération, cette action pourrait offrir un "x4" (Ari Goldschmidt)

  • Un acteur avec lequel devra compter l’empire spatial d’Elon Musk (Ray Blanco)

  • Le Top du mois – Notre sélection de recommandations d’achats du mois

Sans plus attendre, découvrez ce nouveau numéro :

La Lettre Tech Capital n°95, octobre 2025

Nous vous souhaitons une excellente lecture,

– L'équipe de la rédaction des Investissements d'Altucher

Cher lecteur de la La Lettre Tech Capital,

Nous travaillons sur votre prochain numéro mensuel, que vous devriez recevoir la semaine prochaine !

Mais nous voulions vous faire parvenir notre nouvelle recommandation dès maintenant, afin de vous permettre de vous positionner sans attendre, si vous le désirez !

Bien sûr, vous en saurez plus sur cette opportunité dans le mensuel d'octobre...

Achetez Marvell Technology Inc. (NASDAQ : MRVL – US5738741041) au prix maximum de 93 $ par action.

– L'équipe de la rédaction de la La Lettre Tech Capital

Vendredi 3 octobre 2025

ASTS, un tremplin à 20 Mds$ pour Starlink ?

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

Les actions AST Space Mobile (ASTS) ont progressé de 16 %, hier (et de 192 % au sein de notre portefeuille, au moment où je rédige ces lignes), l'entreprise ayant annoncé la finalisation de l'assemblage et des tests de BlueBird 6, son premier satellite Block 2 de nouvelle génération.

Le satellite partira pour l'Inde le 12 octobre, tandis que BlueBird 7 prendra la direction de Cap Canaveral dans le courant du mois. Les BlueBird 8 à 16 se situent à différents stades de production.

ASTS entre dans une période de cadence de lancements qui pourrait propulser le cours de l'action.

Le tournant

ASTS a l'intention de lancer des satellites tous les un à deux mois, en 2025 et en 2026, et vise 45 à 60 satellites lancés d'ici la fin de l'an prochain. C'est à ce moment-là que le réseau atteindra la masse critique permettant d'assurer une couverture planétaire.

ASTS pourrait être soit une énorme cible d'acquisition pour un acteur de l'Internet spatial tel que SpaceX, soit un gagnant faisant cavalier seul sur le marché des communications directes depuis les satellites.

Pour rappel, SpaceX vient juste de racheter 17 Mds$ de licences de fréquences à l'opérateur américain EchoStar. ASTS a conclu des partenariats avec AT&T et Verizon qui couvrent 70 % du marché américain. Google est le principal actionnaire de l'entreprise, en valeur de marché.

Mieux encore, ASTS vient juste de publier un chiffre d'affaires prévisionnel compris entre 50 M$ et 75 M$ pour le deuxième semestre 2025.

Voilà une infrastructure spatiale qui se situe à ses prémices et qui devra relever des défis, à l'avenir, dans l'exécution de sa feuille de route.

Mais les nouvelles d'hier montrent qu'ASTS évolue vers une réalité opérationnelle. Et cette transition fait la différence entre des gagnants et de simples présentations PowerPoint.

AMD fait un tabac dans les infrastructures d'IA

Tandis qu'ASTS fait les gros titres, Advanced Micro Devices, Inc. (AMD) poursuit le développement d'activités diversifiées, autour des infrastructures d'IA, qui dépassent largement notre scénario initial, selon lequel cette société fournissait les "cerveaux" faisant tourner les dernières générations de satellites Starlink.

Rien que la semaine dernière, AMD a annoncé deux partenariats majeurs.

Le 24 septembre, la société a élargi sa collaboration avec Cohere, dont les entreprises clientes pourront exécuter la suite complète de ses modèles d'IA sur des GPU AMD Instinct, avec un accent mis sur les déploiements d'IA souveraine – essentiels pour les États qui construisent des infrastructures spatiales.

Et pas plus tard qu'hier, AMD et IBM ont annoncé la livraison d'un important "cluster" de GPU AMD Instinct MI300X à Zyphra, une entreprise spécialisée dans la recherche dans le domaine de l'IA. C'est la première fois que la plateforme d'entraînement "full-stack" [NDLR : couvrant l'ensemble des couches technologiques nécessaires à une solution] d'AMD est intégrée et déployée à grande échelle sur le cloud IBM.

L'axe "informatique spatiale" que nous avions souligné demeure intact.

Mais la société AMD prouve qu'elle peut être concurrentielle sur de multiples segments d'infrastructure d'IA simultanément : des processeurs pour satellites aux centres de données d'entreprises et déploiements souverains.

Le pari de STM sur les technologies de production

STMicroelectronics NV (STM) reste une carte "value" [NDLR : décotée par rapport à ses fondamentaux].

La société a récemment annoncé investir 60 M$ dans la technologie PLP [NDLR : "Panel-Level Packaging", encapsulation avancée des semi-conducteurs, visant à réduire les coûts et à améliorer les performances en utilisant des panneaux rectangulaires de grande taille plutôt que des tranches de silicium rondes pour assembler les puces], sur son site de Tours, en France. Cette technologie devrait être opérationnelle d'ici le 3e trimestre 2026.

La technologie PLP permet cette production à grande échelle et économique permettant à l'infrastructure spatiale d'être économiquement viable.

STM a déjà déployé la PLP sur son site en Malaisie, qui a atteint 5 millions d'unités par jour.

C'est le type de productivité nécessaire, dans un contexte où Starlink dépasse les 7 millions d'abonnés, chacun exigeant un terminal complexe permettant de se connecter au réseau de satellites.

STM devrait publier ses bénéfices le 23 octobre. On va surveiller les résultats pour voir si la croissance se poursuit et s'il y a des commentaires concernant les activités liées à l'espace.

Ce qu'il faut retenir

Trois entreprises, trois profils de risque : elles sont toutes en train de construire les infrastructures clés qui permettront à l'économie spatiale de se concrétiser.

ASTS représente le pari à haut risque, dont l'action pourrait s'envoler très haut, et dont les prochaines étapes sont claires. AMD offre une exposition diversifiée sur l'informatique spatiale et les infrastructures d'IA terrestres. Et STM est la carte jouée sur les technologies qui permettent de rentabiliser la production de masse.

Nous nous sommes positionnés sur de multiples voies, en vue de réaliser des gains, à mesure que les infrastructures orbitales évolueront du stade de concept à celui de réalité opérationnelle.

À un avenir éclatant !

Ray Blanco
La Lettre Tech Capital

Jeudi 25 septembre 2025

La mine d'or d'Oracle, ou savoir quand encaisser ses gains

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

Quand vous investissez, l'identification de schémas peut vous enrichir.

En 1998, je venais juste de revendre mon entreprise, Reset Inc., une société de conception de sites Internet. Nous n'étions pas énormes, mais nous avions des clients emblématiques, comme American Express, HBO, et même le groupe de hip-hop Wu-Tang Clan.

À peu près à la même époque, une entreprise en difficulté, nommée K-tel, a opéré un petit changement : elle a ajouté ".com" à sa dénomination. Résultat ? Son action s'est envolée de 3 $ à plus de 22 $, lorsqu'elle a annoncé des partenariats avec Microsoft et Playboy. Quelques mois plus tard, l'action K-tel ne valait plus que quelques cents.

J'ai évité ce piège spécifique, mais j'ai bien retenu la leçon.

Vendre au bon moment

Les investisseurs avisés qui avaient repéré les signaux d'avertissement et vendu au bon moment ont gagné des fortunes. Ceux qui étaient avides et qui ont conservé trop longtemps ont tout perdu.

L'histoire ne se répète pas, mais elle se ressemble.

L'an dernier, j'ai écrit qu'Oracle (ORCL) était en train de se positionner pour profiter des investissements liés à l'IA via sa collaboration avec xAI. Depuis, Oracle a noué d'autres partenariats autour de l'IA avec OpenAI, Microsoft et Google. La semaine dernière, la société a annoncé qu'elle allait racheter TikTok.

Le marché a largement récompensé toutes ces démarches. Les actions Oracle ont opéré un rally de 120 % depuis que je vous ai recommandé l'action. La société affiche désormais une remarquable capitalisation boursière de 866 Mds$.

Dans son alerte de la semaine dernière, Ray Blanco a souligné qu'Oracle jouait un énorme rôle dans le domaine de l'IA, et que son avenir semblait radieux.

Mais voilà… Parfois, en matière d'investissement, même les scénarios les plus puissants peuvent devenir redoutables quand les cours grimpent trop haut et trop vite.

Selon certaines rumeurs, Meta envisagerait un accord à 20 Mds$ avec Oracle. Bien que Meta soit probablement capable de payer ses factures, j'ai bien peur que la société OpenAI ne signe plus de chèques qu'elle ne pourra en honorer. L'action d'Oracle est particulièrement exposée, en raison de l'engagement d'OpenAI à lui acheter pour 300 Mds$ de services sur son cloud.

Au moindre faux pas d'OpenAI, c'est l'action Oracle qui serait la plus durement touchée.

Alors, au lieu d'attendre la confirmation de cet accord entre Oracle et Meta, je pense qu'il est temps d'encaisser nos gains.

Je ne pense pas qu'Oracle connaîtra le même sort que K-tel. Mais je pense que le marché place la charrue avant les bœufs.

Quand l'action d'une entreprise s'envole aussi vite, il est avisé d'encaisser ses gains.

Bernard Baruch, l'un des plus brillants investisseurs de tous les temps, a déclaré un jour ceci : "J'achète toujours trop tard et je vends toujours trop tôt." Et sa fortune s'élevait pourtant à 250 M$, à sa mort...

Revendez la totalité de vos actions Oracle (ORCL) au cours du marché (308,46 $ à l'instant où j'écris ces lignes).

Les investisseurs qui se positionnent de bonne heure sur l'IA et savent à quel moment encaisser leurs gains ont la possibilité de se bâtir une fortune sur plusieurs générations.

Nous scrutons déjà l'horizon, en quête de notre prochaine opportunité.

Bien à vous,

James Altucher
La Lettre Tech Capital

Mercredi 24 septembre 2025

Nvidia + Intel = BOOM

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

Jensen Huang, le P-DG de Nvidia, vient juste de parier 5 Mds$ sur Intel Corporation (INTC).

Jeudi dernier, Nvidia Corporation (NVDA) a annoncé l'achat d'actions d'Intel au prix unitaire de 23,28 $, ainsi qu'un partenariat pour développer conjointement une infrastructure d'IA et des puces pour PC. L'action Intel a alors atteint 32 $ avant l'ouverture des marchés.

À long terme, cette collaboration est excellente pour Intel.

Les deux entreprises vont construire des CPU x86 destinés aux plateformes d'IA de Nvidia, et créer de nouveaux systèmes sur puces (SoC) intégrant les GPU RTX pour PC de Nvidia. Autrement dit, le premier acteur mondial de l'IA vient de sélectionner Intel comme partenaire, pour de futures plateformes informatiques.

Cela valide ce qui a attiré notre attention, au départ : Intel, fabricant de puces en difficulté, était également la solution de repli de l'Amérique au cas où la situation s'aggraverait à Taïwan.

Avec son investissement de 5 Mds$, Nvidia détiendra une participation d'environ 4 % dans Intel, devenant ainsi l'un de ses principaux actionnaires. Et, quand Jensen Huang s'investit personnellement, les choses bougent.

La capitalisation boursière d'Intel a bondi d'environ 31 Mds$, jeudi matin.

L'investissement de 8,9 Mds$ réalisé par le gouvernement américain au mois d'août vaut désormais 13,9 Mds$. Et le pari à 2 Mds$ réalisé par Softbank s'avère fructueux.

Plus important encore, ce partenariat règle des problèmes stratégiques. Nvidia récupère des capacités de production, et Intel décroche le client dont elle a désespérément besoin pour ses activités de fondeur.

Un filet d'eau qui entraînera une déferlante

Je prédis que ce partenariat n'est que le début.

Quand Jensen Huang rédige un chèque de 5 Mds$, tous les autres géants technologiques le remarquent.

Broadcom a besoin de solutions sur le sol américain. Qualcomm et Apple ont besoin d'avoir accès à des fonderies diversifiées et de s'approvisionner aux États-Unis. Amazon et Microsoft ont besoin de leurs propres processeurs d'IA, conçus en interne, et d'entreprises de semi-conducteurs américaines pour les fabriquer.

Or un acteur majeur vient de valider les activités de fondeur d'Intel.

Et quand l'activité des usines flambant neuves d'Intel s'intensifiera, l'entreprise ressemblera à tout autre chose, la division fonderie d'Intel commençant à "gagner sa vie".

Jensen vient juste de déclencher une véritable déferlante.

En quoi est-ce important ?

Les activités de fondeur d'Intel, en énorme perte de vitesse, représentent également des infrastructures américaines cruciales.

Les nouvelles technologies de gravure de semi-conducteurs d'Intel vont au-delà des spécifications techniques : elles sont cruciales pour l'indépendance technologique de l'Amérique.

Les avions de ligne transportant encore des ingénieurs taïwanais vers l'Arizona, et la Chine accomplissant des progrès sur ses capacités de semi-conducteurs, l'Amérique a besoin d'une alternative... Et vite !

Or l'investissement réalisé par Nvidia place Intel dans cette position.

Des partenariats de ce type aideront Intel à devenir le champion des semi-conducteurs de l'Amérique.

Intel vient juste de recevoir un coup de pouce de 5 Mds$ de la part d'un P-DG dont l'opinion compte énormément dans le domaine de l'IA.

Jensen Huang ne parie pas 5 Mds$ sur des cartes jouées à court terme. Le vrai rally d'Intel ne fait que commencer, et l'entreprise pourrait bien atteindre un jour une capitalisation de 1 000 Mds$, selon moi.

Avec Jensen Huang à bord, l'avenir d'Intel est radieux.

Intel reste recommandée à l'achat. Et à mesure que la course à l'IA deviendra encore plus compétitive, je m'attends à d'autres accords de ce type.

D'autres positions de notre portefeuille, comme Advanced Micro Devices (AMD) et Qualcomm (QCOM), pourraient flamber sur des annonces similaires.

Alors restez bien à l'écoute...

Les véritables retombées de ce boom des puces sont en train de se muscler.

À un avenir éclatant !

Ray Blanco
La Lettre Tech Capital

Lundi 22 septembre 2025

Powell donne le coup d'envoi de la saison des altcoins

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

Avant tout, je voudrais vous souhaiter la bienvenue si vous venez de nous rejoindre !

Jerome Powell vient d'offrir un cadeau de plusieurs milliers de milliards de dollars à ceux qui investissent dans les crypto-monnaies. Et la plupart des investisseurs n'ont aucune idée de ce qui va arriver...

Le 17 septembre, Jerome Powell et la Réserve fédérale ont baissé les taux d'intérêt pour la première fois, cette année. Cette baisse de 0,25 % marque un tournant quant à la façon dont la banque centrale gère l'économie. D'autant que les responsables de la Fed ont sous-entendu que deux autres baisses interviendraient avant la fin de l'année.

Pour les marchés des crypto-monnaies, ces baisses de taux sont semblables à des propulseurs. Quand les coûts d'emprunt baissent, les investisseurs recherchent les actifs qui offrent un plus fort potentiel de croissance.

Or les crypto-monnaies figurent en tête de cette liste.

Les marchés des crypto-monnaies avaient déjà anticipé ces mesures, ce qui a fait grimper les prix cet été.

Mais la véritable opportunité ne se situe pas là où la plupart des gens le pensent...

Le coup d'envoi de la saison des altcoins

La baisse de taux de la semaine dernière intervient à un moment idéal pour un marché des crypto-monnaies qui flambait déjà.

Le Bitcoin, l'Ethereum et Solana ont tous atteint des plus hauts historiques en début d'année. Au total, le marché des crypto-monnaies représente désormais 4 000 Mds$.

Mais les feux des projecteurs ne sont plus seulement braqués sur le Bitcoin...

Les altcoins – toute crypto-monnaie qui n'est pas le Bitcoin – sont en train de prendre rapidement de l'ampleur. La saison des altcoins vient officiellement de commencer : il s'agit d'un cycle de marché propre au secteur, au cours duquel les crypto-monnaies plus modestes surperforment le Bitcoin.

Au cours des 90 derniers jours, 75 % des 50 principales crypto-monnaies ont surperformé le Bitcoin. La capitalisation boursière totale des altcoins a récemment dépassé ses précédents sommets, à 1 610 Mds$. Aujourd'hui, elle s'élève à plus de 1 710 Mds$.

Et une puissante nouvelle dynamique est en train de stimuler cette envolée... mais les investisseurs n'en savent rien.

À l'origine du rally

Les DAT ("Digital Asset Treasury" : stratégie de trésorerie basée sur des actifs numériques) apparaissent comme l'arme secrète de ce cycle des crypto-monnaies.

Il s'agit d'entreprises qui lèvent des milliards en émettant des instruments de dette (des obligations), puis utilisent ces fonds pour acheter et conserver des crypto-monnaies.

Or, dans un contexte de baisse des taux, ces sociétés peuvent emprunter pour encore moins cher qu'avant. Et quand il est moins cher d'emprunter, on achète davantage. Et quand on achète davantage, cela fait grimper les cours.

Et les altcoins devraient profiter de ces afflux de capitaux.

Le calcul est simple...

La capitalisation du Bitcoin représente environ 2 300 Mds$. Le principal altcoin, l'Ethereum, affiche une capitalisation de 558 Mds$. Certains altcoins de notre portefeuille ont une minuscule capitalisation, à côté de ces mastodontes. Il faut bien moins d'argent pour faire bouger le cours d'un actif plus modeste.

Un investissement de 1 Md$ fait à peine bouger le Bitcoin. En revanche, cette même somme peut faire flamber un altcoin.

J'ai abordé cette tendance des DAT il y a deux semaines.

En début de semaine dernière, le principal DAT basé sur l'Ethereum, BitMine Immersion, a annoncé avoir dépassé les 2 millions d'ETH, portant ainsi la valeur de ses réserves totales à un peu moins de 11 Mds$. D'autres DAT ont acquis plus de 2 Mds$ de Solana au cours des trois dernières semaines.

Je pense toujours que nous ne sommes qu'à l'aube d'un changement colossal pour ces projets.

Mais les DAT et l'argent pas cher ne sont pas les seules choses agissant en faveur des altcoins.

Les semaines à venir pourraient tout changer

Le mois d'octobre est historiquement favorable aux crypto-monnaies, en particulier à l'Ethereum.

Ces cinq dernières années, au cours du mois d'octobre, l'Ethereum a flambé dans 83 % des cas, en affichant un gain moyen de 12,6 %.

Avec la clarté réglementaire qui s'améliore sous le nouveau gouvernement américain, les capitaux institutionnels continuent d'affluer. Le président de la SEC, Paul Atkins, a récemment déclaré que "l'heure des crypto-monnaies était venue", et s'est engagé à mettre un terme à des années d'hostilité réglementaire.

L'agence est en train d'examiner plus de 90 ETF potentiels, dont des demandes d'autorisation concernant des ETF de Solana et de Chainlink. Les analystes de marché anticipent que certains de ces ETF pourraient être lancés au cours des semaines à venir.

Simultanément, les entreprises continuent d'ajouter autant d'altcoins qu'elles le peuvent à leurs réserves de trésorerie.

Nous assistons aux premiers stades d'un boom des altcoins inédit.

Alors si vous ne détenez pas encore de l'Ethereum, c'est le moment d'en acheter.

Chaque jour, davantage de capitaux affluent sur le marché des altcoins, et nous n'identifions aucun signe de ralentissement.

Les investisseurs qui se positionnent aujourd'hui ont là une rare opportunité de bâtir de la richesse à mesure que ce cycle se déroulera.

Bien à vous,

James Altucher
La Lettre Tech Capital

Vendredi 19 septembre 2025

Cette fameuse poignée de mains avec un futur méga milliardaire

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

L'une des grandes cartes gagnantes de notre portefeuille, Oracle (ORCL), vient de faire quelque chose qui pourrait redéfinir la course à l'IA... Et, pour nous, c'est déjà extrêmement payant.

La semaine dernière, le titre s'est envolé de 36 %, après la publication de résultats qui ont laissé les analystes de Wall Street sans voix. Cette hausse journalière – la plus élevée pour Oracle depuis 1992 – a fait bondir de 244 Mds$ la capitalisation boursière de l'entreprise, et son fondateur, Larry Ellison, a temporairement détrôné Elon Musk au rang d'individu le plus riche du monde.

Cette envolée valide totalement notre recommandation !

Nous enregistrons désormais un gain de 113 % sur une position qui semblait contrarienne, à un moment où d'anciens fournisseurs de bases de données n'étaient pas censés remporter la révolution de l'IA.

Mais il s'avère qu'Oracle voyait les choses autrement. Et avec toute une série de nouveaux contrats à plusieurs milliards de dollars dans son escarcelle, ce n'est que le début...

Le choc du carnet de commandes à 455 Mds$

Les chiffres qui ont fait flamber Oracle ne sont pas ceux de son chiffre d'affaires actuel, mais de sa future domination solidement ancrée dans des contrats déjà signés.

Les contrats restant à honorer ("Remaining Performance Obligations" ou "RPO") ont bondi de 359 % et s'élèvent à 455 Mds$. Il ne s'agit pas de prévisions ni de projections, mais d'un chiffre d'affaires provenant de clients qui se sont déjà engagés à payer Oracle au cours des années à venir.

Safra Catz, la P-DG d'Oracle, a révélé que l'entreprise avait signé "quatre contrats de plusieurs milliards de dollars avec trois clients", sur le seul premier trimestre. Pressée de fournir des précisions, elle a ajouté qu'Oracle "avait signé d'importants contrats de cloud avec le Who's Who de l'IA, y compris OpenAI, xAI, Meta et beaucoup d'autres".

L'ampleur de ces contrats apparaît à l'examen du chiffre d'affaires prévisionnel d'Oracle. Le chiffre d'affaires lié aux infrastructures de cloud devrait bondir et passer de 18 Mds$ sur l'exercice en cours à 144 Mds$ d'ici 2030.

Il ne s'agit pas d'une croissance graduelle, mais du type d'expansion exponentielle qui engendre des entreprises à mille milliards de dollars.

Wall Street a réagi avec enthousiasme.

Ces jours-ci, personne ne s'emballe pour des logiciels de base de données, mais plutôt pour le contrôle sur les infrastructures qui feront fonctionner la prochaine révolution technologique.

Ce lien payant avec Musk

Au départ, James avait centré son scénario concernant Oracle sur le partenariat conclu entre Larry Ellison [NDLR : fondateur d'Oracle et actuel président du conseil d'administration et directeur technique] et Elon Musk.

Entre autres facteurs, il y avait ce contrat à 10 Mds$ signé avec xAI qui allait faire passer Oracle d'un fournisseur de bases de données à un super acteur des infrastructures de l'IA. Ce partenariat apparaît désormais comme le socle sur lequel s'appuiera la domination d'Oracle dans le domaine de l'IA.

Bien que la société ne divulgue pas les noms de ses clients, les analystes du secteur pensent que xAI représente l'un de ces contrats à plusieurs milliards de dollars à l'origine de l'envolée du carnet de commandes.

Cette relation va au-delà des affaires.

L'amitié personnelle entre Ellison et Musk a établi cette confiance dont Musk avait besoin pour engager l'avenir de xAI sur l'infrastructure d'Oracle.

Au lieu de construire des centres de données sur mesure ou de s'associer avec des géants du cloud comme Amazon (AMZN) ou Microsoft (MSFT), Oracle a adopté l'approche "Prêt, tirez, visez" – identifiée par James aussi bien chez Ellison que Musk. Au lieu d'attendre des conditions de marché idéales, Oracle s'est procuré de vastes quantités de GPU, a construit des centres de données à une rapidité inédite et verrouillé des engagements clients à long terme avant que ses concurrents n'aient totalement cerné l'opportunité en présence.

Le coup stratégique avec TikTok

Cette semaine, l'importance stratégique d'Oracle a été une nouvelle fois confirmée par l'accord préliminaire signé lundi entre les États-Unis et la Chine à propos de TikTok.

Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a confirmé qu'Oracle jouerait un rôle central pour permettre à TikTok de poursuivre ses activités aux États-Unis, via l'accord conclu lors des négociations commerciales de Madrid.

Oracle stocke déjà les données des utilisateurs américains de TikTok via le "Project Texas" [NDLR : réponse stratégique de TikTok, en partenariat avec Oracle, pour sécuriser les données des utilisateurs américains et répondre aux préoccupations des régulateurs américains concernant la sécurité nationale], ce qui confère à l'entreprise le statut d'intermédiaire de confiance en matière d'actifs technologiques sensibles.

L'accord concernant TikTok définit Oracle comme une infrastructure cruciale pour la souveraineté technologique américaine, soit précisément le rôle que James prédisait en écrivant qu'Oracle allait devenir une entreprise essentielle, et pas simplement rentable.

Cela renforce la position d'Oracle en tant que partenaire américain incontournable pour les activités technologiques ayant une sensibilité stratégique.

L'avantage de l'infrastructure

Cette transformation d'Oracle – de fournisseur de bases de données à fournisseur d'infrastructures de l'IA – est exactement le type de tournant qui engendre des opportunités d'investissement sur plusieurs générations.

La société a exploité ses relations clients existantes et son expertise technique pour jouer un rôle central dans les exigences les plus gourmandes en capitaux de la révolution de l'IA.

Contrairement aux pure-players de l'IA, qui sont confrontés à des voies de monétisation incertaines, Oracle tire son chiffre d'affaires d'entreprises ayant désespérément besoin d'accéder à des GPU et à des capacités de centres de données.

Cette carte jouée sur l'infrastructure offre à la fois de la stabilité et un potentiel de croissance explosif.

Il suffit de regarder les chiffres.

Non seulement le chiffre d'affaires qu'Oracle réalise sur les infrastructures de cloud devrait progresser à un taux annuel composé dépassant 50 %, au cours des cinq ans à venir, mais – et c'est plus important – Oracle s'est déjà assuré une grande partie de ce chiffre d'affaires via des contrats signés, éliminant ainsi ce risque lié à l'exécution qui accompagne traditionnellement des projections de croissance aussi élevées.

Le calendrier du méga milliardaire

Il y a 30 ans, James a serré la main d'Ellison, le fondateur d'Oracle. À l'époque, l'entreprise pesait environ 16 Mds$. La semaine dernière, ce même homme est brièvement devenu l'homme le plus riche du monde.

La prédiction de James, selon laquelle il avait peut-être serré la main d'un méga milliardaire potentiel, semblait optimiste lors de la recommandation, dans un contexte où l'action Oracle cotait en dessous de 125 $.

Mais l'action cotant désormais plus de 300 $ et poursuivant sa hausse, cette prédiction semble de plus en plus visionnaire.

Le fait que la fortune nette d'Ellison ait brièvement frôlé les 400 Mds$, au cours du rally de la semaine dernière, démontre la vitesse à laquelle une domination, dans le domaine des infrastructures de l'IA, peut engendrer une richesse sans précédent.

La capitalisation boursière d'Oracle se rapproche désormais des 900 Mds$, ce qui place l'entreprise à un cheveu du seuil des 1 000 Mds$, qui semblait hors de portée il y a encore deux ans pour un ancien spécialiste des logiciels.

Vu cette conjonction de croissance garantie du chiffre d'affaires, de partenariats stratégiques avec le gouvernement et d'étroite amitié entre Ellison et des leaders clés de l'IA, Oracle est prête à s'emparer d'une valeur démesurée sur la construction des infrastructures de l'IA au cours de la prochaine décennie.

Les gains de 113 % que nous enregistrons depuis notre achat ne marquent que le début de cette transformation d'Oracle, qui évolue du statut de fournisseur de bases de données à celui de pilier des infrastructures de l'IA.

Parfois, les meilleurs paris contrariens consistent à se rendre compte que certains leaders technologiques d'hier sont en train de se positionner en vue de s'emparer des opportunités de demain.

À un avenir éclatant !

Ray Blanco
La Lettre Tech Capital

Lundi 15 septembre 2025

Deux empires en un

Cher lecteur de La Lettre Tech Capital,

Le marché de l'immobilier américain est sur le point de vivre son plus profond changement depuis des décennies.

Cet été, des membres du gouvernement Trump ont commencé à élaborer un plan qui fusionnera les intérêts de la famille Trump dans les secteurs de l'immobilier et des crypto-monnaies, et transformera la façon dont les Américains pourront décrocher un prêt.

Selon ces nouvelles règles, les géants du crédit seront tenus de considérer les crypto-monnaies comme des actifs, quand ils accorderont des prêts immobiliers. Cela permettra aux acquéreurs de logements d'investir dans les crypto-monnaies, de les utiliser comme collatéral pour l'achat de leur logement, et de profiter malgré tout de l'appréciation de leurs crypto-monnaies sur la durée de vie de leur prêt immobilier. Aucun apport ne sera exigé.

Les montants en jeu sont stupéfiants.

Le marché immobilier américain est l'un des plus vastes du monde : il serait évalué à plus de 110 000 Mds$. Pour ceux qui investissent dans les crypto-monnaies, cela représente l'opportunité de leur vie, car cela va fortement inciter les gens à acheter et conserver des crypto-monnaies.

Beaucoup d'acquéreurs de logements choisiront probablement d'investir dans les crypto-monnaies au lieu d'économiser de l'argent pour financer un apport, surtout s'ils pensent que les actifs numériques vont s'apprécier au fil du temps.

Les durées de prêt s'étalant de 15 à 30 ans, les crypto-monnaies utilisées en garantie pourraient être bloquées pendant des décennies, ce qui réduirait spectaculairement le nombre de jetons en circulation. Dans un contexte de demande croissante et d'offre décroissante, les cours des crypto-monnaies ne pourront que grimper.

Mais l'utilisation des crypto-monnaies pour garantir des prêts n'est qu'une partie du projet de fusion des deux empires de la famille Trump (l'immobilier et les crypto-monnaies). Il s'agit également de moderniser toute l'infrastructure d'émission et de vente des prêts en les plaçant sur la blockchain...

Et l'une des crypto-monnaies de notre portefeuille est bien placée pour énormément en bénéficier...

Ondo Finance : la pièce manquante

Le président américain et sa famille ne cachent pas qu'ils soutiennent les crypto-monnaies.

Depuis son investiture, Donald Trump a nommé un "tsar des crypto-monnaies", ordonné la création d'une réserve stratégique de Bitcoins et signé une loi fixant des règles limpides sur les dollars numériques appelés stablecoins.

Les ETF du BTC et de l'ETH ont bondi à des plus hauts historiques, le mois dernier.

Tous les fils de Donald Trump sont impliqués dans des entreprises de crypto-monnaies. Or, pour une famille associée de longue date à des gratte-ciels et des parcours de golf, cet intérêt pour les crypto-monnaies est inattendu.

Mais la véritable opportunité reste à venir, à mesure que Trump et sa famille commenceront à fusionner leurs deux empires : l'immobilier et les cryptos.

Il y a deux semaines, Scott Bessent, le secrétaire au Trésor américain, a annoncé que le gouvernement envisageait de "déclarer un état d'urgence immobilier", cet automne. Cette annonce pourrait s'accompagner d'un effort majeur en vue de réduire les frais d'acquisition d'un bien immobilier, en instaurant un registre foncier national sur la blockchain.

Au coeur de cette révolution des crypto-monnaies et des prêts immobiliers, qui représente des milliers de milliards de dollars, se trouve un acteur relativement peu connu : Ondo Finance (ONDO).

Ondo se spécialise dans la tokénisation des actifs réels en créant sur la blockchain des versions numériques d'instruments financiers traditionnels.

Les liens entre la famille Trump et Ondo sont étroits. La société de la famille Trump, World Liberty Financial, a acheté plus de 470 000 $ de jetons ONDO, cette année. Donald Trump Jr. a même participé au premier sommet d'Ondo, à New York.

La spécialité d'Ondo Finance est de placer des actifs réels sur la blockchain, exactement ce dont le gouvernement a besoin pour les prêts immobiliers.

Actuellement, le système des prêts immobiliers s'appuie sur les banques qui regroupent des prêts et les vendent sous forme d'obligations appelées "titres adossés à des prêts immobiliers". Ce processus fonctionne, mais manque de transparence et offre peu de choix de personnalisation aux investisseurs.

La technologie de blockchain pourrait transformer ces prêts en leur permettant d'être fragmentés en parts moins importantes, plus faciles à acheter, vendre et retracer.

Dans un contexte où Ondo est axé sur la tokénisation des actifs réels, et où la famille Trump a directement investi dans ce protocole, ce jeton est bien parti pour devenir un acteur clé de ce nouveau système de prêts immobiliers.

L'opportunité d'une génération

Pour les investisseurs, la stratégie en présence est super simple.

Achetez Ondo dès maintenant, avant que la dernière mise à jour des textes réglementant les prêts immobiliers ne soit publiée.

Quand cette réglementation changera, Ondo se trouvera au carrefour de deux marchés représentant des milliers de milliards de dollars : celui des crypto-monnaies et celui de l'immobilier.

Les premiers investisseurs qui ont identifié cette relation ne feront pas que gagner de l'argent – ils bâtiront le type de richesse qui dure sur des générations.

La finance traditionnelle et les crypto-monnaies ne sont plus des mondes séparés. Ceux qui s'en rendent compte et agissent en conséquence se diront plus tard que c'était l'opportunité d'investissement de leur vie.

Bien à vous,

James Altucher
La Lettre Tech Capital

Jeudi 11 septembre 2025

Alerte vente – L’IA est en train de dévorer les logiciels (et nous avons une longueur d’avance)

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

En 2011, Marc Andreessen a fait cette déclaration retentissante : "Les logiciels sont en train de dévorer le monde."

Et à présent, l’IA est en train de dévorer les logiciels.

Anysphere, l’entreprise à l’origine de Cursor – la plateforme d’IA "text-to-code" [N.D.L.R. : Génération de code à partir d’instructions textuelles] qui s’appuie notamment sur les modèles d’Anthropic – est désormais valorisée à plusieurs milliards de dollars. (Et la société a atteint très rapidement le milliard de dollars de revenus.)

Des milliers de codeurs ont été licenciés, chez Google et Microsoft Corporation (MSFT), à cause d’outils d’IA semblables.

Cela ne veut pas dire que le logiciel est mort. Certains développeurs de logiciels seront encore plus rentables car ils pourront se servir de l’IA au lieu d’embaucher des codeurs qui coûtent cher. (Ils pourront par ailleurs offrir des salaires et avantages de plusieurs millions de dollars à leurs meilleurs ingénieurs.)

Mais les Adobe Inc. (ADBE) et Salesforce de ce monde ont du mal à faire face, ou sont en train de changer fondamentalement. Intuit a durement chuté, le mois dernier. Workday a plongé en mai et évolue à la baisse, depuis.

Tout le secteur du logiciel est sous pression, en ce moment, car l’IA les rattrape vite. Et voilà pourquoi nous allons vendre ADBE, aujourd'hui.

Mon conseil
Vendez vos actions Adobe Inc. (NASDAQ : ADBE – US00724F1012) au cours actuel.

Les sociétés qui boosteront le plus leurs marges sont celles qui gravitent autour des logiciels, mais dont le logiciel n’est pas le produit central.

Voilà pourquoi, précisément, la position que nous ouverte sur Micron Technology, Inc. (MU) affiche une telle réussite. Nous n’avons pas couru après les développeurs de logiciels très recherchés, mais identifié les infrastructures et plateformes qui permettent à la révolution de l’IA d’exister.

Et cette stratégie se révèle extrêmement payante.

Micron offre les résultats attendus

En sélectionnant en priorité Micron Technology, nous avons souligné que c’était la carte de type "pelle & pioche" par excellence à jouer sur l’IA. Et la "nature vorace en mémoire" de l’IA génère par ailleurs une ruée vers l’or, dans le secteur de la mémoire informatique.

Nous avons également souligné l’avantage de sa technologie HBM3E, qui offre 50 % de densité de mémoire en plus, et réduit de 20 % la consommation d’électricité.

Et le marché vient de valider notre hypothèse de manière explosive.

Micron est en hausse de plus de 40 %, au sein de notre portefeuille, depuis notre recommandation, et les derniers résultats publiés par l’entreprise montrent précisément pourquoi nous avions raison de parier sur l’infrastructure plutôt que sur les logiciels.

Les chiffres sont véritablement impressionnants : toute la production de mémoires HBM de Micron est vendue, sur l’année 2025. Pas seulement réservée mais bel et bien vendue. La société enregistre déjà les commandes pour l’année 2026.

Au troisième trimestre, le chiffre d’affaires généré par les mémoires HBM a bondi de 50 % d’un trimestre à l’autre et atteint un record de 9,3 Md$, soit une progression de 37 % d’une année sur l’autre.

Mieux encore, Micron a revu à la hausse le marché potentiel total des mémoires HBM, lequel représente désormais 35 Md$ en 2025 (nous avions prédit 30 Md$ ou plus en janvier 2025), et la société estime qu’il atteindra 110 Md$ d’ici à 2030.

Actuellement, Micron livre ses produits à quatre grands clients, pour des plateformes basées sur des GPU ou des circuits intégrés ASIC ("Application-Specific Integrated Circuits") – dont NVIDIA Corporation (NVDA) et Advanced Micro Devices, Inc. (AMD) – et vise une part de marché comprise entre 23 et 24 % d’ici à la fin de l’année 2025.

La société a créé une unité dédiée à la mémoire HBM, en mai, et envisage d’investir 30 Md$ supplémentaires, par rapport à ses projets antérieurs, afin de satisfaire la demande qui s’envole.

Voilà ce que nous voulions dire, quand nous avons indiqué que les exigences en mémoire de l’IA créaient une demande durable dépassant les schémas cycliques traditionnels.

Alors que les entreprises spécialisées dans les logiciels sont chamboulées, l’infrastructure fondamentale permettant à l’IA d’exister devient un peu plus précieuse chaque jour.

Pourquoi nous conservons une longueur d’avance sur la "disruption"

Dans un contexte où les traditionnels développeurs de logiciels s’exposent à une crise existentielle provoquée par les bouleversements liés à l’IA, nous avons orienté notre portefeuille sur des valeurs de type "pelles & pioches" qui tireront leur épingle du jeu, quelles que soient les applications d’IA qui l’emporteront.

Les puces mémoires, les plateformes de trading, les systèmes de vision informatique sont autant de couches d’infrastructure qui se renforceront à mesure que l’adoption de l’IA s’intensifiera.

Adobe, Salesforce, Intuit, sont des entreprises ayant érigé des remparts autour de logiciels complexes exigeant une coûteuse expertise humaine. Or, l’IA pulvérise leurs remparts à coup de bulldozer et banalise leurs produits.

En revanche, l’IA ne peut fonctionner sans mémoire, et on ne peut pas démocratiser la finance sans infrastructures de trading.

C’est la différence entre un logiciel qui se fait dévorer par l’IA et l’infrastructure qui se nourrit de la croissance de l’IA.

La prochaine vague d’opportunités représentant des milliers de milliards de dollars ne viendra pas de la construction d’un meilleur Photoshop, mais du fonctionnement des systèmes permettant aux contenus générés par l'IA d’exister.

Comme toujours, nous restons agiles et surveillons les changements fondamentaux qui créeront une richesse durable.

Les entreprises fournissant les rails de la révolution de l’IA – pas seulement les trains qui roulent dessus – seront les plus grandes gagnantes, au cours des années à venir.

Alors surveillez bien nos prochaines recommandations, car nous continuerons à capitaliser sur la transformation technologique la plus importante de notre vie.

À un avenir éclatant !

Ray Blanco
La Lettre Tech Capital

Lundi 8 septembre 2025

Pourquoi l'Ethereum devrait bientôt flamber ?

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Les grands investisseurs de Wall Street qui se moquaient autrefois de la monnaie numérique bâtissent désormais d'énormes positions.

Le signe le plus manifeste de ce changement est ce que l'on appelle les "DAT" ("Digital Asset Treasury"), acronyme qui désigne les entreprises dont la stratégie de trésorerie est basée sur des actifs numériques).

Des entreprises cotées convertissent ainsi une partie de leur trésorerie en crypto-monnaies, au lieu de tout conserver en dollars. C'est comme si une entreprise achetait de l'or mais, à la place, elle achète des jetons de crypto-monnaies.

Les DAT ont fait les gros titres cet été, lorsque Tom Lee, analyste respecté à Wall Street, a été nommé président de BitMine Immersion Technologies. Sa décision d'investir dans l'Ethereum (ETH) a été considérée comme une validation majeure de la part d'une voix respectée du monde financier.

Lee a prédit que l'ETH va grimper jusqu'à 12 000 $ d'ici la fin de l'année, ce qui représenterait une progression de 178 % par rapport à son cours actuel.

Une vague de "copieurs" s'est empressée de lui emboîter le pas.

Depuis l'annonce de Lee, cinq autres entreprises cotées ont annoncé leur intention d'acheter de l'ETH. Collectivement, elles en ont acheté pour plus de 11,2 Mds$.

Cette frénésie d'achats a créé une pénurie de l'offre, et cela fait bouger le marché.

La quantité d'ETH disponible sur les plateformes d'échange a chuté de 13 %, dans un contexte où ces entreprises retiraient des jetons de la circulation pour les conserver à long terme.

Cela a fait plonger l'offre disponible à des niveaux historiquement bas, si l'on remonte à septembre 2022 – date à laquelle elle a commencé à être mesurée. Alors que l'offre plongeait, la semaine dernière, l'ETH a établi un nouveau plus haut à 4 954 $, surpassant ses précédents records de novembre 2021.

Si l'on s'en tient aux principes économiques de base, on sait ce qu'il va arriver ensuite.

Il a suffi d'une demande de 11,2 Mds$ venant d'un DAT pour faire grimper l'ETH vers de nouveaux plus hauts historiques.

Si vous ne l'avez pas encore fait, envisagez d'acheter de l'ETH sur un repli. Si vous en détenez déjà, envisagez de renforcer votre position.

Mais ce n'est qu'une infime partie de ce qu'il va arriver.

Bientôt, d'autres crypto-monnaies pourraient subir les mêmes pénuries.

L'effet domino

Des DAT portant sur d'autres crypto-monnaies sont en cours de constitution.

La semaine dernière, une entreprise du NASDAQ appelée Caliber a annoncé son intention d'acheter ChainLink (LINK). Selon la rumeur, deux nouveaux DAT auraient chacun l'intention d'acheter pour plus de 1 Md$ de Solana (SOL). Bientôt, d'autres crypto-monnaies comme Aave (AAVE), Stellar (XLM), et Ondo Finance (ONDO) pourraient être concernées.

Si ces DAT suscitent autant d'intérêt que ceux de l'Ethereum, ces crypto-monnaies pourraient atteindre de nouveau plus hauts, elles aussi.

La course contre la montre

Nous assistons aux premiers stades d'un mouvement majeur.

Les plus grands investisseurs de Wall Street se tournent vers les crypto-monnaies, mais il est encore trop tôt pour que les investisseurs ordinaires s'y lancent.

La contraction de l'offre qui a fait grimper l'ETH vers de nouveaux sommets ne fait que commencer.

Cela signifie que si vous ne détenez pas déjà l'ETH et les autres jetons que j'ai cités ci-dessus, c'est le moment d'en acheter !

À mesure que de nouvelles entreprises suivront cette stratégie, les crypto-monnaies concernées flamberont.

Mais voilà, les pénuries de jetons se produisent vite. Une fois que les jetons disponibles ont disparu des plateformes d'échange, les cours peuvent grimper rapidement. Alors, dans six mois, les cours d'aujourd'hui pourraient ressembler à de super affaires !

Pour les investisseurs qui observent depuis le banc de touche, la fenêtre se réduit.

Les mêmes entreprises qui ont fait grimper l'ETH en l'achetant sont déjà en train de lorgner sur leurs prochains achats. Si l'on se positionne avant qu'elles ne passent à l'action, cela peut faire la différence entre surfer sur la vague et la regarder déferler sous nos yeux.

Bien à vous,

James Altucher
Les Investissements d'Altucher

Vendredi 5 septembre 2025

Quand Taïwan débarque en Arizona...

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Toutes les deux semaines, des vols charter transportant 300 ingénieurs taïwanais et leurs familles atterrissent à l'aéroport de Sky Harbor International, à Phoenix. Il ne s'agit pas de vols réguliers, mais de transferts de savoir réalisés en urgence.

L'Amérique a inventé le circuit intégré semi-conducteur mais, pendant des décennies, elle a laissé partir son expertise à l'étranger. Les Américains ont appris au monde entier à fabriquer les puces qui font tout fonctionner, des smartphones aux avions de combat. Puis ils ont livré sur un plateau des usines, des compétences et des fleurons technologiques.

Et maintenant, le moment est venu de payer la facture, dans un contexte où l'Amérique s'empresse de rapatrier son expertise sur le sol américain avant qu'il ne soit trop tard.

Les restrictions instaurées le 2 septembre par le département du Commerce américain sur les activités chinoises de Taiwan Semiconductor Manufacturing Company's (TSM) vont au-delà de la politique commerciale.

Ce dernier geste du gouvernement Trump n'est qu'une preuve supplémentaire de la course désespérée lancée pour garantir la survie technologique de l'Amérique avant que la Chine, par l'usage de la force, ne rende totalement sans objet cette dépendance américaine aux puces de TSM.

L'exode de l'expertise

Le site de production à 165 Mds$ de TSM, en Arizona, ne parvient pas à trouver suffisamment de personnel américain qualifié pour manier les équipements de production de semi-conducteurs à la pointe des technologies.

L'Amérique n'a pas ces compétences.

La réalité fondamentale, c'est que l'Amérique a littéralement donné le savoir permettant de produire la technologie de semi-conducteurs la plus avancée au monde.

Quand TSM ouvre de nouveaux sites de production en Arizona, les vols charter se succèdent. Ce n'est pas parce que les travailleurs taïwanais sont bon marché, mais parce qu'ils sont les seuls capables d'accomplir ce travail.

Cette carence de savoir est le résultat de décennies de négligence stratégique. Alors que les entreprises américaines se focalisaient sur la conception et la commercialisation des puces, l'expertise de la fabrication a migré à Taïwan, en Corée du Sud et, au bout du compte, en Chine.

Le P-DG de Nvidia, Jensen Huang, se rend à Taipei pour remercier personnellement les équipes de production qui fabriquent l'architecture d'IA de prochaine génération de son entreprise. Imaginez : le P-DG de l'entreprise américaine affichant la plus forte valorisation dépend totalement de sites de production situés à 160 km de la Chine continentale.

C'est un énorme risque.

Le risque taïwanais

La domination de Taïwan dans le domaine des semi-conducteurs crée une énorme vulnérabilité mondiale.

L'île produit plus de 90 % des puces les plus avancées du monde sur des sites qui pourraient être perturbés par des actions militaires ou un blocus. Si la Chine s'en prend à Taïwan, les chaînes d'approvisionnement technologiques du monde entier pourraient être immédiatement confrontées à une crise.

Imaginez ce qu'il se passerait pour le développement de l'IA, aux États-Unis : sans puces avancées, il stopperait net. Autre élément inquiétant : les systèmes de défense américains, qui dépendent de processeurs de pointe, seraient confrontés à des pénuries critiques.

Le risque augmente au fil des exercices militaires menés par la Chine dans le détroit de Taïwan, et à chaque escalade des tensions entre les deux pays.

Les restrictions imposées par Trump sur le site chinois de TSM ont deux objectifs : empêcher la Chine de construire des capacités de productions de repli, et encourager le rapatriement d'une production cruciale sur le sol américain.

Mais les restrictions soulignent également à quel point il reste peu de temps. Chaque mois qui passe accroît le risque que la Chine passe la première à l'action.

La course au savoir

Les cerveaux des ingénieurs taïwanais qui débarquent en avion en Arizona recèlent une expertise irremplaçable.

La fabrication de semi-conducteurs avancés est redoutablement difficile. Ces nouvelles puces sont les objets les plus complexes jamais conçus par les humains.

La fabrication de puces va au-delà d'un équipement : il faut que des gens comprennent des milliers de variables déterminant si un processus de fabrication va réussir ou non. Les variations de température sur les sites de production sont mesurées en fractions de degrés. Les compositions chimiques sont ajustées au ppm (partie par million) près. Le réglage des équipements exige des années d'expérience, avant d'être maîtrisé.

Cette connaissance, qui ne peut être ni téléchargée ni apprise dans des manuels, est logée dans l'esprit d'un nombre relativement faible d'individus, dans le monde, et dont la plupart travaillent dans des entreprises basées à Taïwan.

L'Amérique fonce, pour transférer suffisamment de connaissances vers des sites américains, avant que des événements géopolitiques n'empêchent ces transferts.

Les conséquences sur notre portefeuille

Nos positions ne tirent pas profit d'un positionnement intelligent sur le marché, mais du fait qu'elles sont essentielles à la survie technologique américaine.

Les services de fondeur d'Intel Corporation (INTC) représentent la seule grande alternative basée sur le sol américain, au cas où le système actuel serait défaillant. La participation de plusieurs milliards de dollars prise récemment par le gouvernement américain est donc une nécessité stratégique.

Intel doit réussir, car l'Amérique ne peut pas se permettre que cette entreprise fasse faillite.

ASML Holding (ASML) – basée en Europe, mais alignée sur les intérêts américains – contrôle les machines EUV (lithographie Extrême Ultraviolet) exigée pour la production de puces avancées. Son monopole ne relève pas d'un simple positionnement sur le marché : il constitue un nouveau goulot d'étranglement, entre indépendance technologique et vassalisation technologique.

L'expansion de Taiwan Semiconductors en Arizona confirme bien cette crise. La société ne dépenserait pas des milliards pour relocaliser son expertise à moins que les enjeux ne justifient ces coûts. Tous ces vols charter représentent une assurance contre une défaillance catastrophique de la chaîne d'approvisionnement.

Microsoft Corporation (MSFT), Amazon.com, Inc. (AMZN) et Oracle (ORCL) bénéficient également des politiques assurant que les fabricants d'infrastructures d'IA restent accessibles lors de problèmes d'approvisionnement potentiels. Leurs services de cloud sont devenus des infrastructures critiques, dans un contexte où les machines physiques disparaissent.

La dernière porte de sortie

L'Amérique est confrontée à une crise de souveraineté technologique résultant de décennies de délocalisation, et que seules des mesures d'urgence peuvent résoudre, désormais.

Les vols charter en provenance de Taïwan représentent le dernier transfert d'expertise avant que des événements géopolitiques ne les rendent impossibles.

Les restrictions instaurées sur les équipements créent un avantage temporaire le temps que les capacités se développent sur le sol américain.

Mais le temps vient à manquer.

Les capacités chinoises en matière de semi-conducteurs augmentent chaque mois.

La vulnérabilité de Taïwan s'accroît avec les exercices militaires menés en mer de Chine méridionale.

Les sociétés qui devraient bénéficier de ce plan de sauvetage technologique américain ne sont pas seulement des opportunités d'investissement, mais également des bouées de sauvetage qui permettront de préserver une indépendance technologique quand le système actuel sera défaillant.

Les restrictions imposées le 2 septembre à TSM et à la Chine confirment ce que les vols charter ont déjà démontré : l'Amérique s'empresse de récupérer des capacités technologiques qu'elle n'aurait jamais dû laisser partir.

Les entreprises de notre portefeuille ne sont pas seulement bien placées pour réaliser des profits. Elles sont bien placées dans cette perspective de survie.

À un avenir éclatant !

Ray Blanco
Les Investissements d'Altucher

Lundi 1er septembre 2025

[Arthur Toce] Votre numéro trimestriel n°03

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Nous sommes heureux de vous adresser votre numéro trimestriel 100 % signé Arthur Toce ! Il vous y présente ses nouvelles recommandations et évoque l'actualité des actions dans son portefeuille.

Vous pouvez télécharger directement votre numéro en cliquant ici.

NB : Pour télécharger le document PDF, vous aurez besoin du logiciel Acrobat Reader. Si vous souhaitez télécharger ce logiciel, cliquez ici

Dans ce numéro :

  • Notre stratégie combinée : décote et IA en Europe

  • Novo Nordisk, de l'euphorie à la sous-valorisation

  • Elastic : misez sur la recherche intelligente !

  • Des nouvelles de notre portefeuille.

N'hésitez pas à nous écrire pour nous faire part de vos remarques, de vos suggestions ou de vos questions. Ce sera toujours un plaisir d'échanger avec vous.

Nous vous souhaitons une excellente lecture,

– L'équipe de la rédaction des Investissements d'Altucher

Mercredi 27 août 2025

Le New York Stock Exchange adopte discrètement les crypto-monnaies

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Quelque chose d'énorme est en train de se produire à Wall Street...

Aujourd'hui, la plus puissante place financière du monde fonctionne encore comme si l'on était en 1985. À Wall Street, les employés passent encore des journées à contrôler manuellement des feuilles de calcul. Ils comparent les transactions aux comptes en banque, à la recherche d'erreurs.

Mais le changement se profile à l'horizon...

Wall Street est prêt à investir des milliards dans la modernisation du système financier.

Les grands investisseurs parient gros sur quelque chose qui s'appelle la "tokénisation".

Considérez la tokénisation comme la transformation des investissements traditionnels en versions numériques évoluant sur la blockchain. Ces actifs numériques peuvent être échangés instantanément, 24 heures sur 24.

Les experts financiers prévoient que le marché des actifs tokénisés représentera 30 Mds$ d'ici 2030. Pour resituer le contexte, cela dépasse la totalité du marché actions américain actuel.

Mais pour que la tokénisation fonctionne, il lui faut une technologie cruciale, dont la plupart des gens n'ont jamais entendu parler.

Or l'une des crypto-monnaies de notre portefeuille transforme discrètement la tokénisation en nouvelle réalité pour Wall Street. Et elle va devenir le péage, en quelque sorte, de toutes les transactions financières de la planète...

Chainlink : le poste de péage du marché des crypto-monnaies

Bien que Chainlink (LINK) ne soit pas encore un nom très connu dans l'univers des crypto-monnaies, c'est un acteur colossal.

Ce qu'il est important de souligner, c'est que Chainlink gère plus de 68 % de toutes les activités d'oracle de l'univers des crypto-monnaies.

Si vous n'êtes pas impliqué à fond dans les crypto-monnaies, le terme "oracle" est peut-être nouveau, pour vous. Mais voici une façon simple de le visualiser : les oracles sont des services qui acheminent continuellement des informations du monde réel vers les blockchains.

Par exemple, une application de blockchain liée aux paris sportifs pourrait recevoir les scores définitifs d'un match de football et payer automatiquement le gagnant. Les cours d'actions cotées sur la blockchain pourraient être actualisés en temps réel pour rester synchronisés avec les marchés mondiaux.

Presque tous les principaux projets de blockchain dépendent des flux de données fournis par les oracles.

Un total de 25 000 Mds$ de transactions a été traité à l'aide des oracles de Chainlink, depuis 2019. Sans parler des crypto-monnaies déjà supportées à Wall Street.

Chainlink perçoit de faibles frais de transaction sur chaque transaction réalisée sur la blockchain. Et, comme pour un gestionnaire d'un péage d'autoroute, la technologie d'oracle de Chainlink devrait lui permettre de percevoir une source de revenus croissante à mesure que le trafic augmentera.

L'an dernier, Chainlink a noué un partenariat avec SWIFT, le système de messagerie interbancaire utilisé par presque toutes les principales banques du monde entier. Ce partenariat englobe Citi, BNP Paribas, BNY Mellon et sept autres grandes institutions financières. Ensemble, ces acteurs ont testé les connexions entre SWIFT, l'Ethereum (ETH) et d'autres blockchains, pour transférer des actifs tokénisés.

Quand SWIFT adopte de nouvelles technologies, tout l'univers bancaire lui emboite le pas.

Mais Chainlink pourrait recevoir un soutien encore plus important...

Le partenaire crypto du New York Stock Exchange

Il y a deux semaines, en toute discrétion, Intercontinental Exchange (ICE) – la société mère du New York Stock Exchange – a annoncé travailler avec Chainlink. C'est un énorme soutien pour les crypto-monnaies en général, et pour LINK en particulier !

ICE fournira des données sur les taux de change et les prix des métaux précieux via le réseau Chainlink. Ce partenariat avec ICE intervient juste un mois après le lancement par Chainlink d'un nouveau service offrant des données boursières en temps réel aux réseaux de blockchain.

En supprimant les intermédiaires traditionnels, le trading sur la blockchain réduit de façon spectaculaire les coûts et élargit l'accès aux marchés mondiaux.

La transition des actions américaines vers la blockchain pourrait permettre à tout le monde, partout sur la planète, de réaliser des trades instantanés, sans passer par les traditionnels courtiers.

Des milliards de personnes, dans le monde, ont envie d'accéder aux marchés actions américains, mais ne peuvent pas le faire facilement. Les courtiers facturent des frais élevés et ont des exigences complexes. Beaucoup de pays restreignent les investissements à l'étranger. Les actions tokénisées, fonctionnant avec LINK, pourraient éliminer ces barrières du jour au lendemain.

Chainlink est central

Toutes les planètes s'alignent en faveur de Chainlink, pile au bon moment.

Les réglementations américaines se clarifient. Les grandes banques s'impliquent. La technologie est enfin prête pour une adoption par le grand public. Le président Trump a récemment signé une nouvelle loi soutenant la technologie de blockchain. L'incertitude réglementaire qui a freiné les progrès pendant des années est en train de s'effacer.

Parallèlement, Chainlink continue d'intégrer à toute allure de nouveaux partenariats, ainsi que des capacités.

La tokénisation représente le plus grand changement survenant dans l'univers financier depuis des générations. Lorsqu'elle se réalisera, des milliers de milliards de dollars d'actifs auront besoin de flux de données fiables et sécurisés.

Chainlink est en train de se positionner pour devenir l'infrastructure de péage essentielle à ce nouveau monde.

Les investisseurs qui se positionnent de bonne heure, en identifiant aujourd'hui cette opportunité, pourraient assister à une création de richesse sur plusieurs générations, au cours de la prochaine décennie.

La révolution de la tokénisation vient juste de commencer, et Chainlink est parfaitement placée pour devenir l'épine dorsale de ce nouveau système financier !

Bien à vous,

James Altucher
Les Investissements d'Altucher

Jeudi 14 août 2025

AMD et STM, les piliers cachés de l’Internet spatial

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Lorsque nous avons identifié Advanced Micro Devices, Inc. (AMD) et STMicroelectronics (STM) comme des opportunités pour profiter indirectement de l'avènement de l'empire Starlink, avant son entrée en Bourse, nous savions que l'opportunité était grande.

Nous avions tort...

Elle est ÉNORME – bien plus vaste que nous ne l'aurions imaginé.

Aujourd'hui, AMD affiche une hausse de 107 % par rapport à ses plus bas d'avril. Mais voilà, nous n'en sommes encore qu'au début !

Ce qui a commencé comme un simple fournisseur d'Internet par satellite s'est transformé en quelque chose de beaucoup plus grand : l'infrastructure fondamentale d'une économie spatiale tout entière qui en est à ses balbutiements.

Pourquoi l'informatique spatiale change tout

La puissance de calcul déployée dans l'espace connaît une croissance exponentielle.

SpaceX a réduit considérablement les coûts de lancement et déployé plus de 7 000 satellites Starlink. Mais chaque nouvelle génération de satellites nécessite une puissance de calcul plus importante que la précédente.

Contrairement aux réseaux cellulaires terrestres, les systèmes spatiaux doivent gérer les transferts de signaux entre des satellites voyageant à 28 000 km/h tout en maintenant les connexions avec les appareils au sol. Cela nécessite un débit informatique massif dans un environnement – l'espace – qui détruit les composants électroniques standard.

Les contraintes techniques sont considérables.

Les satellites sont constamment exposés à des rayonnements qui peuvent endommager les puces standard. Ils sont soumis à des températures allant de -195 °F à des chaleurs extrêmes. Et il n'y a pas de climatisation dans l'espace : tout doit être refroidi à l'aide de radiateurs, ce qui limite la consommation d'énergie à 100-200 watts maximum, contre plus de 800 watts dans les centres de données terrestres.

La plupart des solutions informatiques qui fonctionnent parfaitement sur Terre échouent lamentablement dans l'espace.

Les rayonnements provoquent des variations du seuil de tension dans les transistors, les rendant plus lents et plus gourmands en énergie. Les verrouillages à événement unique peuvent complètement détruire les circuits intégrés lorsque des protons interagissent avec des composants à haute tension.

C'est pourquoi les puces Versal de qualité spatiale d'AMD représentent une avancée technologique colossale. Elles ne sont pas seulement résistantes aux rayonnements – elles sont également reconfigurables en vol.

Les ingénieurs peuvent reprogrammer et reconfigurer les satellites à distance, en testant les modifications sur des modèles au sol avant de déployer les mises à jour dans l'espace sans toucher physiquement au matériel.

AMD ne se contente pas de vendre des puces aux entreprises spatiales. Elle permet la création de "satellites définis par logiciel" qui peuvent être actualisés et améliorés longtemps après leur lancement, créant ainsi des opportunités de revenus récurrents liés aux logiciels qui vont bien au-delà des ventes de matériel.

AMD, le pari indirect qui monte en puissance

Notre recommandation initiale concernant AMD portait sur son rôle dans l'alimentation des satellites Starlink. Cette thèse reste d'actualité et a dépassé nos attentes les plus folles.

Cette semaine, l'administration Trump a annoncé que NVIDIA Corporation et AMD verseraient 15 % de leurs revenus liés aux puces IA en Chine au gouvernement américain en échange de licences d'exportation.

Wall Street s'est d'abord inquiété de cette "taxe" sur les bénéfices.

Mais les analystes considèrent qu'il s'agit en fait d'une évolution positive. Vendre des puces avec une pénalité de 15 % à la Chine est bien mieux que de ne pas en vendre du tout. Les deux entreprises peuvent désormais monétiser des stocks précédemment amortis tout en conservant l'accès à un marché crucial.

Pour AMD, cela élimine une importante menace géopolitique tout en préservant l'accès au marché chinois qui, selon les estimations de CFRA Research, pourrait générer 35 milliards de dollars par an pour les entreprises américaines de puces électroniques.

Mais le plus important, c'est l'évolution d'AMD, qui est passée d'une entreprise de puces cherchant à concurrencer Nvidia à une entreprise de systèmes complets s'attaquant à des marchés totalement différents.

Lisa Su, P-DG d'AMD, a récemment révélé que lorsque l'entreprise lancera sa série MI400, elle commercialisera "non seulement des GPU et des DPU, mais aussi des processeurs pour nœuds hautes performances". Elle a ajouté : "Notre offre va donc considérablement s'étoffer."

Cela représente un changement fondamental, passant de la vente de composants individuels à la captation de revenus sur l'ensemble de la pile informatique – des centres de données terrestres aux constellations de satellites en orbite.

STM : quand la patience paie

STMicroelectronics a discrètement mis en œuvre notre scénario d'investissement avec une précision chirurgicale, typique du Vieux Continent.

STM a récemment bondi de 6 % à l'annonce d'un rachat d'actions et a publié des résultats trimestriels qui ont confirmé nos soupçons : l'entreprise avait touché le fond et commençait à se redresser.

La société a indiqué que le premier trimestre représentait le creux de la vague pour son activité industrielle. Le deuxième trimestre a affiché une croissance séquentielle dans tous les segments, et les prévisions pour le troisième trimestre tablent sur une croissance séquentielle de 14,6 %, à 3,17 milliards de dollars.

Le lien avec Starlink reste solide.

Les analyses de démontage continuent de montrer la présence de composants STM dans tous les terminaux Starlink, et le contrat de fabrication de 2,4 milliards de dollars conclu par la société pour 1 million de terminaux lui assure des revenus prévisibles et à forte marge.

Mais la valeur de STM ne se cantonne pas à Starlink.

La société a annoncé de nouvelles collaborations avec Nvidia sur une architecture DC-DC à haute densité de puissance pour les centres de données IA. Son écosystème de microcontrôleurs STM32 est passé à 1,5 million d'utilisateurs, contre 1,3 million en 2024.

STM représente le trade "pioches et pelles" à la croisée de plusieurs révolutions technologiques : les communications par satellite, l'infrastructure de l'IA, l'électrification automobile et l'automatisation industrielle.

La société prévoit une amélioration de sa marge brute au quatrième trimestre, grâce à la baisse des charges liées aux capacités inutilisées et à l'amélioration de l'efficacité de la production.

La clarté politique crée des opportunités

L'industrie des semi-conducteurs est secouée depuis des années par l'incertitude réglementaire. Or, de récents développements suggèrent une évolution vers des cadres transactionnels plus prévisibles.

L'accord obtenu par AMD et Nvidia au sujet de la Chine fait office de modèle : plutôt que de subir des interdictions pures et simples d'exportation, les entreprises pourraient conserver l'accès au marché à condition de partager une partie de leurs revenus avec le gouvernement américain.

Même le récent mélodrame entre Intel et l'administration Trump (le P-DG Lip-Bu Tan est passé, en quatre jours, de "doit démissionner immédiatement" à "son histoire est incroyable"), démontre à quelle vitesse les positions politiques peuvent évoluer lorsque les entreprises s'engagent de manière constructive.

Pour nos participations axées sur l'espace, cette clarté politique est particulièrement précieuse. Les applications spatiales nécessitent de longs délais de développement et des investissements massifs. Alors l'incertitude réglementaire tue ces projets avant même qu'ils ne naissent.

À quand la "super IPO" de Starlink ?

Elon Musk a toujours indiqué que Starlink serait introduit en Bourse dès que ses flux de trésorerie deviendraient "raisonnablement prévisibles".

Les développements récents suggèrent que ce calendrier pourrait s'accélérer...

  • Starlink compte désormais plus de 6,7 millions d'abonnés dans le monde.

  • Le service est devenu rentable et affiche des marges en hausse.

  • Les partenariats directs avec T-Mobile et d'autres opérateurs téléphoniques créent de nouvelles sources de revenus.

  • Les contrats avec les gouvernements et les entreprises assurent la stabilité des revenus récurrents de l'entreprise.

Lorsque l'IPO de Starlink aura lieu, les investisseurs comprendront soudainement pourquoi des entreprises comme AMD et STM ont joué un rôle essentiel dans sa concrétisation.

Les plateformes informatiques résistantes aux radiations... La fabrication de précision des composants des terminaux... Les capacités des satellites définis par logiciel qui permettent des mises à jour et des optimisations en vol...

Il ne s'agit pas seulement de relations d'approvisionnement – mais de dépendances technologiques qui prennent de plus en plus de valeur à mesure que l'économie spatiale se développe.

Des opportunités nées de la convergence

Ce qui rend cette opportunité particulièrement intéressante, c'est la convergence de plusieurs tendances autour des mêmes fournisseurs d'infrastructures.

AMD tire parti de la demande en centres de données IA, des besoins en informatique spatiale et des déploiements de systèmes de racks complets. STM profite de la fabrication de terminaux satellites, de la croissance des capteurs IA et de la reprise de l'automatisation industrielle.

Chaque entreprise dispose de multiples moyens de tirer profit de l'accélération de ces transformations, la "super IPO" de Starlink pouvant servir de catalyseur pour aider les investisseurs à comprendre toute l'étendue de leur exposition à l'économie spatiale.

Notre pari sur Starlink continue de se dérouler exactement comme prévu, mais avec une portée et une ampleur qui dépassent nos attentes initiales.

AMD et STM ne se contentent pas de surfer sur la vague de l'Internet par satellite. Ils fournissent une infrastructure essentielle pour les satellites définis par logiciel, l'informatique spatiale alimentée par l'IA et toute l'économie orbitale qui émerge autour des constellations en orbite terrestre basse.

Comme l'explique Ken O'Neill, employé chez AMD, l'industrie s'oriente vers des satellites définis par logiciel qui peuvent être reconfigurés en vol. Il ne s'agit pas seulement d'une capacité technique, mais d'un modèle de revenus récurrents qui va bien au-delà de la vente de matériel.

Lorsque la "super introduction en Bourse" de Starlink aura lieu, ces entreprises seront reconnues pour ce qu'elles sont réellement : les pionniers qui ont rendu possible toute la révolution de l'Internet spatial.

À un avenir éclatant !

Ray Blanco
Les Investissements d'Altucher

Lundi 25 août 2025

Intel, un fleuron "too big to fail"

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Alors que des bénéfices calamiteux faisaient plonger son action à 20 $, les "grands cerveaux" rédigeaient la nécrologie de cet ancien leader de la fabrication des puces, aux États-Unis.

Apparemment, Intel Corporation (INTC) n'offrait plus de perspectives.

Intel était à la traîne en matière d'intelligence artificielle, perdait des clients en faveur de Taiwan Semiconductor Manufacturing Co. Ltd (TSM), et dépensait beaucoup d'argent sur des activités de fondeur dont personne ne voulait.

Les baissiers n'avaient pas totalement tort, mais ils n'ont pas vu le tableau d'ensemble. Quant à nous, nous avons déclaré qu'Intel était trop importante pour faire faillite ("too big to fail").

Parfois, les actions les plus détestées deviennent les plus essentielles.

Et la semaine dernière, Intel est passée du statut d'entreprise technologique en difficulté à celui d'atout stratégique national, deux énormes investisseurs soutenant cette transformation.

Le gouvernement entre en jeu

Bloomberg a récemment publié un article qui a fait flamber les actions d'Intel : le gouvernement Trump serait en pourparlers en vue de prendre une participation de 10 % dans l'entreprise, l'État fédéral devenant potentiellement son actionnaire le plus important.

Le mécanisme est élégant. Au lieu de rédiger un chèque, le gouvernement convertirait en actions les 10,9 Mds$ de subventions obtenues par Intel au titre du CHIPS Act. L'État prendrait instantanément cette participation sans occasionner de nouvelles dépenses.

Et cela confirmerait immédiatement qu'Intel n'est pas un producteur de puces parmi tant d'autres, mais une infrastructure cruciale.

Le raisonnement est solide : Intel est la seule entreprise américaine capable de fabriquer les puces les plus innovantes sur le sol américain.

Même si certains concurrents comme TSM et Samsung ont des usines aux États-Unis, il s'agit d'entreprises détenues par des étrangers. À l'ère où les semi-conducteurs sont devenus le nouveau pétrole, c'est important.

L'ex-P-DG d'Intel, Craig Barrett, l'a exprimé sans détours : Intel a besoin de 40 Mds$ pour concurrencer TSM. Le soutien du gouvernement offre cette crédibilité et ouvre la porte à des financements autrefois inaccessibles.

Les grands investisseurs font de même

Quelques jours après l'annonce de cette possible prise de participation de l'État, SoftBank a lâché une bombe à 2 Mds$.

Ce géant de l'investissement japonais a accepté d'acheter des actions Intel au prix unitaire de 23 $, pour une participation d'environ 2 % dans l'entreprise. C'est l'investissement le plus important jamais réalisé en une seule fois dans Intel, si l'on se base sur son histoire récente.

Le raisonnement du P-DG de Softbank, Masayoshi Son, est limpide : "Cet investissement stratégique reflète ce que nous pensons, à savoir que la fabrication et la fourniture de semi-conducteurs innovants vont encore s'accroître aux États-Unis, et Intel jouera un rôle crucial."

Ce n'est pas de la charité. Softbank détient déjà Arm Holding, le rival d'Intel dans le domaine de la conception de puces.

La société d'investissement comprend mieux que personne le paysage des semi-conducteurs. Alors, quand elle parie 2 Mds$ sur la renaissance d'Intel, cela valide énormément la thèse du redressement.

Le facteur Trump

Les dynamiques politiques ne pourraient être plus favorables.

Il y a deux semaines, Trump a réclamé la démission de l'actuel P-DG d'Intel, Lip-Bu Tan, en raison de ses liens supposés avec la Chine. Ensuite, après une réunion à la Maison-Blanche, Trump a déclaré que l'histoire de Tan était "étonnante", et il a annoncé la poursuite de la collaboration.

C'est classique, avec Trump : la pression, la négociation, l'accord.

Et résultat ? Intel profite désormais du soutien d'un gouvernement obsédé par le rapatriement de la fabrication des puces sur le sol américain.

C'est ce même gouvernement qui vient de négocier afin que Nvidia et AMD lui reversent 15 % de leurs revenus provenant des ventes de puces à la Chine.

Et donc, je me demande... Et s'il y avait un enjeu plus important ?

Songez au problème fondamental d'Intel : la société a désespérément besoin de clients importants pour ses activités de fondeur. Ce que les agents immobiliers appellent des "anchor tenants" (locataires phares), de très gros clients justifiant des investissements massifs.

Et à présent, AMD et Nvidia s'exposent à une pénalité de 15 % sur leurs ventes de puces à la Chine. Et il ne s'agit même pas de leurs meilleures puces, mais de versions édulcorées, conçues pour être conformes aux restrictions d'exportation.

Et si Trump se servait de cette pénalité comme levier pour pousser AMD et Nvidia à fabriquer ces puces destinées à la Chine chez Intel, plutôt ? Il n'y aurait plus de pénalités, si elles étaient fabriquées chez Intel.

Tout d'un coup, Intel obtiendrait ces "anchor tenants" qu'il lui faut. AMD et Nvidia pourraient réduire le poids des pénalités. Et Trump rapatrierait toute la production de puces avancées – même les versions exportées – sur le sol américain.

Ce serait un cas d'école, en matière de négociation "à la Trump" : on se sert du bâton pour créer la carotte qui règlera simultanément de nombreux problèmes.

La configuration technique

Sur le graphique, Intel se rapproche d'un tournant crucial.

L'action est en train de tester une résistance autour de 26 $, niveau auquel elle a souvent plafonné au cours de l'année qui s'est écoulée. Si elle franchissait nettement la barre de 26 $, cela lui ouvrirait la voie vers les 30 $, et comblerait ainsi l'écart creusé par le krach du mois d'août dernier.


Intel s'est heurtée à une résistance au-dessus de 26 $, comme l'indique la ligne horizontale bleue

Ce niveau des 30 $ n'est pas arbitraire. Il s'agit d'une évaluation antérieure à la crise, avant que les difficultés d'Intel, dans le domaine de l'IA, ne deviennent évidentes.

Avec le soutien du gouvernement américain et la validation de Softbank, ce niveau semble de nouveau atteignable.

Ce que tout cela signifie

L'évolution d'Intel du statut de fabricant de puces en difficulté à celui d'atout stratégique national a été plus rapide que tout le monde le pensait.

Le soutien du gouvernement, la validation d'un grand investisseur et des tendances politiques favorables sont autant d'éléments qui se sont alignés en faveur d'une entreprise extrêmement décotée.

Intel vient juste de nous montrer que cette entreprise était trop importante pour faire faillite. Et c'est précisément le type de transformation qui offre d'énormes opportunités d'investissement à ceux qui se sont positionnés de bonne heure.

À un avenir éclatant !

Ray Blanco
Les Investissements d'Altucher


Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Nous avons l'immense plaisir de vous adresser votre exemplaire du mois d'août des Investissements d'Altucher au format PDF !

Vous pouvez télécharger directement votre numéro en cliquant ici.

NB : Pour télécharger le document PDF, vous aurez besoin du logiciel Acrobat Reader. Si vous souhaitez télécharger ce logiciel, cliquez ici

Voici le sommaire de votre numéro :

  • L’IA débarque dans le monde réel (James Altucher)

  • La méprise à 50 000 Mds$ à propos des humanoïdes... (Chris Campbell)

  • Usines robotisées : la Chine a du souci à se faire (Ari Goldschmidt)

  • Le Dr. Bot va vous recevoir – Le boom de la "MedTech" (Ray Blanco)

  • L’Art de la guerre à l’ère de l’IA (Chris Cimorelli)

  • Le Top du mois – Notre sélection de recommandations d’achats du mois

Sans plus attendre, découvrez ce nouveau numéro :

Les Investissements d'Altucher n°93, août 2025

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Nous travaillons en ce moment sur votre prochain numéro mensuel des Investissements d'Altucher... Vous le recevrez bientôt !

Mais nous voulions vous communiquer sans attendre la recommandation du mois !

Vous en saurez plus sur le scénario d'investissement derrière ce nouvel ajout à notre portefeuille dans votre mensuel d'août, mais voici déjà le conseil d'achat de James et son équipe...

Achetez Cognex Corporation (NASDAQ : CGNX – US1924221039) au prix maximum de 42,50 $ par action.

RDV d'ici quelques jours pour l'analyse complète sur cette action !

– L'équipe de la rédaction des Investissements d'Altucher

Mardi 29 juillet 2025

Crypto-monnaies : Ce signal haussier que vous ne pouvez ignorer

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Ces derniers temps, les choses semblent différentes dans l'univers des crypto-monnaies.

Il y a des années, quand j'assistais à des conférences sur les crypto-monnaies, on y croisait des personnes aux profils les plus techniques imaginables : programmeurs, mathématiciens, experts en cybersécurité...

Aujourd'hui, des conférences sur les crypto-monnaies ont lieu partout, et presque chaque semaine. Et ceux qui y assistent sont des personnes que l'on pourrait croiser dans un centre commercial, à Disneyland ou à un match de baseball.

Des gens normaux, quoi !

En 2012, je suis passé sur CNBC pour parler de mon nouveau livre sur les crypto-monnaies. À l'époque, les gens considéraient les crypto-monnaies comme une arnaque ou un gadget. Maintenant, c'est un sujet de conversation quotidien sur CNBC. Les chauffeurs Uber sillonnent les villes avec leurs applications de trading de crypto-monnaies sur un téléphone et leur itinéraire sur un autre.

On peut sereinement dire que les crypto-monnaies ont évolué du statut d'investissement opaque à quelque chose qui s'est démocratisé. Et pourtant, malgré les gros titres incessants et des plus hauts records chaque semaine, la folle aventure des crypto-monnaies n'a même pas encore commencé...

Vous avez encore de l'avance

Selon un rapport publié il y a deux semaines par Gallup, seuls 14 % des adultes américains détiennent des crypto-monnaies, à l'heure actuelle. Et 18 % des Américains sont prêts à en acheter ; 4 % des personnes interrogées avaient l'intention de le faire bientôt.

Les professionnels de l'investissement jettent un regard encore plus positif sur les crypto-monnaies.

Selon un rapport publié en janvier par la société de consultants EY, 59 % des investisseurs institutionnels (fonds de pension, fonds de dotation, hedge funds, etc.) auraient l'intention d'investir 5 % (voire plus) de leurs actifs sous gestion dans les crypto-monnaies, cette année.

Bien que ces enquêtes soient encourageantes, cela n'est rien comparé à ce qui va arriver...

Les crypto-monnaies à Capitol Hill

La dernière quinzaine a marqué un tournant, pour tout le secteur des crypto-monnaies.

Après des années d'incertitude réglementaire, Washington a connu la première "semaine des crypto-monnaies" de son histoire.

Le Bitcoin (BTC) a réagi en franchissant la barre des 122 000 $, pulvérisant ainsi ses précédents records. Le marché des crypto-monnaies dans son ensemble a atteint une capitalisation totale historique de 4 000 Mds$.

Qu'est-ce qui a changé ?

Eh bien, après avoir été ignorées ou réprimées pendant des années, les crypto-monnaies ont enfin des amis hauts placés.

La pierre angulaire de cette "semaine des cryptos", c'est la loi GENIUS Act – la première grande loi américaine sur les crypto-monnaies jamais adoptée. Le président Trump l'a ratifiée le 18 juillet, après une série de votes au Congrès. Cette loi établit un cadre clair pour les stablecoins, ces dollars numériques qui évoluent sur la blockchain.

Si vous découvrez juste les crypto-monnaies, considérez les stablecoins comme des versions numériques du dollar, qui peuvent être envoyées n'importe où dans le monde instantanément, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Leur nom contient le mot "stable" car un stablecoin est équivalent à un dollar, contrairement au BTC ou à l'ETH, dont la valeur change en permanence.

Ces dollars numériques sont devenus l'épine dorsale de l'économie des crypto-monnaies.

L'Ethereum compte plus de 130 Mds$ de stablecoins sur sa blockchain. Cela représente la moitié des 260 Mds$ de stablecoins de toutes les blockchains du monde entier.

Des entreprises telles que Circle Internet Group (CRCL), qui émet l'USDC, et Tether, qui émet l'USDT, sont désormais bien placées pour devenir des acteurs financiers majeurs, conformément à cette nouvelle loi.

En fait, Ari Goldschmidt, analyste des Investissements d'Altucher, a d'ailleurs placé l'action Circle dans notre liste de titres à surveiller, dans votre numéro de juillet. Nous attendons un meilleur cours pour nous positionner, alors restez bien à l'écoute...

Et pas plus tard que le 24 juillet, j'ai recommandé de vendre un stablecoin de notre portefeuille, Ethena (ENA), en encaissant un gain de 17 % en seulement quelques jours.

Ne vous méprenez pas : je suis toujours super haussier sur les stablecoins, dans l'ensemble. Mais ils ne sont qu'une pièce du puzzle, dans cette transformation imminente de l'univers des crypto-monnaies.

La prochaine mise à jour d'Ethereum

Alors que le Bitcoin fait les gros titres avec la flambée de son cours, l'Ethereum a discrètement fait des vagues, de son côté.

Son cours a bondi de plus de 65 %, sur le mois qui s'est écoulé.

Et ce pour une bonne raison.

L'équipe de développement de l'Ethereum vient d'annoncer une avancée qui va révolutionner la façon dont opère le réseau.

Elle met en oeuvre quelque chose appelé "skEVM", une technologie qui rendra l'Ethereum plus rapide et moins cher à utiliser. En résumé, skEVM se sert de preuves mathématiques avancées pour vérifier les transactions, sans que le réseau n'ait à traiter chaque étape.

C'est comme si l'on devait vérifier tous les calculs de quelqu'un, dans le cadre d'une interrogation de maths, ou bien simplement vérifier qu'il a donné les bonnes réponses, au final.

Cette mise à jour devrait permettre à l'Ethereum de gérer plus de transactions par seconde, ce qui pourrait le transformer en véritable concurrent de réseaux de paiement traditionnels tels que Visa ou Mastercard.

Pour les investisseurs, cela signifie qu'Ethereum pourrait bientôt supporter beaucoup d'autres applications et utilisateurs, ce qui stimulerait la demande à la fois en faveur de l'ETH et des jetons construits sur son réseau.

L'événement majeur : la loi CLARITY Act

Bien que les annonces concernant la loi GENIUS Act et la mise à jour zkEVM de l'Ethereum aient beaucoup d'importance, elles ne sont que le prélude de cet événement majeur : la loi CLARITY Act.

Cette loi, qui vient juste d'être adoptée par la Chambre des représentants avec un fort soutien des deux partis (294-134), pourrait totalement redessiner le paysage des crypto-monnaies.

Actuellement, les crypto-monnaies évoluent dans une zone grise réglementaire qui étouffe l'innovation.

La Securities and Exchange Commission (SEC), qui réglemente les marchés financiers américains, considère presque toutes les crypto-monnaies comme des titres financiers (comme des actions), ce qui exige des procédures d'enregistrement et de conformité quasi impossibles pour les projets décentralisés. Cette approche a contraint beaucoup d'entreprises de crypto-monnaies à créer leurs projets à l'étranger plutôt qu'en Amérique.

La loi CLARITY Act changerait tout cela en stipulant clairement que les crypto-monnaies sont réglementées comme des matières premières, et non comme des titres financiers.

Et cela fait une énorme différence !

Les matières premières, qui sont moins réglementées que les titres financiers, sont supervisées par la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), et non par la SEC.

La loi prévoit des critères objectifs définissant à quel moment une crypto-monnaie correspond à une "matière première numérique" plutôt qu'à un titre financier.

Pour ceux qui investissent dans les crypto-monnaies, c'est comme découvrir un nouveau continent débordant d'opportunités.

Les projets qui avaient peur de se lancer aux États-Unis disposeraient enfin d'une feuille de route claire pour être conformes à la loi. Les projets existants pourraient passer d'une supervision de la SEC à celle de la CFTC, une fois qu'ils seront assez décentralisés.

Et voici le plus important pour ceux qui investissent dans les altcoins : cela ouvrirait les vannes de l'innovation dans l'univers des crypto-monnaies.

Avec des règles claires, les entrepreneurs seraient libres de bâtir de nouvelles applications de blockchain sans avoir peur d'une répression inattendue de la part des régulateurs. Cela pourrait déclencher une explosion de nouveaux jetons et de cas d'utilisation, de la finance décentralisée aux jeux en ligne, réseaux sociaux, etc.

Ce que cela signifie pour les altcoins

Les altcoins (les jetons autres que le Bitcoin et l'Ethereum) devraient énormément bénéficier de ces nouveautés.

Actuellement, beaucoup de projets d'altcoins prometteurs évitent les marchés américains en raison de l'incertitude réglementaire.

Mais la loi CLARITY Act pouvant être promulguée d'ici le mois de septembre, ces projets pourraient recevoir le feu vert pour s'adresser pleinement aux utilisateurs et investisseurs américains.

Imaginez des milliers de projets innovants ayant soudain accès à la plus grande économie du monde et aux capitaux d'investissement.

Pour les projets bâtis sur l'Ethereum, l'avantage serait double : ils profiteraient à la fois de la mise à jour zkEVM, qui rendra le réseau plus rapide, et de cette clarté réglementaire qui leur permettrait d'opérer sans craindre d'être sanctionnés.

Le timing ne peut être mieux choisi !

Les investisseurs institutionnels ayant l'intention d'allouer une part significative de leurs portefeuilles aux crypto-monnaies, et seuls 14 % des Américains en détenant actuellement, nous n'en sommes qu'aux débuts de leur adoption massive...

L'été des crypto-monnaies

Alors que juillet tire sa révérence, tous les signaux tendent vers un été historique pour les crypto-monnaies.

La loi GENIUS Act, désormais promulguée, offre une base pour que les stablecoins prospèrent. La mise à jour zkEVM d'Ethereum avance rapidement, promettant de doper le réseau. Et la loi CLARITY Act, qui progresse au Congrès, pourrait atterrir sur le bureau du président d'ici le mois de septembre.

Pris isolément, chacun de ces événements pourrait changer la donne pour le marché des cryptos. Ensemble, ils représentent une déferlante de catalyseurs positifs susceptibles de faire grimper les cours à des niveaux inimaginables aujourd'hui.

Nous sommes témoins d'une transformation des crypto-monnaies, qui évoluent du statut de technologie marginale à celui d'infrastructure financière cruciale.

Et si vous pensez que ces dernières semaines ont été exaltantes, attendez que le véritable marché haussier s'enclenche !

Bien à vous,

James Altucher
Les Investissements d'Altucher

Vendredi 25 juillet 2025

Quand l'IA recevra le prix Nobel de médecine

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Frederick Banting a découvert l'insuline. Alexander Fleming, la pénicilline. Barry Marshall et Robin Warren, la bactérie qui provoquait les ulcères.

Ils ont tous remporté le Prix Nobel et sauvé des millions de vies.

Mais voici la question qui est sur le point d'ébranler le monde scientifique : que se passera-t-il quand ce sera l'IA qui découvrira le prochain remède révolutionnaire ?

Le progrès qui change tout

En début de mois, Isomorphic Labs (filiale d'Alphabet, la maison‑mère de Google) a annoncé que des médicaments conçus par l'IA allaient intégrer des essais sur humains pour la première fois de l'Histoire.

Il ne s'agit pas de médicaments découverts avec l'aide de l'IA, mais intégralement conçus par l'intelligence artificielle. Pour la première fois, des molécules conçues par l'IA vont être administrées à des êtres humains.

Il ne s'agit pas d'AlphaFold [NDLR : l'IA développée par DeepMind, également filiale de Google] qui prédit la structure tridimensionnelle des protéines, mais d'une IA qui invente de nouveaux médicaments en partant de zéro.

Si ces essais sont concluants – et selon des données préliminaires, il est fort probable qu'ils le soient – nous serons confrontés à une situation inédite, dans 18 mois : une IA aura inventé un médicament qui sauve des vies humaines.

Alors, à qui serait décerné le Prix Nobel ?

Aux programmeurs qui ont construit cette IA ? Aux scientifiques qui l'ont alimentée en données ? Aux dirigeants de la société qui a décidé de mener ces essais ? Ou à l'IA elle-même ?

La fin d'un modèle à 2,6 Mds$

La découverte de médicaments exige normalement 10 à 15 ans et représente un coût de 2,6 Mds$ par médicament autorisé. La plupart de ces médicaments expérimentaux se soldent par un échec ; le processus est si coûteux et risqué que seuls les géants pharmaceutiques peuvent se le permettre.

Mais l'IA est en train de rendre ce modèle obsolète.

L'IA d'Isomorphic Labs est capable de concevoir des milliers de médicaments potentiels dans un laps de temps où une équipe humaine ne pourrait en concevoir qu'un seul. Elle est capable de prédire les effets secondaires d'un médicament, de l'optimiser pour des cibles spécifiques et même de personnaliser les traitements en fonction du patient.

Il existe environ 10 000 maladies connues. Nous disposons de traitements pour 500 d'entre elles, peut-être. Donc, 9 500 maladies n'ont toujours pas de médicament. Il faudrait plusieurs siècles aux chercheurs humains, à leur rythme actuel, pour pouvoir toutes les traiter.

L'IA, elle, pourrait le faire en un rien de temps.

Le dilemme du Nobel

Alfred Nobel a créé ce prix en 1895 pour récompenser des personnes qui rendent service à l'humanité. Pas des algorithmes, pas des machines. Mais des personnes.

Depuis 130 ans, c'est ainsi que cela fonctionne. Ce sont les scientifiques qui sont sous le feu des projecteurs. Les outils, même s'ils sont révolutionnaires, demeurent des partenaires silencieux.

Même dans le cas de ce progrès historique accompli par AlphaFold, le comité du Prix Nobel a récompensé ses créateurs, Demis Hassabis et John Jumper, et non leur IA, en leur attribuant la moitié du Prix Nobel de chimie en 2024 (ils ont ensuite fondé Isomorphic Labs).

Il s'est passé la même chose avec James Watson et Francis Crick, quand ils ont découvert la structure de l'ADN. La technologie grâce à laquelle ils ont fait cette découverte était la cristallographie aux rayons X, mais ce n'est pas cet outil qui a reçu le Prix Nobel de médecine, en 1961.

Mais que se passerait-il si l'IA cessait d'être un outil et devenait le "découvreur" ?

D'ici 2030, les systèmes d'IA auront probablement conçu des dizaines de médicaments concluants. Certains guériront des maladies qui accablent l'humanité depuis un millénaire. D'autres rallongeront l'espérance de vie de plusieurs décennies.

Le comité du Prix Nobel sera confronté à un choix impossible : récompenser les humains à l'origine de l'IA en question, ou reconnaître que la véritable innovation vient de la machine elle-même.

Il se conformera probablement à la tradition. Mais tout le monde saura la vérité.

Une transformation à 4 000 Mds$

McKinsey estime que l'IA pourrait générer plus de 4 000 Mds$ dans toutes sortes de secteurs, mais c'est dans le domaine médical que le potentiel est le plus spectaculaire.

Les sociétés qui construisent des systèmes d'IA ne sont pas que des entreprises pharmaceutiques. Il s'agit "de moulins à propriété intellectuelle" capables de concevoir de nouveaux médicaments avant même que leurs concurrents humains n'aient compris ce qu'elles étaient en train de faire.

Tous les médicaments conçus avec succès par l'IA pourraient générer des milliards de chiffre d'affaires. Chaque maladie vaincue pourrait libérer un nouveau marché.

Il ne s'agit pas de bâtir de meilleurs moteurs de recherche ou d'optimiser le ciblage publicitaire, mais de vaincre le cancer, Alzheimer, Parkinson et des milliers de maladies rares affectant collectivement des centaines de millions de personnes.

L'avenir de l'innovation

Ce n'est pas vraiment une question de Prix Nobel, mais de changement fondamental dans notre façon d'innover. Tout au long de l'histoire de l'humanité, l'invention a requis des connaissances humaines. Des humains étudiaient des problèmes, concevaient des solutions et testaient des théories.

L'IA est en train de modifier cela.

Pour la première fois, nous avons des machines capables de créer des choses que nous n'avions jamais imaginées, de résoudre des problèmes que nous ne pouvions résoudre, et de faire des découvertes que nous ne pouvions réaliser.

Les essais de ces médicaments, lancés ce mois-ci, ne sont qu'un début.

L'IA conçoit déjà de nouveaux matériaux, optimise des procédés chimiques et invente des solutions dans tous les secteurs.

Alors que le comité du Prix Nobel débat de la tradition, les investisseurs se posent une question toute simple : comment investir dans cet avenir de l'innovation ?

Les sociétés à l'origine des systèmes d'IA sont en train de devenir les services de recherche & développement de tous les secteurs sur Terre.

L'IA ne remportera pas un Prix Nobel cette année, et peut-être pas l'an prochain, non plus. Mais elle est déjà en train de changer le monde. Et les sociétés qui en sont à l'origine sont sur le point de devenir les plus valorisées de toute l'histoire de l'humanité.

À un avenir éclatant !

Ray Blanco
Les Investissements d'Altucher

Lundi 21 juillet 2025

Deux gagnants dissimulés dans l'empire Starlink

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Quand nous avons recommandé Advanced Micro Devices, Inc. (AMD) et STMicroelectronics (STM) comme une façon détournée d'investir dans la révolution de Starlink d'Elon Musk, nous avions parié sur des fournisseurs d'infrastructures qui bénéficieraient du boom de l'Internet par satellite.

Mais ces sociétés sont devenues essentielles à de multiples révolutions technologiques survenant simultanément.

Et aujourd'hui, je vais vous montrer comment ce qui était au départ des cartes jouées sur l'Internet par satellite évolue aujourd'hui en quelque chose de bien plus important...

AMD : la grande transformation

Notre première recommandation sur AMD, en avril 2024, s'était heurtée à la question de savoir si AMD pourrait réellement concurrencer la position dominante de Nvidia dans l'univers de l'IA.

Mais quelque chose de remarquable est en train d'arriver.

Nous avons à nouveau recommandé AMD, en mars 2025, comme une porte dérobée sur Starlink.

Or, l'action est en train de réaliser ce que j'adore constater avec les actions que j'achète : elle évolue régulièrement à la hausse.

Pourquoi ? Parce que la société AMD ne se contente plus de défier Nvidia dans le domaine des puces – elle le fait sur des systèmes complets.

La plus grande révélation, lors de la récente conférence "Advancing AI 2025" d'AMD, ne concernait pas seulement les puces MI350 dont la performance de l'inférence a été multipliée par 35. La réelle avancée dévoilée par AMD à cette occasion, c'est son architecture double rack appelée "Helios", qui sera lancée en 2026.

Pendant des années, Nvidia n'a pas dominé qu'en offrant les puces les plus rapides, mais en fournissant également des systèmes complets, clé en main, que les entreprises pouvaient déployer immédiatement.

Et maintenant, AMD va lui faire concurrence au même niveau.

Comme l'a expliqué la P-DG de l'entreprise, Lisa Su, "le MI400 est réellement conçu de A à Z comme une solution intégrée à l'échelle d'un rack entier". Il combine des GPU de prochaine génération à les CPU EPYC de sixième génération, ainsi que 72 GPU interconnectés via la technologie d'interconnexion ouverte UALink [NDLR : technologie développée par un consortium dont AMD fait partie].

Et voici en quoi c'est particulièrement exaltant : AMD a confirmé que SpaceX utilisait déjà ses puces Versal AI Core dans sa dernière génération de satellites Starlink.

Lors de la publication des résultats de l'entreprise, l'an dernier, Lisa Su a souligné que "SpaceX avait récemment lancé sa dernière génération de satellites haut débit fonctionnant avec des SoC [NDLR : puce tout-en-un, qui regroupe les fonctions d'un ordinateur complet] Versal AI Core".

Cette même technologie de traitement pour l'intelligence artificielle, qui défie Nvidia dans les centres de données, permet désormais des communications par satellites révolutionnaires. Les puces Versal d'AMD sont littéralement les "cerveaux" de la technologie de la communication directe "des satellites au smartphone" de Starlink.

La directrice financière, Jean Hu, a récemment apporté des précisions cruciales, lors d'une conférence organisée par Bank of America, en confirmant que ce segment d'activité affichait "les signaux d'une demande vraiment importante indiquant qu'une reprise cyclique était imminente". Elle prévoit que ce segment sera "beaucoup plus performant" l'an prochain, et le qualifie "d'activité à très forte marge brute".

Plus important encore, Jean Hu a révélé la stratégie d'expansion du contenu d'AMD :

"À chaque génération, le contenu s'étoffe. Si l'on prend le MI350, nous ne vendions que des GPU. Mais quand nous sommes parvenus au MI400, il intégrait non seulement des GPU mais également des DPU [NDLR : ‘Data Processing Unit', unité de traitement de données] et des CPU ‘high node' [NDLR : processeur haut de gamme très performant]. Alors notre contenu va s'accroître de façon très, très considérable."

Il s'agit d'un changement fondamental : la société passe de la vente de composants individuels à la réalisation d'un chiffre d'affaires sur l'ensemble de la "pile" informatique.

STM : une valeur stable

STM a annoncé un programme complet afin de redéfinir l'implantation de sa production dans le monde, en se concentrant sur la production à forte marge, notamment l'expansion de ses capacités de production de plaquettes de carbure de silicium (SiC) de 200 mm de diamètre.

La société continue à étendre ses activités aux produits munis de l'IA, comme son nouveau capteur (ou détecteur) LSM6DSV320X.

Élément important pour notre scénario d'investissement : la présence de composants STM a été constatée dans des terminaux Starlink démontés pour être analysés.

Toutes ces actualisations sont intéressantes car elles valident notre compréhension de la convergence des technologies.

Il ne s'agit pas uniquement d'Internet par satellite ou de puces d'IA, mais également de fournisseurs d'infrastructures s'emparant de multiples révolutions technologiques simultanément.

AMD tire parti de la demande émanant des centres de données d'IA, des processeurs pour constellations de satellites et, désormais, des systèmes complets pour racks. STM tire parti des composants devant intégrer les terminaux Starkink, de la croissance des capteurs fonctionnant avec l'IA et de l'optimisation de la production.

Chaque entreprise aura de multiples façons d'être gagnante, à mesure que ces transformations s'accélèreront.

Imaginez ce qu'AMD a accompli : cette société a évolué du stade de producteur de puces tentant de concurrencer Nvidia à celui de producteur de systèmes complets, capable de concurrencer Nvidia (première entreprise de l'histoire à atteindre une capitalisation boursière de 4 000 Mds$) sur des solutions clé en main.

C'est une transformation fondamentale des dynamiques de la concurrence.

L'histoire est loin d'être terminée.

Les résultats du deuxième trimestre qu'AMD publiera le 5 août pourraient offrir d'importants catalyseurs autour des déploiements de systèmes de rack et de partenariats élargis avec Starlink. L'action offre toujours un potentiel de hausse considérable.

Pour STM, le retour de l'action en territoire positif montre que notre patience à l'égard de cette carte jouée sur les infrastructures essentielles commence à porter ses fruits. L'optimisation de la production de l'entreprise et sa transition vers des applications dégageant des marges plus élevées devraient l'aider à se redresser encore.

Ce qu'il faut retenir

Le scénario autour de Starlink que nous avons présenté est toujours d'actualité, mais il a évolué vers quelque chose de plus important que ce que nous avions visualisé au départ : une transformation complète de l'infrastructure informatique s'étendant de la Terre à l'espace.

AMD et STM sont bien placées pour saisir cette opportunité de marché qui représente des milliers de milliards de dollars.

Parfois, les meilleurs investissements vous surprennent en allant bien au-delà du scénario initial... et c'est précisément ce qu'il se produit aujourd'hui !

À un avenir éclatant !

Ray Blanco
Les Investissements d'Altucher

Mardi 15 juillet 2025

Le cheval de Troie a déjà infiltré Wall Street

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Parfois, les plus grands secrets d'investissement sont dévoilés par accident.

Récemment, Tom Lee, vétéran de Wall Street, est passé sur CNBC pour parler de sa société, BitMine Immersion Technologies (BMNR), qui est en train de lever 250 M$ pour acheter des jetons ETH.

A priori, c'est une information banale dans la cryptosphère.

Mais pas vraiment.

Noyé dans la conversation, un commentaire de Lee a révélé quelque chose de plus important. Même si Lee n'a pas employé le terme "cheval de Troie", il aurait pu le faire.

Au fil de l'entretien, il a reconnu accidentellement quelque chose qui lève le voile sur le grand plan des crypto-monnaies.

Lee n'a pas parlé uniquement de l'adoption des crypto-monnaies – il a décrit la manière dont les crypto-monnaies ont l'intention de détourner le système financier traditionnel. (En utilisant la façon dont les banques font des profits.)

Je m'explique...

L'appât : les stablecoins sont très bons pour l'Amérique

Les stablecoins réunissent toutes les qualités des crypto-monnaies (sans frontières, instantanées, rapidité des transmissions) et tous les avantages du dollar (accepté partout, cours stable, etc.).

Un mariage parfait, en quelque sorte. Le tandem idéal, en matière de technologie financière.

En direct à la télévision, Lee a déclaré que les stablecoins "garantissent la domination du dollar" et qu'ils sont "très bons pour l'Amérique". Ce que Lee a oublié de mentionner, c'est que les banques adorent les stablecoins parce qu'ils leur permettent de facturer éternellement des frais.

Voici comment cela fonctionne...

Les stablecoins sont surtout des reconnaissances de dette numériques adossées à de vrais dollars. Quand vous achetez un stablecoin, vous remettez de l'argent réel à la banque. Elle vous remet un jeton numérique qui vous promet de valoir 1 $. La banque conserve le dollar réel qu'elle investit dans des bons du Trésor américain sur lesquels elle perçoit des intérêts.

C'est le modèle économique idéal : ainsi, les banques peuvent utiliser votre argent gratuitement.

Alors que pourraient-elle trouver à redire ?

Le hic caché : tout fonctionne sur l'infrastructure des crypto-monnaies

Voici ce que Lee a révélé accidentellement, dans ses commentaires...

Toutes ces activités libellées en dollars fonctionnent sur la blockchain Ethereum que des entreprises de crypto-monnaies cherchent à contrôler.

Le hic, c'est que lorsque les banques et les entreprises utiliseront ce système, elles deviendront dépendantes d'une infrastructure qu'elles ne contrôleront pas.

Par le passé, les banques avaient l'avantage : elles détenaient et contrôlaient l'infrastructure de tous les services financiers. Les stablecoins modifient tout cela et rendent les banques dépendantes de l'infrastructure contrôlée par des sociétés de crypto-monnaies.

Lee n'a pas caché la stratégie de son entreprise.

Il a ouvertement admis qu'ils "tentaient de se positionner avant" cette adoption par les institutions, en accumulant de l'Ethereum avant que les grandes banques n'en aient besoin.

Ce n'est pas un investissement passif, mais un accaparement de ressources stratégiques.

Stimuler l'offre pour accroître la demande

Comme l'offre d'ETH est limitée, les banques auront besoin d'énormes quantités du jeton pour faire fonctionner leurs systèmes de stablecoins. De grandes banques comme Goldman Sachs et JPMorgan s'apprêtent à émettre des stablecoins sur l'Ethereum.

Mais pour cela, elles vont devoir les sécuriser en stakant de l'Ethereum.

Le staking signifie que l'on immobilise des jetons pour contribuer à sécuriser le réseau et gagner des récompenses. C'est comme déposer de l'argent sur un compte en banque que l'on ne peut pas toucher, mais cela contribue au fonctionnement du système.

Les banques traditionnelles seront forcées d'acheter et de conserver de l'Ethereum pour garantir que le système fonctionne bien comme prévu.

Bien que les banques considèrent les stablecoins comme une opportunité d'offrir de nouveaux services qui attireront la clientèle et leur permettront de facturer de nouveaux frais, elles vont avoir besoin de blockchains telles qu'Ethereum pour que cela se réalise.

L'inversion des pouvoirs est stupéfiante.

Les banques ont toujours eu la main sur le coût des infrastructures financières. Mais à présent, elles doivent acheter une ressource limitée à ces mêmes entreprises de crypto-monnaies qui les ont amassées avant elles.

L'entreprise de Lee et d'autres investisseurs dans l'Ethereum n'investissent pas que dans les crypto-monnaies. Ces entreprises se positionnent pour devenir les fournisseurs d'infrastructure dont les banques traditionnelles dépendront.

Quand les banques auront désespérément besoin de l'Ethereum pour faire fonctionner leurs systèmes, devinez à qui elles devront l'acheter ?

L'Ethereum bien placé pour devenir le leader

La prédiction de Lee n'est pas une spéculation.

Les institutions se précipitent déjà sur l'Ethereum.

Le mois dernier, Robinhood a annoncé que la plateforme commencerait à autoriser les investisseurs européens à faire des trades sur actions sur une ramification de l'Ethereum appelée Arbitrum. Quelques jours plus tôt, JPMorgan a annoncé son intention de lancer un stablecoin appelé JPMD sur l'Ethereum. BlackRock, Deutsche Bank et Fidelity ont annoncé le lancement de produits basés sur l'Ethereum.

La domination de l'Ethereum dans le domaine des stablecoins progresse.

En août 2024, un peu plus de 47,91 %, seulement, de tous les stablecoins étaient émis sur l'Ethereum. Aujourd'hui, ce nombre avoisine les 49,7 %.

Cela intervient dans un contexte de croissance rapide du marché des stablecoins.

La valeur totale en dollars des stablecoins a progressé de 67 % dans cet intervalle : elle est passée d'environ 166 Mds$ à 254 Mds$ aujourd'hui.

Si l'on fait le calcul, cela veut dire que près de 46 Mds$ de nouveaux stablecoins ont été émis sur l'Ethereum, rien qu'au cours des onze derniers mois.

Une fois qu'un nombre suffisant d'institutions construiront sur l'Ethereum, rien ne pourra plus arrêter cette dépendance.

Les effets de réseau se produisent quand un service devient plus précieux et qu'un plus grand nombre de gens s'en servent. Tout comme les téléphones sont devenus plus utiles à mesure que les gens s'en procuraient.

Plus les banques construiront sur le réseau de l'Ethereum, plus il deviendra précieux. Et plus il deviendra précieux, plus les banques voudront construire dessus.

C'est un cycle qui s'autoalimente. Une fois atteint un certain stade, il n'est pas possible de faire marche arrière.

Ce que cela signifie pour les investisseurs

La révélation accidentelle de Lee montre que la stratégie du cheval de Troie des crypto-monnaies fonctionne exactement comme prévu.

La finance traditionnelle pense qu'elle utilise des outils de crypto-monnaie pour renforcer ses propres activités. En réalité, elle est en train de glisser dans une dépendance qui permet à des entreprises de crypto-monnaies de prendre le contrôle d'infrastructures financières cruciales.

Les plus grandes banques du monde foncent tout droit dans le piège de Lee. Elles pensent qu'elles vont élargir leurs offres de services grâce aux stablecoins. En réalité, elles créent leur propre dépendance à une infrastructure contrôlée par des crypto-investisseurs qui les ont devancées.

Pour les investisseurs, la stratégie de Lee crée une opportunité limpide : vous pouvez vous positionner avant que la finance traditionnelle ne se rende compte qu'elle a été devancée.

Les commentaires de Lee ont révélé que le cheval de Troie avait déjà franchi les portes. Et la plupart des gens ne se rendent pas compte qu'elles ont été verrouillées derrière lui.

Bien à vous,

James Altucher
Les Investissements d'Altucher

Jeudi 10 juillet 2025

Le nouvel empire d'Elon Musk

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Vous avez probablement vu ces gros titres qui ont fait sensation, vous aussi...

Au trimestre dernier, les ventes de voitures Tesla ont chuté de 13 %. Mais ce que vous n'avez peut-être pas remarqué, c'est qu'un autre segment d'activité de l'entreprise a explosé de 154 %. La puissante dynamique à l'origine de cette rapide croissance pourrait devenir le scénario d'investissement le plus important de la décennie.

Voyez-vous, Tesla n'est plus seulement un constructeur automobile, mais une entreprise qui bâtit l'infrastructure qui empêchera le réseau électrique américain de s'effondrer sous le poids de la révolution de l'IA.

Une crise que personne n'a vu venir

Meta a retenu la leçon de l'entraînement de son grand modèle de langage Llama 3.

Les documents de recherche mentionnent "des variations instantanées de la consommation d'énergie dans le centre de données, de l'ordre de dizaines de mégawatts, qui repoussent les limites du réseau électrique". Meta a constaté ces variations sur un site de 30 mégawatts et de "seulement" 24 000 GPU.

Alors imaginez les variations sur un site d'entraînement d'IA encore plus gigantesque, où 100 000 GPU fonctionnent de façon parfaitement synchronisée. Brusquement, tous ces processeurs marquent une pause pour effectuer une sauvegarde de l'état de calcul. L'énorme consommation d'électricité baisse en quelques secondes, avant de remonter tout aussi rapidement quand l'entraînement redémarre.

Le réseau électrique américain, qui est centenaire, n'a jamais été conçu pour des pulsations électroniques aussi massives, qui peuvent stopper puis redémarrer en quelques secondes.

Les ingénieurs sont si désespérés qu'ils ont créé une commande afin de générer des charges de travail factices, juste pour maintenir la stabilité de la consommation électrique. Mais à l'échelle du gigawatt, ces charges de travail factices coûtent des dizaines de millions de dollars par an en électricité gaspillée.

De récentes analyses de l'opérateur du réseau électrique du Texas révèlent ce scénario cauchemardesque : il suffit d'une baisse brutale de 2,6 gigawatts de la consommation des centres de données pour que la totalité de l'État s'expose à des coupures générales en cascade.

Et ce n'est plus de la théorie !

En juillet 2024, à la suite d'une baisse brutale de 1,5 gigawatt de la consommation des centres de données de l'État de Virginie, les opérateurs ont réussi à empêcher in extremis une coupure régionale.

Goldman Sachs estime que la demande provenant des centres de données va progresser de 160 % d'ici 2030. Deloitte prévoit que la part représentée par l'IA, dans la demande totale provenant des centres de données, progressera de 12 % à 70 %, et que l'ensemble des dépenses d'investissement réalisées par les hyperscalers (gigantesques centres de données) et les producteurs d'électricité atteindra 1 000 Mds$ d'ici 2032.

On s'oriente vers un contexte où la demande totale provenant des centres de données atteindra 176 gigawatts d'ici 2035.

Ce sera la charge électrique la plus instable ayant jamais existé sur le réseau.

La batterie géante qui stabilise le réseau électrique

Au cours du premier trimestre, Tesla a déployé des batteries de 10,4 gigawattheure, ce qui a généré un chiffre d'affaires de 2,73 Mds$ et dégagé une marge bénéficiaire de 26,2 %.

Le Megapack 2XL de l'entreprise est une batterie géante, mais surtout un outil de stabilisation du réseau. Ces systèmes peuvent absorber ou injecter des centaines de mégawatts en quelques millisecondes, ce qui correspond parfaitement aux chaotiques schémas de consommation liés à l'entraînement de l'IA.

Chaque Megapack stocke 3,9 mégawattheure d'énergie, suffisamment pour alimenter 3 600 foyers pendant une heure. Plus important encore, ces batteries peuvent se charger et se décharger à une vitesse de plusieurs mégawatts par milliseconde.

Tesla en retire déjà les avantages financiers.

Ses activités liées à l'énergie ont généré un chiffre d'affaires de 10,1 Mds$ en 2024, soit une progression de 67 %, des contraintes d'approvisionnement ayant limité une expansion encore plus rapide.

Elon Musk a récemment déclaré "qu'il ne s'écoulerait pas longtemps" avant que Tesla livre 100 GWh par an, et finisse par atteindre "plusieurs térawattheures par an".

L'opportunité de chiffre d'affaires se concrétise plus vite que tout le monde ne le pensait.

Tesla vient de signer un accord de 4 milliards de yuans (556 M$) pour construire la plus grande usine de batteries pour le réseau électrique chinois, son premier grand projet de stockage destiné au réseau électrique de la deuxième économie mondiale.

C'est particulièrement significatif, car Tesla a battu des champions chinois tels que CATL, qui détient 40 % du marché mondial.

Parallèlement, xAi – l'entreprise d'Elon Musk spécialisée dans l'intelligence artificielle – a investi 230 M$ dans les Megapacks de Tesla pour son usine Colossus, à Memphis. Intersect Power a commandé 15,3 GWh de Megapacks pour des projets allant jusqu'en 2030, et le Massachusetts a passé un contrat de 413 M$ pour 800 MWh de capacités de stockage.

Tous les hyperscalers s'empressant de construire des infrastructures d'IA sont confrontés au même choix : installer des systèmes de stabilisation du réseau ou courir le risque d'être déconnectés du réseau par les fournisseurs d'électricité.

Tesla ne construit pas des activités séparées, mais une seule plateforme technologique intégrée qui captera du chiffre d'affaires sur des marchés à plusieurs milliers de milliards de dollars.

La technologie de gestion d'électricité qui fait fonctionner les robots Optimus fait également fonctionner ces batteries conçues pour les réseaux électriques. Les rêves de colonisation de Mars de Musk exigeront la même technologie ultra fiable pour le stockage d'électricité.

Contrairement aux voitures qui ne génèrent un chiffre d'affaires qu'une seule fois, les systèmes de batterie de stockage d'électricité (BESS) peuvent générer des revenus récurrents via des services de stabilisation du réseau, des programmes de réponse à la demande représentant des centaines de milliers de dollars par an et par site, des opérations d'arbitrage énergétique et des contrats d'électricité de secours.

Un seul centre de données se situant à l'échelle du gigawatt exige des infrastructures de batteries représentant 500 M$ à 1 Md$, et que Tesla exploitera et monétisera pendant des décennies.

Les entreprises traditionnelles spécialisées dans l'alimentation électrique sans interruption (ASI) produisent des systèmes adaptés à de brèves coupures mais n'offrant pas un équilibrage continu du réseau. Leurs systèmes peuvent gérer des dizaines de mégawatts, alors que ceux que Tesla déploie en gère des centaines.

Les start-ups spécialisées dans les batteries ne fabriquent pas à grande échelle, alors que la Megafactory de Tesla, à Lathrop (Californie), produit 200 Megapacks par semaine, et son site de Shanghai apporte une capacité supplémentaire de 20 GWh.

Tesla a l'avantage du premier arrivé, d'une production à grande échelle qui a fait ses preuves et de ses relations avec les principales entreprises spécialisées dans l'IA. Et grâce aux mises à jour logicielles à distance, les Megapacks s'améliorent au fil du temps, tout comme les voitures Tesla.

Ce que cela signifie en matière d'investissement

Le marché intègre encore dans le cours de Tesla qu'il s'agit d'un constructeur de véhicules électriques exposé à la concurrence, alors que la seule opportunité fondée sur le stockage d'électricité pourrait justifier la totalité de sa capitalisation boursière de 960 Mds$.

Tesla a résolu la difficulté la plus cruciale, en matière de révolution d'IA, avant même que la plupart des gens se soient rendu compte qu'elle existait.

Alors que ceux qui investissent dans l'automobile s'inquiètent de la concurrence sur le marché des véhicules électriques, Tesla devient une infrastructure essentielle de la domination mondiale de l'IA.

La société qui a démocratisé la voiture électrique devient celle qui pourrait empêcher la révolution de l'IA de faire sauter les réseaux électriques du monde.

Ce n'est plus un constructeur automobile, mais une plateforme positionnée au centre de toutes les plus grandes tendances technologiques de la prochaine décennie.

À un avenir éclatant !

Ray Blanco
Les Investissements d'Altucher

Lundi 7 juillet 2025

Alerte d'achat – Sur les rails de l'argent du futur

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Cette année, j'ai fait deux prévisions audacieuses :

  1. les stablecoins vont devenir les "rails" de l'argent à l'échelle mondiale ;

  2. la tokénisation va redessiner le système financier actuel.

Aujourd'hui, ces deux prédictions se réalisent plus vite que tout le monde ne le pensait.

D'ailleurs, voici quelques chiffres : 828 132 $ à la seconde, 26 116 Mds$ par an. Ce sont les montants traités l'an dernier par Visa, Mastercard, American Express et Discovery, dans le monde entier.

Et tout est à prendre !

Car les stablecoins – des dollars numériques qui bougent plus vite, sont accessibles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et coûtent moins cher – empiètent sur leurs platebandes. En 2024, les stablecoins ont traité encore plus que les géants des cartes de crédit réunis : 27 600 Mds$.

Et c'était en 2024 – avant que les stablecoins ne reçoivent le feu vert du président Trump !

Alors aujourd'hui, je fais une troisième prédiction...

Les stablecoins représentent le cas d'utilisation des crypto-monnaies le plus important depuis la création du Bitcoin en 2009.

Depuis l'adoption par le Sénat américain du GENIUS ACT, le mois dernier, les stablecoins ont évolué du stade de curiosité peu connue, dans l'univers des crypto-monnaies, à celui de sujet le plus brûlant de la finance.

Wall Street s'en rend enfin compte. Toutes les grandes banques du monde essayent activement d'intégrer les stablecoins à leurs bilans.

La question n'est pas de savoir "si" elles le feront, mais "dans quel délai".

Les investisseurs dressent également l'oreille.

Prenons l'exemple de Circle Internet Group (CRCL), la société à l'origine du stablecoin USDC. Son introduction en Bourse a été la plus remarquable jamais constatée depuis des années.

Je pense que Circle est une excellente entreprise qui se trouve au bon endroit... Mais en ce moment, cette action surfe sur sa vague post-IPO, dans un contexte où tout le monde tente de comprendre à quel point les stablecoins sont importants. Je préfère attendre un meilleur point d'entrée et laisser les autres payer trop cher, en attendant.

Il existe de meilleurs moyens de réaliser des gains. J'en ai abordé quelques-uns, récemment.

J'apprécie Fiserv, Inc. (FI), dont je vous ai parlé la semaine dernière.

Et le trade d'aujourd'hui est une façon bien plus intelligente de s'exposer à la même tendance, qui combine à la fois les stablecoins et le meilleur de la finance du futur (future-fi).

Une opportunité à 18 900 Mds$

L'an dernier, j'ai prédit que la tokénisation serait le prochain grand événement. Et bien on peut dire que j'avais raison.

Au cours des six premiers mois de l'année, le volume d'actifs tokénisés (mis à part les stablecoins) a plus que doublé, passant de 8,6 Mds$ à plus de 23 Mds$.

La tokénisation signifie simplement que l'on transforme des actifs du monde réel en jetons numériques sur une blockchain.

Des actions, des obligations, de l'immobilier, et même des droits d'auteur peuvent être tokénisés. Cela permet de réaliser des transactions 24 heures sur 24 et des paiements instantanés bien moins chers.

Certains experts prévoient que le marché des actifs tokénisés pourrait atteindre 18 900 Mds$ d'ici 2033. Cela représente environ la totalité de l'économie chinoise l'an dernier.

Personnellement, je pense que le marché des actifs tokénisés pourrait être bien plus important.

Les stablecoins, qui sont juste des dollars tokénisés, représentent déjà un marché de 200 Mds$. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a prédit qu'il atteindrait 2 000 Mds$.

BlackRock, le plus grand gestionnaire d'actifs du monde avec 10 000 Mds$ d'actifs, a fait un grand pas vers la tokénisation. Dans sa lettre annuelle aux actionnaires, en début d'année, le P-DG de l'entreprise a décrit sa vision concernant la tokénisation de tous les actifs financiers. En début de semaine, Robinhood a annoncé que l'entreprise allait proposer des actions tokénisées sur sa plateforme.

D'autres places de marché travaillent aussi sur la tokénisation.

Kraken a lancé le trading d'action tokénisés en début de semaine. La fintech Republic a annoncé la semaine dernière qu'elle commencerait à proposer les actions tokénisées d'entreprises non cotées comme SpaceX.

Et ainsi de suite.

Mais une société se tient au centre de ces énormes marchés...

Une entreprise, de multiples méga tendances

Coinbase Global (COIN) se trouve à l'intersection, précisément, de chaque tendance majeure qui va redessiner la finance mondiale.

La société tire parti des stablecoins via ses étroites relations avec Circle. Ensemble, elles ont créé l'USDC, deuxième principal stablecoin du monde.

Coinbase encaisse la totalité des revenus générés par les USDC déposés sur sa plateforme. La société perçoit également 50 % de l'argent provenant des intérêts de tous les autres USDC en circulation. Avec 60 Mds$ d'USDC en circulation, cela crée une énorme source de revenus en pleine expansion.

Mais ce n'est qu'une partie de l'histoire.

Au-delà de Circle, Coinbase est en train de construire l'infrastructure de toute l'économie numérique.

La société a créé sa propre blockchain de Layer-2, appelée Base. Considérez que c'est une autoroute plus rapide et moins chère bâtie sur l'Ethereum. Base a déjà traité plus de transactions que tout autre réseau de Layer-2. Elle a généré un chiffre d'affaires de 68 M$, pour Coinbase, au cours du seul trimestre dernier.

Le mois dernier, Coinbase a annoncé un partenariat avec Shopify grâce auquel des millions de commerçants pourront accepter des paiements en stablecoins directement via Base. Cela permet à Coinbase de jouer sur les deux tableaux, en gagnant de l'argent sur tous les USDC en circulation et en prélevant des frais sur toutes les transactions intervenant sur Base.

La société travaille également sur la possibilité de proposer des actions tokénisées. Quand ce service sera lancé, il fonctionnera probablement sur Base, ce qui offrira une nouvelle source de revenus.

Ainsi, Coinbase occupe une place unique à l'intersection de deux méga tendances : les stablecoins et la tokénisation.

Coinbase bénéficie d'autres grandes tendances des crypto-monnaies.

La société fournit des services de garde ("custody") à 81 % des 140 Mds$ placés en ETF de crypto-monnaies. Les réserves des entreprises affluent également vers les crypto-monnaies : 116 entreprises cotées détiennent désormais plus de 800 000 Bitcoins, soit environ 84 Mds$.

Coinbase protège ces actifs numériques et perçoit les frais facturés pour ce service. Dans un contexte où de plus en plus d'institutions arrivent dans l'univers des crypto-monnaies, cela crée une source régulière de revenus.

Bien entendu, la principale source de revenus de l'entreprise, actuellement, ce sont les frais de transaction provenant de sa clientèle de particuliers et d'institutions. Selon les dernières déclarations trimestrielles de Coinbase, ils représentent 1,26 Md$ sur un total de 2 Mds$. Le reste, ce sont notamment des revenus provenant notamment du partenariat avec Circle, de Base et d'un service d'abonnement mensuel appelé Coinbase One.

Les revenus provenant de ces services représentent l'un des segments d'activité de Coinbase qui progressent le plus rapidement, avec un taux de croissance de 36 % sur les douze derniers mois.

C'est un changement crucial dans la mesure où il renforce la stabilité des revenus de Coinbase, lesquels peuvent fluctuer de façon spectaculaire au rythme des variations de cours des marchés de crypto-monnaie.

Et, bien entendu, la véritable opportunité vient de la place qu'occupe Coinbase en tant qu'infrastructure d'un système financier entièrement nouveau.

La qualité a un prix

Honnêtement, l'action est chère. À 350 $, il y a de quoi être surpris. Même si le cours semble élevé, il est en fait assez raisonnable, considérant le potentiel de croissance de Coinbase.

Les analystes estiment que, cette année, la société génèrera un bénéfice par action de 5,74 $, soit 4,4 fois les bénéfices prévisionnels de Robinhood. Si l'on applique une évaluation semblable à celle de Robinhood, Coinbase vaut facilement 450 $, environ – si ce n'est plus.

Quoi qu'il en soit, nous pensons que cette action est excellente et qu'elle offre un énorme potentiel.

Bien que les actions Coinbase semblent chères à leur niveau actuel, les circonstances font que cela vaut la peine de payer cher, selon nous, pour se positionner sur l'énorme potentiel de Coinbase.

Coinbase occupe une place unique au centre de multiples tendances générationnelles qui sont toutes en train d'accélérer en même temps.

Les stablecoins sont en train de révolutionner la façon dont l'argent se déplace dans le monde. La tokénisation, c'est la numérisation de toutes les classes d'actifs imaginables. L'adoption des crypto-monnaies s'accélère à mesure que des entreprises intègrent le Bitcoin et d'autres actifs numériques dans leurs bilans. Les ETF de crypto-monnaies font entrer les capitaux institutionnels dans ce secteur comme jamais auparavant.

Toutes ces tendances affluent directement via les plateformes et l'infrastructure de Coinbase. La société ne bénéficie pas seulement d'un ou deux de ces grands changements : elle s'est positionnée pour profiter de tous, simultanément.

Elle a bâti ce qui représente le système d'exploitation financier de l'économie numérique. À mesure que cette économie progressera, Coinbase progressera aussi.

Nous ne sommes qu'à l'aube de cette transformation.

La plupart de gens n'ont jamais utilisé des stablecoins ou échangé des actifs tokénisés. La plupart des entreprises n'ont pas encore intégré des crypto-monnaies à leurs réserves. La plupart des portefeuilles d'investissement ne comportent pas d'ETF de crypto-monnaies.

Mais c'est en train de changer rapidement.

L'infrastructure est en train de se construire, la réglementation est en train d'être rédigée, les primo-adoptants prouvent que ce nouveau système fonctionne mieux que l'ancien.

Coinbase s'est positionnée en tant que passerelle essentielle entre la finance traditionnelle et cet avenir numérique.

Achetez Coinbase Global Inc. (NASDAQ : COIN – US19260Q1076) au prix maximum de 375 $ par action.

Bien à vous,

James Altucher
Les Investissements d'Altucher

Vendredi 4 juillet 2025

Le boom des infrastructures d’IA : Dell et HPE en première ligne

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Récemment, Michael Dell a confié à James que "dans le monde physique, tout est en train de devenir intelligent". [NDLR : Nous vous proposerons prochainement la retranscription de cet entretien exclusif, alors restez connecté !]

Cette simple déclaration révèle toute l'ampleur de ce qui est en train de se passer.

Alors que Wall Street est obsédé par les marges trimestrielles réalisées, le fondateur de Dell entrevoit quelque chose de bien plus vaste : "Ces trente à quarante dernières années ont été super intéressantes et exaltantes, mais je pense que ce n'était que le prélude de ce qui est sur le point d'arriver."

Deux entreprises sont idéalement situées au centre de cette transformation : Dell Technologies (DELL) et Hewlett Packard Enterprise (HPE). Toutes les deux capitalisent sur le même boom des infrastructures d'IA, mais elles l'abordent sous des angles différents.

Dell a progressé de 5 % depuis le début de l'année, alors que HPE est en baisse d'environ 4 %. Cela dit, HPE a bondi considérablement après l'annonce majeure du rachat de Juniper Networks pour la somme de 14 Mds$.

Dell : la révolution du "machine-to-machine"

Michael Dell voit ce qui va arriver : "On a cette sorte d'univers multicloud, avec l'edge computing (l'informatique en périphérie de réseau), d'énormes volumes de données... Le nombre de données, dans le monde, double probablement tous les sept mois, à peu près, sauf que ce laps de temps se réduit chaque jour un peu plus."

Dell fait plus que vendre des serveurs.

La société construit l'infrastructure destinée à un monde où les machines communiquent entre elles, générant ainsi des volumes de données inimaginables que seule l'IA peut traiter. "Tellement de données, que les humains ne peuvent réellement rien en faire. Il faut l'apprentissage automatique et l'IA", a expliqué Michael Dell à James.

Il ne s'agit pas d'une exagération, mais d'une réalité technique qui est le moteur de la stratégie de Dell.

Les chiffres témoignent de cette vision. Dell a vendu plus de 12 Mds$ de serveurs d'IA, cette année, soit une progression de plus de 50 % par rapport à son précédent exercice. Dell table sur plus de 7 Mds$ de systèmes d'IA rien qu'au deuxième trimestre, et son carnet de commandes s'élève à 14,4 Mds$.

Son partenariat avec Nvidia (NVDA) va plus loin que ne le pensent la plupart des gens.

Le nouveau serveur PowerEdge XE8712 intègre jusqu'à 144 GPU Nvidia B200 par rack IR7000 de Dell. Ces systèmes de refroidissement liquide sont spécialement conçus pour le type de modèle d'entraînement d'IA qui alimentera ces futures communications automatiques "machine-to-machine".

Mais un effet multiplicateur est également à l'oeuvre : la direction de Dell pense que pour tout dollar encaissé sur la vente d'un serveur PowerEdge, la société peut gagner 2 $ de plus sur le stockage, le réseau, les services et le support.

Dell construit une plateforme d'infrastructure d'IA complète convenant aux clients, quel que soit le stade auquel ils se trouvent dans leur parcours vers l'IA.

Qu'une entreprise commence tout juste à expérimenter l'IA sur le cloud ou qu'elle exploite de complexes applications d'IA dans ses propres centres de données et en périphérie du réseau, Dell détient des solutions optimisées pour répondre à ses besoins.

Sa stratégie est de devenir le fournisseur incontournable dont chaque entreprise aura besoin pour participer à cette transformation.

Hewlett Packard Enterprise : Juniper Networks, le changement de donne

Alors que Dell construit des infrastructures grand public, Hewlett Packard vient de décrocher un atout majeur...

Le 28 juin, HPE a obtenu un accord avec le département américain de la Justice en vue de racheter Juniper Networks pour la somme de 14 Mds$, ce qui explique que le cours de HPE ait bondi récemment. Cette fusion crée une puissante entité axée sur l'IA et les réseaux, prête à défier la domination de Cisco.

Cette acquisition de Juniper Networks offrira aux clients de Hewlett Packard un portefeuille complet de solutions réseau sécurisées, conçues pour l'IA ("AI-native") et accélèrera la capacité de croissance de HPE dans les segments des centres de données d'IA, de la fourniture de services et du cloud.

HPE possède sept des dix ordinateurs les plus puissants du monde. La société construit également l'infrastructure essentielle aux calculs qui est destinée aux applications d'IA des entreprises.

Au deuxième trimestre 2025, HPE a réalisé un chiffre d'affaires de 7,6 Mds$, en hausse de 6 % par rapport à la même période l'an dernier, dans lequel les serveurs représentent 4,1 Mds$ (+6 % d'une année sur l'autre).

En début d'année, HPE a sidéré l'univers des technologies en concluant un accord de 1 Md$ avec X. L'entreprise a ainsi coiffé au poteau Dell et Super Micro Computer.

Comme Dell détenait un avantage au sein de l'empire d'Elon Musk, après avoir décroché le contrat sur xAI, tout le monde s'attendait à ce que Musk standardise toute son infrastructure d'IA avec Dell.

Mais non, il a choisi HPE pour X.

Cette victoire démontre que le marché des infrastructures d'IA est assez vaste pour que de multiples approches réussissent.

Dell et HPE offrent toutes les deux des solutions complètes associant machines, logiciels et services, mais mettent l'accent sur différents points forts, et s'adressent à des segments de clientèle assez différents au sein du marché des clients professionnels.

La révolution de la biologie computationnelle

Cette interview de Michael Dell a révélé un autre catalyseur que la plupart des investisseurs ne relient pas à ces entreprises : l'intersection de l'IA et des sciences biologiques.

"Quand on regarde ce qui se passe à l'intersection des sciences biologiques et computationnelles, avec l'édition génomique et CRISPR, ces choses sont super intéressantes, a expliqué Michael Dell. Les dix prochaines années, dans ce domaine, vont être étonnantes, et tout sera motivé par la puissance de calcul, l'IA et l'apprentissage automatique."

Il a ajouté ceci : "Si l'on prend un groupe de scientifiques et que l'on dit ‘listons les vingt plus grands mystères non résolus du monde', eh bien, devinez quoi ? C'est la puissance de calcul qui va en résoudre et traiter un grand nombre, à l'avenir."

Michael a particulièrement souligné la découverte de médicaments et la recherche sur le cancer, domaines où "d'énormes progrès" seront réalisés au cours des dix ans à venir, "sous l'impulsion de toute cette puissance".

Cela représente une énorme expansion de marché, au-delà de l'informatique traditionnelle.

Dell et HPE sont toutes les deux prêtes à s'emparer de ce boom de la biologie computationnelle, dans un contexte où les instituts de recherche et les entreprises pharmaceutiques exigeront des ressources informatiques inédites pour réaliser des découvertes fondées sur l'IA.

La révolution des infrastructures

Nous sommes aux premiers stades de la plus grande construction d'infrastructures en Amérique depuis Internet.

"Le secteur des technologies va représenter une part bien plus importante de l'économie, a affirmé Michael Dell, et pas en raison des services informatiques, mais de tout le reste au sein de l'organisation."

Cela représente un changement fondamental. Les chefs d'entreprise, les responsables de secteurs d'activité et les P-DG comprennent désormais parfaitement que la technologie est le pilier du progrès dans pratiquement tous les secteurs.

Dell et HPE représentent deux éléments bien distincts, mais essentiels, de cette transformation.

  • Dell fournit des infrastructures de masse qui démocratisent l'accès à l'IA, pour des millions d'entreprises.

  • HPE fournit des solutions adaptées aux entreprises et une infrastructure de supercalcul adaptée à des applications vitales.

La beauté de ce scénario d'investissement, c'est que les deux entreprises peuvent être gagnantes.

Le marché des infrastructures d'IA est assez important pour supporter de multiples gagnants, et Dell et HPE servent des segments de marché différents mais complémentaires.

Quant à nous, nous sommes idéalement positionnés, puisque les actions Dell et HPE figurent toutes deux dans notre portefeuille.

Nous nous positionnons dans la perspective d'un super cycle des infrastructures qui s'étendra sur de nombreuses années, et qui va redéfinir la façon dont l'Amérique calculera, innovera et sera compétitive, dans le monde.

À un avenir éclatant !

Ray Blanco
Les Investissements d'Altucher

Mercredi 2 juillet 2025

Un excellent investissement prend du temps (et cette action le prouve !)

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Des rendements susceptibles de changer votre vie sont une chose plus courante que vous ne le pensez. Cela arrive quand vous identifiez les bonnes sociétés avant tout le monde.

Je l'ai déjà fait. Et je vais vous montrer comment le faire.

Il n'est pas question de loterie ou de plans d'enrichissement rapide. Il s'agit d'entreprises qui règlent de véritables problèmes et resteront importantes pendant des décennies.

Je ne vais pas vous raconter que cela arrivera du jour au lendemain. L'attente peut être exaspérante. Mais quand vous avez vu juste, la récompense est fantastique. Le monde prend conscience de ce que vous avez identifié depuis longtemps. Alors l'action en question ne se contente pas de progresser – elle explose.

C'est ainsi que l'on bâtit une fortune sur plusieurs générations. Une excellente entreprise après l'autre.

Le géant qui se cache derrière la révolution des stablecoins

Tout le monde parle de Circle (CRCL), ces temps-ci. Cette entreprise spécialisée dans les stablecoins est entrée en Bourse le mois dernier, et son action s'est envolée. Elle a bondi de plus de 600 % depuis l'IPO.

L'avenir de la monnaie numérique exalte les investisseurs.

Les stablecoins sont des monnaies numériques qui conservent leur valeur en étant adossées à des dollars bien réels. Elles vous permettent de déplacer de l'argent instantanément, 24 heures sur 24, sans les délais bancaires. Elles sont idéales pour payer en ligne, envoyer de l'argent à l'étranger ou payer les salariés.

Les grandes entreprises commencent déjà à s'en servir à la place des moyens bancaires traditionnels.

Mais voici ce que ratent la plupart des investisseurs...

Il existe une autre société qui pourrait être encore mieux placée pour profiter de cette tendance !

Elle entretient déjà des relations avec presque toutes les plus grandes banques américaines. Elle traite les paiements pour 6 millions de petites entreprises et gère des transactions pour des géants tels que Walmart et Home Depot.

Il s'agit de Fiserv (FI), et nous pensons que cette entreprise est sur le point de devenir le principal gagnant de la révolution des stablecoins.

Nous avons recommandé Fiserv début avril, alors que l'action venait juste de reculer par rapport à son plus haut record. Le timing semblait parfait pour une société ayant des antécédents aussi solides.

Fiserv, c'est l'infrastructure invisible qui fait fonctionner les activités bancaires modernes. Quand vous sortez votre carte de crédit, dans un café, il y a de grandes chances que Fiserv traite ce paiement. Quand vous vérifiez le solde de votre compte sur votre téléphone, vous utilisez probablement un logiciel créé par Fiserv.

La société dessert plus de 10 000 banques et coopératives de crédit.

Mais fin avril, il y a eu un petit accident de parcours...

Les bénéfices publiés par la société ont été légèrement inférieurs aux attentes : 1,4 % en dessous des prévisions, plus exactement. Les investisseurs ont réagi de façon exagérée et l'action a chuté de 32 % par rapport à ses plus hauts de mars.

Mais c'est également une société dont les bénéfices ont affiché une croissance à deux chiffres pendant 39 ans consécutifs.

Une légère sous-performance ne change pas les fondamentaux.

La semaine dernière, tout a changé.

Fiserv a annoncé le lancement de son propre stablecoin appelé FIUSD. La société fait équipe avec Circle et Paxos pour construire cette technologie, et travaille avec Mastercard pour qu'elle soit acceptée partout.

Mais Fiserv possède déjà les clients que tous les autres essaient de décrocher. Les 10 000 banques clientes sont des partenaires idéales pour déployer sa monnaie numérique. Et les 6 millions de sites commerçants pourraient commencer à accepter les stablecoins dès demain.

Le calcul est convaincant.

Chaque fois qu'un commerçant est réglé par carte de crédit, il paye des frais à Visa ou à Mastercard. Avec les stablecoins, ces frais vont aller dans la poche de Fiserv.

Lors d'une conférence, ce mois-ci, le responsable chargé de FIUSD chez Fiserv a révélé quelque chose d'intéressant.

Avant que des lois interdisant aux banques de gérer des crypto-monnaies n'aient été adoptées sous le gouvernement Biden, Fiserv avait abordé le sujet de l'intégration des crypto-monnaies avec 12 banques. Et maintenant que le gouvernement Trump soutient pleinement les crypto-monnaies, Fiserv a de l'avance.

Le timing est parfait pour une autre raison.

Selon Bloomberg, Walmart et Amazon envisagent de lancer leurs propres stablecoins. Walmart travaille déjà avec Fiserv sur des paiements instantanés ; on imagine facilement que cette relation va s'élargir aux stablecoins.

Étant donnée l'historique et les relations de Fiserv, nous ne pouvons que vous encourager à renforcer votre position au cours actuel. L'action est actuellement décotée de 28 % par rapport à ses plus hauts historiques. Mais, si Fiserv exploite cette opportunité liée aux stablecoins, le cours de son action pourrait être multiplié par deux ou trois.

La société pourrait s'emparer de la part de marché des réseaux de paiement traditionnels tels que Visa et Mastercard.

Une richesse générationnelle pour ceux qui seront patients

Voilà qui prouve quelque chose d'important, en matière d'investissement : les plus belles opportunités se dissimulent souvent au nez et à la barbe de tous.

Fiserv traitaient déjà les paiements des dizaines d'années avant que les stablecoins n'aient créé une nouvelle opportunité.

Les sociétés qui créent de la richesse pour plusieurs générations font souvent quelque chose d'important avant même que cela ne devienne évident.

Pour les identifier, il faut regarder au-delà des gros titres. Il faut être patient quand l'action ne bouge pas pendant des mois ou des années. Il faut être convaincu quand les autres doutent de votre jugement.

Mais la récompense peut changer la vie des investisseurs qui ont vu juste.

Fiserv pourrait devenir notre prochaine success story.

La révolution des stablecoins ne fait que commencer, et nous pensons que cette entreprise est parfaitement bien placée pour la conduire !

La prochaine opportunité de s'enrichir sur plusieurs générations est déjà là, et attend que des investisseurs patients la découvrent.

Bien à vous,

James Altucher
Les Investissements d'Altucher

Vendredi 27 juin 2025

Quand la robotique rencontre la course à l’espace

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Alors que les gros titres sont obsédés par l'IA et les dernières tendances dans l'univers des crypto-monnaies, une transformation tout aussi importante – et dont on parle beaucoup moins – est en cours.

L'ère de la robotique ne va pas arriver – elle est déjà là.

Vous ne le savez peut-être pas, mais des entreprises connues de tous sont discrètement en train de construire l'épine dorsale numérique qui va alimenter cette méga tendance représentant des milliers de milliards de dollars.

En fait, Nvidia Corp. (NVDA) est en train de construire l'infrastructure de la révolution de la robotique.

Mais ce n'est pas la seule méga tendance à prendre discrètement le pas...

Une nouvelle génération d'entreprises spatiales est en train de faire évoluer les communications par satellites du stade de la science-fiction à celui d'un chiffre d'affaires bien réel.

Et ces histoires évoluent bien plus vite que ne le pensent la plupart des gens !

L'armée de robots humanoïdes de Nvidia

Nvidia et Foxconn viennent d'annoncer quelque chose qui devrait redessiner notre façon de voir l'automatisation de la production.

Ces sociétés sont en train de déployer des robots humanoïdes dans la nouvelle usine de fabrication de serveurs d'IA de Foxconn, à Houston, dont les activités devraient démarrer au premier trimestre 2026.

Il s'agit du déploiement à l'échelle industrielle de robots fonctionnant avec l'IA et réalisant de véritables tâches de fabrication.

Ces robots fonctionnent sur la nouvelle plateforme Jetson Thor de Nvidia, qui offre une performance d'IA par robot de 2 000 téraFLOPS [NDLR : "FLOP" signifie "floating-point operations per second", nombre d'opérations en virgule flottante par seconde, une unité de mesure de la rapidité de calcul d'un système informatique et d'une partie de sa performance]. Cette puissance de calcul est supérieure à celle qu'affichait un centre de données entier il y a encore quelques années.

Ces robots sont entraînés en utilisant la technologie des jumeaux numériques Omniverse de Nvidia, qui crée des usines virtuelles où des milliers de scénarios sont testés avant tout déploiement physique. Cela permet une planification de trajectoires (ou de mouvements) [NDLR : ensemble de techniques mathématiques et informatiques permettant de calculer des trajectoires pour un système cinématique, avec pour contrainte l'absence de collision] 80 fois plus rapide et des environnements de simulation 430 000 fois plus rapides.

Tandis que Tesla se concentre sur la conception d'Optimus pour ses propres activités, Nvidia est en train de créer "l'Android de la robotique", l'infrastructure informatique sous-jacente dont tous les fabricants auront besoin.

Nvidia ne cherche pas à fabriquer des robots, mais à bâtir la plateforme qui les fera tous fonctionner.

Imaginez un peu ce modèle économique... Tesla vend un robot à un client. Nvidia vend les puces, les logiciels sous licence et les services de cloud à toutes les entreprises de robotique de la planète. Nvidia se positionne ainsi en vue de capter un chiffre d'affaires récurrent qui émanera de tous les robots déployés dans tous les secteurs.

L'action a bondi de 56 % par rapport à son plus bas d'avril, et elle frôle ses records enregistrés en janvier.

Les résultats du deuxième trimestre, qui seront publiés le 27 août et qui pourraient intégrer de premières prévisions concernant les sources de revenus provenant de la robotique, représentent un bon catalyseur potentiel.

La course à l'espace s'accélère

Une transformation spectaculaire est aussi en train de se produire en orbite basse.

AST SpaceMobile (ASTS) a accompli quelque chose encore considéré comme impossible il y a deux ans : des appels vidéo de grande qualité entre des satellites et des smartphones standard. Sans équipement spécial, sans modification... juste un téléphone ordinaire qui se connecte directement à l'espace.

L'action a bondi de plus de 300 %, ces douze derniers mois, et atteint mardi un nouveau plus haut historique de 53,22 $.

L'innovation de l'entreprise vise les milliards d'usagers de la téléphonie mobile, dans le monde, qui vivent en dehors de zones offrant une couverture réseau fiable.

Par ailleurs, les satellites BlueBird Block 2 d'AST, qui seront bientôt lancés, offrent dix fois plus de puissance que sa constellation de première génération. La société évolue vers une production de six satellites par mois d'ici la fin de l'année, et elle a déjà signé des partenariats avec AT&T, Verizon et Vodafone.

Amazon (AMZN) avance également sérieusement sur son projet Kuiper. La société a lancé 54 satellites opérationnels cette année, et s'est engagée sur plus de 10 Mds$ de contrats de lancement.

Mais Amazon est confrontée à un calendrier difficile. La société doit déployer 1 618 satellites d'ici juillet 2026 pour répondre aux exigences de la FCC, face à la constellation Starlink de SpaceX, qui compte déjà plus de 7 000 satellites opérationnels.

Heureusement, les dynamiques concurrentielles jouent en faveur de multiples gagnants. Le marché potentiel est assez énorme pour plusieurs acteurs clés. À différentes approches correspondent différents segments de marché.

Pour Amazon, l'avantage pourrait résider dans l'intégration à AWS, et auprès de sa clientèle d'entreprises. Quant à Starlink, il domine déjà les marchés grand public du haut débit par satellite. AST vise une base d'usagers monumentale : celle de la téléphonie mobile mondiale.

L'opportunité connectée

Ces deux développements reflètent une même tendance sous-jacente : l'établissement d'une infrastructure d'IA exigeant d'énormes investissements dans les domaines de l'informatique, de la fabrication et des communications.

Nvidia fournit la plateforme informatique fondée sur l'IA destinée à la robotique. Les entreprises spatiales fournissent une couche de connectivité destinée aux applications d'IA dans le monde.

Des deux côtés, on est en train de passer du stade expérimental à celui du déploiement commercial.

Pour les portefeuilles d'investissement, cette convergence crée des opportunités dans les secteurs des semi-conducteurs, de la production automatisée et des satellites de communication.

La révolution de la robotique et la course à l'espace ne sont pas des scénarios concurrents – mais les éléments complémentaires de cette transformation de l'infrastructure d'IA qui s'accélère dans de multiples secteurs.

À un avenir éclatant !

Ray Blanco
Les Investissements d'Altucher


Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Nous avons l'immense plaisir de vous adresser votre exemplaire du mois de juin des Investissements d'Altucher au format PDF !

Vous pouvez télécharger directement votre numéro en cliquant ici.

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Voici le sommaire de votre numéro :

  • Les "États-Unis des crypto-monnaies" – Les 100 premiers jours de Trump : le coup d’envoi du marché haussier le plus explosif depuis 2017 (James Altucher)

  • Ces super cryptos pourraient faire flamber votre portefeuille ! (Chris Campbell)

  • Un cas d’utilisation à 1 000 Mds$ en territoire de blockchain (Ari Goldschmidt)

  • Dans la tête de Trump : ma configuration de trade estivale (Chris Cimorelli)

  • Le Top du mois – Notre sélection de recommandations d’achats du mois

Sans plus attendre, découvrez ce nouveau numéro :

Les Investissements d'Altucher n°91, juin 2025

N'hésitez pas à nous écrire pour nous faire part de vos remarques, de vos suggestions ou de vos questions. Ce sera toujours un plaisir d'échanger avec vous.

Vous pouvez aussi retrouver dès maintenant ce numéro mensuel sur votre espace abonné.

Nous vous souhaitons une excellente lecture,

– L'équipe de la rédaction des Investissements d'Altucher


Lundi 23 juin 2025

Alerte de vente – La grande "disruption" du secteur automobile commence !

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Le dimanche 22 juin est entré dans l'histoire, à Austin (Texas).

Tesla a lancé son premier service commercial de robotaxis.

Cette date pourrait marquer le début de la fin, pour les constructeurs automobiles traditionnels.

Bien que le premier déploiement de Tesla soit modeste (10 à 20 robotaxis opérant dans des quartiers spécifiques d'Austin), l'impact pourrait être énorme, en fin de compte.

Pour la première fois, des passagers pourront commander un taxi Tesla sans chauffeur, via une application. Cela change énormément la façon dont on considère le secteur automobile.

L'effet de réseau

Ce lancement est très significatif car il n'est pas seulement question de technologie, mais aussi d'un modèle économique.

Depuis hier, Tesla possède un réseau de véhicules autonomes générant des données, du chiffre d'affaires et une expérience opérationnelle 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Chaque kilomètre parcouru, chaque nouvelle situation rencontrée, chaque client embarqué avec succès remontera des informations dans le réseau neuronal de Tesla.

Les constructeurs traditionnels ne peuvent égaler ce volume d'information.

Pour dominer le secteur des robotaxis, la densité du réseau et le prix seront essentiels. Or Tesla a un énorme avantage sur ces deux plans.

Le service Waymo de Google opère déjà à Austin. Mais Tesla possède quelque chose que Waymo n'a pas : la production à grande échelle. Alors que Waymo envisage de déployer 3 500 véhicules d'ici la fin de l'année 2025, Tesla peut produire cette même quantité en un seul jour. Le constructeur est capable de produire l'équivalent de la flotte intégrale de Waymo en quelques heures.

Quelques chiffres concernant les constructeurs et VTC traditionnels

Goldman Sachs prévoit que le chiffre d'affaires de Tesla provenant des robotaxis pourrait atteindre 115 M$ d'ici 2027, puis s'accroître à partir de là. Mais ce ne serait peut-être que le début.

La véritable "disruption" intervient quand la machine à produire de Tesla s'orientera vers les robotaxis. Imaginez des centaines de milliers – voire des millions – de robotaxis Tesla proposant des courses ne coûtant qu'une fraction de celles d'Uber ou de Lyft.

Les constructeurs traditionnels se retrouvent dans une situation délicate. Ils dépensent des milliards pour tenter de développer une technologie de conduite autonome, alors que leur coeur de métier – la vente de voitures aux particuliers – s'expose à une obsolescence potentielle.

Pour beaucoup de consommateurs, la question suivante se pose : pourquoi acheter une voiture si l'on peut commander un robotaxi au prix de 12 à 15 cents le kilomètre ?

Une décision stratégique pour notre portefeuille

Cette transformation va générer des gagnants et des perdants. Voilà pourquoi nous prenons aujourd'hui une décision stratégique pour notre portefeuille.

Nous allons clôturer notre position sur Ford Motor Company (F).

Face à la révolution des robotaxis, le modèle économique de ce constructeur semble de plus en plus obsolète.

Soyons clairs : nous ne pensons pas que cette entreprise va disparaître. Ford poursuivra ses activités pendant des années, peut-être des décennies, mais ses perspectives de croissance ont fondamentalement changé.

Au lieu d'investir des milliards dans la fabrication de véhicules thermiques ou électriques non autonomes, ce constructeur sera désormais forcé d'investir dans une technologie de conduite autonome qu'il ne parviendra peut-être jamais à monétiser.

En attendant, Tesla va commencer à générer un chiffre d'affaires sur les robotaxis tout en conservant ses avantages en termes de production.

Une rotation des capitaux vers l'avenir

Nous encaissons ce gain afin de redéployer des fonds sur des cartes plus exaltantes offrant un potentiel de hausse plus important.

Nous surveillons étroitement les entreprises qui construisent l'avenir de la conduite autonome.

L'écosystème des robotaxis va créer de nouveaux gagnants, dans le domaine des semi-conducteurs, des logiciels d'IA, de la gestion de flottes et des infrastructures de support.

Même si le lancement de ce week-end, à Austin, n'est qu'un petit début, il pourrait amorcer le plus profond bouleversement du secteur automobile jamais constaté.

Nous devons nous positionner sur ceux qui bouleverseront les choses et non sur ceux qui seront bouleversés.

Une grande transformation de l'automobile est sur le point de s'amorcer. Nous nous positionnons dans cette perspective.

Revendez la totalité de vos actions Ford Motor Company (F) au cours du marché (10,59 $ à l'instant où j'écris ces lignes).

Il est temps de vendre Cardano

Aujourd'hui, nous allons aussi nous séparer d'une crypto-monnaie qui a du mal à décoller, non parce qu'elle est "mauvaise", mais parce qu'elle ne montre aucun signe d'excellence à venir.

Or nous devons nous concentrer là où un élan, des utilisateurs et des effets de réseau nous offrent des signaux limpides.

Voilà pourquoi nous allons revendre Cardano (ADA).

Cardano, bien qu'il fasse partie du top 10, affiche toujours de médiocres indicateurs d'utilisation. Le nombre d'adresses actives journalières tourne autour de 40 000, et l'activité des dApp (applications décentralisées) a chuté de 73 % d'une année sur l'autre.

L'implantation de Cardano dans l'univers de la DeFi (finance décentralisée) est minuscule (à peu près 300 M$ de TVL), et son écosystème de smart contracts (contrats intelligents) reste sous-développé.

Les partenariats sont souvent universitaires ou motivés par des velléités de communication.

Nous espérions que Cardano allait sauter dans le train des stablecoins et que son utilisation allait s'accroître, mais d'autres réseaux ont beaucoup plus d'avance, à cet égard.

Revendez la totalité de vos jetons Cardano (ADA) sur Coinbase au prix du marché (0,5490 $ à l'instant où j'écris ces lignes).

Bien à vous,

James Altucher
Les Investissements d'Altucher

Mardi 17 juin 2025

Israël-Iran : l'étincelle qui peut enflammer le marché de la cybersécurité

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

En 2008, j'ai publié un livre intitulé The Forever Portfolio.

Ce fut horrible. Pas à cause de son contenu, mais parce que personne n'avait envie de l'acheter. Quand mon éditeur a vu les chiffres, il a eu envie de me défenestrer. Mais s'il avait lu le livre et patienté quelques années, il aurait peut-être vu les choses autrement.

Comme son titre l'indique [NDLR : en français, il signifie "le portefeuille éternel"], le livre décrit un groupe d'actions que l'on peut acheter pour les conserver indéfiniment.

Le livre prédisait le succès d'entreprises comme Eli Lilly (dont le cours a été multiplié par 24, depuis), Mastercard (dont le cours a été multiplié par 39, depuis) et Taser (dont le cours a été multiplié par 197, depuis). Cela peut paraître incroyable, mais le chapitre 3 du livre anticipait une pandémie mondiale... 12 ans avant le COVID.

Mais je ne suis pas ici pour vous parler du passé, mais parce qu'une opportunité se présente et qu'elle a trop importance pour être ignorée.

Et il ne reste peut-être plus que quelques semaines pour en tirer profit...

Cybersécurité : le nerf de la guerre moderne

Et cela m'amène au chapitre 2 de The Forever Portfolio : la cybersécurité.

Un truc qui paraît fastidieux et complexe. Croyez-moi, j'en sais quelque chose. Mais lisez jusqu'au bout car cela en vaut la peine.

Comme je le disais déjà dans mon livre, ce n'est qu'une question de temps avant qu'une attaque massive ne se produise sur Internet. Quand ce moment arrivera, le cours des entreprises de cybersécurité sera multiplié par 2, 5, voire même 10.

Et c'est ce qui m'amène à notre sujet du jour...

Du jour au lendemain, Israël a mené des attaques ciblant des responsables militaires et des sites nucléaires iraniens. En réaction, l'Iran a lancé une attaque de drones sur Israël. Vendredi dernier, le président Trump a annoncé ceci sur Truth Social : "L'Iran doit conclure un accord avant qu'il ne reste rien."

Cela soulève la possibilité d'une escalade vers un conflit généralisé et de potentielles cyberattaques.

Ces dernières années, la cybersécurité a représenté un outil crucial dans la stratégie de défense israélienne.

En 2010, il paraît qu'Israël aurait utilisé un virus pour viser et détruire à distance l'arsenal nucléaire iranien. On pense également qu'Israël aurait utilisé un virus pour provoquer une petite explosion sur le site nucléaire de Natanz, en Iran, en 2021.

Et, bien sûr, il y a eu cette intervention, en 2024, lors de laquelle Israël a fait exploser à distance les bipeurs de membres du Hezbollah, avant de lancer une invasion terrestre au Liban.

Si l'Histoire nous enseigne quelque chose, c'est que la prochaine vague du conflit avec l'Iran pourrait inclure des cyberattaques. Et c'est une bonne chose pour les actions de la cybersécurité.

La cybersécurité, c'est un peu comme aller chez le dentiste. On n'a ni envie d'y penser ni d'y consacrer de l'argent – mais si on passe outre, le problème s'aggrave au fil du temps.

Les cyberattaques très médiatiques sont la meilleure publicité dont peuvent rêver les entreprises de cybersécurité. À la suite des attaques qui ont visé le Colonial Pipeline, en 2021, ou les casino Caesar en 2023, le chiffre d'affaires du secteur de la cybersécurité a bondi. Les cyberattaques ciblant les gouvernements ont le même effet.

En début de mois, les actions liées aux drones ont flambé à la suite de l'attaque lancée par l'Ukraine sur des bases militaires russes, elle-même suivie de l'attaque de drones russes en Ukraine.

Je ne serais pas étonné qu'une tendance similaire se dessine au cours des jours ou semaines à venir, si le conflit entre Israël et l'Iran poursuit son escalade.

Palo Alto Networks, une opportunité phare dans le secteur de la cybersécurité

Palo Alto Networks (PANW) est l'une de nos actions préférées, dans le domaine de la cybersécurité.

Comme nous l'avons indiqué en novembre 2023, lors de notre recommandation initiale, l'entreprise est un interlocuteur unique pour tout ce qui concerne les produits, logiciels et services de cybersécurité.

Cette société est le principal fournisseur de solutions de cybersécurité intégrant les multiples couches de sécurité nécessaires, pour protéger correctement les systèmes intégrant des logiciels basés sur le cloud.

Palo Alto Networks vend sa technologie sous forme d'abonnement, ce qui lui offre une source de revenus fiable et récurrente.

Bien que la société ait été fondée il y a vingt ans – bien avant que la technologie du cloud ne devienne aussi essentielle qu'aujourd'hui –, elle a réussi à innover et à rester dans la course, en dépit de changements technologiques majeurs.

La capacité d'innovation de Palo Alto est particulièrement visible dans ses produits intégrant l'IA, qui sont proposés par sa division Next Generation Security (NGS).

La plateforme Cortex fait partie des outils de NGS. Cortex connecte les différents systèmes au sein de l'infrastructure d'une organisation et se sert de l'IA pour analyser d'énormes quantités de données et détecter des schémas d'activités inhabituelles.

Au dernier trimestre, NGS a généré plus de 5 Mds$ de chiffre d'affaires annuel récurrent, ce qui représente une progression d'environ 34 % par rapport l'année précédente. La société a l'intention de multiplier ce chiffre par trois et d'atteindre 15 Mds$ d'ici 2030.

Au dernier trimestre, Palo Alto Networks a réalisé de bons résultats qui ont surpassé les attentes, tant au niveau du chiffre d'affaires que des bénéfices. Son chiffre d'affaires a atteint 2,29 M$, soit une progression de 15 % par rapport à l'année précédente.

En ce qui concerne l'avenir, la société prévoit également de solides résultats au quatrième trimestre et sur la totalité de l'exercice, en tablant sur un chiffre d'affaires compris entre 9,17 Mds$ et 9,19 Mds$ sur la totalité de l'année 2025... soit une croissance d'environ 14,5 % par rapport à 2024.

Même si certains investisseurs pensent que ce trimestre n'a rien eu de spécial, ce qui a fait légèrement reculer l'action, après la publication des résultats, la croissance de la division NGS montre que l'entreprise est toujours bien partie pour atteindre ses objectifs à long terme.

Quelles que soient les difficultés économiques, la révolution de l'IA rend la cybersécurité plus cruciale que jamais.

Si l'on se base sur la progression enregistrée au troisième trimestre et la demande croissante en faveur de la cybersécurité, je suis plus haussier que jamais sur cette action.

Palo Alto Networks pourrait être le grand gagnant ?

Les tensions entre Israël et l'Iran augmentent chaque jour. Une guerre généralisée pourrait se déclencher à tout moment. Et quand ce sera le cas, les cyberattaques suivront.

L'Histoire nous enseigne ce qui se passe ensuite, en général. Chaque fois qu'un grave cyberincident se produit, les entreprises liées à la sécurité flambent.

Nous l'avons constaté avec l'attaque du pipeline, avec celle du casino, et il y a quelques semaines, après l'attaque de drones.

Ce schéma est clair comme de l'eau de source.

Palo Alto Networks se trouve précisément au bon endroit. La société est le leader de la cybersécurité, avec 8 Mds$ de chiffre d'affaires récurrent.

Ses outils munis de l'IA sont exactement ce dont les entreprises ont besoin pour se protéger. Et la société enregistre une croissance de 34 % au sein de sa division la plus importante.

Mais voici ce que les investisseurs sont en train de rater...

Il est inutile d'attendre 2030 pour réaliser d'énormes gains. La prochaine cyberattaque pourrait intervenir demain, la semaine prochaine, le mois prochain.

Les investisseurs avisés savent que le meilleur moment, pour acheter, c'est avant que tous les autres ne se rendent compte de ce qui est en train de se passer.

Car lorsque la prochaine cyberattaque majeure se produira – et elle se produira – les valeurs de la cybersécurité telles que Palo Alto Networks ne se contenteront pas d'en profiter, elles flamberont.

Nous sommes peut-être à l'aube de quelque chose d'énorme. Et si vous m'avez lu jusqu'au bout, vous avez déjà une longueur d'avance.

Bien à vous,

James Altucher
Les Investissements d'Altucher

Mercredi 11 juin 2025

La blockchain la plus rapide... encore plus rapide !

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Parfois, les comebacks les plus puissants s'opèrent alors que tout le monde croyait que la messe était dite.

Dans l'univers des crypto-monnaies, peu d'histoires sont aussi spectaculaires que celle de Solana (SOL), tombée en disgrâce avant de revenir au sommet de façon spectaculaire.

Ce n'est pas l'histoire d'une "tech" parmi tant d'autres, mais celle d'une résilience qui pourrait redessiner la façon dont nous considérons la monnaie numérique et l'infrastructure qui la fait fonctionner.

Pour comprendre l'importance de Solana, il faut d'abord avoir compris ce qu'accomplit réellement une blockchain.

Considérez que c'est un gigantesque registre numérique qui enregistre toutes les transactions mais, au lieu d'être contrôlé par une banque, il est géré par des milliers d'ordinateurs qui travaillent ensemble dans le monde entier.

Le Bitcoin, qui a été la toute première blockchain, est lent, puisqu'il ne gère qu'environ 7 transactions/seconde. Quant à l'Ethereum, la deuxième principale blockchain, il ne peut assurer que 15 transactions/seconde. Solana, elle, traite 4 000 transactions/seconde pour quelques sous.

Cette différence de vitesse n'est pas seulement impressionnante sur le papier... C'est la différence entre un réseau capable de gérer des applications du monde réel et un autre, qui cède sous la pression.

Mais pour Solana, la voie vers la réussite n'a pas été de tout repos – c'est le moins que l'on puisse dire...

Au début, le réseau a souffert de pannes fréquentes qui duraient des heures, voire des jours. Ses détracteurs ont dit qu'il n'était pas fiable. Les développeurs se sont demandé s'ils allaient pouvoir bâtir des applications sérieuses sur un terrain aussi mouvant.

Et puis est arrivé "l'hiver des crypto-monnaies", en 2022, et avec lui, les heures les plus sombres pour Solana.

Sam Bankman-Fried, le fondateur de FTX – tombé en disgrâce après l'effondrement de cette plateforme – faisait partie des principaux soutiens de Solana. Quand FTX a implosé sur fond de fraude spectaculaire dont les répercussions ont secoué tout l'univers des crypto-monnaies, Solana a été considéré comme "coupable par association".

Le cours du jeton s'est effondré de 250 $ à moins de 10 $. La plupart des observateurs ont pensé que Solana était fichu : le réseau avait des problèmes techniques, sa réputation était entachée et son principal soutien dormait en prison.

Mais quelque chose d'intéressant s'est produit, au plus profond de l'hiver des crypto-monnaies.

Le retour en grâce de Solana

Bien que d'autres projets se soient tus à jamais, les développeurs de Solana ont continué à construire.

Ils ont réglé les problèmes de stabilité. Ils ont amélioré la performance du réseau. Ils ont attiré de nouveaux développeurs et de nouvelles applications.

Dès le début de l'année 2024, Solana était devenue la plateforme incontournable pour une vague de nouvelles applications de crypto-monnaies, en particulier les meme coins, ces jetons numériques que l'on crée davantage pour s'amuser, et pour une communauté, que pour investir sérieusement.

Ensuite, le mois de janvier 2025 a tout changé : Donald Trump, quelques jours avant de revenir à la Maison-Blanche, a annoncé que son meme coin officiel serait lancé sur Solana. Ce choix était sidérant. Parmi les dizaines de blockchains existantes, le président américain a choisi Solana.

Le jeton TRUMP a généré des milliards de dollars de volumes de transactions, en quelques heures. Plus important encore, Solana a réussi à gérer cet énorme trafic sans tomber en panne.

Mais Solana va bien au-delà des meme coins.

La construction d'alliances clés

Le réseau a discrètement conclu des partenariats avec certains des plus grands noms de la finance et des technologies.

Visa utilise Solana pour certaines expérimentations liées aux paiements. BlackRock, le plus grand gestionnaire d'actifs du monde, a exprimé de l'intérêt pour cette plateforme. Polymarket, le plus grand marché prédictif du monde, a récemment intégré Solana.

Ce ne sont pas de petites start-ups qui parient sur une technologie qui n'a pas fait ses preuves, mais des entreprises bien établies qui misent de l'argent réel sur le potentiel de Solana.

La prochaine déferlante de Solana

Le signe le plus révélateur de la confiance qui lui accordent les institutions, c'est peut-être la récente vague d'achats effectués par des entreprises.

En effet, de nombreuses sociétés cotées ont annoncé leur intention d'acheter des jetons Solana pour les conserver dans leurs réserves de trésorerie. Ces entreprises ne sont pas des day-traders recherchant des profits rapides, mais des acteurs qui parient à long terme sur le fait que Solana deviendra une infrastructure essentielle de l'économie numérique.

Des entreprises comme SOL Strategies et Classover Holdings ont levé des centaines de millions de dollars dans le seul but d'accumuler des jetons Solana.

Ces stratégies de thésaurisation se produisent plus rapidement que des mouvements similaires sur l'Ethereum, le principal concurrent de Solana.

Malgré cet élan, Solana ne se repose pas sur ses lauriers. Le réseau travaille déjà sur sa prochaine grande mise à jour appelée Firedancer. Firedancer est une réécriture totale du logiciel de base de Solana, conçue pour que le réseau soit encore plus rapide et plus fiable. Quand elle sera lancée – peut-être dès le mois prochain – elle pourrait multiplier la capacité de transaction de Solana.

100 fois plus rapide !

Et plus ambitieux encore, il y a Alpenglow, une proposition de révision de la façon dont le réseau parvient à un accord sur les transactions. Ce n'est pas rien : cette refonte fondamentale pourrait multiplier par 100 la vitesse de Solana.

La plupart des projets de crypto-monnaie font de grandes promesses sur de futures améliorations, puis disparaissent dans la nuit.

Mais Solana exécute réellement sa feuille de route technique, en améliorant régulièrement la performance alors que d'autres réseaux stagnent.

Ces antécédents comptent, car l'univers des crypto-monnaies déborde de projets qui ont levé des milliards, fait de grandes annonces puis se sont reposés sur la médiatisation au lieu de tenir leurs belles promesses.

L'innovation continue de Solana, bien qu'elle soit la plus rapide des principales blockchains, montre un niveau d'engagement rare dans ce secteur.

Le réseau traite plus de transactions que le Bitcoin et l'Ethereum réunis. C'est là que se trouvent les applications les plus rapides de l'univers des crypto-monnaies.

Et pourtant, le jeton Solana a chuté de près de 50 % par rapport à ses plus-hauts de janvier, période où le meme coin de Trump a été lancé.

Cela crée une opportunité pour les investisseurs qui comprennent ce qu'ils recherchent. Cet écart entre les accomplissements techniques de Solana et son cours actuel suggère que la communauté des investisseurs au sens large n'a pas totalement compris ce qui se passe.

Solana s'est métamorphosée, passant du stade de l'expérimentation peu fiable à celui d'épine dorsale des applications les plus innovantes de la blockchain. Le réseau, laissé pour mort il y a encore deux ans, est devenu indispensable à l'avenir du secteur.

Pour les investisseurs désireux de regarder plus loin que la volatilité et de se focaliser sur les fondamentaux, Solana représente une rare opportunité d'acheter sur une décote considérable une technologie de premier plan qui a fait ses preuves.

Cette histoire de comeback est encore en train de s'écrire, mais ses premiers chapitres suggèrent que ce n'est que le début.

Bien à vous,

James Altucher
Les Investissements d'Altucher

Ray Blanco
Les Investissements d'Altucher

Jeudi 5 juin 2025

Le maillon à 21 000 Mds$ de la blockchain

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Imaginez que chaque contrat que vous signez puisse s'exécuter automatiquement. Pas d'avocats. Pas d'intermédiaires. Pas de délais de plusieurs semaines pour que les paiements soient finalisés.

C'est la promesse qu'offrent les contrats intelligents ("smart contracts") – des programmes informatiques qui évoluent sur la blockchain et réalisent des accords quand certaines conditions sont remplies.

Mais il y a un problème.

Les smart contracts s'apparentent à de brillants ordinateurs enfermés dans une pièce sans fenêtre ; ils ne peuvent pas voir le monde extérieur. Ils ne savent pas s'il pleut dans l'Iowa ou si la valeur de l'action Apple vient juste de flamber de 25 %. Ils ne peuvent dire si une expédition est arrivée à temps ou si l'identité d'une personne a été contrôlée.

Et c'est là que Chainlink (LINK) entre en jeu.

Chainlink agit comme une passerelle.

Le protocole apporte des données réelles (cours des actions, informations météorologiques, scores sportifs, etc.) à ces smart contracts afin qu'ils fonctionnent réellement.

Considérez qu'il s'agit d'un Internet pour smart contracts. Sans Chainlink, le smart contract d'une police d'assurance agricole ne saurait pas s'il y a une sécheresse. Un programme de trading automatique ne connaîtrait pas les cours de l'or. Une plateforme de prêt ne pourrait pas vérifier si un collatéral existe vraiment.

Et cela ne relève plus uniquement de la théorie...

Chainlink est déjà utilisé par plus de 1 000 projets et, il y a deux semaines, le protocole avait déjà permis de réaliser plus de 21 000 Mds$ de transactions, au total.

Ce chiffre n'est pas une erreur d'impression. Cette technologie est devenue si essentielle que les trois quarts de tous les projets de crypto-monnaies en dépendent, désormais.

Mais c'est là que les choses deviennent intéressantes...

Les principaux acteurs de la finance traditionnelle commencent, eux aussi, à y prêter attention.

JPMorgan, l'une des plus grandes banques du monde, a récemment réalisé une transaction majeure en se servant de la technologie de Chainlink. La banque l'a utilisée pour déplacer des bons du Trésor américain tokénisés sur différents réseaux de blockchains, chose autrefois impossible.

Mais ce n'est que le début.

Ce partenariat avec JPMorgan signale quelque chose de plus vaste.

La carte jouée sur l'infrastructure de la blockchain

Wall Street se prépare discrètement à un monde où les actifs traditionnels – actions, obligations, immobilier – évolueront sous forme de jetons numériques sur les réseaux de blockchain.

Et quand cela arrivera, JPMorgan ne se sera pas la seule banque à avoir besoin de Chainlink pour fonctionner.

L'ampleur de ce changement est devenue si limpide, cette année, que le fondateur de Chainlink a été invité à une réunion privée à la Maison-Blanche. Le président Trump a organisé un sommet sur les actifs numériques, et Chainlink faisait partie des quelques entreprises représentées.

Le message est clair : cette technologie est en train d'évoluer de la périphérie vers le coeur du système financier mondial.

Le gouvernement américain s'efforce de faire de l'Amérique la puissance dominante de cette nouvelle économie numérique, et Chainlink s'est positionné comme l'infrastructure qui rendra cela possible.

Les chiffres le confirment. En début d'année, Chainlink s'est étendue à 37 nouveaux réseaux de blockchains et a fourni des centaines de nouveaux flux de données. Son rythme de croissance s'accélère, il ne ralentit pas.

Aave (AAVE), l'une des principales plateformes de prêt en crypto-monnaies, a annoncé le mois dernier qu'elle utiliserait Chainlink pour capter automatiquement des millions de chiffre d'affaires qui partaient autrefois dans la poche d'intermédiaires. Cela a généré plusieurs millions de chiffre d'affaires supplémentaires – autant d'argent qui lui échappait, autrefois.

Encore plus révélateur, le groupe Boerse Stuttgart (Bourse de Stuttgart) – sixième place boursière européenne – a conclu un partenariat avec Chainlink pour que les cours des actions soient accessibles sur la blockchain, prouvant ainsi que les marchés financiers européens se préparent à cette transformation numérique.

Il ne s'agit pas de start-ups ou de projets expérimentaux, mais de places financières qui gèrent des milliards de dollars en transactions réelles.

Mais la partie la plus intéressante de l'histoire de Chainlink, c'est peut-être ce qu'il se passe en coulisses.

Écrire l'avenir de la finance numérique

Chainlink ne se contente pas de bâtir des produits.

Le protocole contribue à la rédaction des futures règles de fonctionnement de la finance numérique.

La société travaille avec les principaux régulateurs financiers, notamment l'Autorité monétaire de Singapour, pour démontrer que cette technologie est capable de moderniser les marchés financiers.

En mars, Chainlink a annoncé un partenariat avec l'Autorité de régulation des services financiers d'Abu Dhabi, afin de développer des normes de blockchain et des cadres juridiques qui orienteront la façon dont les actifs tokénisés seront réglementés au Moyen-Orient. Cela offre à Chainlink un énorme avantage sur ses concurrents potentiels.

Alors que d'autres entreprises tentent de se rattraper, techniquement, Chainlink a déjà sa place à la table où la politique s'élabore.

Le fonctionnement de Chainlink

C'est le jeton LINK, la crypto-monnaie de Chainlink, qui fait fonctionner tout le système.

Chaque fois que quelqu'un se sert des services de Chainlink, il paye ses frais en jetons LINK. Chaque fois que de nouvelles données sont confirmées, les fouisseurs de données (appelés "validateurs") gagnent des jetons LINK. À mesure que des institutions financières adoptent cette technologie, la demande en faveur des jetons LINK augmente.

Et le scénario d'investissement concernant Chainlink se renforce également.

En début d'année, Chainlink a lancé un nouveau système grâce auquel les détenteurs de LINK peuvent bloquer leurs jetons pour contribuer à sécuriser le réseau. Ce processus de staking fonctionne à la manière des intérêts que l'on perçoit sur un compte épargne.

Les détenteurs de jetons perçoivent des intérêts réguliers le temps que leurs jetons bloqués soient retirés de la circulation. Cela retire des jetons de la masse et permet de booster le cours du jeton.

Cette configuration ressemble aux premiers temps d'Internet, où des entreprises comme Cisco offraient l'infrastructure sur laquelle tout le reste était construit.

Sauf que, cette fois, les investisseurs peuvent détenir une part de cette infrastructure via les jetons LINK.

Une incroyable aubaine

Malgré ces progrès, Chainlink cote toujours à un tiers, environ, de ses plus-hauts historiques, offrant ainsi l'un des points d'entrée les plus avantageux depuis des années.

En attendant, l'adoption poursuit son accélération et d'importants partenariats sont encore annoncés.

Cette déconnexion entre le cours et les fondamentaux ne sera pas éternelle.

Pour les investisseurs prêts à parier sur l'avenir de la finance, Chainlink représente une rare opportunité de détenir l'infrastructure sur laquelle tout le secteur sera construit !

L'infrastructure se construit en ce moment, les plus grandes institutions du monde s'en servent déjà.

Pour les investisseurs qui identifient ce changement à l'avance, les jetons LINK offrent une participation directe dans les rouages du système financier de demain.

Bien à vous,

James Altucher
Les Investissements d'Altucher

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Voici le sommaire de votre numéro :

  • Des sanglots à un "x10" – Les six choses gravées dans mon esprit depuis le 11-Septembre (et pourquoi je suis haussier) (James Altucher)

  • Le pari de Trump sur les stablecoins pourrait multiplier par 100 ce cycle des crypto-monnaies (Chris Campbell)

  • Quand le sang coule dans les rues... (Ray Blanco)

  • Le Top du mois – Notre sélection de recommandations d’achats du mois

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Les Investissements d'Altucher n°90, mai 2025

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Vendredi 23 mai 2025

Les grands projets de Dell dans le désert saoudien

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Il y a trente-cinq ans, les ingénieurs de Dell ont installé un gorille géant sur le toit du siège de l'entreprise. Cette plaisanterie ne leur a pas coûté leur emploi. En fait, ils ont eu une promotion.

Quand Michael Dell a raconté cette histoire sur X, au début de mois, Elon Musk (qui poste désormais sur la plateforme sous le pseudo "Kekius Maximus") a répondu avec un smiley qui éclate de rire.

C'est ce même esprit audacieux et transgressif qui anime désormais la révolution de l'IA portée par Musk, de Memphis au Moyen-Orient – région où Dell Technologies (DELL) a discrètement bâti son empire au cours des deux dernières décennies.

Dell l'avait pressenti...

"Vu l'énergie abondante et bon marché de l'Arabie saoudite, c'est un bon pôle où héberger les centres de données d'entraînement d'IA, voraces en énergie", a déclaré Michael Dell, l'an dernier, lors de la conférence Dell Technologies World.

Il est remarquablement visionnaire. "Tout comme l'intelligence artificielle va là où se trouvent les données, elle ira là où se trouve l'énergie."

Cette prédiction s'est transformée en réalité. L'Arabie saoudite exploite actuellement 24 centres de données affichant une capacité de 123 MW, et 37 autres sites sont en projet. Mais ce n'est que le début.

Dell a développé activement les talents saoudiens dans la perspective de l'IA. "Énormément de nouvelles compétences seront nécessaires, pour alimenter la croissance de l'IA", a noté Michael Dell l'an dernier, en ajoutant que son entreprise aidait à bâtir cette expertise.

L'alliance de l'Arabie saoudite et de Musk autour de l'IA

Quand Musk a rejoint le président Donald Trump en Arabie saoudite, la semaine dernière, il a dopé une révolution de l'IA qui couvait déjà.

Le royaume est en train de créer un fonds de 40 Mds$ axé sur l'IA – peut-être le plus important du monde – dans un contexte où il est estimé que l'IA pourrait rapporter 135 Mds$ à l'économie saoudienne d'ici 2030.

Quel est le premier grand projet ? Humain – une société d'IA saoudienne qui construit des "usines d'IA" de 500 mégawatts, un terme que Dell utilise aussi pour désigner ses propres solutions d'infrastructures d'IA.

La première commande ? 18 000 puces Blackwell Nvidia, avec "plusieurs centaines de milliers d'autres" à venir au cours des cinq prochaines années.

L'avantage de Dell sur le terrain

Alors que ses concurrents s'empressent de nouer des relations au Moyen-Orient, Dell est déjà présente sur le terrain.

Son nouveau centre de logistique avancé, à Riyad, sera opérationnel cette année. Il gèrera toutes les lignes de produits et réduira les délais pour les clients. Des partenariats avec des acteurs tels qu'ALJammaz Technologies et TeleNoc offrent à Dell un réseau d'infrastructures recouvrant l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Bahreïn et la Jordanie.

Armé pour un déploiement dans le désert

Le désert saoudien présente des défis uniques pour l'infrastructure de l'IA. Les systèmes traditionnels de climatisation sont inopérants quand les températures dépassent régulièrement les 50°C.

Dell vient de dévoiler son arme secrète, lors de la conférence Dell Technologies World : les serveurs PowerEdge XE9780L et XE9785L, avec leur système de refroidissement liquide direct [NDLR : le liquide de refroidissement est acheminé directement vers les composants critiques]. Chaque rack supporte jusqu'à 256 GPU NVIDIA Blackwell Ultra, précisément ce qu'il faut pour les énormes déploiements programmés dans toute la région.

Michael Dell a compris cette équation énergétique avant presque tout le monde : les centres de données d'IA exigent énormément d'énergie. Et l'Arabie saoudite en possède en abondance, à un coût imbattable.

La "Musk Connection"

Cette opportunité régionale s'appuie sur le solide partenariat entre Dell et xAI.

En février, Dell a décroché un contrat de 5 Mds$ pour fournir à xAI des serveurs munis des GPU très innovants de Nvidia (les GB200).

L'influence de Musk s'étendant désormais aux ambitions de l'Arabie saoudite en matière d'IA, Dell se situe à une intersection idéale :

  • la société a la confiance de Musk pour construire son infrastructure d'IA ;

  • elle a des relations solides en Arabie Saoudite ;

  • elle participe déjà aux projets "Saudi Vision 2030".

Ce qu'il faut retenir

Les relations entre Musk, Dell, et l'Arabie saoudite créent un triangle idéal, en termes d'opportunité :

  • Musk apporte sa vision de l'IA et une influence internationale ;

  • L'Arabie saoudite apporte les capitaux et des ressources énergétiques ;

  • Dell apporte l'expertise en matière d'infrastructures et une présence régionale.

Avec des intérêts ainsi alignés, Dell est bien placée pour s'emparer d'une part importante des 22,84 Mds$ que la région a prévu de consacrer aux infrastructures de l'IA d'ici 2030.

D'une start-up créée dans une chambre d'étudiant à l'épine dorsale de l'IA mondiale, Dell s'est muée en puissance technologique mondiale.

La société qui a été assez audacieuse pour placer un gorille sur son toit construit actuellement l'infrastructure qui propulsera l'avenir de l'IA dans tout le Moyen-Orient, si riche en énergie.

Et le smiley de Musk pourrait être le signal d'investissement le plus rentable de 2025.

À un avenir éclatant !

Ray Blanco
Les Investissements d'Altucher

Lundi 19 mai 2025

Alerte de vente – Il est temps de vendre Uniswap

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Quand un scénario d'investissement change, nous vous en informons.

Or, tout récemment, il a changé pour Uniswap (UNI)...

Bien qu'Uniswap soit un pilier de la DeFi (finance décentralisée), ce protocole progresse lentement par rapport à la concurrence.

Malgré son statut de protocole phare dans l'univers des plateformes de la DeFi, Uniswap est confronté à une série de difficultés qui menacent sa "proposition de valeur" [NDLR : promesse présentant la plus-value d'un produit, d'un service ou d'une marque] à long terme.

La déconnexion fondamentale entre la réussite du protocole et l'économie du jeton UNI n'a toujours pas été résolue. Or c'est quelque chose que nous souhaitions voir intervenir avant 2025.

Les milliards de frais générés par Uniswap génèrent peu de valeur directe pour les détenteurs de jetons, alors que des concurrents plus récents – affichant une progression rapide – mettent en oeuvre des buybacks et des mécanismes de partage des frais.

Par conséquent, il est temps de nous séparer d'Uniswap.

Mais ne vous méprenez pas : nous sommes toujours aussi haussiers sur les crypto-monnaies.

Le Bitcoin a récemment pulvérisé la barre des 100 000 $ et frôle de nouveaux plus-hauts historiques.

Le mois dernier, l'Ethereum (ETH) a flambé comme un meme coin, en bondissant de près de 62 %. Le roi des smart contracts (contrats intelligents) a le vent en poupe grâce à sa récente mise à jour Pectra – laquelle signifie plus de rendements pour la blockchain, des frais moins élevés, un staking plus rapide et une voie plus dégagée vers l'adoption à grande échelle.

Revendez la totalité de vos jetons Uniswap (UNI) au cours actuel (5,72 $ à l'instant où j'écris ces lignes).

Bien à vous,

James Altucher
Les Investissements d'Altucher

Vendredi 16 mai 2025

Donald Trump dope Starlink

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

En raison des négociations mondiales de Donald Trump et des innovations d'Elon Musk, le moment que nous attendions pourrait bientôt arriver.

Les mois à venir pourraient être sources d'accords et d'autorisations réglementaires comme nous n'en avons jamais vu, et créer ainsi des opportunités inédites.

En tant que lecteur, vous connaissez déjà ce scénario mais, aujourd'hui, j'ai d'importantes nouvelles à communiquer concernant une vague mondiale d'autorisations qui pourrait tout changer...

Deux événements majeurs pourraient accélérer la trajectoire de Starlink vers l'introduction en Bourse la plus valorisée de l'histoire des technologies, tout en propulsant au passage STMicroelectronics (STM) et Advanced Micro Devices (AMD) vers de nouveaux plus-hauts.

La massue des tarifs douaniers de Trump pourrait briser les barrières pour Starlink et propulser l'entreprise vers de nouveaux sommets.

Ces dernières semaines, l'empire satellitaire de Musk a obtenu des autorisations dans toute une série de pays s'exposant à la pression douanière de Trump.

Ce n'est pas une coïncidence.

Des notes internes du département d'État, que le Washington Post s'est procurées, révèlent que le secrétaire d'État, Marco Rubio, a demandé à des responsables de faire pression afin que Starlink obtienne des autorisations légales, dans le cadre de négociations plus générales.

Prenons l'exemple du Lesotho : moins de deux semaines après que Trump a infligé des tarifs douaniers de 50 % à cette minuscule nation africaine, son autorité des télécommunications a soudain accordé à Starlink sa toute première licence d'Internet par satellite. Et elle est valable dix ans.

Au Cambodge, quelques jours après que Trump a infligé des tarifs douaniers de 49 %, la Chambre de commerce américaine a vivement invité le ministre de l'Économie et des finances cambodgien à faire une concession en "autorisant rapidement la demande d'accès de Starlink à ce marché".

En Inde, qui compte 950 millions d'utilisateurs, Starlink vient juste de décrocher une autorisation de l'État, en partenariat avec Airtel et Reliance Jio, pour déployer des services d'Internet par satellite.

Ce que nous constatons, c'est l'application concrète de "l'art de la négociation" version Trump à l'échelle mondiale, et Elon Musk en est l'un des principaux bénéficiaires !

Cette expansion ne va pas seulement offrir à la société Starlink des abonnés supplémentaires, mais aussi lui permettre de consolider sa position d'infrastructure mondiale cruciale avant son entrée en Bourse.

L'Inde, à elle seule, représente un accès à plus de 1,4 milliard d'utilisateurs potentiels, et le Bangladesh représente, quant à lui, 170 millions d'utilisateurs supplémentaires.

Le partenariat avec T-Mobile prêt à être lancé en juillet

Aux États-Unis, T-Mobile vient juste d'annoncer que le service de communication directe entre satellites et téléphones mobiles sera officiellement lancé en juillet 2025, après sa phase bêta en cours actuellement.

Ce qui est révolutionnaire, c'est que T-mobile a pris la décision inédite de proposer ce service aux abonnés de TOUS les opérateurs. Oui, même les clients de Verizon et d'AT&T pourront accéder aux communications par satellite de Starlink pour la somme de 20 $ par mois, sans avoir à changer d'opérateur.

Pour les propres abonnés premium de T-Mobile, ce service sera offert sans surcoût. Les autres clients de T-Mobile pourront y accéder moyennant 15 $ de plus par mois.

Ce partenariat va réellement transformer tous les smartphones compatibles en téléphone par satellite, sans devoir recourir à un équipement spécifique. Le service proposera au départ des SMS, les capacités vocales et liées aux données étant programmées pour plus tard.

T-Mobile affirme que cette technologie offrira une connectivité dans des zones, recouvrant 1 200 000 km², auparavant hors de portée des traditionnelles antennes relais. C'est plus vaste que la France et l'Espagne réunies.

Dans un contexte où Starlink a déjà placé en orbite plus de 590 satellites de communication directe vers des téléphones mobiles (ce qui en fait la plus grande constellation de satellites de communication vers des téléphones mobiles), son avantage technique sur ses concurrents potentiels devient insurmontable.

STM et AMD ont le vent en poupe

Ces événements – les autorisations partout dans le monde et le lancement du partenariat avec T-Mobile – se concrétisent rapidement, au moment même où Elon Musk a indiqué que Starlink était prête à entrer en Bourse en 2025.

Pour STMicroelectronics (STM), notre porte dérobée sur l'écosystème de Starlink, cet élan qui s'accélère conforte notre scénario d'investissement !

Tous les nouveaux terminaux Starlink exigent les composants spécialisés de STM, et grâce au partenariat avec T-Mobile, Starlink va être utile à des millions de smartphones existants. Les autorisations obtenues dans de nouveaux pays (l'Inde à elle seule compte près d'un milliard d'utilisateurs potentiels) vont générer une colossale nouvelle demande en faveur de nouveaux terminaux.

Pour Advanced Micro Devices (AMD), l'opportunité est également énorme, et pas seulement via Starlink.

Pas plus tard que ce mardi, AMD a annoncé un énorme partenariat à 10 Mds$ avec HUMAIN, l'ambitieuse nouvelle entreprise d'IA de l'Arabie saoudite. Cet accord sur de multiples années va entraîner le déploiement de 500 mégawatt de capacités de calcul d'IA, en Arabie saoudite, au cours des cinq prochaines années. Cela représente l'un des investissements les plus importants du monde, en matière d'infrastructures d'IA.

Lisa Su, P-DG d'AMD, considère cela comme "une étape importante pour la progression de l'infrastructure mondiale de l'IA", et les investisseurs ont fait grimper le cours de l'action de 4 % à cette nouvelle.

AMD est particulièrement attractive dans la mesure où ses activités dans les domaines de l'espace et de l'IA sont complémentaires. La même expertise en IA qui fait fonctionner ses puces pour centres de données se transpose aux applications spatiales.

Lors de sa conférence commentant les résultats, AMD a confirmé être parfaitement positionnée en vue de capitaliser aussi bien sur les opportunités liées à l'IA que sur celles liées à l'espace. Lisa Su a annoncé que le chiffre d'affaires d'AMD lié aux centres de données avait bondi de 57 % d'une année sur l'autre pour s'élever à 3,7 Mds$, et elle a souligné que l'aérospatiale représentait "l'un des segments affichant la plus forte performance".

La société accélère le calendrier de ses produits, le lancement de l'accélérateur d'IA MI350 étant désormais programmé pour la mi-2025. Cette puce, qui permet de multiplier par 35 la performance de l'IA par rapport à la génération actuelle, est idéale aussi bien pour les applications terrestres que spatiales.

Bien que de nouvelles mesures de contrôle des exportations menacent le chiffre d'affaires d'AMD à hauteur de 1,5 Md$, en 2025, l'entreprise prévoit toujours qu'il enregistrera une solide croissance à deux chiffres cette année, ce qui démontre la forte demande en faveur de ses technologies dans de multiples secteurs.

Le tableau général

La partie d'échecs mondiale qui se joue actuellement entre les négociations commerciales, les autorisations obtenues par Starlink et les infrastructures d'IA démontre l'importance stratégique que les gouvernements confèrent aux technologies.

Ce ne sont plus de simples projets commerciaux – mais des infrastructures nationales qui deviennent cruciales.

Sous nos yeux, ce sont les bases de ce qui pourrait devenir le réseau de télécommunication le plus important du XXIe siècle qui sont en train d'être posées.

Restez bien à l'écoute !

À un avenir éclatant !

Ray Blanco
Les Investissements d'Altucher

Mardi 13 mai 2025

Alerte de vente – On se prépare au prochain boom des crypto-monnaies

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Ma grand-mère suivait une philosophie toute simple, pour son jardin. "Tu ne peux pas faire pousser des roses si tu n'arraches pas les mauvaises herbes", disait-elle, en arrachant sans merci tout ce qui n'avait pas à être là.

La même sagesse s'applique à votre portefeuille d'investissements, aujourd'hui : il est temps de procéder à un sérieux ménage de printemps.

Alors que la plupart des investisseurs sont encore en train d'hiberner, les investisseurs avisés passent déjà à l'action et se préparent discrètement à ce qui pourrait être le plus grand événement créateur de richesses de l'année 2025.

Je parle du décollage imminent des crypto-monnaies. Vous vous souvenez, quand le Bitcoin a atteint 100 000 $, en début d'année ? Ce n'était qu'un échauffement.

Le principal événement s'apprête à débuter, et enrichira énormément les investisseurs qui se seront positionnés de bonne heure.

Comment est-ce que je le sais ? Parce que trois énormes catalyseurs convergent, en ce moment.

Premièrement, nous nous situons dans un créneau idéal, en termes de timing. La plupart des gens pensent que le halving du Bitcoin déclenche immédiatement un boom, mais ils se trompent.

L'histoire nous montre que les crypto-monnaies suivent trois phases distinctes, après chaque halving. Or nous entrons désormais dans la troisième et dernière phase, la "mania" [NDLR : période d'exubérance maximale], où des gains susceptibles de bouleverser votre existence sont généralement réalisés.

Deuxièmement, les vannes sont ouvertes, à Wall Street. L'ETF Bitcoin de BlackRock a réussi à faire en quelques mois ce que les fonds axés sur l'or ont mis des décennies à accomplir. À présent, toutes les grandes institutions financières s'empressent de lancer leurs propres fonds de crypto-monnaies. Ce ne sont pas des millions ou des milliards, qui affluent dans les crypto-monnaies, mais des milliers de milliards.

Troisièmement, les États-Unis ont la Maison-Blanche la plus favorable aux crypto-monnaies de leur histoire. Trump détient près de 10 M$ en crypto-monnaies, à titre personnel, et il est en train d'instaurer une Réserve nationale de Bitcoins.

Avec quel objectif ? Faire de l'Amérique "la capitale mondiale des crypto-monnaies".

Quand le soutien du gouvernement rencontre les capitaux de Wall Street sur le meilleur timing de marché, que se passe-t-il ? Une explosion de richesses qui génère des milliers de nouveaux millionnaires du jour au lendemain, pratiquement.

Mais voilà, il faut avoir des fonds sous la main pour saisir cette opportunité.

Voilà pourquoi les investisseurs avisés font le ménage dans leurs portefeuilles, en ce moment. Ils vendent leurs investissements sous-performants dans la fintech, et font de la place dans la perspective du boom à venir.

Alors nous allons en faire de même, aujourd'hui, en clôturant trois positions...

SushiSwap (SUSHI)

Quand on parie sur le mauvais cheval, on n'a pas d'autre choix, parfois, que de reconnaître la défaite. Et, aujourd'hui, nous nous trouvons dans cette situation avec SushiSwap (SUSHI).

En 2021, nous avions sélectionné Sushiswap alors que cette plateforme s'emparait à toute allure des utilisateurs d'Uniswap. Quelques mois plus tôt, Uniswap avait offert un rendement multiplié par 10 en à peine plus de six mois. Nous considérions alors que Sushiswap menaçait sérieusement la domination d'Uniswap dans le secteur des places de marché de crypto-monnaies.

La plateforme adoptait une approche unique à l'égard des récompenses, et affichait une communauté engagée qui semblait prête à se développer.

Après une série de scandales, le fondateur anonyme de Sushiswap, OxMaki, s'est retiré en remettant les clés à une grande place de marché de crypto-monnaies, quelques semaines avant que nous ayons présenté Sushiswap.

Nous pensions que cette démarche allait dans le bon sens, et qu'avec une nouvelle direction en place, le projet pourrait redresser la barre. Mais nous nous sommes trompés, car il y a eu toute une série de changements de dirigeants et de décisions discutables, par la suite.

En décembre 2021, le directeur technique, Joseph Delong, a démissionné sur fond de tensions croissantes. Dès 2022, la plateforme recherchait désespérément un nouveau "chef" pour orienter son avenir. Et même après avoir trouvé de nouveaux dirigeants, la plateforme est restée en difficulté.

En décembre 2022, Sushiswap a dû réorienter tous les frais de trading facturés vers sa trésorerie, juste pour se maintenir la tête hors de l'eau.

Les années suivantes ont été le théâtre de nouvelles tentatives de redressement – mais rien n'a semblé tenir.

Nous ne pensons plus que cette entreprise soit capable d'être concurrentielle, sur le marché actuel. Parfois, la meilleure décision consiste à reconnaître son erreur et à passer à autre chose.

Nous vendons notre position et espérons que des opportunités plus prometteuses se présenteront.

Revendez SushiSwap (SUSHI) au cours actuel (0,8083 $ à l'instant où j'écris ces lignes).

Waste Energy Corp. (WAST)

Nous clôturons également Waste Energy Corp. (WAST), cette semaine.

Waste Energy Corp. a connu tellement de hauts et de bas ; même le plus patient des investisseurs en aurait eu le tournis.

Quand nous avons présenté cette société, elle s'appelait CurrencyWorks. Quand notre équipe a fait la connaissance de celle de CurrencyWorks, elle a été impressionnée par ses accomplissements passés et son grand nombre de relations, au sein des univers des crypto-monnaies et du capital-risque.

Au départ, nous avons considéré CurrencyWorks comme la carte de type "pelle & pioche" idéale dans le secteur des crypto-monnaies – une société qui pourrait bénéficier du boom de la blockchain quelles que soient les crypto-monnaies gagnantes au bout du compte.

Sa plateforme "Crypto-as-a-Service" (crypto-monnaie à la demande) promettait de générer des sources de revenu régulières, grâce aux transactions de NFT, aux offres de jetons-titres financiers (security tokens) et à un système de minage innovant Zer00, qui convertirait les déchets en énergie destinée aux activités de minage.

La société a opéré un changement rapide en 2022, et s'est renommée MetaWorks Platforms pour surfer sur la vague du métavers qui déferlait dans l'univers des technologies, à l'époque.

Quand cette tendance s'est estompée, la société a de nouveau opéré un changement, en créant une filiale appelée EnergyWorks, en mai 2024, qui se concentrait sur la conversion de déchets en énergie.

Quelques mois plus tard, en novembre 2024, elle a opéré une nouvelle transformation, en se renommant Waste Energy Corp., avec un nouveau symbole boursier, WAST.

À chaque fois qu'elle s'est réinventée, la société a eu du mal à trouver une assise financière solide ou à offrir des rendements significatifs aux actionnaires.

Au départ, nous avons vu du potentiel, dans son approche des technologies environnementales, en pensant que son système de pyrolyse assistée par l'IA – permettant de convertir les déchets de plastique en énergie – pourrait trouver une niche de marché.

Malheureusement, après avoir observé d'un trimestre à l'autre que cette société n'atteignait pas ses objectifs et qu'elle changeait de stratégie, nous n'avons plus cru en la capacité de ses dirigeants à offrir des résultats, quel que soit le modèle économique.

Revendez la totalité de vos actions Waste Energy Corp. (WAST) au cours actuel (0,02 $ à l'instant où j'écris ces lignes).

Block, Inc. (XYZ)

Nous nous séparons également de cette société de traitement des paiements, Block, Inc. (XYZ).

Nous nous étions positionnés en fondant de grands espoirs sur la vision du fondateur et P-DG de cette entreprise, Jack Dorsey. Après tout, c'est lui qui a fondé Twitter et aidé Musk à retirer X de la Bourse.

Ce lien semblait parfait pour notre stratégie d'investissement focalisée sur Musk. Nous pensions que Block jouerait un rôle déterminant pour transformer X en plateforme de paiements.

Dorsey, partisan de longue date du Bitcoin, s'est efforcé de faire évoluer Block d'un système de traitement des paiements à un pilier intégral du nouveau système financier des crypto-monnaies.

Mais les choses ne se sont pas vraiment déroulées comme prévu, notamment quand X a décidé de conclure plutôt un partenariat avec Visa. Une collaboration entre Block et X devenait donc bien moins probable.

Ensuite, Block a déçu les attentes concernant ses bénéfices, ce qui a contrarié les investisseurs qui espéraient beaucoup. Bien que les bénéfices de Block aient tout de même progressé de 51 %, d'une année sur l'autre, Wall Street en voulait plus.

Les difficultés de l'entreprise se sont poursuivies, malgré des efforts visant à réduire les coûts et à améliorer les marges bénéficiaires.

Bien que nous pensions que Block possède les bases lui permettant de devenir une excellente entreprise, nous croyons que notre argent sera mieux investi ailleurs.

Nous vendons cette position dans la perspective de prochains catalyseurs susceptibles d'offrir, selon nous, des opportunités plus lucratives.

Revendez la totalité de vos actions Block Inc. (XYZ) au cours actuel (55,02 $ à l'instant où j'écris ces lignes).

La "cryptomania" ne fait que commencer

Il est temps de se montrer implacable à l'égard de notre portefeuille, à l'image de ma grand-mère avec son jardin.

Ces trois investissements semblaient prometteurs mais n'ont pas porté leurs fruits. En les vendant maintenant, nous libérons des fonds pour ce qui va suivre.

Et ce qui va suivre pourrait changer à jamais votre avenir financier. Les signes sont visibles tout autour de nous. Et le fait que le Bitcoin ait dépassé les 100 000 $ n'est qu'un début.

Les capitaux de Wall Street affluent comme jamais auparavant. Et, pour la première fois, les États-Unis ont un président qui croit vraiment à l'avenir des crypto-monnaies. C'est le type d'événement qui n'arrive qu'une fois sur une génération – peut-être même une seule fois sur toute une vie.

Ceux qui l'identifieront auront une chance de bâtir une fortune pour des générations.

Alors inspirons un grand coup, arrachons les mauvaises herbes et ne regardons pas en arrière.

L'avenir de la fintech n'a jamais semblé plus radieux.

Avec cet argent frais, nous continuerons d'intégrer à notre portefeuille d'excellentes cartes qui bénéficieront du prochain boom.

Alors restez à l'écoute !

Bien à vous,

James Altucher
Les Investissements d'Altucher

Lundi 5 mai 2025

Le système nerveux américain fondé sur l'IA

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

La véritable histoire, à propos des tarifs douaniers, n'est pas celle que vous lisez dans les gros titres des médias, qui parlent de volatilité de marché à court terme et d'impact sur les résultats trimestriels.

La véritable histoire (et l'énorme opportunité d'investissement), c'est qu'une restructuration fondamentale de la fabrication américaine est désormais en marche.

Début avril, j'écrivais que les tarifs douaniers de Trump accéléraient l'adoption de l'IA au sein de l'industrie américaine.

Aujourd'hui, j'aimerais vous présenter les entreprises qui seront l'épine dorsale de cette transformation.

C'est au sein des entreprises qui construisent les infrastructures et les outils permettant de réaliser cette relocalisation que cela se passe vraiment. Ce sont ces entreprises qui détermineront si la fabrication américaine pourra renaître, et offrent des opportunités d'investissement que la plupart des investisseurs ignorent totalement, en ce moment.

Nvidia : un engagement à 500 Mds$ dans la fabrication

Le signe le plus limpide que quelque chose d'énorme se prépare est apparu quand Nvidia Corporation (NVDA) a annoncé son intention de produire 500 Mds$ d'infrastructures d'IA aux États-Unis au cours des quatre prochaines années.

Voilà qui change radicalement la façon dont le fabricant de puces le plus important du monde envisage la production. Depuis des décennies, même Nvidia, la plus américaine des entreprises technologiques, conçoit ses puces aux États-Unis, mais les fabrique à l'étranger.

Le P-DG de Nvidia, Jensen Huang, a indiqué clairement ses intentions : "Ajouter des capacités de fabrication aux États-Unis nous aide à mieux satisfaire l'extraordinaire demande croissante en faveur des puces d'IA et des supercalculateurs, à renforcer nos chaînes d'approvisionnement et à renforcer notre résilience."

Mais Nvidia ne peut le faire seule. Pour relocaliser la fabrication à cette échelle, il faut s'appuyer sur tout un écosystème d'entreprises possédant une expertise spéciale.

La société a déjà commencé à produire ses puces d'IA Blackwell dans l'usine de Taiwan Semiconductor Manufacturing Co. Ltd (TSM) de Phoenix (Arizona), et elle construit de nouveaux sites de production de supercalculateurs au Texas, via des partenariats avec Foxconn et Wistron.

Rockwell Automation : le partenaire stratégique de Nvidia pour automatiser les usines

Si l'IA est le cerveau de la renaissance de la production américaine, l'automatisation des usines est le système nerveux qui la rendra possible.

Et Rockwell Automation (ROK) est bien placée pour en profiter.

Nvidia et Rockwell sont liées par une puissante alliance autour de la relocalisation.

En mars, Rockwell a annoncé une importante collaboration avec Nvidia afin d'accélérer une architecture industrielle de nouvelle génération. Ce partenariat vise à créer l'usine du futur, en permettant à une clientèle du secteur de l'automatisation de numériser plus facilement les processus industriels.

Ce partenariat intègre deux composantes clés soutenant directement les ambitions de Nvidia en matière de production américaine.

  • D'abord, Rockwell intègre la technologie Omniverse Cloud, de Nvidia, à son logiciel Emulate 3D, et crée des jumeaux numériques complexes de systèmes de production. Ces jumeaux numériques permettent aux fabricants de concevoir, de simuler et d'optimiser les installations des usines avant le lancement de la production, ce qui accélère de façon spectaculaire le déploiement de nouveaux sites basés aux États-Unis.

  • Ensuite, Rockwell incorpore la plateforme de robotique Isaac de Nvidia dans ses robots mobiles autonomes, ce qui est essentiel pour maximiser l'efficience au sein de ces nouvelles usines. Sur un marché du travail où les travailleurs qualifiés sont rares, ces robots d'IA avancés représentent l'épine dorsale de la relocalisation de la production.

Rockwell, qui détient environ 20 % de parts du marché de l'automatisation des usines américaines, offre les systèmes essentiels permettant aux fabricants de déployer à grande échelle une fabrication intelligente : des capteurs, des commandes et des logiciels transformant les usines traditionnelles en sites de production modernes fonctionnant avec l'IA.

À mesure que Nvidia construira ces 500 Mds$ d'infrastructures de l'IA aux États-Unis, les technologies d'automatisation de Rockwell pourraient être essentielles, pour rendre ces sites économiquement compétitifs par rapport aux autres solutions étrangères.

Si Rockwell est une excellente carte à jouer sur la relocalisation, c'est parce que l'entreprise va bénéficier de ce mouvement, quelles que soient les entreprises qui décideront de relocaliser la production. Qu'il s'agisse de semi-conducteurs, de véhicules électriques ou de produits pharmaceutiques, tous exigeront l'expertise fournie par Rockwell en matière d'automatisation.

Et donc, Rockwell est une carte jouée directement sur la tendance à la relocalisation.

Grâce à sa profonde expertise de l'automatisation industrielle, Rockwell est parfaitement placée, dans la perspective de cette grande transformation.

UiPath : le moteur de l'usine automatisée

Là où Rockwell fournit l'infrastructure physique de l'automatisation, UiPath (PATH) offre l'intelligence logicielle optimisant les activités sur tout le processus de production.

UiPath se spécialise dans les logiciels d'automatisation et d'IA destinés aux entreprises, leur permettant ainsi de rationaliser des tâches complexes.

Et c'est précisément ce qu'il faut pour bâtir en partant de zéro des activités de production sur le sol américain.

Récemment, la société a bouclé l'acquisition stratégique de Peak AI, un spécialiste de solutions d'optimisation spécifiquement destinées aux secteurs de la vente au détail et de la production.

La société est donc bien placée pour aider les entreprises à gérer les difficultés logistiques complexes qui accompagnent la relocalisation.

Ce qui est particulièrement intéressant, avec UiPath, c'est que l'entreprise développe des outils spécialisés qui aident les entreprises à s'adapter rapidement aux changements de tarifs douaniers – une capacité devenue soudain essentielle dans le paysage commercial volatil actuel.

En associant l'automatisation robotisée des processus à une IA avancée, UiPath aide les fabricants à réaliser des gains d'efficience [NDLR : ressources employées pour un résultat obtenu] afin de rendre la production américaine économiquement viable en dépit de coûts de main-d'œuvre plus élevés.

L'écosystème connecté : Nvidia, Rockwell et UiPath

Bien que le marché fasse encore une fixation sur la question de savoir si les tarifs douaniers de Trump pénaliseront les résultats trimestriels, les investisseurs avisés se positionnent dans la perspective des changements structurels à long terme que ces politiques vont stimuler.

La puissance de ce scénario d'investissement réside dans le fait que ces entreprises forment un écosystème intégré.

Nvidia fournit les puces d'IA et les infrastructures permettant de faire fonctionner cette production de nouvelle génération. Rockwell Automation offre les systèmes d'automatisation physiques et les robots grâce auxquels la relocalisation sera économiquement viable. UiPath fournit les logiciels d'automatisation permettant d'optimiser les activités et les tâches.

Tout cela produit un cercle vertueux : les tarifs douaniers rendent la production offshore moins attractive, économiquement, de sorte que les entreprises investissent dans des sites de production sur le sol américain. Ces sites déploient l'IA de Nvidia, l'automatisation physique de Rockwell et les logiciels d'automatisation de UiPath.

Cette approche intégrée permet d'obtenir une production compétitive en termes de coûts, malgré le prix plus élevé de la main-d'œuvre américaine.

Les expériences réussies favoriseront d'autres relocalisations, réamorçant ainsi le cycle.

Cette approche de l'écosystème engage ces trois entreprises dans une trajectoire de croissance de plusieurs années.

Et contrairement aux valorisations très spéculatives que nous constatons sur de nombreuses entreprises d'IA générative, ces leaders de l'automatisation affichent des cours reflétant des multiples raisonnables, alors qu'ils sont positionnés de façon stratégique sur cette révolution de la relocalisation sur le sol américain.

À un avenir éclatant !

Ray Blanco
Les Investissements d'Altucher

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Nous avons l'immense plaisir de vous adresser votre exemplaire du mois d'avril des Investissements d'Altucher au format PDF !

Vous pouvez télécharger directement votre numéro en cliquant ici.

NB : Pour télécharger le document PDF, vous aurez besoin du logiciel Acrobat Reader. Si vous souhaitez télécharger ce logiciel, cliquez ici

Voici le sommaire de votre numéro :

  • "Trumponomics" vs. "Hitlernomics" – Les tarifs douaniers, les taxes et Trump provoquent un chaos... et voici ma décision d’investissement n°1 (James Altucher)

  • La ruée vers l’or de l’IA vient de créer une rare opportunité d’achat – La preuve que Donald Trump soutient la DeFi et l’Ethereum (Ari Goldschmidt)

  • "Le grand retour" : le deal de Donald rapporte des dividendes (Chris Cimorelli)

  • Je vous présente votre nouveau collègue d’IA… – Le super employé à six chiffres d’OpenAI (Chris Campbell)

  • Au coeur de la révolution menée par RFK Jr. aux États-Unis (Ray Blanco)

  • Le Top du mois – Notre sélection de recommandations d’achats du mois

Sans plus attendre, découvrez ce nouveau numéro :

Les Investissements d'Altucher n°89, avril 2025


Jeudi 24 avril 2025

Le "Golden Dome" à 500 Mds$ de Trump

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Récemment, quand le président Trump a annoncé son projet de "Golden Dome" ("Dôme d’Or") – un bouclier antimissile –, les plaisanteries ont naturellement fusé, car le plus célèbre dôme [ou casque] d’or de l’Amérique est celui qui orne sa tête depuis des décennies.

Mais l’opportunité d'investissement que crée ce projet de Défense "en plaqué-or" n’a rien d’amusant.

Le président, qui a redécoré le Bureau ovale avec les dorures qui lui sont chères, étend désormais sa "touche Midas" à l’espace orbital. Et un homme devrait en profiter plus que d’autres : Elon Musk.

Dans une démarche qui pourrait refonder le secteur de la Défense, un consortium dirigé par SpaceX d’Elon Musk – et impliquant Palantir et Anduril – a surgi en tête du peloton, en vue de créer une partie cruciale de ce qui pourrait être le projet de Défense le plus ambitieux depuis la "Guerre des Etoiles" de Ronald Reagan.

Un rattrapage

L’ordre exécutif du président Trump concernant ce projet de Dôme d’Or prévoit un bouclier de Défense antimissile global qui protègerait l’Amérique de différentes menaces allant des missiles balistiques aux armes hypersoniques.

Ce Dôme d’Or reposerait sur une constellation de satellites permettant de détecter les missiles lancés et, potentiellement, de les intercepter.

Le concept peut évoquer le programme "Guerre des Etoiles" de Reagan, dans les années 1980. Mais contrairement à cette première tentative, la technologie a finalement rattrapé la vision [initiale], grâce à la révolution des technologies spatiales dont SpaceX est le pionnier.

Ce qui ne pouvait pas fonctionner il y a des décennies est désormais totalement possible, avec la bonne technologie.

La magie Musk

L’aspect le plus fascinant de la proposition de SpaceX, ce n’est pas que la technologie, mais bien le modèle économique envisagé.

Dans une démarche susceptible de transformer la façon dont le Pentagone acquiert des capacités de défense cruciales, SpaceX a proposé un modèle basé sur l’abonnement : le gouvernement paierait pour avoir accès au réseau de satellites au lieu d’être directement propriétaire de ces équipements.

Ce serait une sorte de "Space Defense as a Service" (la Défense spatiale à la demande). Le gouvernement Trump, qui a adopté de nombreux services d’abonnement pour tout ce qui va de sa stratégie sur les réseaux sociaux au suivi de l’actualité, semble également réceptif à cette approche, pour la Défense nationale.

Le modèle d’abonnement permettrait un déploiement rapide en évitant les protocoles de marchés publics habituels et, peut-être, de mettre en place le système en gagnant des années, par rapport aux programmes de Défense conventionnels.

Des satellites à double usage

Voici en quoi cette opportunité est encore plus fascinante : le réseau de satellites Starlink existant pourrait déjà fournir une bonne partie de ce dont a besoin le Dôme d’Or.

Bien que cela soit passé un peu inaperçu, des chercheurs ont fait la démonstration d’un système de radar passif utilisant des signaux provenant des satellites Starlink pour détecter des cibles sans émettre aucun signal radar. En observant la façon dont les transmissions de Starlink se reflètent sur les objets, le système peut identifier des cibles tout en restant virtuellement indétectable aux yeux des adversaires.

Des chercheurs chinois ont même prouvé que les signaux de Starlink pouvaient détecter des avions furtifs – capacité inestimable pour un système de défense antimissile.

Dans un contexte où plus de 7 000 satellites Starlink sont déjà en orbite, SpaceX a créé sans le savoir un réseau mondial de capteurs qui pourrait servir de base au Dôme d’Or.

Les satellites eux-mêmes, conçus au départ pour les communications, pourraient être repensés pour détecter et suivre des missiles en procédant à des changements relativement mineurs.

Cela veut dire que le Dôme d’Or pourrait s’appuyer sur des milliards de dollars d’infrastructures spatiales existantes, et rendre ce programme à la fois plus abordable et rapide à déployer qu’en partant de zéro.

Le tableau d’ensemble

Le président Trump porte désormais les capacités de défense de l’Amérique vers de nouveaux sommets, avec son Dôme d’Or.

Dans un contexte où Elon Musk est déjà un conseiller clé du président Trump, en matière d’efficience, son influence sur l’avenir technologique de l’Amérique continue de s’étendre.

Ce projet représente un vecteur de plus via lequel Musk remanie de multiples secteurs simultanément, des transports aux connexions internet en passant par l’énergie et la Défense.

Que SpaceX remporte ou non le contrat du Dôme d’Or, au bout du compte, Musk a démontré une fois de plus sa troublante aptitude à positionner ses entreprises au croisement de l’innovation technologique et des colossales dépenses publiques.

Une opportunité en or

Bien que le projet de Dôme d’Or en soit encore à ses premières phases, et qu’aucun contrat n’ait encore été attribué, il paraît que SpaceX, Palantir et Anduril sont bien placées pour capter une part considérable de cet énorme programme.

Ce n’est que le début de ce qui pourrait être l’un des plus grands projets de Défense de cette décennie.

Nous continuerons à suivre ces événements de près et à actualiser nos recommandations au fur et à mesure.

La prochaine ruée vers l’or n’aura pas lieu en Californie ou en Alaska mais en orbite, à des centaines de kilomètres au-dessus de nos têtes.

Et elle est orchestrée par un président qui s’y connaît en or.

A un avenir éclatant !

Ray Blanco
Les Investissements d'Altucher

Mardi 22 avril 2025

L’Amérique, forteresse du Bitcoin

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Vos investissements sont sur le point de changer à tout jamais.

Alors que les marchés paniquent à propos des tarifs douaniers, les investisseurs avisés se positionnent discrètement dans la perspective d'un des plus grands transferts de richesse de l’histoire moderne.

La plupart des Américains ne savent pas encore ce qui est en train d’arriver, mais ce n’est pas votre cas.

La guerre commerciale vient juste de passer la vitesse supérieure.

Les tarifs douaniers draconiens de Trump ont déclenché une onde de choc sur les marchés mondiaux.

Les investissements traditionnels sont malmenés.

Parallèlement, l’or connaît son grand moment, avec une hausse stupéfiante de 24 % depuis le début de l’année.

L’indice S&P est en baisse de 9,5 % sur la même période.

Et malgré tout, le Bitcoin, bien que réputé volatil, n’a baissé que de 12 % sur la même période.

Cette étrange divergence nous dit que quelque chose ne va pas.

Ou peut-être que quelque chose va très bien, justement.

Un nouveau paradigme

Quand les marchés paniquent, les investisseurs avisés agissent différemment.

Traditionnellement, les investisseurs se ruent vers l’or en période d’incertitude économique.

Et c’est bien ce qui se passe.

Mais la baisse relativement modeste du Bitcoin – par rapport à ce à quoi l’on pourrait s’attendre – suggère qu’un nouveau paradigme est en train de se former.

L’envolée de l’or pourrait en fait signaler que le Bitcoin est profondément dévalué.

Imaginez : l’or a enregistré douze plus-hauts historiques journaliers récemment.

C’est inédit.

Parallèlement, le Bitcoin a fait preuve d’une remarquable résilience, face aux guerres commerciales et aux incertitudes concernant les tarifs douaniers.

Il a clôturé en hausse, mercredi dernier, alors même que le Nasdaq plongeait de plus de 4,5 % à un moment donné.

Ce n’est pas un phénomène aléatoire mais le signe que le Bitcoin commence à coter indépendamment du marché actions.

La question est « pourquoi » ?

La réponse se trouve peut-être à la Maison-Blanche.

Le président Trump a totalement transformé l’approche fédérale adoptée à l’égard des crypto-monnaies. Il a orchestré un retournement spectaculaire par rapport à la répression menée par l’ancien gouvernement contre ce secteur.

Trump lui-même a fièrement déclaré avoir l’intention de faire de l’Amérique « la Super Puissance mondiale du Bitcoin ».

Ce ne sont pas que des discours. Il a signé un ordre exécutif afin de créer une réserve nationale de bitcoins. Il a nommé des responsables favorables aux crypto-monnaies dans tout son gouvernement. La famille Trump possède des intérêts dans des entreprises de crypto-monnaies.

Ce changement de politique massif crée une fascinante contradiction.

Alors que les tarifs douaniers chamboulent les marchés traditionnels, ils élèvent simultanément le Bitcoin au statut d’actif mondial réellement neutre.

Un actif mondial réellement neutre

Le Bitcoin est un actif qui évolue en dehors des frontières nationales.

Il est insensible aux guerres commerciales.

On ne peut lui infliger des tarifs douaniers.

Le Bitcoin est à part, dans un monde où les gouvernements transforment en armes les monnaies et politiques commerciales.

Les turbulences de marché actuelles mettent en évidence les propriétés exceptionnelles du Bitcoin. Il ne s’agit pas d'un actif risqué parmi tant d’autres. Il est en train de devenir ce que revendiquaient les premiers à l’avoir adopté : un or numérique à une ère numérique. Mais peut-être même mieux que l’or.

Alors que le métal jaune surperforme en ce moment, l’Histoire nous enseigne que le Bitcoin a tendance à lui emboîter le pas avec de gigantesques hausses.

En général, l’or opère des rallys par phases de quelques semaines ou mois. Ensuite, c’est au tour du Bitcoin d’enregistrer des hausses encore plus importantes.

L’or ayant récemment surpassé des plus-hauts record, le Bitcoin semble prêt à se rattraper.

La performance impressionnante de l’or semble moins impressionnante, corrigée de l’inflation.

Le Bitcoin, avec sa masse fixe de 21 millions de jetons, offre quelque chose de différent et de plus en plus précieux, dans un contexte de tarifs douaniers, de guerres commerciales et d'incertitude monétaire.

Il est liquide dans le monde entier.

Il est décentralisé.

Il résiste à la censure.

Il ne peut être manipulé par un gouvernement.

Ces qualités deviennent extraordinairement précieuses en période de tensions géopolitiques et de répression financière.

Les investisseurs exposés au Bitcoin ne se contentent pas de protéger leur patrimoine mais se positionnent dans la perspective de gains générationnels quand le marché aura totalement admis le rôle du Bitcoin au sein du nouvel ordre économique.

La forteresse est en construction.

Et ceux qui seront à l’intérieur, quand ses portes se refermeront, pourraient ne plus jamais avoir de soucis financiers.

Bien à vous,

James Altucher
Les Investissements d'Altucher


Jeudi 17 avril 2025

Ceux qui contrôleront les puces contrôleront le monde

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Les tarifs douaniers de Trump pourraient être la meilleure chose qui SOIT JAMAIS arrivée à l’intelligence artificielle (IA).

Cette semaine, nous avons la preuve que quelque chose d’historique est en train de se passer, et bien plus vite que je ne l’avais anticipé.

Les plus puissantes forces de "la tech" prennent désormais la tête de la renaissance de l’Amérique en matière de semi-conducteurs.

Premièrement, Nvidia a annoncé son intention de produire pour la première fois des puces d’IA sur le sol américain, la production débutant sur le site de Taiwan Semiconductor Manufacturing (TSM) en Arizona, et dans les nouvelles usines construites avec Foxconn (à Houston) et Wistron (à Dallas).

Au cours des quatre prochaines années, Nvidia a l’intention d’investir jusqu'à 500 Mds$ en infrastructures d’IA, aux Etats-Unis.

Deuxièmement, le processus de fabrication 18A d’Intel (INTC) – qui est crucial – est entré dans la phase dite "risk production" [N.D.L.R. : phase préindustrielle de validation], une étape clé avant la production en grande quantité.

Cela signifie qu’Intel pourrait commencer à produire en quantité au deuxième semestre 2025, ce qui contribuerait à rétablir le leadership de l’Amérique en matière de production de semi-conducteurs.

Troisièmement, Advanced Micro Devices (AMD) va désormais produire des puces pour centres de données aux Etats-Unis.

On ne soulignera jamais assez à quel point toutes ces démarches sont importantes pour la place de l'Amérique dans la course à l’IA.

Dans un récent podcast avec le sénateur Ted Cruz, Elon Musk a déclaré ceci : "... au cours des prochaines années, je pense que l’Amérique gagnera probablement. Ensuite, cela tient à qui contrôlera la production des puces d’IA. Si la Chine la contrôle, alors la Chine gagnera."

C’est simple : pour gagner sur le plan de l’IA, l’Amérique doit remporter la production des puces.

Quand l’Amérique a cessé de régner sur les semi-conducteurs

Pour comprendre pourquoi c’est si important, il faut comprendre l’Histoire. Tout le secteur des semi-conducteurs est né aux Etats-Unis.

Le transistor a été inventé par Bell Labs en 1947. Et dès les années 1950 et 1960, des entreprises américaines telles que Fairchild Semiconductor et Intel étaient à l’avant-garde des circuits intégrés et des micro-processeurs, créant la Silicon Valley et déclenchant la révolution numérique.

Dès les années 1980, l’Amérique dominait la production mondiale de puces en contrôlant 37 % de la production mondiale.

Puis il y a eu le déclin.

Le Japon a fait figure d’extraordinaire concurrent, dans les années 1980, surpassant les Etats-Unis dans le domaine de la production de puces en 1982.

Et dès les années 1990, Taïwan et la Corée du Sud ont entamé leur ascension.

La part américaine de la production mondiale de puces a baissé progressivement, passant de 37 % en 1990 à tout juste 10 % en 2022.

Ce changement économique s’est transformé en vulnérabilité stratégique.

Aujourd’hui, plus de 90 % des puces les plus innovantes sont produites en Asie, ce qui crée ces énormes risques, pour la chaîne d'approvisionnement, mis en évidence par la pandémie de Covid.

En quoi cette vague de relocalisation est-elle différente ?

Les précédentes tentatives de faire revivre la production de semi-conducteurs aux Etats-Unis ont tourné court, mais plusieurs facteurs font qu’aujourd'hui c’est différent.

Premièrement, les deux partis politiques, aux Etats-Unis, reconnaissent que la production de puces revêt une importance stratégique, comme l’a mis en évidence la loi CHIPS ACT de 2022, avec l’affectation de 52,7 Mds$ à la reconstruction d’un socle de production de semi-conducteurs en Amérique.

Deuxièmement, les facteurs économiques favorisent la relocalisation comme jamais auparavant.

Les puces d’IA se vendent à des prix très élevés pouvant justifier les coûts de production américains supérieurs, surtout dans la mesure où la production automatisée réduit l’avantage asiatique en matière de coût de main-d'œuvre.

Troisièmement, les tensions géopolitiques forcent à la fois les gouvernements et les entreprises à privilégier la sécurité des chaînes d’approvisionnement par rapport à des coûts de production plus bas, ce qui représente un changement fondamental dans le secteur des semi-conducteurs.

Elément encore plus important, les politiques douanières de Trump créent une puissante incitation qui accélère ces tendances.

Comme le dit Jensen Huang, le P-DG de NVIDIA Corporation (NVDA) : "Les moteurs des infrastructures d’IA du monde sont construites pour la première fois aux Etats-Unis."

L’opportunité d'investissement d’une vie

Cette relocalisation massive du secteur des semi-conducteurs américains crée une extraordinaire opportunité d'investissement dans de multiples domaines.

Les concepteurs de puces tels que Nvidia et AMD, qui élargissent leur implantation aux Etats-Unis, bénéficieront énormément de chaînes d’approvisionnement plus résilientes et de cycles d'innovation plus rapides, via une collaboration plus étroite avec la production.

Les fournisseurs de technologie de production, qui vendent les équipements et les logiciels destinés à ces nouvelles usines d’IA, vont voir la demande s’accélérer à mesure que les dépenses d'investissement s’envoleront.

Les entreprises spécialisées dans l’automatisation, qui rendent ces sites plus compétitifs en termes de coûts, enregistreront une croissance considérable.

Mais c’est dans la façon dont cette renaissance des semi-conducteurs va transformer toute l’économie de certaines régions – en boostant la création d’emplois bien rémunérés et en renforçant l’écosystème d'innovation de l’Amérique – que se situe peut-être la plus grande opportunité.

Notre stratégie fondée sur la renaissance des semi-conducteurs

La vitesse à laquelle interviennent ces événements confirme que l’année 2025 pourrait marquer un tournant, pour la production américaine de semi-conducteurs, mais à une échelle encore plus vaste qu’on ne l’avait anticipé.

Rappelez-vous qu’investir en période de profonde transformation économique crée de la richesse sur toute une génération.

Et la relocalisation des capacités de production de semi-conducteurs américains – portée aujourd’hui par des visionnaires tels que Jensen Huang et Elon Musk – offre précisément ce type d’opportunité.

Alors restez bien à l’écoute, dans un contexte où cette tendance s’accélère !

A un avenir éclatant !

Ray Blanco
Les Investissements d'Altucher

Mardi 15 avril 2025

"Le Grand Profit" : tandis que les marchés dégringolent...

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

La semaine dernière, Wall Street a infligé un "coup du lapin" ("whiplash") aux investisseurs.

Le 9 avril, le marché a opéré le rally le plus spectaculaire enregistré depuis 2008, l’indice S&P 500 ayant flambé de 9,5 % après l’annonce de Trump concernant sa pause sur les tarifs douaniers.

Et puis le lendemain, les actions sont "retombées sur Terre", effaçant plus de la moitié de ces gains, bien que les chiffres de l’inflation aient été meilleurs que prévu, à 2,4 %.

Pour les investisseurs, il y a de quoi avoir le tournis.

Mais dans ce chaos, une classe d’actifs montre une résilience remarquable.

Les cryptomonnaies.

Alors que les marchés traditionnels fluctuent follement entre euphorie et désespoir, le Bitcoin évolue au sein d’un range ("fourchette") relativement stable, entre 78 000 $ et 84 000 $.

Cette stabilité sur fond de folie du marché n’est pas un hasard.

Quelque chose de plus important couve, sous la surface des marchés des cryptomonnaies.

C’est ce que j’appelle "le Grand Profit", et il est animé par deux énormes dynamiques en train de converger pour la première fois de l’Histoire.

Je vais vous expliquer pourquoi cela pourrait représenter l’opportunité d’investissement de votre vie.

Un gouvernement fédéral aligné

Le mercredi 9 avril, alors que les gros titres financiers ressassaient la pause sur les tarifs douaniers de Trump, quelque chose de tout aussi monumental s’est produit à Washington.

Le Sénat a confirmé Paul Atkins aux fonctions de président de la SEC ("Security and Exchange Commission" : autorité des marchés financiers américains).

En quoi est-ce important ?

Parce que c’était l’ultime pièce d’un premier Moteur de Richesse, dans l’univers des cryptomonnaies : le premier gouvernement américain réellement pro-cryptomonnaies.

Atkins n’est pas un régulateur parmi tant d’autres, à Washington. Il est ouvertement partisan des cryptomonnaies et a bâti sa carrière en conseillant des sociétés de services financiers, notamment beaucoup de plateformes d’échange de cryptomonnaies et de la DeFi (finance décentralisée).

Au cours de son audition de confirmation, Atkins a présenté ses priorités de façon limpide.

Créer "une base réglementaire rigoureuse pour les actifs numériques" serait sa principale priorité, en tant que président de la SEC.

Cela intervient alors que la SEC a déjà abandonné des procédures à l’encontre de grands acteurs des cryptomonnaies, tels que Coinbase, ces derniers mois.

La vieille garde anti-cryptomonnaies a officiellement été balayée.

Atkins rejoint un gouvernement qui intègre déjà un "Tsar des cryptomonnaies" (David Sacks), et prévoit la mise en place d’un Conseil consultatif auprès de la Maison-Blanche en matière de cryptomonnaies.

Pour la première fois, tout le gouvernement fédéral – de la Maison-Blanche au Trésor en passant par la SEC – est aligné pour soutenir la croissance des cryptomonnaies.

C’est un premier Moteur de Richesse qui arrive en force.

Mais voici en quoi ce moment est réellement exceptionnel : ce premier Moteur de Richesse va télescoper un deuxième Moteur de Richesse...

Le cycle de halving du Bitcoin

Le 19 avril 2024 a eu lieu le quatrième halving du Bitcoin, un événement programmé au cours duquel la création de nouveaux Bitcoins est divisée par deux.

L’Histoire nous enseigne que ces halvings déclenchent des cycles haussiers prévisibles.

Mais voici ce que la plupart des gens ne voient pas : ce cycle a désormais douze mois.

Bien que le Bitcoin fasse tous les gros titres, ce sont en fait les "altcoins" – les cryptomonnaies autres que le Bitcoin – qui offrent des rendements vraiment susceptibles de modifier l’existence.

Et c’est là que se situent d’extraordinaires opportunités.

Quand on associe le premier Moteur de Richesse (un gouvernement pro-cryptomonnaies) au deuxième Moteur de Richesse (élan créé par le cycle de halving), on obtient ce que j’appelle "le Grand Profit".

C’est une convergence qui n’arrive qu’une fois dans une vie et qui pourrait éclipser les précédents marchés haussiers des cryptomonnaies.

Imaginez... si les cryptomonnaies ont pu offrir ce genre de rendements tout en luttant contre des régulateurs hostiles et des institutions sceptiques... Imaginez ce qui serait possible, maintenant que tout le gouvernement américain supporte activement leur croissance.

Une opportunité extraordinaire

Les grands investisseurs se positionnent déjà.

Tandis que les petits investisseurs paniquent face aux fluctuations quotidiennes, les investisseurs institutionnels bâtissent discrètement leurs positions en cryptomonnaies.

Ils identifient les mêmes signaux que moi.

L’incertitude de marché créée par les tarifs douaniers et les guerres commerciales renforce les arguments en faveur des cryptomonnaies, en tant que couverture.

Comme l’a remarqué récemment Matthew Sigel, responsable de la division Digital Assets Research chez VanEck : "Les tentatives de la Maison-Blanche de changer l’ordre du commerce mondial pourraient en fait profiter au Bitcoin et aux cryptomonnaies."

Voilà pourquoi, en dépit de tout le chaos de marché, je reste plus confiant que jamais concernant l’opportunité qu’offrent les cryptomonnaies, à l’avenir.

Nous ne sommes pas face à un nouveau marché haussier de plus.

Nous sommes face "au Grand Profit", une période rare où les vents favorables réglementaires et les cycles de marché s’alignent pour créer une opportunité extraordinaire.

Tandis que les autres sont obsédés par les fluctuations de marché journalières, les grands investisseurs se concentrent sur la vue d’ensemble.

Nous nous positionnons maintenant dans cette perspective de gains potentiels, dans un contexte où deux Moteurs de Richesse que rien n’arrête continueront de faire grimper la valeur des cryptomonnaies au cours de l’année.

Dans un monde financier dominé par l’incertitude, ce Grand Profit offre quelque chose de précieux : une voie dégagée vers une richesse potentielle fondée sur des cycles prévisibles et des changements de politique concrets.

Pour ceux qui auront identifié cette opportunité et qui agiront en conséquence, les 12 prochains mois pourraient être réellement transformateurs.

Le Grand Profit a commencé.

La suite dépendra de vous.

Bien à vous,

James Altucher
Les Investissements d'Altucher

Vendredi 11 avril 2025

Les tarifs douaniers de Trump = un BOOM de l’IA

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Mercredi soir, les marchés américains se sont envolés à la hausse.

Ce rally n’est pas arrivé par hasard : Trump venait juste d’annoncer une « pause » de 90 jours sur ses tarifs douaniers.

La plupart des investisseurs ont acclamé cette pause.

Mais ils ne voient pas quelque chose d'important : les tarifs douaniers de Trump pourraient être la meilleure chose qui SOIT JAMAIS arrivée à l’intelligence artificielle (IA).

En effet, que les tarifs douaniers soient appliqués ou non le trimestre prochain, quelque chose est couru d’avance, si vous voulez mon avis : le changement qui aurait dû se produire depuis longtemps va arriver.

Et si vous faites les bons paris sur l’IA dès aujourd'hui, après l’énorme mouvement de marché de mercredi, ce pourrait être un coup de maître pour votre portefeuille.

Voyez-vous, pendant des décennies, les entreprises américaines ont privilégié la facilité, en courant après une main-d'œuvre toujours moins chère, dans le monde entier, au lieu d’investir dans des innovations technologiques sur le sol américain.

Cette addiction à la main-d'œuvre étrangère bon marché a stimulé les profits à court terme mais remis en question les capacités de production et l’avance technologique américaines.

Quand le seul but est de dénicher les travailleurs les moins chers, l'innovation passe au second plan, par rapport à la réduction des coûts.

Le choc des tarifs douaniers impose une prise de conscience qui aurait dû intervenir depuis longtemps.

L’arbitrage autour d’une main-d’œuvre bon marché étant soudain bien moins rentable, les entreprises doivent redécouvrir ce qui a fait exceller la production américaine au départ : sa supériorité technologique.

Une IA dissimulée et la révolution de la robotique

Tandis que Wall Street évalue la menace des tarifs douaniers, quelque chose de bien plus intéressant est en train de se dérouler en coulisses : l’énorme accélération de l’adoption de l’IA et de l’automatisation en Amérique va créer d’énormes opportunités d’investissement.

Les sociétés qui ont passé des décennies à optimiser leur production grâce à une main-d’œuvre bon marché sont désormais confrontées à une brutale réalité économique : soit elles paient de lourds tarifs douaniers, soit elles rapatrient leur production sur le sol américain.

Mais cette relocalisation en Amérique ne ressemblera en rien aux usines des années 1950 ni même à celles des années 1990.

Pour que la relocalisation ait du sens, les entreprises doivent s’engager dans l’automatisation à une échelle inédite.

Il s’agit d’usines fonctionnant avec l’IA et exigeant un minimum d'intervention humaine : des usines tellement automatisées qu’elles peuvent tourner 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 pour une fraction des coûts de main-d'œuvre.

La nouvelle usine américaine

Imaginez ce qu’il se passe quand une entreprise confrontée à des tarifs douaniers de 50 % décide de bâtir un nouveau site aux Etats-Unis.

Elle ne va pas recréer les processus voraces en main-d’œuvre appliqués à l’étranger. Au contraire, elle va investir dans des systèmes de vision par ordinateur dotés de l’IA pour le contrôle qualité.

Elle déploiera également des robots autonomes, pour manipuler les matériaux, et l’apprentissage automatique pour une maintenance prédictive.

Elle utilisera l’IA pour optimiser la gestion de stock en flux tendu.

Les sociétés proposant ces technologies devraient enregistrer une croissance explosive à mesure que cette relocalisation interviendra.

L’industrie américaine est dépendante de la main-d’œuvre étrangère bon marché.

A présent, elle va devenir dépendante de l’IA sur le territoire national.

Une opportunité de 15 000 Mds$ sur l’IA

James l’a encore mieux formulé quand nous avons discuté des marchés, lui et moi, cette semaine.


Avec tous ces discours autour des tarifs douaniers et des rendements obligataires (barbants !), les gens oublient sans cesse que l’IA devrait injecter plus de 15 000 Mds$ supplémentaires dans l’économie mondiale, au cours des prochaines années. Les Etats-Unis exporteront l’IA vers le reste du monde.

A côté de cette transformation économique, l’impact à court terme des litiges commerciaux ne représente pas grand-chose.

Même si les chaînes d’approvisionnement sont perturbées, le véritable avantage économique de l’Amérique – son leadership technologique – demeure intact.

En fait, les Etats-Unis sont prêts à exporter l’IA au reste du monde, créant ainsi un nouveau paradigme économique où l’innovation numérique surpassera les avantages manufacturiers traditionnels.

Considérez ceci : les tarifs douaniers vont peut-être changer les lieux où les produits physiques seront fabriqués, mais ils ont peu d'impact sur les logiciels, les services de cloud et la propriété intellectuelle, autant de secteurs, précisément, où la domination de l’IA américaine est la plus forte.

Cela crée une dichotomie fascinante.

Le commerce physique deviendra plus régionalisé tandis que les capacités d’IA américaines circuleront librement par-delà les frontières, en générant une énorme richesse, quels que soient les tarifs douaniers.

Pourquoi l’Amérique a besoin de l’IA dès maintenant

C’est inévitable.

Les tarifs douaniers ont déjà mis en branle un cycle d’investissement des capitaux qui devrait transformer la production américaine.

C’est simple, sans IA et automatisation avancées, la production américaine ne peut être compétitive, en termes de coûts.

Mais avec ces éléments, nous entrons dans un nouveau paradigme où la proximité au marché, la protection de la propriété intellectuelle et la résilience des chaînes d’approvisionnement créeront un avantage durable.

A de nombreux égards, ces tarifs douaniers pourraient accomplir ce que des décennies de politique industrielle n’ont pu faire : forcer les entreprises américaines à innover pour renouer avec une compétitivité mondiale au lieu de se contenter de courir après une main-d’œuvre bon marché.

Une opportunité inédite

Alors que les traders se focalisent sur les fluctuations de marché quotidiennes, nous allons nous positionner dans la perspective du boom de la relocalisation fondée sur l’IA.

Je suis très enthousiaste à l’égard des entreprises qui se situent au carrefour de l’automatisation industrielle, des plateformes de logiciels d’IA et de la robotique avancée.

Ces entreprises fourniront l’épine dorsale technologique nécessaire à la renaissance de la production américaine.

Les entreprises encore plus prometteuses sont celles qui innovent dans le domaine de l’IA et construisent des plateformes pouvant être exportées dans le monde entier : ces infrastructures numériques qui ne feront pas seulement fonctionner les usines américaines mais seront également le moteur de la transition du monde vers l’automatisation intelligente.

Nous sommes en train d’étudier des recommandations spécifiques pour jouer cette tendance.

Pour l’instant, rappelez-vous que les périodes de pessimisme maximum coïncident souvent avec les plus grandes opportunités d'investissement.

Le tsunami de tarifs douaniers est en train de rebattre les cartes du commerce mondial au point d’accélérer la révolution de l’IA, en Amérique.

Les gagnants seront ceux qui voient, au-delà de la panique de marché, le bouleversement technologique que cela va déclencher.

À un avenir éclatant !

Ray Blanco
Les Investissements d'Altucher

Vendredi 4 avril 2025

Le syndrome du drive-in

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Il n'y a rien de plus horripilant que poiroter 15 minutes dans un drive-in pour découvrir, au bout du compte, après avoir parcouru plusieurs kilomètres, que la commande est truffée d'erreurs de préparation.

D'ailleurs, c'est ce qui m'est arrivé il y a quelques jours, chez Dunkin' Donuts [NDLR : enseigne américaine spécialisée dans la vente de donuts], et cela arrive à tout le monde.

Mais Nvidia (NVDA) se prépare discrètement à transformer votre expérience client quand vous passerez une commande dans un fast-food.

Nvidia s'intéresse à la vente au détail

Le géant des puces d'IA a récemment annoncé un partenariat innovant avec Yum! Brands – la société mère de Taco Bell, KFC et Pizza Hut – en vue de déployer une technologie d'IA dès ce trimestre dans 500 restaurants.

La technologie de Nvidia s'appuiera sur la vision artificielle (computer vision) pour compter les voitures au drive-in et suggérer des choix, dans le menu, pouvant être préparés rapidement quand la file d'attente est longue, et ainsi réduire les contrariétés liées à une attente prolongée.

Le P-DG de Nvidia, Jensen Huang, a une vision encore plus audacieuse : "Chaque fast-food et point de vente, sans exception, devrait posséder des avatars d'agents automatisés représentant chaque marque afin d'offrir un excellent service client."

Jensen répare quelque chose qui ne fonctionne pas bien mais crée également une toute nouvelle expérience dans la restauration.

Nvidia a récemment vendu sa participation dans SoundHound AI (SOUN), une société spécialisée dans la reconnaissance vocale pour les restaurants. Et nous en avons fait de même, au sein de notre portefeuille des Investissements d'Altucher, en clôturant notre position sur un gain moyen de 424 %.

Et maintenant, nous avons peut-être l'explication de cette décision : Nvidia intègre directement ce marché avec sa propre solution !

Cette arrivée dans la restauration semble s'inscrire dans une stratégie plus vaste ciblant le secteur de la vente au détail.

Nvidia a récemment annoncé un modèle d'IA dédié aux assistants d'achat, conçu pour transformer l'expérience du consommateur, aussi bien quand il achète en ligne que dans un point de vente physique. Ces assistants d'IA travaillent avec des employés humains, offrant ainsi l'expérience des meilleurs employés d'une entreprise tout en améliorant l'efficience de la main-d'oeuvre.

Cette même technologie que l'on trouve dans les assistants d'achat est en train d'être adaptée pour les fast-food, pour offrir une expérience d'IA harmonisée, que l'on achète des vêtements, un café ou des beignets.

La nouvelle opportunité de marché de Nvidia

Ainsi, Nvidia est directement en concurrence avec des entreprises telles que SoundHound. Et le géant est également en situation de s'emparer d'une importante part de marché.

La société Yum! Brands, à elle seule, exploite plus de 61 000 restaurants dans le monde. Alors ces 500 premiers restaurants ne représentent que le début de quelque chose de plus vaste.

Pour les chaînes de restaurant, les avantages dépassent l'amélioration de la préparation des commandes.

Les systèmes d'IA peuvent suggérer des choix complémentaires, en fonction de l'historique de vos commandes, optimiser les menus par rapport au moment de la journée et même ajuster les prix de façon dynamique lors des pics de fréquentation, tout en préservant la tonalité et la personnalité de la marque.

Cette démarche de Nvidia est particulièrement importante, car elle signale que le rayon d'action du géant américain s'élargit.

Certes, la société fournit les puces qui font fonctionner les infrastructures de l'IA, mais elle fournit des solutions complètes à des secteurs spécifiques.

Nvidia a conquis le secteur du jeu vidéo, puis celui des centres de données et, à présent, la société évolue vers une IA au service des consommateurs, avec laquelle des millions d'entre nous vont interagir quotidiennement.

Cela signifie que le marché de l'IA dédiée à la restauration pourrait devenir un jour une opportunité représentant plusieurs milliards de dollars pour Nvidia, et ajouter ainsi une nouvelle source de revenus considérable dans son portefeuille déjà impressionnant.

De plus, si Nvidia parvient à offrir une excellente IA à ces clients potentiels, elle créera sa propre demande. Dans la mesure où ces systèmes exigent une puissance de calcul substantielle, pour traiter les commandes, analyser les schémas récurrents et continuellement s'améliorer, ils stimuleront la demande en faveur des semi-conducteurs – le coeur de métier de Nvidia.

À mesure que l'IA transformera chaque secteur, les entreprises telles que Nvidia, capables de déployer des applications dans le monde réel, poursuivront probablement leur trajectoire de croissance explosive.

Et voilà qui représente une belle opportunité, à mesure que l'IA étendra son influence dans tous les secteurs de l'économie.

À un avenir éclatant !

Ray Blanco
Les Investissements d'Altucher

Mardi 1er avril 2025

Alerte d'achat – Une carte discrète à jouer sur l'un des projets d'Elon Musk

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Comme vous vous le rappelez peut-être, nous avons déjà évoqué ce projet d'Elon Musk : faire de X "l'application pour tout".

En rachetant Twitter en 2022, Musk a entrepris enfin de réaliser sa vision initiale : faire de X un concurrent occidental de WeChat [NDLR : application mobile de messagerie textuelle et vocale développée par le géant chinois Tencent Holdings].

Depuis, X compte 586 millions d'utilisateurs mensuels et a ajouté ou élargi plusieurs fonctionnalités populaires, comme les Community Notes et la puissante intelligence artificielle (IA) Grok3... Autant d'éléments qui constituent une excellente base pour faire passer sa super application au niveau supérieur.

Mais Elon Musk n'en a pas fini. Il va encore devoir racheter d'autres entreprises ou nouer d'autres partenariats pour que sa vision entrepreneuriale se réalise totalement.

Voilà pourquoi mon équipe a travaillé dur, ces deux dernières années, pour identifier les pièces manquantes du projet de Musk. Et nous venons juste de découvrir une nouvelle carte susceptible d'aider Musk à transformer son projet en réalité...

Un puissant et discret acteur du traitement des paiements

La vision de Musk pour X est la suivante : une application où les utilisateurs déposeraient de l'argent et ne l'en sortiraient jamais.

Comme l'a expliqué Musk : "Si vous parvenez à résoudre toutes les raisons pour lesquelles un consommateur retire de l'argent du système, alors c'est à cet endroit que se trouvera tout l'argent, et cette société pèsera alors des milliers de milliards de dollars."

Toutefois, pour y parvenir, les utilisateurs de X devraient pouvoir déplacer leurs fonds existants pour les déposer sur X.

Heureusement, Musk a un partenaire sous la main.

En janvier 2025, la P-DG de X, Linda Yaccarino, a annoncé sur X que Visa serait le premier partenaire de X Money Account. Visa pourrait financer les portefeuilles X via Visa Direct, offrir aux clients la possibilité de se connecter aux cartes de paiement pour réaliser des paiements "peer-to-peer" [NDLR : de particulier à particulier, sans intermédiaire bancaire classique], et celle de transférer instantanément des fonds vers des comptes bancaires.

Malgré toute sa complexité, Visa ne pourra probablement pas accomplir cette mission en faisant cavalier seul. Il est probable que Visa et X s'appuieront sur de multiples partenaires pour mettre en oeuvre toutes les fonctionnalités proposées par X Money.

Parmi eux, figure Fiserv (FI), partenaire actuel de Visa et fintech établie depuis longtemps.

Cette entreprise relativement peu connue joue pourtant un rôle essentiel dans les transactions financières réalisées par presque tous les foyers américains.

En fait, Fiserv est l'un des plus grands acteurs du traitement des paiements dans le monde. La société offre des technologies permettant aux banques, aux groupements de crédit et aux commerçants de traiter les paiements et de gérer leurs comptes financiers.

L'an dernier, Fiserv a traité un volume vertigineux de plus de 2 000 Mds$ de transactions.
Et l'entreprise l'a fait en passant totalement sous les radars.

La technologie de Fiserv est l'épine dorsale invisible qui permet au commerce moderne de fonctionner.

La société progresse régulièrement depuis près de quarante ans.

En fait, en 2024, ses bénéfices ont enregistré une croissance à deux chiffres pour la 39e année consécutive.

Et la société prévoit encore quelque chose de semblable en 2025, en s'appuyant sur son système Clover PDV (point de vente) portatif, ces petites tablettes que vous remarquez au comptoir, quand vous allez payer.

Si Musk concrétise sa vision de X – celle d'une "application pour tout" – Fiserv pourrait bien être le moteur caché qui lui permettra de fonctionner.

Achetez Fiserv Inc. (FI – US3377381088) au prix maximum de 262 $ par action.

Ceux qui se positionneront de bonne heure sur les entreprises qui contribueront au grand projet de Musk pour X (comme Fiserv), la récompense pourrait être fantastique.

Alors agissez dès aujourd'hui !

Bien à vous,

James Altucher
Les Investissements d'Altucher

Lundi 31 mars 2025

Nvidia : le stupéfiant virage à 180 degrés

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Le P-DG de Nvidia (NVDA), Jensen Huang, vient de faire un aveu stupéfiant. Et voilà qui va créer une nouvelle opportunité génératrice de richesse.

"C'est le premier événement de l'histoire où un P-DG d'entreprise convie ses invités pour leur expliquer à quel point il s'est trompé", a déclaré Huang à son auditoire, lors de la toute première journée quantique ("Quantum Day") de l'histoire de Nvidia.

Il y a deux mois tout juste, Huang a affirmé que l'informatique quantique ne serait pas utile avant 15 ou 20 ans. Ces déclarations avaient provoqué une chute des actions d’entreprises du secteur quantique allant jusqu'à 60 %.

Mais – stupéfiant retournement de situation – Huang semble avoir totalement revu sa copie. Non seulement il adhère à l'informatique quantique, mais la société Nvidia construit à Boston "le laboratoire de recherche sur l'informatique quantique hybride le plus avancé du monde en matière de calcul accéléré", selon ses propres mots.

Et donc, Nvidia, le mastodonte à 3 000 Mds$ qui "fait tourner" la révolution de l'IA, se jette à corps perdu dans l'informatique quantique.

L'approche hybride de Nvidia

Voilà qui crée une double opportunité rare.

Pour Nvidia, le quantique n'est pas en concurrence avec l'IA fondée sur les GPU. Au contraire, Huang voit un avenir où les processeurs quantiques fonctionneront aux côtés des GPU et des CPU – vision également exprimée, lors de cette même conférence, par Peter Chapman, le P-DG d'IonQ.

À la rédaction des Investissements d'Altucher, nous parlons depuis longtemps des avantages de cette approche hybride.

Tout comme l'informatique actuelle associe déjà les CPU (pour l'exécution des tâches informatiques générales) aux GPU (pour les tâches parallèles telles que le graphisme et l'IA), les systèmes de demain intègreront également les QPU ("quantum processing units" : unités de traitement quantique) pour résoudre des problèmes spécifiques.

Dites-vous que c'est comme si l'IA et l'informatique unissaient leurs forces, au lieu de se faire concurrence.

Nvidia fournirait l'infrastructure informatique classique qui rendrait les ordinateurs quantiques utilisables, alors que des entreprises telles qu'IonQ (que nous détenons dans notre portefeuille) continueraient à repousser les limites du possible avec la technologie quantique.

Le leadership quantique d'IonQ

Certes, l'action IonQ n'a pas été épargnée lors du bain de sang boursier de janvier, en tant que valeur quantique.

Mais la société suit scrupuleusement sa feuille de route, et projette de lancer cette année ses systèmes AQ 64 Tempo, suivis de la prochaine génération de systèmes AQ 256. Ce bond en matière de puissance quantique n'est pas graduel mais astronomique, car tout qubit supplémentaire double les capacités de calcul des ordinateurs quantiques.

Cela signifie que les prochains systèmes AQ 64 Tempo d'IonQ seront environ 268 millions de fois plus puissants que la génération actuelle. Quand la société aura atteint les systèmes AQ 256, cette amélioration de la puissance de calcul dépassera le nombre d'atomes présents dans l'univers observable.

On ne se contente pas d'ajouter des processeurs légèrement améliorés à chaque nouvelle génération. On entre dans une toute nouvelle ère de possibilités, en termes de calculs.

Et IonQ n'est pas qu'un projet scientifique.

La société est en train de créer des ordinateurs quantiques utilisables qui n'exigent pas de systèmes de refroidissement cryogéniques extrêmes requis pour d'autres approches.

Comme Peter Chapman l'a souligné lors du Q-Day de Nvidia, "nous fonctionnons à température ambiante, notre objectif est de parvenir à un système monté sur rack".

En utilisant des ions piégés – atomes isolés maintenus en place par des champs électriques et manipulés par des lasers –, IonQ peut opérer à des températures ambiantes normales alors que ses concurrents ont besoin d'énormes systèmes de réfrigération complexes pour obtenir des conditions ultra froides.

Cette approche pratique rend l'informatique quantique bien plus accessible et adaptée aux centres de données.

Et c'est ainsi qu'une autre entreprise, concevant des systèmes montés sur rack, devient un partenaire apparemment plus attractif pour les systèmes informatiques hybrides. Je parle d'une position de notre portefeuille : Nvidia.

Son P-DG, Jensen Huang, a la réputation de flairer les nouvelles opportunités et de capitaliser dessus.

Alors que les jeux vidéo sur ordinateur commençaient à décoller au début des années 1990, sa société a inventé le GPU pour faire passer les jeux vidéo au niveau supérieur. Et quand l'IA a commencé à gagner du terrain, il a transformé ses GPU pour en faire la plateforme d'entraînement de l'IA par excellence.

À présent, alors que l'informatique quantique accélère, il est à parier que Nvidia va étudier la question, et il se peut que nous n'ayons pas à attendre longtemps.

IonQ pense qu'une informatique quantique bon marché et pratique lui permettra d'atteindre l'ambitieux objectif de devenir rentable d'ici 2030, avec un chiffre d'affaires proche de 1 Md$.

IonQ a tout l'air du partenaire naturel pour Nvidia. Et si la société démontre l'utilité de sa technologie quantique, elle pourrait même devenir une cible d'acquisition.

En outre, de récents événements nous montrent qu'IonQ est en train de prendre de l'élan.

L'an dernier, la société a annoncé avoir décroché le contrat quantique le plus important de son histoire : un accord de 54,5 M$ avec le laboratoire de recherche de l'armée de l'air américaine (U.S. Air Force Research Lab).

La société a également ouvert le premier site de production américain, dans le domaine de l'informatique quantique, et elle a fait la démonstration de portes quantiques haute vitesse représentant une avancée technologique significative.

Quand les valeurs de l'informatique quantique se sont effondrées, en janvier, nous l'avons considéré comme un schéma classique, dans l'univers des valeurs technologiques émergentes : elles étaient montées trop haut, portées par l'engouement, et se sont effondrées trop bas, sous le poids du pessimisme.

À présent, dans un contexte où Nvidia valide la technologie quantique, nous découvrons de nouveaux domaines où la réalité et l'opportunité se rencontrent.

Pour Nvidia, l'informatique quantique pourrait être un marché de plus à dominer. La société domine déjà le marché des puces d'IA. Et à présent, elle se positionne comme fournisseur d'infrastructure essentiel pour l'informatique quantique, également.

En ce qui concerne les entreprises de l'informatique quantique telles qu'IonQ, si Nvidia est leur allié – au lieu de se montrer sceptique – cela pourrait accélérer de façon spectaculaire leur voie potentielle vers le succès commercial.

La volte-face de Nvidia dans le domaine quantique nous offre une chance de nous positionner au carrefour de deux technologies révolutionnaires !

C'est le début de ce qui pourrait devenir la prochaine phase explosive de l'informatique, et notre portefeuille serait en mesure de profiter des deux côtés de l'équation.

À un avenir éclatant !

Ray Blanco
Les Investissements d'Altucher

Mardi 25 mars 2025

Surprise ! Les tarifs douaniers peuvent faire baisser les prix

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Le jus d'orange, le vin et les produits laitiers devraient tous baisser au cours des semaines à venir, aux États-Unis.

Je sais, vous pensez que c'est absurde.

Après tout, Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale américaine, a déclaré mercredi dernier que les tarifs douaniers feraient augmenter les prix. Aux États-Unis, les médias grand public annoncent frénétiquement que la guerre commerciale de Trump va faire flamber les prix. Et même les économistes les plus brillants de Wall Street prédisent un avenir économique sombre.

Mais voilà, tout le monde se trompe.

Voici pourquoi...

La loi de l'offre et de la demande

Mercredi dernier, la Réserve fédérale a maintenu les taux d'intérêt dans la fourchette de 4,25 %-4,5 %, en invoquant l'incertitude liée aux nouveaux tarifs douaniers instaurés par Donald Trump. L'institution craint que la mise en place de ces tarifs douaniers, à hauteur de 25 % sur les produits canadiens et chinois, fasse grimper l'inflation.

La Fed a même relevé à 2,8 % ses prévisions d'inflation sur l'année en cours, par rapport à ses précédentes estimations de 2,5 %.

Mais elle passe à côté de quelque chose d'important.

Quand Donald Trump inflige des tarifs douaniers aux produits étrangers, ces pays ne restent pas les bras ballants ; ils ripostent.

Le Canada a annoncé des tarifs douaniers sur 155 Mds$ de produits américains, en représailles. Cela veut dire que les consommateurs canadiens vont payer plus cher les produits américains, et cela signifie donc qu'ils en achèteront moins. Et quand les acheteurs canadiens cesseront d'acheter ces produits américains qui étaient destinés à l'exportation, devinez ce qui va se passer ?

Ces produits vont rester aux États-Unis. Et quand l'offre augmente face à une demande qui reste identique, les prix baissent.

C'est le b.a.-ba de l'économie.

Wall Street déteste l'incertitude

Prenons le jus d'orange, par exemple.

La Floride en produit des tonnes qui sont exportées vers le Canada. Mais avec ces nouveaux tarifs douaniers de 25 %, les Canadiens vont probablement se reporter sur du jus d'orange brésilien ou venant d'ailleurs. (Et peut-être même qu'ils se mettront à boire du sirop d'érable.)

Quoi qu'il en soit, une bonne partie du jus d'orange de Floride va devoir se trouver de nouveaux clients américains. Et il en va de même pour les vins, produits laitiers et innombrables autres produits américains.

Les acteurs de Wall Street détestent cette situation. Pas parce que les prix vont grimper, mais parce qu'ils ne savent pas ce qu'il va se passer ensuite.

Les marchés détestent encore plus l'incertitude que les mauvaises nouvelles.

Les grandes opportunités d'achat

Voilà pourquoi les actions de grands détaillants comme Walmart sont malmenées.

Mais c'est justement là que les choses deviennent intéressantes pour les investisseurs avisés. Ces moments de panique créent souvent les meilleures opportunités d'achat.

Walmart ne va pas disparaître. En fait, il se pourrait que la société bénéficie d'une baisse des prix de gros, dans un contexte où les fournisseurs s'efforceront de se débarrasser de leurs excédents de stocks.

(Je ne recommande pas officiellement d'acheter l'action Walmart aujourd'hui.)

La réaction épidermique du marché face aux tarifs douaniers pourrait faire baisser les prix à court terme. Mais pour les investisseurs à long terme, ces moments d'incertitude sont souvent incroyablement rentables.

Les médias grand public crieront encore à la catastrophe. Les économistes signaleront encore le risque d'inflation. En attendant, en coulisses et en toute discrétion, les prix vont commencer à baisser à mesure que les cartes du commerce mondial seront rebattues.

Les investisseurs patients, qui achètent des actions de qualité en période de panique, pourraient se préparer à réaliser des gains énormes.

La clé consiste à avoir le courage d'agir quand tous les autres détalent parce qu'ils ont peur.

Souvenez-vous, dans le domaine de l'investissement, ce n'est pas en suivant le troupeau que l'on réalise les gains les plus importants, mais en identifiant ce que les autres ratent.

Bien à vous,

James Altucher
Les Investissements d'Altucher

Jeudi 20 mars 2025

Pourquoi les "calculs de Nvidia" vont nous enrichir ?

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Nous sommes peut-être face au meilleur point d'entrée jamais constaté depuis des années, en ce qui concerne les valeurs de l'IA. Et si vous patientez sur le banc de touche, c'est peut-être votre dernière chance de vous positionner avant le prochain énorme mouvement de hausse.

Les acteurs de l'IA ont baissé, cette année.

Advanced Micro Devices (AMD) est en baisse de 42 % par rapport à son plus-haut historique de l'an dernier. Et Dell Technologies (DELL) ? Son cours a presque été divisé par deux, dans la mesure où l'action a chuté de 45 %. Nvidia Corp (NVDA) est en baisse de 21 % par rapport à son plus-haut historique de l'an dernier.

Les investisseurs craignaient que le boom de l'IA ne ralentisse, et cette inquiétude s'est manifestée dans la baisse des cours des fournisseurs d'équipements (hardware) liés à l'IA.

Mais la conférence GTC de Nvidia, qui a eu lieu le mercredi 19 mars, les a rassurés de façon spectaculaire. Si vous avez conservé l'action NVDA (ou d'autres valeurs de l'IA) pendant la récente phase de volatilité, ce qu'il s'est passé à la conférence GTC le justifie totalement.

En ce moment, vous êtes face à une opportunité exceptionnelle.

Hier, Jensen Huang, le P-DG de Nvidia, est monté sur scène, vêtu de son emblématique blouson en cuir, pour révéler quelque chose qui change tout, s'agissant d'investir dans l'IA...

"La puissance de calcul qu'il faut est facilement 100 fois plus importante que ce que l'on pensait au même moment l'an dernier", a-t-il dit. Ce n'est pas une énième annonce de produits ou d'améliorations progressives.

En fait, voici ce que dit Nvidia : cette expansion massive de l'IA qui, selon vous, était en train de se produire, vous pouvez la multiplier par 100.

Ce sont les calculs de Nvidia !

La révolution du raisonnement

Alors, qu'est-ce qui motive cette gigantesque augmentation de la demande de puissance de calcul ?

C'est ce que Jensen appelle "l'IA qui raisonne" : une intelligence artificielle qui ne se contente pas de fournir des réponses en fonction de schémas de correspondance, mais qui réfléchit pas à pas à des problèmes.

Lors d'une démonstration, Nvidia a montré qu'une IA traditionnelle pouvait résoudre des problèmes complexes en utilisant 439 tokens, les blocs de construction constituant les réponses de l'IA [NDLR : en français, on parle de jetons, de fragments de texte ou d'unités de texte]. La réponse est arrivée rapidement, mais elle était fausse.

La nouvelle IA, dotée de capacités de raisonnement, a sollicité près de 9 000 tokens pour régler le même problème : elle a testé différentes approches, vérifié les réponses, puis est parvenue à une solution correcte. Mais elle a utilisé 20 fois plus de puissance de calcul.

Cette évolution vers l'IA dotée de capacités de raisonnement est en train de transformer tout le secteur.

Songez à la différence entre une calculette et un mathématicien. Une calculette vous donne une réponse instantanée mais ne peut gérer que ce pour quoi elle a été programmée. Un mathématicien prend plus de temps, mais peut aborder des problèmes nouveaux et complexes.

Au-delà de la pénurie de GPU

Pour les investisseurs, les conséquences pourraient être énormes.

Mais d'abord, vous vous souvenez de tous ces discours sur la fin de la pénurie de GPU ? Oubliez-les !

Nous entrons dans une nouvelle phase où l'IA va déclencher une demande inédite en puissance de calcul.

Et Nvidia ne se contente pas d'améliorer ses puces : la société repense totalement la façon dont les calculs d'IA fonctionnent. Son nouveau système, Blackwell, offre une performance 25 fois supérieure à celle de ses prédécesseurs, tout en consommant la même quantité d'énergie.

Vous vous souvenez de ce moment où le GPU Hopper de Nvidia était la puce dernier cri ? Jensen s'est ouvertement moqué de ses propres produits précédents, en déclarant que "quand les Blackwell commenceraient à être livrés en grande quantité, on ne pourrait [même] plus donner les Hopper".

C'est ainsi que la technologie progresse.

Les calculs de Nvidia changent tout

Nvidia est devenue si dominante que l'entreprise change littéralement la façon dont le secteur mesure la puissance de calcul.

Elle mesure différemment, compte différemment et construit différemment, et tout cela pour soutenir l'énorme passage à l'échelle supérieure qu'exige cette nouvelle génération d'IA.

La société a dévoilé sa feuille de route jusqu'en 2027, en montrant que chaque génération de puces serait exponentiellement plus puissante, pour culminer à une puissance 900 fois supérieure à celle des puces actuelles.

Voici ce qui a peut-être le plus d'importance, pour les investisseurs : Nvidia ne parle plus de centres de données, mais "d'IA factories" (usines d'IA). Il ne s'agit pas de sites traditionnels, mais de bâtiment spécialement conçus pour générer des tokens d'IA. Jensen prévoit que la construction de ces usines d'IA représentera bientôt 1 000 Mds$, créant ainsi d'énormes opportunités sur toute la chaîne d'approvisionnement.

Qu'il s'agisse des systèmes de refroidissement, des services d'intégration spécialisés, des technologies de mémoire et du silicium de pointe, tout l'écosystème est en train d'être transformé.

Il ne s'agit pas d'un nouveau cycle des semi-conducteurs parmi tant d'autres. C'est le début de ce qui sera probablement "cette opportunité de créer de la richesse qui ne se présente qu'une seule fois au cours de la vie".

Quand quelque chose que vous avez envie de détenir est bradé, vous l'achetez.

En ce moment, l'IA est bradée.

Wall Street est encore en train de se demander ce que tout cela signifie. Mais pour ceux qui comprennent ce que cela implique, l'opportunité est plus limpide que jamais.

Et Les Investissements d'Altucher sont là pour vous aider tout au long du parcours.

À un avenir éclatant !

Ray Blanco
Les Investissements d'Altucher

Mardi 18 mars 2025

Votre Mastermind Cryptos n°8 - avec Hamed Shahbazi

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Nous nous retrouverons une fois par trimestre, autour d'un entretien que j'aurais mené, dans le cadre de mon podcast, avec des personnalités et des experts du secteur crypto. Le nom que nous avons choisi de donner à ces rencontres ? Les Mastermind Cryptos.

Cette fois, j'ai eu la chance de recevoir Hamed Shahbazi, fondateur et P-DG de WELL Health Technologies Corp.

Hamed Shahbazi explique comment l'intelligence artificielle transforme le système de santé, facilitant le travail des médecins et améliorant l'expérience des patients. Nous avons pu évoquer la télémédecine, l'accès simplifié aux soins grâce aux nouvelles technologies et la perspective d'un futur où l'IA permettra de recevoir des recommandations médicales en temps réel.

Sans plus attendre, découvrez votre nouveau Mastermind Cryptos en cliquant ci-dessous !

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Rendez-vous d'ici le 27 juin 2025 pour un nouveau Mastermind Cryptos !

Bien à vous,

James Altucher
Les Investissements d'Altucher

Lundi 17 mars 2025

Le tout nouveau P-DG d'Intel est le roi du redressement à 3 200 %

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

L'action d'Intel Corp. (INTC) vient juste d'offrir aux investisseurs une rare opportunité de se positionner sur ce qui pourrait être le redressement le plus important de l'histoire des technologies.

Les actions du géant des semi-conducteurs ont flambé, la semaine dernière, sur la nomination d'un nouveau P-DG à la tête de cette entreprise en difficulté.

Le moment ne pouvait être mieux choisi.

Intel vient de vivre une année que l'on peut qualifier de brutale. Alors que des concurrents tels que Nvidia Corp. (NVDA) ont vu leurs actions flamber pendant le boom de l'IA, Intel a largement raté cette occasion.

Mais c'est peut-être sur le point de changer de façon spectaculaire.

Pour l'équipe de James, c'est go !

Lors de notre conférence Tech Turning Point 2025, la semaine dernière, quelque chose de remarquable s'est produit. Sur les six participants, quatre ont déclaré qu'ils étaient haussiers sur l'action Intel.

Et on dirait bien qu'ils avaient raison. Car, trois jours à peine après notre conférence, l'action a opéré un impressionnant rally de 20 %.

Alors qu'est-ce qui a déclenché cet enthousiasme soudain ?

Un dirigeant...

Un P-DG spécialiste des redressements

Intel a choisi Lip-Bu Tan comme nouveau P-DG, et Wall Street est manifestement enthousiaste.

Tan n'est pas étranger aux redressements d'entreprises. Son palmarès parle de lui-même. C'est Tan qui a fait évoluer Cadence Design Systems du statut d'entreprise en difficulté à celui d'acteur majeur.

Selon le communiqué de presse publié par Intel concernant les accomplissements de Tan :

"Au cours de sa mission de P-DG de Cadence, il a plus que doublé le chiffre d'affaires, augmenté les marges d'exploitation et fait progresser le cours de l'action de plus de 3 200 %."

Sa nomination à la tête d'Intel est particulièrement intéressante, considérant l'historique de Tan avec l'entreprise.

En fait, il a démissionné du conseil d'administration d'Intel au mois d'août. Selon les médias, c'était en raison de désaccords avec l'ex-PDG d'Intel concernant la culture lente et inefficiente de l'entreprise.

Et maintenant, Tan va avoir l'opportunité de mettre en oeuvre sa vision.

Pour comprendre en quoi c'est important, il faut comprendre la position unique d'Intel.

Intel, une double menace

Intel n'est pas une seule entreprise, mais deux.

Il y a la partie "conception de puces" et la partie "fonderie" qui les fabrique.

La plupart des concepteurs tels que Nvidia et AMD ne produisent plus leurs propres puces. Leur fabrication est externalisée vers Taiwan Semiconductor (TSM), à Taïwan. Et c'est ce qui fait de TSM le plus grand fabricant de puces du monde.

Mais cela crée également un énorme risque sur le plan de la sécurité nationale.

Intel est littéralement le dernier espoir de l'Amérique, en ce qui concerne la fabrication de puces avancées.

Bien que TSM construise de nouvelles usines de puces aux États-Unis, les lois taïwanaises interdisent à l'entreprise d'exploiter ses équipements de pointe en dehors du territoire de Taïwan.

Par conséquent, Intel est la seule entreprise capable de défier la domination de TSM.

Ce n'est pas qu'une question d'activités industrielles, mais aussi de sécurité nationale.

Le gouvernement Trump a été clair : l'Amérique a besoin de fabriquer ses propres puces.

Mais fabriquer des puces revient cher.

Intel a enregistré une perte de 19,2 Mds$, l'an dernier, en accélérant ses investissements dans la production. Et ces pertes devraient persister jusqu'à l'automne.

Wall Street craint le pire, et ne récompensera probablement pas l'action tant qu'on ne verra pas la lumière au bout du tunnel.

La nomination de Tan au poste de P-DG est un premier pas positif.

La prochaine phase de hausse

Pour que l'action s'apprécie encore au cours des mois à venir, Tan devra prendre de grandes décisions, comme vendre certains actifs, nouer de nouveaux partenariats ou décrocher des clients majeurs pour la fonderie.

Plus facile à dire qu'à faire !

À plus long terme, l'analyse n'est pas compliquée, en ce qui concerne Intel.

Voici ce qui m'enthousiasme : Intel possède tout ce qu'il faut pour devenir un acteur majeur de l'IA. Il suffit d'assembler toutes les pièces. Et avec Tan à la barre, c'est exactement ce qui pourrait arriver.

Je crois qu'Intel pourrait grimper de 200 % à 400 %, au cours des trois à cinq ans à venir.

Et il ne s'agit pas que de paroles optimistes. Cet argument se fonde sur les colossales capacités de production d'Intel, ses dizaines d'années d'expertise en matière de conception de puces, le soutien de l'État et un nouveau dirigeant.

Pour les investisseurs prêts à être patients, cela pourrait offrir l'une de ces rares opportunités de se positionner au plus-bas dans la perspective de quelque chose d'énorme, réellement énorme. Le type d'opportunités qui peut créer de la richesse sur plusieurs générations.

Alors restez à l'écoute car l'histoire ne fait que commencer.

Bien à vous,

James Altucher
Les Investissements d'Altucher

Jeudi 13 mars 2025

Silicon Hills : L'opportunité sur fond de chaos

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Quand vous lirez ces lignes, j'aurai décollé de Silicon Hills – le surnom donné à la ville d'Austin, au Texas, en raison de la grande concentration d'entreprises technologiques qui y sont installées.

Mardi 11 mars, alors que Wall Street était toujours sous le coup de la panique collective de la semaine dernière, notre équipe des Investissements d'Altucher s'est réunie à Austin pour participer à un événement qui s'est avéré extraordinaire : le Tech Turning Poing 2025.

Je pense que le timing était excellent.

Lundi 10 mars, les actions des Sept Magnifiques (Magnificent Seven) ont perdu 750 Mds$ de capitalisation boursière en une seule séance de marché, et l'ensemble du marché est en baisse de 12 % à 13 % par rapport à ses récents plus-hauts.

Il y avait donc beaucoup à dire, pour James Altucher, Chris Campbell, Chris Cimorelli, Ari Goldschmidt et moi-même, au cours d'un panel présidé par Doug Hill.

Ce qui est ressorti de cette discussion de trois heures, vous ne l'entendrez sûrement pas dans les médias financiers grand public...

Ce recul des marchés n'offre pas seulement une opportunité d'achat. Nous sommes face à une configuration susceptible de générer de la richesse sur plusieurs générations.

Le retour à la réalité

James a expliqué ceci :

"Quand les gens se demandent jusqu'où Nvidia va encore s'apprécier, ils se tournent vers les microcaps en se demandant : ‘Lesquelles sont valables ?' Or il y a des microcaps dans tous les secteurs dont nous avons parlé : l'IA, la cybersécurité, la thérapie génique, etc. Ces microcaps sont celles qui deviendront les prochaines grandes capitalisations, et dont le cours sera multiplié par dix, dans ces secteurs."

Cette perspective va à l'encontre des discours pessimistes qui dominent actuellement dans les médias financiers. Alors que les commentateurs sont obsédés par les tarifs douaniers et les coupes budgétaires de l'État, James a identifié ce qu'il se passe vraiment :

"Tout le monde s'inquiète à propos de tout. Tout le monde ressent de l'incertitude à propos de tout. Et n'oublions pas non plus que le marché a considérablement progressé ces deux dernières années. Il s'est apprécié en 2023. Et en 2024, il s'est apprécié de plus de 20 %, selon l'indice que l'on observe."

Et il a ajouté ceci :

"À votre avis... le Dow est-il en hausse ou en baisse, depuis le début de l'année, en ce moment ? À l'instant où je vous parle ? Il est en baisse de 1 %... C'est peu. Nous sommes en mars, à la mi-mars, et le Dow est en baisse de 1 % depuis le début de l'année. Ce n'est pas vraiment une récession. Ce n'est pas vraiment un marché baissier. Ce n'est rien."

Les infrastructures de l'IA : l'heure de Dell

L'une des informations les plus intéressantes a été fournie par Chris Cimorelli, à propos de la construction des infrastructures de l'IA. Il a souligné que le projet Colossus d'Elon Musk – cet énorme supercalculateur d'IA construit à Memphis – était en train de créer une gigantesque demande pour les fournisseurs d'équipements (hardware).

Chris a dit ceci :

"Dell est globalement le principal partenaire, avec Elon Musk et Nivida, sur le projet Colossus. Ils viennent de décrocher un contrat de 5 Mds$ pour continuer à bâtir Colossus."

Chris a mis en avant cet avantage surprenant :

"Le cours de Dell ne reflète que 10 fois les bénéfices de l'entreprise, c'est ridicule. La plupart des entreprises du secteur technologique affichent des cours reflétant 30, 40, 50 fois leurs bénéfices. Et le ratio cours/chiffre d'affaires de Dell est inférieur à 1. Sa capitalisation boursière est de 65 Mds$ alors que, l'an dernier, son chiffre d'affaires s'est élevé à 100 Mds$."

La renaissance des biotechs

Quand on a abordé le sujet des biotechs, j'ai souligné que nous étions aux premiers stades d'une transformation qui pourrait faire progresser de façon spectaculaire la valeur des petites entreprises innovantes, en particulier dans un contexte où l'IA accélère la découverte de médicaments, et où les politiques de Robert F. Kennedy Junior, secrétaire à la Santé, pourraient être positives pour ce secteur.

James a enfoncé le clou en soulignant à quel point toutes ces innovations technologiques s'accélèrent en même temps :

"Toutes les technologies innovent plus rapidement, et donc chaque secteur produit plus rapidement des innovations, ce qui explique pourquoi il faut être présent sur ce marché."

Il a également mis l'accent sur ceci :

"Quelles que soient les données économiques provenant du gouvernement, elles sont à très court terme. À long terme, ce sont des milliers de milliards de dollars de richesse qui sont en train d'être créés en ce moment même, aux États-Unis. Et l'on ne peut l'ignorer, quel que soit le président ou quel que soit le gouvernement."

L'approbation des crypto-monnaies par le gouvernement

L'événement nouveau le plus significatif, peut-être, que nous avons évoqué, c'est le premier sommet sur les crypto-monnaies jamais organisé par la Maison-Blanche et l'annonce d'une réserve stratégique de Bitcoins.

Selon James :

"Si la Réserve fédérale et le gouvernement américain veulent qu'une classe d'actifs s'apprécie, ils la font grimper. Ils disposent de milliers de milliards de dollars. Ils peuvent dépenser plus que n'importe qui. Ils vont faire grimper les cours. Et qu'est-ce que cela veut dire, quand les États-Unis constituent une réserve stratégique de Bitcoins ? Et qu'ils intègrent d'autres jetons, en plus ? Ils intègrent l'Ethereum, ils ont évoqué Solana, Ripple, Cardano. Cela veut dire qu'un jour, les États-Unis achèteront du Bitcoin, de l'Ethereum, etc."

Une opportunité de faire le ménage

Le message constant de notre groupe est le suivant : les perturbations du marché permettent de procéder à un "ménage" nécessaire ouvrant la voie vers une croissance extraordinaire. James a fait un rappel historique :

"En 2009, je me souviens avoir participé à l'émission Happy Hour, sur Fox News. Après, je me suis assis dans un bar et j'ai écouté ce que tout le monde disait : ‘Le capitalisme est mort.' Et devinez quoi ? En 2009 et en 2010, le marché est remonté vers ses plus-hauts historiques."

Il a ajouté ceci :

"Alors, même si vous êtes inquiet et angoissé, c'est précisément le moment d'acheter. Est-ce que nous avons atteint un plus-bas ? Qui sait ? Et je cite toujours le célèbre investisseur Bernard Baruch, qui a vécu aux alentours du début des années 1900. Il disait toujours : ‘J'ai toujours acheté trop tôt et vendu trop tôt.' Et en ayant procédé ainsi, à sa mort, il avait 100 M$ sur son compte en banque."

Ce qu'il faut retenir de Silicon Hills

Quand notre réunion s'est conclue, James a offert le conseil peut-être le plus précieux de tous :

"Inutile de surveiller votre portefeuille tous les jours. Tout le principe de travailler avec d'autres personnes, de recevoir leurs recommandations et de lire leurs analyses, c'est de faire vos choix et de les considérer à long terme. Quand vous savez que le marché est en baisse, il est inutile d'aller regarder votre portefeuille aujourd'hui ou demain, à moins que ce soit pour acheter."

Sa conclusion reflète l'état d'esprit de tout le groupe :

"C'est ainsi que nous gagnons le plus d'argent, dans la vie : en étant optimiste en période de fort pessimisme. Les pessimistes ont tendance à être pauvres et déprimés et on essaie de vous aider à ne pas le devenir, et on essaie de s'entraider pour ne pas le devenir."

Si vous n'avez pas pu assister au Tech Turning Point 2025 ou le regarder dans son intégralité, il est accessible ici. [NDLR : Si vous n'êtes pas très à l'aise en anglais, nous sommes heureux de vous offrir également un replay qui vous permet d'activer les sous-titres traduits automatiquement en français. Cliquez ici pour y accéder. N'hésitez pas à consulter la description de la vidéo pour savoir comment bénéficier des sous-titres en français fournis par Youtube.]

Les innovations qui redessinent notre monde – IA, biotechnologies, exploration spatiale et actifs numériques – sont en train d'accélérer, indépendant du comportement de marché actuel.

Pour les investisseurs qui ont une vision et de la patience, le récent repli n'est pas un signe d'avertissement, mais un cadeau.

À un avenir éclatant !

Ray Blanco
Les Investissements d'Altucher

LA SEMAINE SUR LES MARCHÉS

Une mauvaise semaine, c’est un accident de parcours. Deux de file, c’est peut-être un simple revers. Mais après trois semaines de suite, c’est plus difficile de faire passer la pilule. Le TSX et le S&P ont tous deux baissé de 3 %, le NASDAQ a chuté de 4 % et les Sept ex-magnifiques ont plongé de plus de 5 %. Trump a renoncé à certains tarifs douaniers (pour l’instant, en tout cas), mais la crainte s’est installée sur les marchés. Est-ce le moment de vendre en bloc? On ne peut pas répondre pour vous! Mais, comme on l’explique ci-dessous, il y aura toujours une raison de vendre, et il faut se rappeler que les actions ont subi un revers semblable à 30 reprises depuis mars 2009. Chaque fois, la catastrophe semblait proche et chaque fois il a été préférable d’acheter quand le marché était en baisse.

CE QUI S’EST PASSÉ LA SEMAINE DERNIÈRE

IMPORTANT

Vérification des faits : non, les banques américaines ne sont pas bannies du Canada. Le président américain Donald Trump ne cesse de dire que les banques américaines sont bloquées par le Canada et il s’en sert comme excuse pour... imposer des tarifs douaniers sur le pétrole(?). Le Canada n’interdit pas aux banques étrangères de s’installer. D’ailleurs, 16 banques américaines opèrent au Canada, selon l’Association des banquiers canadiens. Mais ensemble, ces institutions ne détiennent qu’environ 113 G$ d’actifs, comparativement aux trillions des cinq grandes banques canadiennes. C’est en grande partie parce que le gouvernement canadien réglemente strictement le secteur bancaire. Ses règles, associées à la mainmise absolue de nos grandes banques, ont découragé les institutions américaines à s’implanter ici.

INTÉRESSANT

Le milliardaire qui a enfumé le marché de la cigarette électronique. Environ 82 millions de personnes dans le monde vapotent, et plus de 30 millions d’entre elles composent la clientèle d’un seul homme : Zhang « Wayne » Shengwei, le mystérieux PDG de Heaven Gifts, qui a amassé une fortune personnelle de 2,9 G$ US. Selon un profil de Bloomberg publié la semaine dernière, Shengwei a conquis le marché de la vapoteuse jetable à l’ancienne : en ne prêtant presque pas attention aux réglementations. C’est seulement en 2022 qu’il a essayé d’obtenir une première autorisation de la FDA américaine pour Elf Bar, l’une des marques les plus populaires de Heaven Gifts. Si un produit se heurtait à un problème réglementaire, Shengwei le rebaptisait, tout simplement. Le marché mondial de la vapoteuse devrait passer de 15 G$ US en 2020 à 85 G$ US d’ici 2028. Les États-Unis ont récemment interdit Elf Bar (les ados l’adorent), mais plus de 200 saveurs sont encore en vente au Canada.

L’HISTOIRE CAPITALE

COUP DE FOUET

Les tarifs sont devenus réalité. On répond à cinq questions clés.

Récapitulons : après des mois de menaces, les États-Unis ont finalement imposé des tarifs de 25 % sur la plupart des exportations canadiennes. Plusieurs de ces tarifs ont été mis sur pause, les constructeurs automobiles ont un sursis d’un mois et l’énergie sera sujette à 10 % seulement pour le moment. Mais selon les estimations, c’est tout de même 62 % des exportations canadiennes qui sont frappées par les tarifs. Et le Canada riposte (une bataille qui sera gagnée par le Canada, estime Mark Carney, nouveau chef libéral et prochain premier ministre.) Si vous avez suivi les nouvelles, vous vivez probablement une bonne dose d’anxiété et de confusion. Cette semaine, on fait de notre mieux pour répondre aux questions qui vous tiraillent probablement.

Je viens de remplir mon panier sur Amazon. Est-ce que les prix vont monter?

Si vous mettez seulement des produits fabriqués aux États-Unis dans votre panier, oui probablement. Mais Amazon Canada est une entreprise canadienne avec ses propres centres qui s’approvisionnent en produits du monde entier, ce qui signifie que de nombreux articles ne transitent pas par les États-Unis. Sauf que de nombreux produits reposent sur des chaînes d’approvisionnement transfrontalières, et si l’un de leurs composants passe par les États-Unis, il risque d’être pris dans la toile d’araignée des tarifs douaniers. (Par exemple, un ordinateur vendu sur Amazon Canada peut avoir une batterie chinoise, un processeur américain et avoir été assemblé au Mexique.) Les produits fabriqués au Canada sont moins susceptibles d’être touchés. C’est donc peut-être le bon moment pour acheter plus local.

Je suis sur le point d’acheter une maison (ou une auto). Est-ce que je dois éviter les dettes?

Peut-être. Il y a toujours de bonnes raisons de NE PAS faire quelque chose : les marchés instables, les taux élevés, le monde incertain. Mais on épargne aussi pour se permettre des choses dont on a besoin.

Les spécialistes pensent que l’inflation pourrait atteindre 7,2 % à cause des tarifs, ce qui risque de faire monter les taux d’intérêt hypothécaires et par le fait même votre hypothèque. D’un autre côté, les tarifs douaniers pourraient faire entrer l’économie en récession, ce qui inciterait les dirigeants à maintenir les taux à un bas niveau. L’autre complication potentielle, c’est l’augmentation du coût des matériaux de construction. Mais peu importe votre situation, c’est une bonne idée de renflouer vos économies, de surveiller votre taux d’endettement et de faire un bon budget.

Mon portefeuille est plein d’actions et de FNB américains. Je vends et j’achète canadien?

Si le but est de maximiser les gains, c’est difficile de justifier de quitter le marché avec les plus grandes compagnies au monde. Les actions américaines ont connu une hausse historique depuis 2008, mais les marchés ont également chuté de plus de 20 % à quatre reprises depuis. Quiconque a vendu en période de baisse est passé à côté de gains historiques.

Votre élan est plus patriotique qu’économique? Vous pensez que les marchés américains sous-performeront dans les années à venir? (Goldman Sachs prévoit des gains annuels de 3 % pour la prochaine décennie.) Dans ce cas-là, c’est peut-être un bon moment pour miser sur la diversification géographique. D’ailleurs, les actions mondiales ont mieux performé que les actions américaines cette année.

Est-ce que je vais perdre ma job?

Plus de 2 millions de personnes occupent un emploi soutenu par les exportations vers les États-Unis, donc on comprend que la question puisse se poser. Depuis début mars, les tarifs ont commencé à impacter l’activité économique et certaines entreprises considèrent que des tarifs prolongés pourraient mener à des mises à pied. Le tableau est sombre, surtout pour le secteur manufacturier et agricole, mais il faut se rappeler que personne n’a de boule de cristal. Les décisions de Trump sont aussi imprévisibles qu’une finale de White Lotus et des négociations musclées sont en cours.


Est-ce qu’on entre en récession? Comment je m’y prépare?

C’est vrai que la hausse des coûts pour les entreprises, le ralentissement des échanges commerciaux, et les possibles pertes d’emplois pourraient mener à une récession. Mais, ce n’est pas inévitable. Le fédéral a annoncé un plan de stimulation de 6 G$ pour amortir le choc et plusieurs croient que la Banque du Canada baissera les taux cette semaine. Il y a toujours un risque de récession, mais les baisses prévues sont souvent plus nombreuses que les baisses réelles. (Qui ici se souvient de la récession « imminente » de 2022?) Le mieux à faire, c’est encore de suivre ces règles d’or plates, mais éprouvées : dépensez moins que ce que vous gagnez, évitez les dettes à intérêts élevés et gardez le cap sur vos objectifs d’investissement. Et même si Trudeau s’attend à ce que les tensions durent avec nos voisins du Sud, on n’a pas de raison de trembler. Le Canada peut se targuer d’être riche en ressources naturelles, d’accueillir une main-d’œuvre hautement scolarisée et d’avoir su tisser des liens solides avec d’autres nations. Tout ça pour dire : la tempête ne sera pas de tout repos, mais on va passer à travers en se serrant les coudes.

—Sarah Rieger et Dan Xin Huang

LA SEMAINE SUR LES MARCHÉS

Les fonds spéculatifs se ruent vers la sortie
Un tour de manège, ça peut être excitant, mais imaginez ne plus être capable d’en sortir. Après les montagnes russes de la semaine dernière, on en est maintenant à un mois de va-et-vient étourdissants pour les marchés. On connaît désormais les coupables : la confusion tarifaire, le scepticisme à l’égard de l’IA et le cirque Trump 2.0. Mais peut-être aussi un autre facteur important : « l’argent intelligent ». En particulier les fonds spéculatifs. Depuis deux semaines, on a remarqué un nombre sans précédent d’opérations de diminution des risques (vendre des actifs, généralement pour réparer une erreur). L’indice Goldman Sachs Hedge Fund VIP, qui suit les actions préférées des principaux fonds spéculatifs, a baissé de 8 % de plus que le S&P 500 depuis le début de l’année. Il semble que de nombreux grands fonds ont fait les mêmes mauvais paris sur les géants du Web et reculent maintenant tous en même temps « comme un troupeau d’éléphants essayant de se faufiler par la sortie de secours » a imagé un investisseur. La liquidation fait mal, mais c’est bon de savoir que ce qu’on appelle l’argent intelligent se trompe aussi parfois.

LE CHIFFRE DE LA SEMAINE

16

Le nombre de jours qu’il a fallu à l’indice S&P 500 pour passer d’un niveau record à une correction (souvent définie comme une baisse d’au moins 10 %). Ce renversement est la cinquième correction la plus rapide de l’histoire du S&P.

CE QUI S’EST PASSÉ LA SEMAINE DERNIÈRE

IMPORTANT

Le Journal de Montréal garde le fil (tordu) des annonces tarifaires de Trump. Si comme nous, vous peinez à démêler les menaces quotidiennes de Trump sur ses reculs et décisions finales, Le Journal de Montréal arrive à la rescousse. En gros, Trump a imposé des tarifs douaniers de 25 % sur l’acier et l’aluminium, de 25 % sur les produits canadiens non inclus dans l’AEUMC et de 10 % sur l’énergie et la potasse. Mais ses tarifs du secteur automobile sont en suspens (pour l’instant). Le Canada a réagi en imposant des droits de douane de 60 G$ sur des produits américains allant des ordinateurs à la porcelaine.

OK, mais les tarifs douaniers, c’est pas mauvais pour l’économie? Les spécialistes s’entendent pour dire que les tarifs se retournent généralement contre nous. Alors pourquoi le Canada joue le jeu? Est-ce un réflexe de fierté nationale ou une véritable stratégie? L’économiste Peter Spiro a exposé la logique dans un édito du Toronto Star : en rendant les imports américains plus chers, les produits canadiens bénéficient d’un avantage concurrentiel, et l’augmentation des ventes génère des recettes fiscales qui peuvent être utilisées pour stimuler notre économie (comme les 6 G$ d’allègement qu’Ottawa vient d’annoncer). Évidemment, si cette guerre commerciale s’éternise, elle pourrait causer des dommages permanents à notre PIB. Mais parfois, mettre ses limites et savoir dire non, ça fait du bien aussi.

INTÉRESSANT

La Baie pourrait ne pas souffler ses 356 bougies.

Qui aurait cru qu’une entreprise fondée à l’époque des coureurs des bois pourrait avoir de la difficulté à s’adapter au commerce électronique… Les ventes de la Compagnie de la Baie d’Hudson (HBC) ont chuté de 14,5 G$ à 5,5 G$ entre 2016 et 2019. Puis, chassant la bonne affaire, une société américaine de capital-investissement a encerclé l’entreprise, l’a rachetée et s’est montrée plus intéressée par ses précieux locaux que par les magasins qui s’y trouvaient. Aujourd’hui, La Baie ne peut plus payer ses dettes et doit se restructurer pour éviter la faillite. Une fois de plus, HBC a bêtement vendu des biens immobiliers de premier ordre – la dernière fois qu’elle l’a fait, c’était il y a 150 ans, et ces terres ont fini par devenir le Canada.

L’INDICE FOMOIMPORTANT

Une vaste étude révèle que les outils de recherche par IA sont exacts dans seulement 40 % des cas. Une petite recherche Google, elle, révèle que ce serait un gros 100 %.

Une partie de la forêt amazonienne rasée pour construire une autoroute en vue d’un sommet sur le climat. Dommage, tout le monde arrivera en jet privé.

La population de monarques de l’Est a doublé l’année dernière. Les monarques de l’Ouest sentent la pression.

Volkswagen ramène les commandes physiques pour des fonctions importantes de l’habitacle. Juste quand vous aviez enfin mémorisé le mot de passe pour les essuie-glaces!

DROIT DANS LE MUR

Pénurie de Guinness en pleine Saint-Patrick. « Au menu : shots de Jameson et regrets », proposent les bars en contrepartie.

Le Regina Folk Festival met la clé sous la porte en raison de difficultés financières. Bob Dylan propose de passer jouer une petite toune de guitare électrique si ça peut aider.


PARTI POUR LA GLOIRE

Tim Hortons sert désormais du pain à l’ail. Parfait pour accompagner une bonne canne de Chef Boyardee.

Le bassiste de KISS, Gene Simmons, demande 12 000 $ US pour avoir le privilège de l’assister pendant une journée. Attention, tâches de démaquillage non incluses!

L’HISTOIRE CAPITALE

INVESTIR

Votre cerveau de Cro-Magnon vous pousse à perdre de l’argent : voici comment y remédier

Depuis l’arrivée des chèques de relance COVID, Monsieur et Madame Tout-le-Monde ont injecté de l’argent dans les marchés boursiers. On estime que le nombre de Canadiennes et de Canadiens qui investissent de manière autonome a doublé au cours des dernières années. D’un côté, c’est bon que plus de gens investissent directement dans les actions - c’est historiquement le meilleur moyen de faire fructifier son épargne. Par contre, des décennies de recherche démontrent que celles et ceux qui investissent de manière indépendante ont tendance à pécher par excès de confiance. En pensant avoir percé le mystère de la bourse, ils ignorent les risques et commettent des erreurs coûteuses. On se penche ici sur les causes de cet excès de confiance et sur les moyens d’éviter de tomber dans le piège.

C’est la faute de votre cerveau de personne des cavernes.

Tous les êtres humains s’appuient sur certains raccourcis mentaux issus de l’évolution (méthodes heuristiques, pour les nerds) afin de comprendre le monde. Ils sont très utiles pour décider de se joindre ou non à d’autres homo sapiens qui fuient un ours. Mais face aux systèmes complexes de la vie moderne (bonjour, la bourse), ces raccourcis peuvent se transformer en biais cognitifs, ou modèles de pensée erronés. Voici quelques-uns des biais les plus courants qui affectent les personnes qui investissent :

  • Ancrage : on s’accroche à nos premières impressions de quelque chose (entreprise dont les actions étaient en hausse quand on a commencé à y prêter attention) même si on devrait changer d’avis.

  • Le troupeau : on part du principe que si tout le monde fait un certain choix, c’est probablement le bon. (surprise : ce n’est probablement pas le cas).

  • La mémoire sélective : on se souvient davantage de nos victoires que de nos défaites.

Trop c’est comme pas assez.

Ensemble, ces biais forment la recette parfaite de l’excès de confiance. Des études révèlent que lorsqu’on pense avoir trouvé une action gagnante, on a tendance à : (1) trop négocier, (2) ne pas diversifier assez, et (3) investir massivement dans des entreprises connues avec des modèles d’affaires simples qu’on peut facilement comprendre. Et quand le marché baisse? L’excès de confiance pousse à (4) vendre à bas prix. Les hommes sont particulièrement enclins à être trop confiants, tout comme les personnes qui ont passé beaucoup de temps sur Google ou sur les blogues.

Évitez de présumer.

Bonne nouvelle : pas besoin d’investir comme un gars qui pense tout savoir des aléas du marché après 10 minutes sur Reddit. Analysez un large éventail de sources fiables au lieu de vous fier à un seul point de vue. Et, pour l’amour de tout ce qui est juste et bon, restez profondément sceptique de tout ce que vous voyez sur TikTok et en ligne.

Choisir les bonnes actions, c’est difficile.

Acceptez-le.

Tellement difficile, que les pros battent rarement les principaux indices au fil du temps. Pour gagner au jeu de la sélection, il faut souvent ignorer les foules et les entreprises dont tout le monde parle déjà. Si les masses savent qu’une entreprise est formidable, ses actions seront chères, et elle devra vraiment surperformer pour donner de bons résultats. Pas une mince affaire. Souvent, pour obtenir des gains supérieurs à ceux du marché, il faut miser sur une opinion non consensuelle des actions qui dépasseront les attentes. Peut-être qu’une entreprise négligée profitera d’un changement important dans ses activités? Mais c’est difficile à prévoir. Même si vous avez vraiment confiance en votre opinion non consensuelle, envisagez de répartir un peu votre argent pour augmenter vos chances de miser sur un gagnant.

Et veillez à être en mesure de bien tolérer les baisses temporaires. En prenant trop de risque, on risque justement de vendre en panique, alors que les marchés sont voués à fluctuer. Investir en s’ancrant à certaines sécurités, comme un coussin en banque ou des actifs stables, ça permet d’éviter de laisser son cerveau préhistorique prendre le dessus.

—Ben Mathis-Lilley

L


Lundi 10 mars 2025

La fin de la révolution de l'IA ?

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Wall Street n'est plus épris des valeurs de l'IA.

Cela devait arriver tôt ou tard.

Nvidia, action emblématique de la révolution de l'IA, a vu son cours chuter de 13 % depuis janvier.

Mais cela ne se limite pas à une seule entreprise.

AMD, Broadcom, Arm et d'autres spécialistes des puces utilisées pour alimenter l'IA ont vu leurs actions plonger, la semaine dernière, dans un contexte où les investisseurs se demandent si la "ruée vers l'or" de l'IA va se poursuivre. Même Microsoft a été sanctionné quand on a appris que le groupe revoyait à la baisse ses projets de centres de données.

Ajoutez à cela les nouveaux tarifs douaniers instaurés par Trump, et vous avez tous les ingrédients d'une vague de panique sur les marchés.

Mais céder à la panique nous empêche souvent d'avoir une vision d'ensemble.

Nous entrons dans la deuxième phase de l'IA

Le jeudi 6 mars, Alibaba, le géant technologique chinois, a dévoilé un nouveau modèle d'IA appelé QwQ-32B, qui a fait flamber son action de 8 %... sur un marché qui, par ailleurs, se débarrasse des actions de l'IA.

Cela nous révèle quelque chose d'important...

Même au beau milieu d'un violent sell-off, les investisseurs placent de l'argent dans des entreprises qui affichent de véritables innovations en matière d'IA.

Nous n'assistons pas à la fin de l'IA, mais à son évolution.

La première phase du boom de l'IA s'est axée sur la construction de l'infrastructure : centres de données, puces et modèles de base. Maintenant, nous entrons dans la phase 2, qui montre ce que l'IA peut réellement accomplir.

C'est là que les choses deviennent vraiment intéressantes.

Vous vous souvenez combien il était long de bâtir une entreprise qui réussisse ? Un délai de dix ans était considéré comme rapide.

Aujourd'hui, des start-up réalisent un chiffre d'affaires de 100 M$ en douze mois. Comment ? Elles se servent de l'IA pour tout ce qui va du service client au marketing, en passant par le développement de produits.

Des tâches qui mobilisaient auparavant tout un service peuvent désormais être gérées par une poignée d'employés disposant des bons outils d'IA.

Et puis, il y a les loisirs...

Netflix vient de battre des records en décrochant 18,9 millions d'abonnés supplémentaires en un seul trimestre : c'est le plus grand bond de son histoire. Son action a atteint 1 064,50 $, un plus-haut historique.

Ce n'est pas qu'un coup de chance. L'IA révolutionne la façon dont Netflix crée et offre des contenus. Elle prédit quelles séries auront du succès, aide les auteurs à écrire des scénarios plus rapidement, et contribue même aux effets spéciaux.

Résultat ? Plus de succès, des coûts plus faibles et des abonnés plus contents.

Mais peut-être que l'exemple le plus frappant vient de l'univers du développement de logiciels.

Une étude récente de Microsoft révèle quelque chose de remarquable : les programmeurs qui se servent d'assistants d'IA accomplissent leur travail en moitié moins de temps que ceux qui n'en utilisent pas.

Ce n'est pas une petite amélioration, mais une révolution en matière de productivité. Imaginez cela : diviser par deux votre journée de travail en ayant accompli la même chose ! Songez à ce que cela signifie pour l'économie.

Pourquoi le récent sell-off des valeurs de l'IA manque-t-il de vision ?

Des entreprises comme Microsoft ne font pas que dépenser de l'argent sur de nouveaux gadgets sophistiqués. Elles investissent dans des outils qui transforment déjà la façon dont on travaille et on crée.

Certes, le marché doute. C'est naturel, quand on a affaire à quelque chose de révolutionnaire.

Mais l'Histoire nous enseigne quelque chose d'important : les plus grandes opportunités sont souvent travesties en problèmes.

Internet avait l'air risqué en 1999. Amazon avait l'air fragile en 2001. Tesla avait l'air dingue en 2019. Et pourtant, ceux qui ont regardé au-delà du chaos temporaire et qui se sont concentrés sur le potentiel à long terme se sont enrichis pour des générations.

L'IA n'est pas une nouvelle tendance technologique de plus. Elle change fondamentalement notre façon de travailler, de créer et de résoudre des problèmes.

Ses "crises de croissance" passeront.

Ce qui est en train d'apparaître est quelque chose que l'on n'a jamais vu avant : une technologie qui fait tout ce qu'elle touche de manière plus efficiente, plus créative et plus appréciable.

Pour les investisseurs qui ont envie de regarder au-delà du spectacle boursier actuel, il pourrait s'agir d'un de ces rares moments où la peur crée des opportunités.

Après tout, le meilleur moment, pour investir, ce n'est pas quand tout le monde convient que quelque chose a de la valeur. C'est quand vous identifiez la valeur que d'autres ignorent temporairement.

Bien à vous,

James Altucher
Les Investissements d'Altucher

Jeudi 6 mars 2025

La "ruée vers l'or" façon Elon Musk

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Elon Musk pose discrètement les fondations de ce qui pourrait devenir la plus vaste opportunité de richesse de l'histoire de l'humanité.

Il s'agit littéralement d'une ruée vers l'or dans les étoiles.

Après une tentative avortée lundi, SpaceX a annoncé que le décollage de Starship devrait avoir lieu aujourd'hui.

Pour la première fois, la gigantesque fusée va déployer de véritables charges utiles : quatre simulateurs Starlink représentant un pas de plus vers la réalisation de la vision d'Elon Musk, à savoir un vaisseau spatial super lourd réutilisable.

Cette mission a de nouveau pour objectif de récupérer le booster Super Heavy avec les bras mécaniques de la tour de lancement. La réutilisation rapide du gigantesque booster pourrait réduire le coût de lancement à une fraction de ce qu'il représente aujourd'hui, et permettre d'accomplir quelque chose d'incroyablement ambitieux, au bout du compte.

Considérez Starship comme le nec plus ultra de l'équipement du chercheur d'or. À l'image des chercheurs d'or qui ont eu besoin d'outils, de moyens de transport et d'infrastructures, à l'époque de la ruée vers l'or en Californie, la course à l'espace qui s'annonce exigera précisément ce que Musk est en train de bâtir.

Et comme en 1849, l'or pourrait jouer un rôle important.

De l'or interplanétaire ?

La semaine dernière, une start-up spatiale appelée AstroForge a lancé une mission via une fusée Falcon de SpaceX. Le petit engin spatial de la start-up, appelé Odin, devait étudier le platine contenu dans un astéroïde : c'est un premier pas vers l'extraction de précieuses ressources. Le développement d'Odin n'a coûté que 7 M$, soit un infime pourcentage de ce qu'il aurait coûté à une agence spatiale gouvernementale telle que la NASA.

Malheureusement, peu après le lancement, le centre de contrôle a perdu le contact avec l'engin, qui va probablement dégringoler lentement à cause d'une production d'électricité intermittente.

Même si l'échec de l'engin d'AstroForge, visant à exploiter les ressources minières des astéroïdes, apparaît comme un contretemps, cela met en évidence ce qu'Elon Musk contribue à bâtir.

Si de petites start-ups peuvent s'essayer à la prospection minière sur des astéroïdes, imaginez ce qu'il serait possible d'accomplir avec Starship : sa capacité de charge utile dépassant les 100 tonnes permettrait de réduire considérablement les coûts.

Un filon représentant des milliards de milliards de dollars

L'estimation des richesses que l'on pourrait puiser dans l'espace est vertigineuse.

Un seul astéroïde renfermant du platine pourrait contenir plus de métaux précieux qu'il n'en a jamais été extrait sur Terre. La NASA estime que l'astéroïde 16 Psyché contient 10 milliards de milliards de dollars de métaux, selon les cours actuels : cette somme pulvérise l'intégralité de l'économie de notre planète !

De plus, le président Trump ayant nommé Musk à la tête du département de l'Efficience gouvernementale (DOGE) et mis l'accent, lors de son intervention devant le Congrès, sur l'indépendance américaine en matière de ressources, la voie réglementaire vers l'extraction minière dans l'espace pourrait s'ouvrir rapidement.

Dans un contexte où le réseau de communications spatiales Starlink fait rapidement grimper les finances de Musk, l'extraction minière spatiale pourrait offrir le rendement sur investissement suprême.

Le boom des infrastructures de l'IA

Parallèlement, d'autres composantes de l'infrastructure d'une nouvelle économie sont en train de se mettre en place.

Le président Trump a récemment annoncé que Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSM) allait réaliser un énorme investissement de 100 Mds$ dans cinq nouveaux sites de production en Arizona.

Ces puces contribueront à faire fonctionner des systèmes d'IA, de la robotique et des équipements de communication essentiels, pour automatiser les activités minières dans l'environnement hostile de l'espace.

TSM produit la grande majorité des puces les plus innovantes du monde. "La plus puissante entreprise du monde", comme l'a qualifiée Trump, entre en jeu pour aider l'Amérique à sécuriser sa chaîne d'approvisionnement technologique nationale.

Lors de son intervention devant le Congrès américain, le président a également souligné les investissements de SoftBank (200 Mds$), d'OpenAI/Oracle (500 Mds$) et d'Apple (500 Mds$), qui devraient renforcer ces fondations technologiques.

Un saut quantique

Amazon (AMZN) a fait une annonce révolutionnaire avec Ocelot, une puce informatique quantique qui réduit jusqu'à 90 % le coût de correction des erreurs.

Cette architecture innovante, dont Amazon Web Services (AWS) affirme qu'elle pourrait accélérer de cinq ans le développement de l'informatique quantique, menace de chambouler intégralement notre compréhension des limites de calcul.

"Nous n'en sommes qu'au début, mais pensons qu'il reste encore plusieurs étapes à franchir avant de passer à l'échelle supérieure", a déclaré Oskar Painter, le directeur de la division Quantum Hardware d'AWS.

Cela pourrait avoir d'énormes conséquences sur le chiffrement, la simulation et l'intelligence artificielle.

L'informatique quantique à grande échelle brisera la plupart des normes de chiffrement actuelles, et oblige déjà à reconcevoir totalement les protocoles de sécurité.

Mais au-delà du chiffrement, ces puissants systèmes promettent de révolutionner la recherche de médicaments en simulant les interactions moléculaires avec une précision inédite et en réduisant les délais de développement de dizaines d'années à quelques mois seulement.

Dans le domaine de la science des matériaux, les ordinateurs quantiques pourraient modéliser de nouveaux supraconducteurs qui fonctionneraient à température ambiante, révolutionnant ainsi la transmission et le stockage d'énergie.

Je suis sûr que les institutions financières se penchent sur le potentiel de l'informatique quantique en vue d'optimiser des portefeuilles complexes et de prédire les mouvements de marché en traitant des variables allant au-delà des limites de calcul classiques.

En ce qui concerne l'exploration spatiale, les algorithmes quantiques pourraient aider à simuler les ressources extraterrestres, et peut-même même à démêler la physique des trous noirs.

Comme le démontre la puce Ocelot d'Amazon, nous nous rapprochons du moment où les ordinateurs quantiques évolueront du statut de simple curiosité de laboratoire à celui d'outils concrets qui permettront de résoudre certaines des difficultés les plus complexes de l'humanité.

Participer à la ruée vers l'or d'Elon Musk

La convergence de fusées super lourdes réutilisables, de semi-conducteurs fabriqués sur le sol américain et d'une informatique quantique de plus en plus à portée de main crée les conditions idéales pour la création de richesses explosives.

Musk, avec son empire grandissant et sa nouvelle influence au sein du gouvernement américain, se situe au centre de cette opportunité.

Alors que les marchés semblent à la croisée des chemins, nous avons une opportunité idéale de tirer parti d'évènements potentiellement déterminants pour la création de richesses au XXIe siècle.

L'entrée en Bourse attendue de Starlink attire énormément l'attention, mais le fait que Musk positionne SpaceX dans la perspective de l'extraction minière spatiale pourrait représenter une autre carte à jouer à long terme. Il s'agit d'un marché qui pourrait faire passer Starlink pour un simple tremplin.

L'avenir de la richesse de l'Amérique se situe discrètement en orbite, au-dessus de nos têtes, attendant qu'on l'exploite. Et Elon Musk produit les pioches, les pelles et les rails pour y parvenir en premier.

À un avenir éclatant !

Ray Blanco
Les Investissements d'Altucher


Mercredi 5 mars 2025

Profitez de l'effet domino des crypto-monnaies

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

La semaine dernière a été mauvaise pour les crypto-monnaies.

Quand les crypto-monnaies bougent, tout a tendance à bouger sans distinction.

C'est l'effet domino. Les bons projets chutent autant que les mauvais. Et dans certains cas, ils chutent encore plus. (Et, oui, c'est ce qu'il y a de plus frustrant avec les crypto-monnaies.)

Il n'y a rien de plus contrariant que d'observer l'infrastructure mondiale sur laquelle fonctionneront demain des milliers de milliards de dollars de contrats intelligents (smart contracts) chuter 25 % de plus qu'un Fartcoin ou MoonPooRocket.

Mais, ironiquement, c'est également la raison pour laquelle les crypto-monnaies offrent une énorme opportunité, en ce moment. D'autant plus que nous savons que cet effet domino ne durera pas.

Une fois que les voies réglementaires seront mises en place, que les gagnants et les perdants auront été sélectionnés, l'effet domino disparaîtra. Et il existera alors deux types de crypto-monnaies : les dominos et les fusées.

Attention : les dominos meurent, les fusées décollent.

Alors cette semaine, nous profitons de cette opportunité pour vous recommander de renforcer deux "fusées" au sein de notre portefeuille cryptos des Investissements d'Altucher. Elles ont toutes les deux été victimes de l'effet domino...

1. Ondo Finance (ONDO)

Ondo est un leader émergent de la tokénisation adaptée aux établissements financiers institutionnels.

Via la tokénisation d'actifs du monde réel ("real-world assets", RWA), Ondo permet la réalisation de transactions 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et une intégration à la DeFi. Son récent partenariat avec Multi-Token Network (MTN) de Mastercard a pour but de permettre aux entreprises d'accéder directement à des bons du Trésor américain tokénisés sur des blockchains publiques.

Achetez Ondo Finance (ONDO) sur Coinbase au prix du marché.

2. Stellar (XLM)

Stellar devient une infrastructure essentielle pour les paiements internationaux, en offrant une passerelle entre finance traditionnelle et réseaux de blockchain décentralisés.

Elle aide les institutions et les utilisateurs quotidiens à éviter les inefficiences et les coûts élevés des paiements internationaux traditionnels. Dans un contexte où l'adoption des stablecoins continue de s'accroître à travers le monde, nous pensons que XLM pourrait devenir le fournisseur incontournable de paiements internationaux.

Achetez Stellar (XLM) sur Coinbase au prix du marché.

Je le répète : cet effet domino ne durera pas.

Les Fartcoins gagneront peut-être quelques batailles à court terme, mais nous parions que les positions de notre portefeuille gagneront la guerre.

Bien à vous,

James Altucher
Les Investissemen
ts d'Altucher

L'Europe marche sur des œufs

K. Starmer/X

Après l’échange très tendu vendredi entre V. Zelensky et D. Trump, les dirigeants européens se sont réunis hier à Londres pour tenter de trouver une solution.

Pourquoi on en parle ? Cet échange a confirmé ce que l’Europe redoutait le plus : elle devra bien affronter la Russie sans le soutien des États-Unis, pilier de l'OTAN.

Flashback : En 1949, les Américains et leurs alliés européens signent le Traité de l’Atlantique Nord (qui donne naissance à l'OTAN) pour se protéger mutuellement. Aujourd’hui, D. Trump menace de s'en retirer puisque les Européens ne contribuent pas assez à la défense commune : la plupart des pays, dont la France, dépensent

moins de 2% de leur PIB dans la Défense de l'OTAN, quand ce seuil atteint les 3,5% côté américain.

Et maintenant ? L’Europe doit assumer ses responsabilités pour trouver un accord de paix en Ukraine. À l'occasion du sommet de Londres, certaines annonces ont été faites :

  • K. Starmer (premier ministre du Royaume-Uni) veut muscler la défense britannique, avec une hausse du budget militaire à 2,5% du PIB.

  • E. Macron demande une "trêve'' dans les airs, sur les mers et les infrastructures énergétiques" qui durerait un mois.

  • Londres, Paris et Berlin travaillent sur un plan pour “cesser les combats” et offrir une porte de sortie à D. Trump.

  • Londres et Kiev ont signé un accord de prêt de 2,74 milliards d’euros.

  • Plutôt que d’attendre un consensus lent de l’UE à 27, K. Starmer pousse pour une “coalition volontaire” de pays prêts à mettre la main à la poche et prendre des risques - dont font partie la France, l'Italie ou la Finlande.

Mais l’Europe peut-elle prendre le relais ? Le débat du moment porte sur le dispositif nucléaire français (seul pays de l’UE à disposer de l’arme atomique). Concrètement, le but serait de partager ce bouclier nucléaire français à toute l’Europe et donc de créer un parapluie français pour remplacer celui des Américains.

Un peu de recul. L’Europe ne peut pas tourner le dos aux USA : sans leur puissance militaire et leur poids stratégique, toute initiative reste bancale. L’Europe est donc prête à prendre la tête du jeu diplomatique, mais elle a besoin que D. Trump reste (au moins un peu) dans la partie. K. Starmer et E. Macron veulent proposer un accord de paix à D. Trump, après l’avoir négocié avec Zelensky.

Bref. Un divorce stratégique entre l’Europe et les États-Unis serait une aubaine pour la Russie et une catastrophe pour la sécurité européenne. Un nouveau sommet est déjà prévu ce jeudi : le Conseil européen discutera d’un financement de 20 milliards d’euros pour l’Ukraine. L’Europe pourrait aussi assouplir ses règles budgétaires pour permettre aux États d’investir massivement dans la défense.

Jeudi 20 janvier 2025

[Arthur Toce] numéro trimestriel n°01

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Nous sommes heureux de vous adresser votre numéro trimestriel 100 % signé Arthur Toce ! Il vous y présente sa nouvelle recommandation et évoque l'actualité des actions dans son portefeuille.

Vous pouvez télécharger directement votre numéro en cliquant ici.

NB : Pour télécharger le document PDF, vous aurez besoin du logiciel Acrobat Reader. Si vous souhaitez télécharger ce logiciel, cliquez ici

Dans ce numéro :

  • Trump, le dialogue mélien et l’inflation ;

  • Une pépite italienne du jeu vidéo ;

  • Des nouvelles de notre portefeuille.

Nous vous souhaitons une excellente lecture,

– L'équipe de la rédaction des Investissements d'Altucher

Les vidéos de la Masterclass sur les cryptomonnaies :

Téléchargez sans plus attendre vos guides

Les best-sellers de James Altucher :

Vos rapports spéciaux :

PUBLICATIONS AGORA FRANCE est une société à responsabilité limitée de presse au capital de 42 944,88 euros, inscrite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris sous le numéro 399 671 809, dont le siège social est 136 rue Saint-Denis, 75002 Paris. Numéro de TVA intracommunautaire FR 88399671809.

Jeudi 20 février 2025

Alerte de vente : Encaissons un gain de 125 % !

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

L'inflation, les tarifs douaniers et les valorisations élevées étaient censées torpiller les actions, cette année. Certes, 2025 n'a que sept semaines, donc il est encore temps. Mais jusqu'à présent, les actions se comportent très bien.

Les solides performances enregistrées d'une année sur l'autre, sur les indices S&P 500 et NASDAQ, signifient que notre portefeuille des Investissements d'Altucher affiche de jolis gains.

Nous allons pouvoir explorer de nouvelles opportunités dans nos prochains numéros mensuels. Alors pour préparer le terrain et libérer des fonds, j'aimerais que vous encaissiez un joli gain sur Wheaton Precious Metals Corp. (WPM).

Au bout de 30 ans d'expérience sur les marchés, j'ai appris dans la douleur à quel point il est important, stratégiquement, d'encaisser des gains de ce type pour constituer des réserves de liquidités afin de profiter de nouvelles opportunités.

C'est comme si l'on jouait en attaque et en défense en même temps. En encaissant des gains là où cela a du sens, en laissant nos grands gagnants enregistrer de nouveaux gains, et en faisant en sorte d'avoir plein de munitions sous la main pour investir dans notre prochain grand gagnant.

Car une chose est sûre : les choses changent vite sur les marchés, ces jours-ci. Dans des univers qui évoluent rapidement, comme ceux de l'intelligence artificielle (IA), de l'espace et des crypto-monnaies, il est payant de rester optimiste et réactif.

Alors agissons pour nous préparer à ce qui va arriver...

Nous vendons quatre positions

D'abord, comme je l'ai mentionné, nous encaissons un gain de 125 % sur Wheaton Precious Metals Corp. (WPM). En tant que société de streaming et de royalties de métaux précieux, Wheaton a énormément bénéficié du rally de l'or, ces douze derniers mois.

La matière première sous-jacente ayant progressé d'environ 11,75 % depuis le début de l'année, et le cours de WPM – en hausse de 22 % – étant surtout porté par le momentum, il est temps d'encaisser nos gains.

Revendez la totalité de vos actions Wheaton Precious Metals Corp. (WPM) au cours actuel (69,44 $ à l'instant où j'écris ces lignes).

Ensuite, nous allons nous séparer de Barrick Gold Corp. (GOLD).

Bien que nous affichions un gain de 9,76 % sur Barrick Gold, l'action n'a pas réussi à suivre le rally de la matière première au cours de l'année qui s'est écoulée, alors il est temps de passer à autre chose.

Revendez la totalité de vos actions Barrick Gold Corp. (GOLD) au cours actuel (18,78 $ à l'instant où j'écris ces lignes).

Après l'or, il est temps de vendre GlobalFoundries Inc. (GFS).

Initialement, on a apprécié le fait que GlobalFoundries soit un producteur de semi-conducteurs basé aux États-Unis qui se concentrait sur des circuits intégrés auxiliaires spécialisés.

Mais l'entreprise n'a pas réussi à exploiter la demande provenant de l'IA et des centres de données de façon assez significative pour faire bouger les choses. Ce n'est pas notre pire position, mais notre argent sera mieux dépensé ailleurs. Alors vendons GFS et mettons ces fonds de côté.

Revendez la totalité de vos actions GlobalFoundries Inc. (GFS) au cours actuel (45,79 $ à l'instant où j'écris ces lignes).

Enfin, il est temps de clôturer notre position sur DigitalOcean Holdings, Inc. (DOCN). Cette société, qui a eu du mal à gagner du terrain face à des poids lourds du cloud informatique tels qu'Amazon Web Services, Microsoft Azure et Google Cloud, a enregistré une croissance décevante, ces quatre derniers trimestres.

Revendez la totalité de vos actions DigitalOcean Holdings, Inc. (DOCN) au cours actuel (44,27 $ à l'instant où j'écris ces lignes).

C'est tout pour aujourd'hui.

J'espère que vous êtes aussi impatient que moi de découvrir les nouvelles opportunités qui vont se présenter.

Bien à vous,

James Altucher
Les Investissements d'Altucher


Lundi 17 février 2025

Alerte de vente – Il est temps d'encaisser un gain à trois chiffres !

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Entre les tarifs douaniers, la saison des résultats, la peur de l'inflation et tout ce qu'il se passe, il y a énormément de bruit de marché, en ce moment.

Malgré tout, cette année 2025 démarre bien pour les marchés.

Mais vendredi, une vague d'informations très importantes a déferlé, dont certaines exigent notre attention immédiate...

Je parle des fameux formulaires 13-F, ces déclarations financières trimestrielles déposées à la SEC par les grands gestionnaires d'investissements, qui dévoilent les participations prises récemment par ces acteurs, ainsi que tout changement qu'ils y ont apporté au cours du trimestre écoulé.

C'est très important car ce formulaire liste les actions récemment achetées, ainsi que toute modification apportée. C'est comme si vous pouviez avoir un aperçu, une fois par trimestre, des cartes détenues par les grands acteurs du marché dans leur jeu.

Et c'est ce qui nous amène à SoundHound AI (SOUN)...

En examinant les dernières déclaration 13F de Nvidia, on constate que le géant s'est intégralement séparé de sa participation dans SOUN. Et comme NVDA a vendu ces actions, les investisseurs s'empressent de se séparer de SOUN.

Mais nous enregistrons tout de même un joli gain de 545 % sur notre position... après avoir encaissé une PBP de 300 % sur la première moitié de notre position !

Alors aujourd'hui, nous allons encaisser nos gains sur le solde de notre position.

Et voici pourquoi...

Notre scénario d'investissement concernant SoundHound a été considérablement renforcé lorsque Nvidia a pris cette participation, validant ainsi la technologie d'IA vocale de l'entreprise ainsi que sa position stratégique sur le marché.

Mais maintenant que Nvidia a vendu l'intégralité de cette participation, au 31 décembre 2024, il est prudent de lui emboîter le pas.

Bien que SoundHound accomplisse toujours des progrès en matière de technologie et de clientèle (notamment avec un déploiement récent chez Trochy's Tacos), le fait que l'entreprise perde un investisseur stratégique comme Nvidia modifie le profil de risque de cet investissement.

Nous avons vécu un incroyable rally avec SOUN, et transformé une position spéculative, misant sur la technologie d'IA vocale de l'entreprise, en l'une de nos positions affichant les meilleures performances. Mais il est temps de la clôturer sur un gain fantastique.

Revendez la totalité de vos actions SoundHound AI, Inc. (SOUN) au cours actuel (10,965 $ à l'instant où j'écris ces lignes).

Félicitations !

N'hésitez pas à nous envoyer un mail, à la-redaction-altucher@publications-agora.fr, pour nous faire part des gains que vous avez réalisés grâce à SOUN ! Et si le cœur vous en dit, vous pouvez nous laisser un avis sur notre page Trustpilot. D'avance, nous vous en remercions !

À un avenir éclatant !

Ray Blanco
Les Investissements d'Altucher


Lundi 17 février 2025

Trading de cryptos : Robinhood signe un record historique avec +700 % !

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Robinhood vient d'enregistrer le meilleur trimestre de son histoire !

Le chiffre d'affaires de cette application de trading a dépassé le milliard de dollars pour la première fois, sidérant au passage les analystes de Wall Street qui avaient tablé sur nettement moins.

Les investisseurs n'ont pu contenir leur enthousiasme et l'action de Robinhood a bondi de 11 % depuis que la société a annoncé cette nouvelle, mercredi soir.

Mais la véritable histoire ne s'arrête pas à Robinhood... elle concerne les crypto-monnaies.

La porte ouverte au trading de crypto-monnaies

Le trading de crypto-monnaies a explosé sur la plateforme Robinhood. Son chiffre d'affaires lié aux crypto-monnaies a flambé de 700 % par rapport à la même période l'an dernier.

C'est vertigineux !

Cette envolée montre à quel point les crypto-monnaies ont évolué de la marginalité au statut d'investissement grand public. Tout le monde peut désormais acheter du Bitcoin aussi facilement que des actions Apple ou Amazon.

Et, à mesure que les crypto-monnaies deviendront un important moteur du chiffre d'affaires de Robinhood, je pense que la plateforme va inciter un plus grand nombre d'investisseurs à se tourner vers les crypto-monnaies.

La recette spéciale de Robinhood

Robinhood se distingue dans la mesure où l'on peut tout faire au même endroit.

Considérez la plateforme comme une sorte de centre commercial. Au lieu de vous rendre dans différents magasins, vous pouvez acheter en un seul endroit – des actions, des crypto-monnaies et d'autres investissements.

Cette approche du "guichet unique" offre un grand avantage : le "cross-margining" (ou "cross-margin"), la marge croisée.

Voici ce que cela veut dire, en toute simplicité : imaginons que vous déteniez une action Apple et que vous souhaitiez acheter du Bitcoin, mais vous n'avez pas assez d'argent.

En recourant au cross-margining, des courtiers comme Robinhood peuvent vous permettre d'emprunter de l'argent pour acheter des crypto-monnaies, en vous servant de votre action Apple pour garantir le prêt. C'est la même chose qu'utiliser votre maison pour garantir un prêt, sauf que là, il s'agit d'actions et non d'immobilier.

C'est très important pour le marché des crypto-monnaies.

Beaucoup de gens investissent leurs économies dans des actions, mais ont envie d'acheter des crypto-monnaies. Le cross-margining permettrait à ces investisseurs d'acheter des crypto-monnaies sans avoir à vendre d'abord leurs actions.

Et si un plus grand nombre d'acheteurs intègrent le marché des crypto-monnaies, cela fera grimper les cours.

Mais le cross-margining n'est pas le seul moyen dont dispose Robinhood pour attirer plus d'utilisateurs vers les crypto-monnaies.

L'avenir des prédictions

La société a progressivement introduit ses propres marchés prédictifs permettant aux investisseurs de parier de l'argent sur des événements intervenant dans le monde réel, comme des élections et autres évènements d'actualité.

Cela a déjà été testé et cela fonctionne extrêmement bien.

Au cours de la dernière élection présidentielle américaine, les gens ont parié des millions de dollars sur le vainqueur potentiel. Et les marchés des paris ont vu juste : ils ont prédit la victoire de Trump à un moment où personne d'autre ne l'avait fait.

À l'avenir, il semble probable que Robinhood introduira également un segment de paris sportifs.

Le P-DG de Robinhood pense que ces nouveaux marchés représentent "l'avenir" et souhaite que Robinhood fasse la course en tête.

Ces nouveaux produits sont incontestablement positifs pour Robinhood mais le sont également pour l'ensemble de ceux qui investissent dans les crypto-monnaies. Et surtout, les paris sportifs et les marchés prédictifs apporteront à Robinhood un tout autre type de clients : des gens qui n'auraient jamais envisagé d'acheter des crypto-monnaies.

Une fois que ces passionnés de sport auront de l'argent sur leurs comptes Robinhood, ils pourraient être tentés d'investir dans les crypto-monnaies puisqu'il suffira d'un clic pour le faire.

Et ce n'est que le début du projet de Robinhood visant à attirer de nouveaux investisseurs dans l'univers des crypto-monnaies.

Le facteur Trump

Alors que le gouvernement Trump adopte une attitude plus amicale à l'égard des crypto-monnaies, Robinhood se positionne pour rendre les crypto-monnaies plus accessibles que jamais.

La société étudie de nouvelles façons de transformer des RWA ("real-world assets" : actifs du monde réel) en jetons numériques qui pourraient se négocier 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Imaginez avoir la possibilité d'acheter et de vendre des entreprises privées ou de l'immobilier aussi facilement que l'on peut échanger des crypto-monnaies.

Toutes les nouvelles fonctionnalités apportées par Robinhood amèneront de nouveaux investisseurs potentiels sur le marché des crypto-monnaies.

C'est exactement ce que les partisans des crypto-monnaies attendaient.

Quand des grandes entreprises financières épousent les crypto-monnaies, cela valide tout le secteur. Les investisseurs ordinaires se sentent plus à l'aise à l'idée d'investir leur argent dans des monnaies numériques.

Et dans un contexte où la finance traditionnelle et les crypto-monnaies poursuivront leur fusion, ceux qui investissent aujourd'hui dans les crypto-monnaies seront parfaitement positionnés pour profiter de cette transformation.

Il ne s'agit pas seulement du succès d’une entreprise, mais bien du fait que les projecteurs se braquent enfin sur les crypto-monnaies.

Bien à vous,

James Altucher
Les Investissements d'Altucher


Vendredi 14 février 2025

Cette carte à 97,4 Mds$ qu'Elon Musk joue sur l'IA

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Elon Musk vient de lancer une tentative de prise de contrôle incroyablement audacieuse...

Il a proposé de racheter OpenAI pour la somme de 97,4 Mds$, amorçant ainsi l'une des plus grandes confrontations de l'année dans le secteur technologique.

Musk a fait partie des premiers investisseurs d'OpenAI, créée à l'origine avec l'objectif d'être une IA à but non lucratif, au service de l'humanité.

Le timing de cette dernière action de Musk est typique de sa façon de faire.

Au moment même où OpenAI s'efforce de se restructurer pour évoluer de son statut initial d'organisation à but non lucratif vers celui d'entreprise à but lucratif, il débarque en jetant un énorme pavé dans la mare. Il s'agit de contrôler l'une des technologies les plus révolutionnaires de notre temps.

Sam Altman, le P-DG d'OpenAI, a rapidement rejeté l'offre et riposté sur le ton de la plaisanterie, en proposant de racheter Twitter pour la somme de 9,74 Mds$.

Mais Altman n'est pas tout à fait aux commandes.

Le conseil d'administration de l'organisation à but non lucratif, dirigé par l'ex-président de Twitter, Bret Taylor, est légalement tenu d'étudier l'offre. Le fait que Musk ait proposé un prix concret complique cette transition vers une structure à but lucratif programmée par OpenAI.

Une offre puissante

En coulisses, cette offre bénéficie de solides soutiens.

En dehors de la société xAI de Musk, l'offre est soutenue par plusieurs grandes sociétés d'investissement, dont Baron Capital Group et Valor Management. Beaucoup d'entre elles sont des alliées de longue date de Musk et ont soutenu ses précédents projets.

L'intrigue se corse quand on considère l'influence croissante de Musk à Washington.

En tant que conseiller de premier plan du président Trump, il a déjà publiquement remis en question le projet d'investissement privé d'OpenAI, soutenu par Trump, en vue de construire des centres de données d'IA.

Mais il y a plus en jeu que l'IA...

Cette opération pourrait avoir des retombées sur tout l'empire de Musk, de Tesla à SpaceX en passant par X. En cas de succès, il contrôlerait un grand laboratoire d'IA ainsi que l'infrastructure permettant de déployer ses innovations.

L'offre de Musk signale que la bataille pour la suprématie en matière d'IA entre dans une nouvelle phase, où les grands moyens financiers et l'influence politique pourraient avoir autant d'importance que les capacités purement techniques.

Bien que le conseil d'OpenAI ait indiqué qu'il rejetait l'offre, je pense que l'histoire est loin d'être terminée.

Si le rachat de Twitter par Musk nous a bien appris quelque chose, c'est que les décisions qu'il prend au départ révèlent rarement l'intégralité de sa stratégie.

L'avenir de l'IA est en jeu, et Musk vient juste d'accomplir sa plus importante démarche à ce jour pour en prendre le contrôle.

Le comeback d'Intel devient réel

Intel (INTC) vient juste de tirer un coup de semonce, dans l'univers technologique.

Le nouveau processeur Core Ultra 9 275HX de l'entreprise est désormais le champion en titre. C'est la puce d'ordinateur portable la plus rapide du marché : elle surpasse les meilleurs produits d'AMD, au banc d'essai.

Grâce à cette nouvelle, les actions INTC ont progressé jusqu'à 15 %, cette semaine, mais ce rally ne repose pas uniquement sur une puce : quelque chose de plus grand est en train de se produire.

Comme nous l'avons indiqué par le passé, Intel s'efforce de reconquérir sa place de leader dans le secteur des semi-conducteurs. Ce nouveau CPU est la preuve que toutes les pièces sont en train de se mettre en place.

Ce nouveau processeur montre qu'Intel est de retour dans la course et que l'entreprise peut marquer des points en lançant des puces de pointe, parmi les meilleures du marché.

Mais ces dernières nouvelles concernant les puces ne sont pas la seule raison expliquant la hausse du cours d'Intel.

Lors du sommet de Paris sur l'IA, cette semaine, le vice-président J. D. Vance a été sous le feu des projecteurs, en affirmant que les États-Unis protègeraient agressivement la technologie d'IA afin d'éviter qu'elle ne soit détournée et mal utilisée par des adversaires étrangers. Il a également déclaré ceci : "Pour protéger l'avantage de l'Amérique, le gouvernement Trump fera en sorte que les systèmes d'IA les plus puissants soient bâtis aux États-Unis, avec des puces conçues et produites aux États-Unis."

Alors, vu ce discours, il se peut qu'Intel soit devenue une "action Trump".

En tant que seule entreprise fabriquant des puces innovantes sur le sol américain, Intel devrait énormément bénéficier du durcissement de la politique sur la souveraineté technologique.

La société a déjà obtenu des milliards de dollars de subventions nationales afin de construire des usines de semi-conducteurs parmi les meilleures du monde, sous la précédente administration. Les commentaires de Vance suggèrent qu'un soutien encore plus important pourrait intervenir.

Intel n'est pas un fabricant de puces parmi tant d'autres, mais un atout national crucial dans cette nouvelle "guerre froide technologique".

Le rally de cette semaine pourrait n'être qu'un début.

La voie vers une nette augmentation de la valorisation d'Intel semble s'éclaircir un peu plus chaque jour.

Réponse à vos questions concernant AMD

Comme Kevin Wallace, lecteur des Investissements d'Altucher, m'a récemment demandé ce que je pensais de l'avenir d'Advanced Micro Devices (AMD) au cours des trois prochaines années, j'aimerais revenir sur le récent recul de l'action et ce que cela signifie pour nous.

La réaction du marché face aux derniers résultats d'AMD montre qu'il passe à côté de la vision d'ensemble.

Certes, le chiffre d'affaires lié aux centres de données, qui s'élève à 3,9 Mds$, a déçu les attentes. Certes, l'action a chuté.

Mais ce qui compte vraiment, c'est qu'en dessous de la surface, le paysage informatique de l'IA est à l'aube d'un changement fondamental. Et c'est bien plus important que de simples chiffres trimestriels.

Le quasi-monopole de Nvidia sur les puces d'IA repose sur des bases de plus en plus fragiles. Les marges de 90 %, voire plus, réalisées par la société sur les GPU destinés aux centres de données sont réellement impressionnantes, mais cela ne va pas durer. À long terme, les marchés ne fonctionnent pas ainsi. L'hégémonie de Nvidia commence à se fissurer.

Premièrement, de nouvelles infrastructures logicielles sont en train de briser les logiciels qui forment un rempart autour des équipements (hardware) de Nvidia via sa plateforme CUDA [NDLR : "Compute Unified Device Architecture", plateforme de calcul parallèle permettant de transformer les GPU NVIDIA en supercalculateurs accessibles aux développeurs].

Deuxièmement, les entreprises recherchent de plus en plus d'autres solutions à des prix moins chers et offrant de meilleures performances. Et c'est là qu'AMD a vraiment une chance.

Ses accélérateurs d'IA offrent un rapport prix/performances nettement meilleur, de l'ordre de la moitié du coût unitaire du calcul d'IA ("AI computation") de Nvidia.

Le rempart logiciel de Nvidia s'affaiblit face à l'amélioration des pilotes d'AMD, qui facilitent le développement d'applications d'IA compatibles avec son matériel.

De plus, AMD continue d'exécuter solidement ses objectifs.

La société a avancé le délai de lancement de son accélérateur MI350 à la mi-2025, ce qui prouve qu'elle peut accélérer son rythme d'innovation.

Parallèlement, le fait que les CPU pour serveurs d'AMD représentent plus de 50 % de ceux qui équipent les "hyperscalers"[NDLR : gigantesques centres de données évolutifs offrant d'énormes capacités de stockage et de calcul informatique] démontre qu'ils sont compétitifs et gagnants sur cet énorme marché.

Et puis, il y a les perspectives de l'IA au cours des années à venir.

Le marché des équipements et des capacités de calcul liés à l'IA ("IA compute") devrait atteindre 500 Mds$ d'ici 2028. Cela s'apparente à une déferlante qui devrait soulever tous les bateaux, dont AMD.

Considérant ces énormes prévisions de dépenses dans le domaine de l'IA, AMD n'a même pas besoin de surpasser Nvidia pour dominer. Il suffira que la société s'empare d'une bonne part de marché avec ses propres solutions.

Grâce à ses capacités techniques, à l'amélioration de son écosystème logiciel et à ses prix, AMD est bien placée pour y parvenir.

Le recul de l'action AMD montre que le marché raisonne à court terme. Mais les technologies révolutionnaires ne se bâtissent pas en un trimestre.

Si vous pensez comme moi que l'IA va redessiner l'informatique, alors la situation d'AMD – avec un meilleur rapport prix/performances et un écosystème croissant – paraît très attractive, à son cours actuel.

À un avenir éclatant !

Ray Blanco
Les Investissements d'Altucher


Lundi 3 février 2025

DeepSeek brise la barrière des prix de l'IA

Cher lecteur des Investissements d'Altucher,

Vous vous souvenez, quand l'e-mail était réservé aux riches ? Si vous avez moins de 30 ans, probablement pas.

Mais il fut un temps où, pour envoyer un message à l'autre bout du pays, il fallait posséder un PC très coûteux capable d'accéder à Internet via un modem, lui-même branché à une ligne analogique. Et puis, les ordinateurs sont devenus moins chers, de même que les smartphones, et les services Internet sont devenus plus abordables. Et soudain, tout le monde avait une adresse mail (même nos mères).

Aujourd'hui, l'histoire se répète...

Une petite entreprise chinoise est en train de faire à l'intelligence artificielle ce que l'e-mail a fait à la communication : la rendre quasi gratuite.

La révolution DeepSeek

Le mois dernier, une entreprise appelée DeepSeek a lancé quelque chose d'extraordinaire : un système d'IA aussi puissant que ChatGPT, et que tout le monde peut utiliser gratuitement.

Il paraît qu'elle aurait construit ce système pour la modique somme de 6 M$, soit moins que le budget "snacks" des entreprises technologiques dans leurs salles de détente. À titre de comparaison, le développement de systèmes d'IA similaires provenant d'entreprises telles qu'OpenAI et Google a coûté des milliards de dollars.

La nouvelle a fait plonger les valeurs technologiques, DeepSeek étant devenu un phénomène viral sur les réseaux sociaux.

Nvidia Corp. (NVDA), qui produit les puces très coûteuses utilisées pour construire des systèmes d'IA, a chuté de près de 20 % depuis le vendredi 24 janvier. Wall Street craint que, si des entreprises sont capables de construire de puissantes IA avec quelques puces, alors la ruée vers les équipements (hardware) d'IA pourrait retomber (mon collègue Ray Blanco a expliqué pourquoi c'était peu probable dans son alerte, vendredi).

Cette secousse dans le secteur de l'IA intervient à un moment charnière pour l'économie américaine.

La Réserve fédérale vient juste de clore sa première réunion de l'année 2025 en maintenant des taux d'intérêt élevés afin de lutter contre une inflation qui s'entête. Partout, les Américains en ressentent les effets. L'épicerie coûte plus cher. Les primes d'assurance ne cessent d'augmenter. Les coûts du logement ont flambé.

Mais DeepSeek pourrait bien avoir totalement changé la donne.

Et c'est ici que les choses deviennent intéressantes : l'IA est naturellement déflationniste. Cela veut dire qu'elle rend les choses moins chères, et non plus chères. Quand un robot ou une IA peut faire le travail, le coût de ce travail diminue de façon spectaculaire.

Jusqu'à présent, il y avait un gros problème : l'IA elle-même était trop chère pour que la plupart des entreprises l'utilisent pleinement. Une entreprise pourrait économiser de l'argent en se servant d'une IA pour gérer son service client, mais le développement et le fonctionnement mêmes de ces systèmes d'IA coûtent des millions de dollars.

Or DeepSeek vient juste de briser cette barrière.

En mettant gratuitement à la disposition de tout le monde une IA puissante, l'entreprise vient de libérer le potentiel déflationniste de l'intelligence artificielle.

Les petites entreprises peuvent désormais utiliser l'IA pour réduire les coûts et améliorer l'efficience [NDLR : ressources utilisées par rapport à un résultat obtenu]. Les entrepreneurs peuvent construire de nouveaux produits et services auparavant trop coûteux à créer. Même les grandes entreprises devraient bénéficier des efficiences que l'IA peut apporter.

Ce que cela signifie pour l'avenir

Imaginez un monde où l'IA aiderait :

  • les médecins à diagnostiquer des maladies de manière plus juste et à moindre coût ;

  • les enseignants à proposer un enseignement adapté à chaque élève ;

  • les avocats à automatiser les formalités de routine ;

  • les restaurants à optimiser leurs activités ;

  • les petites entreprises à concurrencer les gigantesques entreprises.

Tout cela contribuerait à faire baisser les prix pour les consommateurs.

Nous sommes témoins du début d'une nouvelle ère économique.

Tout comme Internet a engendré des entreprises – comme Amazon et Google – pesant aujourd'hui des milliers de milliards de dollars, cette nouvelle ère de l'IA abordable créera la prochaine génération de géants technologiques.

Les gagnants ne seront pas que les entreprises qui développent des IA. Même si elles s'en sortiront bien, beaucoup d'opportunités surgiront pour les entreprises qui utiliseront l'IA de manière créative, afin de régler de vrais problèmes et de réduire les coûts.

DeepSeek n'est pas une anecdote de plus dans l'univers technologique, mais le début d'une transformation qui pourrait enfin résoudre notre problème d'inflation sans passer par une hausse des taux d'intérêt ou des politiques gouvernementales – mais grâce à l'innovation technologique.

Pour les investisseurs, cela représente une opportunité qui ne se présente qu'une fois en une génération. Pour les consommateurs, cela signifie qu'un répit pourrait enfin se profiler à l'horizon.

L'avenir, ce n'est pas que l'intelligence artificielle – mais une intelligence artificielle abordable.

Et cela change tout.

Bien à vous,

James Altucher
Les Investissements d'Altucher

Lundi 10 février 2025

La grande ruée de l'Amérique vers les crypto-monnaies

Les plus grandes banques américaines viennent de commettre l'impensable : elles se lancent à fond dans les crypto-monnaies.

Et tout cela grâce à un homme : Donald Trump.

Il y a encore six mois, la plupart des banques ne se seraient pas approchées à vingt mètres des crypto-monnaies. Elles avaient peur d'avoir des ennuis avec les régulateurs.

Mais tout est en train de changer très vite.

La semaine dernière, David Sacks, le nouveau "tsar des crypto-monnaies" nommé par le président Trump, s'est tenu devant le Congrès avec un message clair : l'Amérique se lance à fond dans les crypto-monnaies.

Et il n'était pas seul...

Des sénateurs républicains et démocrates se sont serré les coudes pour présenter une loi visant à simplifier l'utilisation des crypto-monnaies.

On l'appelle le GENIUS Act. (Oui, les politiciens adorent les noms intelligents.)

Cette nouvelle loi faciliterait la création de stablecoins pour les entreprises. Considérez-les comme de l'argent numérique, mais bien plus rapide et bon marché à transférer dans le monde entier.

Mais c'est ici que les choses deviennent intéressantes.

Les banques ont le feu vert

Il y a deux semaines, Brian Moynihan, le P-DG de Bank of America, a lâché une bombe, sur CNBC. Il a déclaré que les banques étaient prêtes à se lancer sérieusement dans les crypto-monnaies une fois que les règles seraient claires.

JPMorgan, Goldman Sachs et Citigroup sont déjà en train d'expérimenter la technologie de blockchain.

Et à présent, alors que Washington se prépare à clarifier la réglementation, les banques se préparent à agir.

Quel est le plus grand fait nouveau ?

Les banques pourraient bientôt vous permettre d'avoir un compte en banque sur la blockchain. C'est ce qu'elles appellent des "dépôts tokenisés". (Ne vous souciez pas de ce nom bizarre : cela veut juste dire que votre argent bouge à la vitesse d'Internet.)

C'est un revirement total, en à peine un an.

Sous le précédent gouvernement, les banques avaient pour instruction de ne pas toucher aux crypto-monnaies. Et maintenant, on les encourage à se lancer.

Même le FDIC (organisme qui garantit les dépôts bancaires des Américains), généralement strict, est en train de changer de ton. Il travaille sur de nouvelles règles permettant aux banques de proposer des services de crypto-monnaies sans avoir sans cesse des obstacles à franchir.

Voici ce qui compte, pour votre portefeuille...

La naissance d'un nouveau système financier

Premièrement, les crypto-monnaies sont sur le point de devenir bien plus simples à utiliser. Au lieu d'avoir affaire à des plateformes d'échange de crypto-monnaies compliquées, vous pourriez bientôt acheter du Bitcoin via votre compte en banque classique.

Deuxièmement, envoyer de l'argent à l'étranger deviendrait aussi facile qu'envoyer un e-mail.

Et troisièmement – et c'est peut-être le plus important –, nous assistons à la naissance d'un nouveau système financier. Un système qui alliera la sécurité des banques traditionnelles et la rapidité des crypto-monnaies.

Pour les investisseurs, c'est comme assister une nouvelle fois au boom d'Internet des années 1990.

Mais cette fois, les banques ne luttent pas contre les technologies, elles les épousent et elles apportent des milliers de milliards de dollars avec elles.

Le marché des crypto-monnaies vaut déjà plus de 2 000 Mds$. Imaginez ce qui se passera quand les 3 200 Mds$ d'actifs de JPMorgan afflueront dans cet espace. Ou quand les 68 millions de clients de Bank of America pourront acheter du Bitcoin aussi facilement qu'ils peuvent consulter le solde de leur compte.

Il n'est pas seulement question d'une appréciation des cours, mais d'une transformation totale de la façon dont l'argent se déplacera dans le monde entier.

Et c'est en train d'arriver.

Le train est en train de quitter la gare.

Mais la grande question est la suivante : êtes-vous monté dedans ?

Bien à vous,

James Altucher

Prédictions crypto : un ATH en 2025 pour ces trois actifs et bien plus ?

10 déc. 202413:30 UTC−5

BTCUSD−1,30%ETHUSD−2,27%

Même quand les temps sont mauvais pour la crypto, cela n’empêche pas les nouvelles prédictions de prix.

Prédictions crypto : une hausse de 100 % pour le Bitcoin ?

Les prédictions crypto défilent quotidiennement et c’est maintenant au tour de Bitwise de (nouvellement) se prononcer. La société derrière plusieurs ETF crypto espère en effet de nouvelles hausses à venir pour les principales cryptomonnaies concernées par cette analyste.

A l’image de l’opinion de nombreux analystes, Bitwise s’attend à une poursuite de la hausse au moins pour une partie de l’année 2025.

D’ailleurs, le prix maximum espéré pour la plus grande cryptomonnaie au monde, Bitcoin, est de 200 000 $. Bien entendu, pour une hausse de prix supérieure à 100 %, le gestionnaire d’actifs mise sur plusieurs catalyseurs de hausse. En effet, puisqu’en plus d’un prix de 200 000 $, Bitwise s’attend à ce que les ETF Bitcoin attirent encore plus de fonds qu’en 2024. Pour rappel, alors que la fin d’année approche, plus de 1 million de BTC ont été achetés grâce aux fonds déversés vers ces ETF.

Avec un prix de 200 000 $ par jeton, la capitalisation boursière de l’actif deviendrait la deuxième plus grande market cap au monde pour un actif, seulement devancé par l’or. Il dépasserait les actions NVIDIA, APPLE et Microsoft.

Voici les autres annonces de la société

Mais encore, il n’y a pas que Bitcoin qui est concerné par les prédictions de Bitwise. En effet, puisque la société s’est penchée sur le cas de plusieurs actifs et même du marché crypto en général.

D’après le gestionnaire de fonds, Ethereum devrait réussir à atteindre un prix de 7 000 $ alors que Solana pourrait potentiellement aller jusqu’à 750 $.

Cela représenterait une hausse proche des 100 % pour Ethereum alors que Solana pourrait encore multiplier par trois et même un peu plus son prix. Ainsi, sur ce cycle haussier, et en suivant les prédictions crypto de Bitwise, ETH ne surperformerait pas vraiment le BTC.

De plus, la société s’est penchée sur les compagnies fortement corrélée au BTC comme Coinbase et MicroStrategy. Alors que le MSTR devrait faire son entrée dans le Nasdaq 100, Coinbase pourrait rentrer dans le S&P 500. L’action de l’exchange Coinbase, le COIN, pourrait même atteindre un prix de 700 $ par action. Actuellement, cette dernière est valorisée à 300 $.

Enfin, un plus grand nombre de pays détiendront du BTC, les cryptos RWA devraient connaître un essor sans fin avec une market cap globale de 50 milliards de dollars et la meme coin mania devrait être plus importante en 2025 qu’en 2024.

Morale de l’histoire : la boule de cristal de 2025 est encore une fois utilisée. Ce n’est ni la première ni la dernière.

Jensen au pays des merveilles

Bridget Bennett/Bloomberg

Le Taylor Swift de la tech a fait le show au CES 2025 à Las Vegas : J. Huang, CEO de Nvidia,

a dévoilé une nouvelle gamme de produits et services liés à l’IA.

Pourquoi on en parle ? Le secteur de l’IA joue gros en ce début d’année puisque les investisseurs transpirent

à l’idée de voir la demande de puces ralentir.

Dans les faits, il a frappé fort.

  • D'abord, avec « Digits », un superordinateur perso compact, équipé de la puce Grace Blackwell qui pourrait révolutionner l'accès à l'IA. Capable de gérer jusqu'à 200 milliards de paramètres – autrefois réservés aux centres de données – il sera commercialisé en mai 2025 à partir de 3 000 dollars.

  • Il a aussi parlé de partenariats avec Toyota pour ses véhicules autonomes, et Uber pour former ses modèles d’IA.

  • Mais là où Huang a surtout vendu du rêve, c’est sur sa vision de l’IA physique des robots humanoïdes, un marché qui pourrait atteindre 38 milliards de dollars d’ici 20 ans selon lui.

Il a présenté un futur peuplé d’un milliard de robots, 10 millions d’usines automatisées et 1,5 milliard de véhicules autonomes boostées aux technologies Nvidia.

L'objectif pour Nvidia : démocratiser l'IA. Pourquoi ? Au dernier trimestre, son chiffre d’affaires a progressé bien moins vite que les précédents trimestres, ce qui a fait douter les investisseurs. En clair, Nvidia rencontre des obstacles : régulation, retards en raison du défi technique, dépendance aux clients géants (Google, Microsoft)...

  • Résultat : Nvidia cherche maintenant à élargir l’utilisation de l’IA dans l’économie mondiale pour retrouver sa hype, d’où la volonté de s’étendre au-delà des centres de données, qui représentent près de 90 % de leurs revenus.

Un peu de recul. Selon les analystes de Bank of America, le move de Nvidia vers “l’IA physique” était la "prochaine étape logique". L’enjeu désormais, selon eux, est de "rendre les produits suffisamment fiables, abordables et accessibles pour pouvoir créer des modèles économiques viables".

Bref. La robotique et l’automobile ne représentent pour l’instant qu’une petite part des 30,8 milliards de dollars de revenus trimestriels de Nvidia, mais Huang a insisté sur leur potentiel à long terme. Les véhicules autonomes pourraient devenir "la première industrie robotique de plusieurs milliers de milliards de dollars". Malgré tout, les investisseurs n’ont pas été convaincus puisque Nvidia a chuté de près de 5 %.

Jenson
Jenson

Bitcoin (BTC) :

Le BTC est en train de valider un SFP, c’est-à-dire qu’il réintègre son dernier breakout après avoir été rejeté dans la RLZ short qui était de

confluence avec une FVG daily et une BSL à 102.767 $.

Ainsi, si la clôture daily actuelle s’effectue 98.800 $, alors d’une part l’imbalance daily créée lundi 6 janvier (hier) aura été perdue

et le breakout à 99.950 $ aura été réintégré ce qui constitueraient deux signaux très forts de retournement dont les principales targets seraient :

  • La FVG daily entre 95.200 $ et 96.000 $.

  • Si la précédente zone ne permet pas de former un bottom, alors le prochain niveau d’intérêt sera la SSL à 91.510 $ (ce qui validerait un pattern de Manipulation-Extension).

  • Puis, si la précédente zone ne permet pas de former un bottom, alors le prochain niveau d’intérêt sera la SSL à 90.200 $ qui couvre une FVG monthly ouverte jusqu’à 73.660 $.

  • Puis, si la précédente zone ne permet pas de former un bottom, alors le prochain niveau d’intérêt sera la SSL à 89.422 $ qui couvre une FVG weekly ouverte jusqu’à 81.800 $ ce qui correspond à l’équilibrium de la FVG monthly.

  • Puis, si la précédente zone ne permet pas de former un bottom, alors le prochain niveau d’intérêt sera la SSL à 85.159 $ qui couvre une FVG daily ouverte jusqu’à 81.800 $ ce qui correspond à l’équilibrium de la FVG monthly.

  • Puis, si la précédente zone ne permet pas de former un bottom, alors le prochain niveau d’intérêt sera le gap CME entre 78.000 $ et 80.600 $ au sein duquel siège une SSL à 78.549 $.

En revanche, si la clôture daily actuelle permet de maintenir l’imbalance daily créée hier et de ne pas réintégrer le breakout à 99.950 $, alors le flux haussier à court terme se poursuivra direction la FVG daily qui s’étend jusqu’à 105.220 $, puis en cas de breakout, ce sera direction l’ATH.

Ethereum (ETH) :

Le pattern sur ETH est très similaire à celui du BTC, à savoir : sommet descendant en formation dans la RLZ short qui était de confluence

avec une FVG daily + réintégration en cours du breakout des 3.554 $ ce qui valide un SFP.

Ainsi, si la clôture daily s’effectue au prix actuel, c’est-à-dire sous la FVG daily à l’origine du breakout des 3.554 $, alors il y a de très fortes

probabilités de former un pattern de Manipulation extension en allant chercher toutes les SSL laissées : 3.302 $ - 3.214 $ - 3.100 $.

Dans le cas du gros sell off qui casserait les 3.100 $, les prochains gros niveaux d’intérêt seront :

  • SSL à 3.016 $ qui couvre une FVG weekly qui s’étend jusqu’à 2.725 $.

  • WoC à 2.819 $ juste sous l’équilibrium de la FVG weekly.

En revanche, si ETH ne perd pas la FVG daily à l’origine du breakout des 3.554 $, c’est-à-dire qu’il ne clôture pas sous 3.511 $, alors le dip actuel n’aura été qu’un re-test du breakout et la continuation haussière pourra se poursuivre d’abord jusqu’à l’imbalance daily étalonné jusqu’à 3.842 $, puis en cas de cassure, alors direction les BSL à 4.100 $ et 4.154 $.

Altcoins (XRP, DOGE, FET) :

1. Ripple (XRP)

XRP imprime des sommets descendants successifs sans pour autant perdre ses derniers creux donc le prix est bloqué derrière une trendline

au-dessus de laquelle s’accumule beaucoup de stops et de liquidations des vendeurs.

Ainsi, dès lors que cette trendline sera cassée, un short squeeze important pourrait être déclenché pour récupérer toutes les liquités au-dessus

des swing high.

Dans le cas où le dernier swing high à 2,90 $ serait cassé et dont le breakout serait maintenu, alors l’objectif de continuation haussière serait

entre 3,53 $ et 3,91 $ selon la garage zone.

Il s’agit du scénario le plus probable tant que l’imbalance daily entre 2,15 $ et 2,27 $ est maintenue.

Si cette imbalance est perdue, alors les prochains niveaux d’intérêt sont les 3 SSL à 1,99 $ - 1,96 $ - 1 90 $ dont la dernière couvre une FVG weekly jusqu’à 1,63 $.

En d’autres termes, si l’imbalance daily entre 2,15 $ et 2,27 $ est perdue, un bottom pourrait être trouvé entre 1,63 $ et 1,99 $ dans les zones spécifiées précédemment.

2. Dogecoin (DOGE)

Le dogecoin a validé un BoS baissier, donc l’objectif du prix est de former un sommet descendant.

Pour le moment, un rejet est opéré au début de la RLZ short mais c’est trop tôt pour confirmer qu’un sommet descendant a été validé.

Pour confirmer l’impression d’un sommet descendant, il faut que DOGE perde l’imbalance daily à l’origine du breakout des 0,34 $ et cette

imbalance s’étend jusqu’à 0,327 $.

Ainsi, tant que cette imbalance n’est pas perdue, le dip actuel doit être considéré comme un re-test du breakout avant une continuation

haussière vers la RLZ short et la FVG daily entre 0,42 $ et 0,44 $.

Si cette thèse s’avère exacte, alors le WoC à 0,34 $ est un excellent niveau d’achat.

En revanche, si cette imbalance qui est à l’origine du breakout est perdue, alors un sommet descendant sera validé et les objectifs baissiers seront :

  • SSL à 0,302 $.

  • Équilibrium de la mèche daily à 0,288 $.

  • SSL à 0,262 $ qui couvre une FVG weekly étendue jusqu’à 0,179 $.

Chaque niveau ci-dessus peut être une localisation de bottom.

3. Artificial Superintelligence Alliance (FET)

FET est un altcoin très faible, bien plus que RENDER, INJ et NEAR.

Pour l’instant, FET a été rejeté dans une imbalance daily baissière mais, comme sur DOGE, il est trop tôt pour valider un top descendant.

Un sommet descendant sera validé uniquement si la FVG daily à l’origine du breakout des 1,43 $ est perdue et dans ce cas les targets

baissières avant de déclencher un bottom seront la FVG daily jusqu’à 1,32 $ puis les SSL à 1,21 $ - 1,12 $ et 1,08 $.

En revanche, tant que cette FVG n’est pas perdue, alors le mouvement actuel doit être considéré comme un re-test du breakout avec le WoC

à 1,43 $ comme excellent niveau d’achat pour suivre la continuation haussière vers la RLZ short qui est de confluence avec une BSL à 1,90 $ et

une FVG daily.

Évidemment, tous les altcoins sont soumis au bon vouloir du BTC donc si le BTC plonge entre 85k et 91k, alors les altcoins iront chercher les SSL indiquées et à l’inverse, si le dip actuel n’est qu’un re-test des consolidations, alors un rebond est proche.

BTC/USDT Perpetual (Daily)
BTC/USDT Perpetual (Daily)
ETH/USDT Perpetual (daily)
ETH/USDT Perpetual (daily)
XRP/USDT spot (daily)
XRP/USDT spot (daily)
DOGE/USDT spot (daily)
DOGE/USDT spot (daily)
FET/USDT spot (daily)
FET/USDT spot (daily)

Crypto : Pékin impose un contrôle radical aux banques

1 janv. 202514:00 UTC−5

Alors que le monde de la finance se tourne vers la Chine, tous les regards scrutent ses récentes décisions concernant les actifs numériques. Si un revirement stratégique venait à assouplir sa position, cela pourrait marquer une véritable apogée pour le bitcoin et ses comparses. Mais pour l’heure, les autorités chinoises renforcent leur cadre réglementaire. Avec leurs nouvelles règles sur les échanges de devises étrangères, les transactions crypto sont désormais sous un contrôle strict.

La régulation crypto chinoise : vers un verrouillage total

La Chine, qui fait face actuellement à des défis économiques inédits, vient d’établir de nouvelles règles chinoises imposant aux banques de pister scrupuleusement l’identité des individus et institutions impliqués dans des transactions crypto. L’objectif ? Débusquer les activités jugées à risque, telles que le blanchiment d’argent, les jeux d’argent transfrontaliers et les banques clandestines.

Ces mesures, rapportées par le South China Morning Post, visent également à empêcher l’utilisation du yuan pour acheter des cryptomonnaies avant leur échange contre des devises étrangères.

D’après Liu Zhengyao, avocat chez ZhiHeng, ce durcissement fournit une base légale supplémentaire pour punir le commerce d’actifs numériques.

« Les nouvelles règles rendent presque impossible de contourner les restrictions chinoises par le biais des crypto-monnaies ».

Quelques chiffres marquants :

  • 194 000 Bitcoins détenus par la Chine, issus de saisies judiciaires ;

  • Une valeur totale estimée à 18 milliards de dollars ;

  • Rang : deuxième pays en termes de possession de BTC.

Malgré cette opposition apparente, ces avoirs confèrent à la Chine une position paradoxale : celle d’un acteur clé, malgré une hostilité affichée envers les cryptos.

Bitcoin en Chine : paradoxe et potentiel inexploré

Malgré son bannissement des cryptomonnaies en 2019, la Chine pourrait, selon certains experts, changer de cap rapidement. Changpeng Zhao, ancien PDG de Binance, a récemment présenté un scénario inévitable lors d’un événement à Abu Dhabi :

« Si la Chine décide d’adopter une stratégie de réserve en Bitcoin, elle pourra agir très vite. Elle devra le faire tôt ou tard. »

La répression sur le minage avait été justifiée par la volonté de réduire les émissions de gaz à effet de serre et la consommation d’énergie. Pourtant, les actifs saisis lors d’activités illicites restent sous contrôle gouvernemental, une contradiction flagrante qui pourrait servir d’appui pour un éventuel basculement stratégique.

La Chine dispose toujours d’une immense influence sur le marché mondial des cryptomonnaies. Ses décisions sont susceptibles de bouleverser les exchanges crypto et de propulser le BTC vers de nouveaux sommets.

Arthur Hayes, ancien patron de BitMex, semble souffler à l’oreille des dirigeants chinois que le bitcoin pourrait bien être un ticket gagnant pour un prochain bull run.

Début 2025 baissier sur les cryptos ?

Édition #143

Willy Le Bon

Dec 30

Macro-économie :

Cette semaine, il n’y a pas de news majeures attendues donc les marchés ne devraient pas subir d’inopinés mouvements causés par des annonces économiques.

Concernant le marché traditionnel :

  • US Dollar:

    • Tant que l’imbalance daily qui s’étend jusqu’à 107,08 $ est maintenue, alors le flux restera haussier et l’objectif principal demeurera la FVG weekly qui s’étend jusqu’à 110,42 $.

  • Nasdaq :

    • Le Nasdaq est pour le moment rejeté par les imbalances baissières donc l’objectif du flux est la SSL à 20.611 $ qui correspond au dernier creux daily à ne pas perdre afin de maintenir une structure macro haussière.

  • Or :

    • Le flux à court terme est toujours baissier sur l’or donc si la FVG daily qui s’étend jusqu’à 2.580 $ est perdue, alors le prochain objectif sera la SSL à 2.541 $.

À noter : si le dollar casse les 110,42 $ et que le Nasdaq perd les 20.611 $, alors le début d’année pourrait être baissier sur les actifs à risque.

Bitcoin (BTC) :

BTC/USDT Perpetual (H4)

Depuis le 20 décembre, le BTC consolide dans un range entre 92.272 $ et 99.485 $.

La borne haute du range à 99.485 $ a été testée pour récupérer toutes les liquidités qui y siégeaient sans parvenir à valider un breakout donc un SFP s’est validé.

Lorsqu’un SFP est confirmé dans un range, l’objectif devient la borne opposée et elle vient d’être atteinte aujourd’hui à 92.272 $.

Si la SSL à 92.272 $ est définitivement perdue, alors le flux restera baissier et les prochains objectifs où un bottom pourrait se former seront :

  • La SSL à 90.200 $ qui couvre une FVG monthly encore intacte qui s’étend jusqu’à 73.660 $.

  • La SSL à 89.422 $ qui couvre une FVG weekly encore intacte qui s’étend jusqu’à 81.750 $.

  • La SSL à 85.159 $ qui couvre une FVG daily encore intacte qui s’étend jusqu’à 81.750 $.

  • La SSL à 78.549 $ qui réside au sein du gap CME ouvert entre 78.000 $ et 80.600 $.

En revanche, si la SSL à 92.272 $ est réintégrée suite à la déviation potentielle en cours, alors un short squeeze pourrait se déclencher car beaucoup de positions short se sont ouvertes sur les derniers jours.

En cas de réintégration puis short squeeze, les prochains objectifs seront :

  • La BSL à 97.600 $ au sein de la RLZ short du range dans laquelle siège aussi une FVG H4 étendue jusqu’à 98.400 $.

  • Si la précédente target est cassée, alors la prochaine sera le haut de range puis, en cas de maintien du breakout des 100.000 $, alors le prochain niveau d’intérêt sera la BSL à 102.750 $ au sein de la RLZ short du mouvement baissier initié depuis l’ATH à 108.380 $.

Gardez en tête que le BTC est corrélé au Nasdaq donc si le Nasdaq perd le creux daily à 20.611 $, alors le flux baissier se poursuivra sur la BTC.

Ethereum (ETH) :

ETH/USDT Perpetual (H4)

Sur ETH, il y a une mise en abîme de range, c’est-à-dire que le marché présente un range au sein d’un autre range :

  • Range daily entre SSL à 3.100 $ et BSL à 3.553 $.

  • Range H4 entre SSL à 3.302 $ et BSL à 3.444 $.

Si le range H4 est cassé au nord et que le breakout est maintenu, alors l’objectif sera la borne haute du range daily à 3.553 $ qui couvre une FVG daily.

En revanche, si le breakout des 3.444 $ est réintégré et/ou que la borne basse du range H4 à 3.302 $ est perdue sans réintégration ensuite, alors les objectifs du flux baissier seront les BSL à 3.214 $ puis, si pas de bottom, la SSL à 3.100 $.

Idem, si le range H4 est cassé au sud avant une rapide réintégration, alors l’objectif sera la BSL à 3.444 $ puis, si pas de top, la BSL à 3.553 $.

Rappelez-vous de la règle des ranges : lorsque une borne est cassée puis réintégrée, ce qu’on appelle un SFP, alors l’objectif devient la borne opposée du range.

À noter : sur l’exchange Bitfinex utilisé quasiment que par des whales, BTC est vendu depuis plusieurs semaines tandis qu’ETH est acheté massivement depuis quelques jours donc il y a peut-être des insiders qui se positionnent sur ETH en perspective d’une future sur-performance d’ETH face à BTC, à suivre.

Altcoins (TAO, NEAR, INJ) :

1. Bittensor (TAO)

TAO/USDT (H4)

Le pattern du TAO est semblable à celui de tous les autres altcoins, à savoir : prise des stops sur une BSL avant une réintégration ce qui demeure la définition d’un Swing Failure Pattern (SFP).

Ainsi, si le TAO ne forme pas de bottom dans la RLZ long où siège une SSL sous 440 $, alors le prix se dirigera inéluctablement vers la BSL sous 400 $ ce qui validera le pattern “Manipulation-Extension”.

À noter : la BSL à 400 $ couvre une imbalance monthly + une imbalance weekly + un WoC à 367 $ ce qui en fait une excellente zone d’accumulation si et seulement la RLZ long ne permet pas de former un bottom.

2. Near Protocol (NEAR)

NEAR/USDT (H4)

Sur NEAR, la structure est identique à celle du TAO.

Ainsi, si aucun bottom n’est confirmé dans la RLZ long où siège une SSL à 4,83 $, alors le prix ira sous la SSL à 4,53 $ ce qui validera un pattern de “Manipulation-Extension”.

3. Injective (INJ)

INJ/USDT (H4)

Sur INJ, la structure est également similaire à celle du TAO et NEAR.

À la différence de TAO et NEAR, INJ est déjà dans la RLZ long et l’atteinte de la SSL n’a pas permis pour le moment la formation d’un bottom.

Pour identifier un bottom dans cette zone, il faut zoomer en 15min et chercher des breaker et/ou BoS mais jusqu’à présent aucun de ces signaux n’est visible donc il est probable qu’un pattern de “Manipulation-Extension” se valide avec comme target la SSL à 18,49 $ qui couvre une FVG daily jusqu’à 17,64 $.

Synthèse : Pour ceux qui tradent, il vaut mieux privilégier pour le moment des actifs liquides comme BTC, ETH et SOL. Pour ceux qui investissent, il est pertinent d’acheter les RLZ long des altcoins vus précédemment si et seulement si un bottom s’y forme. En revanche, si les altcoins ne confirment pas de bottom dans ces zones, alors il faudra s’attendre à une poursuite baissière sous les plus bas atteints lors de la chute du 20 décembre dernier.

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Jesse Livermore : les leçons d’un trader légendaire

Né en 1877, Jesse Livermore est l’un des plus grands commerçants que peu de gens connaissent. Bien qu’un livre sur sa vie, écrit par Edwin Lefèvre, Réminiscences d’un opérateur boursier (1923), soit considéré comme une lecture incontournable pour tous les traders, il mérite plus qu’une recommandation passagère.

Livermore, qui est l’auteur de How to Trade in Stocks (1940), était l’un des plus grands traders de tous les temps. À son apogée en 1929, Jesse Livermore valait 100 millions de dollars, ce qui, en dollars d’aujourd’hui, équivaut à peu près à 1,5 milliard de dollars.

Livermore négociait de son propre chef, en utilisant ses propres fonds, son propre système, et non en négociant le capital de quelqu’un d’autre.

Livermore aimait négocier des actions qui évoluaient dans une tendance, et il évitait les marchés en rangée. Lorsque les prix approchaient d’un point critique, il attendait de voir comment ils réagissaient.

Les modèles de prix, combinés à l’analyse du volume, ont également été utilisés pour déterminer si la transaction resterait ouverte.

Jesse a connu beaucoup de succès, mais a également perdu sa fortune à plusieurs reprises, généralement en ne suivant pas ses propres règles.

Comprendre les stratégies de trading de Jesse Livermore

L’énormité de son succès devient encore plus stupéfiante si l’on considère qu’il a négocié de son propre chef, en utilisant ses propres

fonds, son propre système, et qu’il n’a pas négocié le capital de quelqu’un d’autre en conjonction. Il ne fait aucun doute que les temps

ont changé depuis que M. Livermore a négocié des actions et des matières premières. Les marchés ont été peu échangés, par

rapport à aujourd’hui, et les mouvements ont été volatils. Jesse parle de la chute des principales actions de plusieurs points avec

l’achat ou la vente de 1 000 actions.

Malgré le changement d’époque, ses règles s’appliquent toujours, et les modèles de prix qu’il recherchait sont toujours très pertinents aujourd’hui. Nous allons examiner un résumé des modèles que Jesse a négociés, ainsi que ses indicateurs de synchronisation et ses règles de trading.

Modèles de prix

Jesse n’avait pas la commodité des graphiques modernes pour représenter graphiquement ses modèles de prix. Au lieu de cela, les modèles étaient simplement des prix qu’il gardait une trace dans un registre. Il n’aimait négocier que des actions qui évoluaient dans une tendance, et il évitait les marchés en rangée. Lorsque les prix approchaient d’un point critique, il attendait de voir comment ils réagissaient.

Par exemple, si une action atteignait un creux de 50 $, rebondissait jusqu’à 60 $ et se dirigeait maintenant vers une baisse à 50 $, les règles de Jesse stipulaient d’attendre que le point pivot soit en jeu pour négocier. Si cette même action passait à 48 $, il entrerait dans une transaction à découvert. S’il rebondissait au-delà du niveau de 50 $, il entrerait long à 52 $, surveillant de près le niveau de 60 $, qui est également un « point pivot ».

Une hausse au-dessus de 60 $ déclencherait un ajout à la position (pyramiding) à 63 $, par exemple. L’incapacité à pénétrer ou à se maintenir au-dessus de 60 $ entraînerait une liquidation des positions longues. Le tampon de 2 $ sur la cassure dans cet exemple n’est pas exact ; Le coussin variera en fonction du cours de l’action et de la volatilité. On veut un tampon entre l’évasion réelle et l’entrée qui leur permet d’entrer dans le mouvement tôt mais qui entraînera moins de fausses évasions.

Bien que Jesse n’ait pas échangé de ranges, il a échangé des cassures de marchés de range. Il a utilisé une stratégie similaire à celle ci-dessus, en entrant dans un nouveau sommet ou un nouveau bas, mais en utilisant un tampon pour réduire la probabilité de fausses cassures.

Les modèles de prix, combinés à l’analyse du volume, ont également été utilisés pour déterminer si la transaction resterait ouverte. Voici quelques-uns des critères utilisés par Jesse pour déterminer s’il était dans la bonne position :

  • Augmentation du volume sur l’éruption.

  • Les premiers jours après la cassure, les prix devraient évoluer dans le sens de la rupture.

  • Une réaction normale se produit lorsque les prix retracent quelque peu à contre-courant de la tendance, mais le volume est plus faible sur les retracements qu’il ne l’était dans la direction de tendance.

  • À la fin de la réaction normale, le volume augmente à nouveau dans le sens de la tendance.

    Les écarts par rapport à ces modèles étaient des signaux d’alerte et, s’ils étaient confirmés par des mouvements de prix revenant à des points pivots, indiquaient que des bénéfices sortis ou non réalisés devaient être pris.

    Tout trader sait qu’avoir raison un peu trop tôt ou un peu trop tard peut être aussi préjudiciable que de simplement se tromper. Le timing est crucial sur les marchés financiers, et rien n’offre un meilleur timing que le prix lui-même. Les points pivots mentionnés ci-dessus se produisent également dans les actions individuelles et les indices de marché. Laissez le prix confirmer la transaction avant d’entrer dans des positions importantes.

    Jesse Livermore croyait que peu importe à quel point nous « sentons » que nous savons ce qui se passe, nous devons attendre que le marché confirme notre thèse. Et ce n’est que lorsque c’est le cas que nous effectuons nos transactions ; et nous devons le faire rapidement.

Règles de trading

Les règles de trading qui suivent sont simples et ont été incluses dans de nombreux plans de trading par de nombreux traders depuis leur création il y a près d’un siècle. Ils sont toujours valables aujourd’hui, et ont été créés sous le truisme de Jesse : « Il n’y a rien de nouveau à Wall Street. Il ne peut y en avoir, car la spéculation est aussi vieille que le monde. Tout ce qui se passe sur le marché boursier aujourd’hui s’est déjà produit et se reproduira.

-Tradez avec la tendance. Achetez dans un marché haussier, vendez dans un marché baissier.

-Tradez en utilisant les points pivots.

-Attendez que le marché confirme l’avis avant d’entrer. La patience mène à « l’argent ».

-Laissez courir les profits. Fermez les transactions qui montrent une perte (les bonnes transactions montrent généralement un profit tout de suite).

-Tradez avec un stop et connaissez-le avant d’entrer.

-Sortir des transactions où la perspective de profits supplémentaires est lointaine (la tendance est terminée ou décroissante)

-Négociez les principales actions de chaque secteur ; Tradez les actions les plus fortes dans un marché haussier ou les actions les plus faibles dans un marché baissier.

-Ne faites pas la moyenne d’une position perdante.

-Ne répondez pas à un appel de marge ; Fermez la position à la place.

-Ne suivez pas trop d’actions.

Leçons apprises

Jesse a connu un grand succès, mais a également perdu sa fortune à plusieurs reprises. Il était toujours le premier à admettre qu’il avait fait une erreur, et lorsqu’il perdait de l’argent, cela se résumait à deux coupables potentiels :

1.Les règles de trading n’étaient pas entièrement formulées (ce n’était pas le cas pour la plupart de ses pertes).

2.Les règles n’ont pas été respectées.

Pour les traders d’aujourd’hui, ce sont probablement encore les coupables qui maintiennent les bénéfices à distance. Pour être rentable, un trader doit réellement créer un système de trading rentable, puis doit s’y conformer dans le trading réel.

Vers la fin de sa vie, Livermore a perdu toute sa fortune et vivait de rentes familiales.

Jesse a décrit un système de trading simple : attendez les points pivots avant d’entrer dans une transaction. Lorsque les points entrent en jeu, négociez-les à l’aide d’un tampon, en négociant dans la direction du marché global.

Laissez le prix dicter vos actions et restez avec des transactions rentables jusqu’à ce qu’il y ait une bonne raison de quitter la transaction. Les pertes doivent être faibles et le trading doit être évité lorsqu’il n’y a pas d’opportunités claires. Lorsqu’il y a des opportunités de trading, négociez les actions qui sont les plus susceptibles de bouger le plus.

Jesse Livermore était-il un day trader ?

Jesse Livermore a commencé sa carrière de trader en tant que day trader, mais après le temps, il est finalement devenu un swing trader et un trader à long terme.

Comment Jesse Livermore a-t-il manipulé le marché boursier ?

Livermore a manipulé le marché boursier en manipulant les prix des actions peu négociées dans les magasins de seaux. Il a choisi des magasins de seaux corrompus avec lesquels il pouvait commercer parce que les magasins refusaient de travailler avec lui car ils n’avaient pas été créés pour perdre de l’argent, mais parce que Livermore avait du succès et accumulait une fortune.

Au magasin de seaux, Livermore effectuait une transaction sur une action qui était faiblement négociée sur le NYSE. Il échangeait ensuite l’action en bourse, ce qui la faisait évoluer de manière significative dans la direction qu’il souhaitait, puis collectait les bénéfices de la boutique de seaux.

Il existait de nombreuses autres manières de manipuler le marché, par exemple en vendant à découvert de manière agressive une action ou une matière première pour faire baisser le prix, ou encore en « peignant la bande ».

À quelle vitesse Jesse Livermore a-t-il gagné de l’argent ?

Livermore a commencé à négocier à l'âge de 14 ans, réalisant son premier bénéfice de 3,12 $ à l'âge de 15 ans et de 1 000 $ plus tard au même âge. À 20 ans, il gagnait 10 000 $. Il a continué à gagner et à perdre de l'argent, pour finalement accumuler une fortune qui a atteint son apogée en 1929, vendant à découvert le marché boursier, profitant du krach boursier et gagnant 100 millions de dollars.

Qui a enseigné à Jesse Livermore ?

Jesse Livermore était un trader autodidacte, apprenant en négociant des actions à formuler ses propres stratégies, sachant ce qui fonctionnait et ce qui ne fonctionnait pas par essais et erreurs.Combien Jesse Livermore a-t-il gagné pendant la Grande Dépression ?

Jesse Livermore a gagné 100 millions de dollars pendant la Grande Dépression grâce à ses ventes à découvert lors du krach boursier de 1929.

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Jesse Levermore
Jesse Levermore

Ed Seykota : Stratégies de trading axées sur la vie et les tendances

Ed Seykota est une figure légendaire du monde du trading et est connu comme l'un des magiciens du marché. Sa vie et ses stratégies de trading ont non seulement laissé une marque indélébile sur le secteur financier, mais ont également inspiré d'innombrables traders et investisseurs.

Plongeons dans la vie d’Ed Seykota et explorons ses stratégies de trading pionnières de suivi des tendances.

La vie d'Ed Seykota

Né en 1946, Ed Seykota est devenu une figure de proue du négoce de matières premières. Il est surtout connu pour son approche de suivi des tendances , qui consiste à identifier et à capitaliser sur les tendances du marché.

Le parcours de Seykota dans le trading a commencé dans les années 1970, lorsqu'il travaillait dans une grande société de courtage

traditionnelle. Cependant, sa soif de connaissances et sa pensée innovante l'ont conduit à développer son propre système de trading.

Le parcours universitaire d'Ed Seykota l'a conduit à étudier l'ingénierie électrique et la gestion. Ces disciplines lui ont donné une base

solide en concepts mathématiques et en pensée analytique. Il était loin de se douter que ces compétences joueraient plus tard un rôle

crucial dans sa remarquable carrière dans le monde du trading.

Son initiation précoce à la programmation informatique a encore renforcé ses capacités d'analyse. Au fur et à mesure qu'il perfectionnait ses compétences dans ce domaine, il a développé un vif intérêt pour l'utilisation de la technologie et des méthodes quantitatives pour résoudre des problèmes complexes. Cette première expérience avec les ordinateurs allait constituer un avantage considérable pour sa future carrière de trader.

Ces années de formation et de développement des compétences ont préparé le terrain pour le voyage d'Ed Seykota dans le monde de la finance et du trading. Sa combinaison de perspicacité mathématique, de connaissances en gestion et de maîtrise de la programmation informatique s'est avérée être un atout inestimable alors qu'il s'engageait sur un chemin qui le conduirait finalement à devenir une légende du trading.

Cette approche innovante lui a permis d'analyser de vastes quantités de données historiques et de développer des systèmes de trading basés sur l'analyse quantitative . Il avait son propre style de trading.

Les règles de trading d'Ed Seykota

Ed Seykota, une figure éminente du monde du trading connue pour ses stratégies de suivi des tendances, a défini plusieurs règles de trading qui ont guidé son approche des marchés. Ces règles mettent l'accent sur la gestion des risques , la discipline et le trading systématique. Voici quelques-unes des règles de trading d'Ed Seykota :

  1. Réduisez vos pertes, laissez courir vos profits : cette règle résume la philosophie de Seykota qui consiste à suivre les tendances. Il suggère de sortir rapidement des transactions perdantes pour limiter les pertes potentielles et de permettre aux transactions rentables de se poursuivre tant que la tendance reste intacte, ce qui fait croître leur compte de trading.

  2. Utiliser des ordres stop : Seykota met l'accent sur la mise en place d'ordres stop-loss pour protéger le capital de trading. Les ordres stop sont des niveaux de prix prédéterminés auxquels une position est automatiquement clôturée si le marché évolue à l'encontre de la transaction.

  3. Risquez un pourcentage constant : Seykota conseille de risquer un pourcentage constant de capital sur chaque transaction. Cela permet de maintenir un équilibre entre le risque et le rendement potentiel. Il s'agit d'un rôle crucial pour passer d'un trader perdant à un trader gagnant tout en maîtrisant le contrôle des risques.

  4. Diversifier : Seykota suggère de diversifier un portefeuille de trading pour répartir les risques. Le trading sur différents marchés, par exemple les marchés à terme ou les classes d'actifs, peut réduire l'impact de la mauvaise performance d'un seul actif.

  5. Analyse quantitative : Seykota est un partisan de l'analyse quantitative. Il recommande d'utiliser des données et des informations sur les prix historiques pour développer des systèmes de trading et prendre des décisions éclairées, tandis que vous pouvez utiliser des comptes spéculatifs.

  6. Discipline psychologique : Le maintien d'une discipline émotionnelle est essentiel dans le trading. Seykota conseille aux traders de s'en tenir à leurs systèmes de trading et d'éviter de prendre des décisions impulsives motivées par la peur ou la cupidité.

  7. Révisez et apprenez : examinez et analysez régulièrement vos transactions. Seykota encourage les traders à tenir un journal de trading pour tirer des leçons des transactions réussies et infructueuses.

  8. S'adapter aux évolutions des marchés : les marchés peuvent évoluer et ce qui fonctionne à une période donnée peut ne pas fonctionner à une autre. Soyez prêt à adapter vos stratégies aux évolutions des conditions du marché.

  9. Identification des tendances : Développer une approche systématique pour identifier les tendances. Que ce soit par le biais d'une analyse technique ou quantitative, Seykota suggère d'avoir des critères clairs pour reconnaître les tendances et les renversements de tendance potentiels .

Ces règles de trading reflètent l'approche systématique et disciplinée d'Ed Seykota en matière de trading. Elles soulignent l'importance de la gestion des risques, de la discipline émotionnelle et de l'analyse quantitative pour réussir sur les marchés financiers. Les traders s'inspirent souvent des règles de Seykota lorsqu'ils cherchent à maîtriser l'art du trading.

Stratégies de trading d'Ed Seykota

Ed Seykota, spécialiste du marché, est réputé pour sa stratégie de trading basée sur le suivi des tendances, qu'il a développée tout au long de sa brillante carrière de trader. Cette stratégie repose sur le principe d'identification et de capitalisation des tendances du marché. Voici un aperçu de la stratégie de trading d'Ed Seykota :

1. Identification des tendances :

  • L'approche de Seykota commence par l'identification des tendances du marché. Ces tendances peuvent être à la hausse (haussières) ou à la baisse (baissières). Il estime que les marchés évoluent selon des tendances discernables qui peuvent être rentables si elles sont correctement identifiées. Après chaque krach survient inévitablement un marché haussier.

2. Surfez sur la tendance :

  • Une fois la tendance identifiée, la stratégie de Seykota consiste à « surfer sur la tendance ». Cela signifie que lorsqu'un trader place une tendance sur un actif particulier, il doit maintenir une position tant que cette tendance reste intacte. L'objectif est de capturer le profit maximum à mesure que la tendance progresse.

3. Réduisez les pertes :

  • Au lieu de laisser les transactions gagnantes se dérouler, Seykota met l'accent sur la réduction des pertes. Si une transaction évolue contre le trader, il suggère de sortir rapidement de la position pour limiter les pertes potentielles. Cette règle est essentielle pour une gestion efficace des risques.

4. Analyse quantitative :

  • Seykota utilise l'analyse quantitative, qui consiste à utiliser des données de marché historiques et des indicateurs techniques pour prendre des décisions commerciales. Cette approche basée sur les données permet de déterminer les points d'entrée et de sortie des transactions.

5. Gestion des risques :

  • La gestion efficace des risques est un élément essentiel de la stratégie de Seykota. Il suggère de risquer un pourcentage constant de capital sur chaque transaction, ce qui permet de contrôler les risques et d'éviter des pertes importantes.

6. Diversification :

  • Seykota diversifie son portefeuille de trading en répartissant les risques sur différents marchés ou classes d'actifs. La diversification garantit qu'une mauvaise performance d'un actif n'aura pas d'impact catastrophique sur l'ensemble du portefeuille.

7. Discipline émotionnelle :

  • La discipline émotionnelle est fondamentale dans la stratégie de Seykota. Il conseille aux traders de s'en tenir à leurs systèmes de trading et d'éviter les décisions impulsives motivées par la peur ou la cupidité. Cette discipline aide les traders à prendre des décisions rationnelles basées sur leurs règles prédéfinies.

8. Adaptation à l’évolution des marchés :

  • Seykota reconnaît que les marchés peuvent changer et qu'une stratégie qui fonctionne à un moment donné peut devenir moins efficace à un autre moment. Il encourage les traders à adapter leurs stratégies à l'évolution des conditions du marché.

9. Dimensionnement de la position :

  • Il est essentiel de déterminer la taille de position appropriée pour chaque transaction. Seykota suggère que la taille de la position soit basée sur la tolérance au risque , les conditions du marché et le potentiel de profit.

La stratégie de trading d'Ed Seykota est connue pour son approche systématique et disciplinée. En suivant ces principes, les traders peuvent viser à réaliser des profits importants lors de tendances fortes tout en limitant les pertes lors de conditions de marché défavorables.

Un trader peut avoir des mois de séquences de pertes et perdre de l'argent, ce qui peut également l'amener à penser à arrêter de trader. Les magiciens du marché comme Ed Seykota et de nombreux autres traders sont une source d'inspiration pour ces jeunes. La mise en œuvre de toutes ces règles dans leur carrière de trader peut leur permettre de devenir un trader constamment rentable. De nombreux étudiants de Seykota sont des suiveurs de tendance, des suiveurs de tendance à long terme, etc. Il faut mettre en œuvre ces règles et avoir des règles de trading strictes.

Son approche quantitative et l’accent mis sur la gestion des risques et la discipline émotionnelle ont fait de lui une figure respectée dans la communauté des traders, inspirant de nombreuses personnes à adopter des stratégies similaires.

Sur quel marché Ed Seykota a-t-il négocié ?

Ed Seykota a négocié sur divers marchés financiers au cours de sa carrière de trader. Son approche du trading était diversifiée et adaptative, ce qui lui a permis de négocier sur plusieurs marchés et classes d'actifs. Bien qu'il soit connu pour ses stratégies de suivi des tendances, ses activités de trading comprenaient :

  1. Contrats à terme sur matières premières : Seykota négocie activement des contrats à terme sur matières premières, notamment ceux sur les produits agricoles comme les céréales et les matières premières agricoles, les matières premières énergétiques et les métaux.

  2. Bourse : Il a également négocié en bourse, participant à des opérations sur actions. Cela impliquait l'achat et la vente d'actions de sociétés cotées en bourse.

  3. Marchés des devises (Forex) : Seykota opère sur le marché des changes (Forex), qui implique l'échange d'une devise contre une autre. Le trading Forex permet aux traders de spéculer sur la valeur de différentes devises.

  4. Titres à revenu fixe : Il a également négocié sur les marchés à revenu fixe, notamment des obligations d’État et d’autres titres de créance.

Sa capacité à adapter ses stratégies de trading à différents marchés et classes d’actifs a contribué à son succès en tant que trader. Cette diversification lui a permis de réduire les risques et de saisir les opportunités sur différents instruments financiers. Sa philosophie de suivi des tendances est restée une constante sur ces marchés, car il s’est concentré sur l’identification et la capitalisation des tendances du marché, qu’elles soient haussières ou baissières.

Les leçons d'Ed Seykota

La vie et la carrière d'Ed Seykota offrent une mine d'idées et de leçons aux traders, qu'ils soient novices ou expérimentés. Voici quelques points clés à retenir :

  1. Philosophie du suivi des tendances : Le principe fondamental de Seykota était le suivi des tendances. Il pensait que la meilleure façon de trader était d'identifier les tendances existantes et de les exploiter. Cette approche souligne l'importance d'analyser les données de prix historiques pour prendre des décisions commerciales éclairées.

  2. La discipline est la clé : l'approche disciplinée de Seykota en matière de trading a été une caractéristique déterminante de son succès. Il a adhéré à son système de trading et n'a pas laissé les émotions interférer avec ses décisions. Cela souligne l'importance de maintenir la discipline et de s'en tenir à un plan de trading bien défini .

  3. Approche systématique : Ed Seykota était connu pour son approche systématique du trading. Il a développé un système de trading complet qui lui a permis de filtrer le bruit du marché et de se concentrer sur les transactions à forte probabilité. Les traders peuvent apprendre de son engagement envers le trading systématique et structuré.

  4. Contrôle émotionnel : La capacité à gérer les émotions dans le trading est une compétence que Seykota maîtrise parfaitement. Les émotions peuvent brouiller le jugement et conduire à des décisions impulsives. L'approche calme et émotionnellement intelligente d'Ed Seykota constitue une leçon précieuse pour les traders qui cherchent à garder la tête froide pendant la volatilité des marchés.

  5. Apprentissage continu : Seykota a toujours appris. Il n'a jamais cessé d'améliorer ses compétences en trading et de s'adapter aux conditions changeantes du marché. Les traders peuvent bénéficier de son engagement à rester informés et à évoluer avec les marchés.

  6. Perspective à long terme : Le succès d'Ed Seykota ne repose pas sur des gains rapides et spéculatifs. Il a démontré l'importance d'adopter une perspective à long terme dans le trading. Cela signifie se concentrer sur des profits réguliers et durables plutôt que de courir après les tendances à court terme.

  7. Ratio risque/récompense : Comprendre le ratio risque/récompense était essentiel à la stratégie de Seykota. Il a évalué les risques et les récompenses potentiels avant d'entrer dans une transaction. Les traders peuvent apprendre à calculer et à prendre en compte les ratios risque/récompense dans leurs décisions de trading.

  8. Analyse technique : Ed Seykota s'est largement appuyé sur l'analyse technique. Apprendre à interpréter les graphiques et les indicateurs peut être une compétence précieuse pour les traders qui cherchent à imiter son approche.

En conclusion, la vie et les stratégies de trading d'Ed Seykota offrent un trésor d'enseignements aux traders. Qu'il s'agisse d'adopter le suivi des tendances, de maintenir la discipline ou de gérer les risques, ses principes peuvent guider les traders sur la voie du succès dans le monde dynamique des marchés financiers.

Questions fréquemment posées

Qui est Ed Seykota ?

Ed Seykota est un trader renommé connu pour ses stratégies de suivi des tendances et ses contributions au domaine de la finance.

Quels sont les principes clés du suivi des tendances ?

Le suivi des tendances consiste à identifier et à suivre les principales tendances du marché en analysant les données de prix historiques.

Quel est le célèbre mantra commercial d’Ed Seykota ?

Le célèbre dicton de Seykota est « surfez sur vos gains et réduisez vos pertes », soulignant l'importance d'une gestion efficace des risques.

Quel est l’héritage d’Ed Seykota dans le monde du trading ?

L'héritage d'Ed Seykota comprend l'inspiration des traders pour adopter des approches disciplinées, systématiques et émotionnellement intelligentes du trading.

Quels outils et ressources sont à la disposition des traders modernes pour suivre les tendances ?

Les traders modernes ont accès à des plateformes en ligne, à des logiciels d’analyse technique et à des ressources pédagogiques pour les aider à suivre les tendances.

Conclusion

La vie d'Ed Seykota, ses systèmes de suivi des tendances et ses stratégies de trading ont laissé une marque indélébile dans le monde de la finance. Son approche disciplinée, systématique et émotionnellement intelligente du trading sert d'inspiration aux traders de tous niveaux.

L’une des leçons les plus précieuses d’Ed Seykota est l’importance de la discipline et du trading systématique. Sa capacité à adhérer à un système de trading bien défini, à gérer efficacement les risques et à contrôler ses émotions a servi de modèle pour réussir dans le trading. Les principes qu’il prônait, tels que « profitez de vos gains et limitez vos pertes », sont devenus des principes fondamentaux de la gestion des risques dans le trading.

De plus, l’approche émotionnellement intelligente de Seykota en matière de trading rappelle l’importance de garder son sang-froid en période de volatilité du marché, de prendre des décisions rationnelles et d’éviter les biais émotionnels.

Son influence durable continue de guider les traders de tous niveaux, des novices aux professionnels chevronnés. L'héritage d'Ed Seykota témoigne de la puissance des approches de trading disciplinées, systématiques et émotionnellement intelligentes pour suivre les règles, qui ont résisté à l'épreuve du temps dans le monde dynamique des marchés financiers.

Alors que les traders se lancent dans leur propre voyage, la sagesse et les principes d'Ed Seykota servent de source d'inspiration et de conseils, leur rappelant qu'avec du dévouement et le bon état d'esprit, eux aussi peuvent réussir dans le monde du trading.

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Ed Seykota
Ed Seykota

Nicolas Darvas et l'indicateur Darvas Box
ParGrotte d'Oddmund2 juin 2024

Commerçants et investisseurs célèbres

Nicolas Darvas (1920-1977) était un danseur américano-hongrois devenu investisseur autodidacte. Il est devenu célèbre grâce à sa méthode de trading unique décrite dans son livre « How I Made $2,000,000 in the Stock Market » (1960). Darvas s'appuyait sur l'analyse technique, en se concentrant particulièrement sur les tendances de prix et de volume, en utilisant une approche de « théorie des boîtes ». Il mettait l'accent sur l'achat d'actions à de nouveaux sommets avec une forte dynamique et sur la réduction rapide des pertes. Malgré son succès, Darvas a fini par se concentrer sur l'écriture, les conférences et l'immobilier. Son héritage en tant que trader et auteur pionnier continue d'influencer les investisseurs aujourd'hui.

Si vous êtes curieux de savoir comment un danseur professionnel, Nicolas Darvas, a déjoué Wall Street et accumulé une fortune de 2 millions de dollars en bourse, cet article est pour vous. Il passe au travers de la complexité pour expliquer sa « théorie de la boîte de Darvas » révolutionnaire et comment les investisseurs d'aujourd'hui utilisent encore sa stratégie pour rechercher le succès financier.

Table des matières:

Principaux points à retenir

  • Nicolas Darvas, investisseur autodidacte et danseur de salon, a accumulé plus de 2 millions de dollars en bourse en 18 mois en utilisant sa théorie BOX auto-conçue. 2 millions de dollars peuvent ne pas sembler beaucoup aujourd'hui, mais c'était dans les années 1950, donc c'était une fortune.

  • La théorie de la boîte de Darvas se concentre sur la négociation d'actions qui atteignent de nouveaux sommets de prix avec un volume élevé, l'achat lorsque le prix sort de la fourchette définie et la vente lorsqu'il atteint un niveau de profit spécifié.

  • Les principes de trading de Darvas incluent l'achat d'actions à de nouveaux sommets, la combinaison de l'analyse technique avec des éléments d'analyse fondamentale et l'utilisation d'une approche disciplinée avec des ordres stop-loss pour gérer le risque.

  • Darvas n'utilisait pas de backtesting comme nous le faisons aujourd'hui ; c'était avant l'ère informatique, mais il était systématique. Son approche était aussi proche que possible du backtesting à l'époque.

Qui est Nicolas Darvas ?

Nicolas Darvas était bien plus qu’un danseur de salon professionnel. Né en Hongrie en 1920, il s’enfuit à Istanbul à l’âge de 23 ans

pour échapper aux turbulences de la Seconde Guerre mondiale. Sa vie prend un tournant inattendu lorsqu’il se lance dans le monde

de la bourse. Pendant son temps libre en tant que danseur, Darvas se plonge dans plus de 200 livres sur la bourse et les spéculateurs,

consacrant jusqu’à huit heures par jour à ses études.

Cet investisseur autodidacte s'est fait un nom en développant une approche unique de négociation d'actions, qui lui a permis de gagner

2 450 000 $ en seulement 18 mois pendant le marché haussier de 1957-1958. Sa principale source de sélection d'actions était le

magazine Barron's, un classique de la bourse, et malgré son emploi du temps chargé, il a réussi à négocier en utilisant des câbles et des

télégrammes pour envoyer des ordres à son courtier.

Sa méthode d’investissement, connue sous le nom de « théorie de la boîte », consistait à attendre que le prix d’une action sorte d’une fourchette définie avant d’acheter, puis de revendre lorsque le prix atteignait le niveau de profit souhaité. Cette méthode d’investissement est devenue la pierre angulaire de son remarquable parcours vers la réussite financière.

Les opinions de Nicolas Darvas sur l’investissement et le marché comportent souvent des nuances philosophiques et il était parfois qualifié de philosophe.

Nicolas Darvas était-il un commerçant qui était également danseur ?

Nicolas Darvas était à la fois danseur et trader à succès. Il est devenu célèbre pour avoir gagné beaucoup d'argent en bourse dans les années 1950. Né en Hongrie, Nicolas Darvas a fait ses études d'économie à l'Université de Budapest. Craignant la menace imminente d'un contrôle nazi ou soviétique, il a pris la décision de quitter son pays natal en juin 1943 à l'âge de 23 ans, muni d'un faux visa de sortie et de cinquante livres sterling, pour se réfugier à Istanbul, en Turquie. Il a fini par retrouver sa demi-sœur Julia et ensemble, ils ont formé un duo de danseurs, se produisant à travers l'Europe et les États-Unis.

Qu'est-ce que la théorie de la boîte de Nicolas Darvas ?

La théorie de la boîte de Darvas est une stratégie de trading qui cible les actions présentant des comportements spécifiques. Darvas suivait une forme de tendance et recherchait des actions atteignant de nouveaux sommets de prix parallèlement à des volumes de transactions substantiels. Une « boîte » était tracée pour encapsuler le pic et le creux récents de l'action en termes de prix, capturant essentiellement la plage de ses mouvements de prix dans un certain laps de temps. La limite supérieure de cette boîte correspond au point culminant récent de l'action, tandis que sa limite inférieure s'aligne sur son creux récent.

L'élégance de cette théorie réside dans sa simplicité d'approche. Une cassure au-dessus de la boîte de Darvas signale une opportunité d'achat, indiquant un potentiel de mouvement haussier continu du cours de l'action.

En revanche, si les prix chutent en dessous du seuil inférieur, cela déclenche un signal de vente car cela peut indiquer un affaiblissement de la dynamique de l'action. Cette technique a permis de capitaliser sur les fortes tendances à la hausse et d'éviter les actions à la baisse en adhérant à ces règles simples.

Darvas était un trader perdant avant de commencer à utiliser la Darvas Box. Mais il était systématique et a passé en revue toutes ses transactions, et c'est là qu'il a découvert où il avait tort. C'est pourquoi vous devez avoir un journal de trading !

Comment puis-je appliquer la méthode de trading de Nicolas Darvas ?

Appliquer la théorie de la boîte de Darvas à votre stratégie de trading peut être réalisé en toute simplicité. Dans un premier temps, recherchez les actions qui ont atteint de nouveaux sommets et ont montré une augmentation significative de leur volume, ce sont des candidats de choix pour l'application de la méthode de la boîte de Darvas.

Une fois ces actions identifiées, décrivez leurs prix de pointe et de creux récents pour établir les limites de la boîte. Une action est considérée comme faisant partie d'une boîte Darvas lorsqu'elle dépasse son sommet précédent, mais qu'elle recule ensuite près de ce niveau de sommet.

En période de marché baissier, si la limite supérieure de cette case établie est franchie vers le haut, cela signale une opportunité d'achat. Pour vous protéger contre les pertes, placez votre ordre stop-loss à ce qui était auparavant la limite supérieure de cette case dépassée.

Continuez à capitaliser sur votre investissement au fur et à mesure que les cases successives sont franchies en augmentant votre stop loss jusqu'à chaque nouveau plafond créé par ces ruptures. Cela permet de sécuriser tous les bénéfices accumulés que vous avez gagnés en cours de route.

Il est important non seulement de savoir dans quels secteurs vous choisissez des actions, mais également de prendre en compte les secteurs de croissance : Darvas était convaincu que sa technique prospérait particulièrement lorsqu'elle était appliquée sur des marchés où des offres innovantes pouvaient susciter l'enthousiasme des consommateurs et des investisseurs.

Cependant, nous pensons qu'il est important que vous établissiez des règles de trading qui peuvent être testées et appliquées aux données historiques pour savoir si elles ont fonctionné dans le passé. Les marchés ont beaucoup changé et évolué depuis les années 1950 !

Quels étaient les principes clés de Nicolas Darvas pour réussir dans le trading ?

Les principes clés de Nicolas Darvas pour un trading réussi étaient la discipline, l'achat de nouveaux sommets et le placement d'ordres stop-loss aux récents plus bas du titre.

Selon la méthode de Darvas, lorsque le prix d’une action dépassait son pic précédent mais ne reculait que légèrement par rapport à ce niveau, cela indiquait la formation de ce qu’il appelait une « boîte de Darvas ».

En combinant ses techniques, Darvas a utilisé une analyse fondamentale de base en plus de son approche technique. Il a recherché des secteurs proposant des produits de pointe et s'est concentré sur les entreprises affichant de solides performances financières, en particulier en période d'instabilité des marchés.

Lorsque Darvas observait un volume de transactions atypique pour une action donnée, il construisait une ou plusieurs « boîtes Darvis » autour de son corridor de prix serré. Si l’action dépassait la limite supérieure d’une boîte existante – qui lui indiquait non seulement d’acheter mais aussi la meilleure façon de mettre en place des stop loss ultérieurs – il voyait là le moment opportun pour entrer ou augmenter sa position dans cette transaction.

Sa stratégie consistait à augmenter progressivement les ordres stop-loss à chaque fois qu'une autre case était dépassée, tout en continuant jusqu'à ce que ces stop-loss soient activés, lui signalant qu'il était temps de sortir de la transaction.

Nicolas Darvas négociait-il principalement des actions ou d’autres actifs ?

Nicolas Darvas a principalement négocié des actions et a développé une méthode qui comprend :

  • Cibler les actions à leurs prix les plus élevés

  • Créer une « Darvas Box » en marquant les récents sommets et creux de prix pour établir des points d'entrée et des niveaux de stop-loss

  • Acheter des stocks lorsque la limite supérieure de la boîte est dépassée

  • Augmenter sa position au fur et à mesure que des cases supplémentaires sont dépassées

  • Augmentation de l'ordre stop loss à chaque nouvelle boîte formée

Enfin, il savait prendre des décisions opportunes quant au moment de vendre des actions pour obtenir des profits optimaux.

Bien que son activité se concentre sur les transactions boursières, les techniques de Darvas basées sur l'analyse technique du marché et la compréhension du sentiment du marché peuvent être transposées sur divers actifs au sein des marchés financiers, y compris ceux que l'on retrouve dans le négoce de titres. Ainsi, que l'on se lance dans des transactions impliquant :

-actions,

-paires de devises (forex),

-diverses matières premières ou autres instruments financiers,

Les stratégies basées sur la théorie de la boîte de Darvas pourraient s’avérer bénéfiques. Son livre « Comment j’ai gagné 2 millions de dollars en bourse » décrit ces concepts en détail et suggère comment l’adoption de méthodes systématiques pourrait aider à identifier les tendances dominantes parmi les actifs négociés.

Comment Nicolas Darvas a-t-il sélectionné les actions à trader ?

Nicolas Darvas a sélectionné des actions à négocier centrées sur les actions qui :

  • Atteint de nouveaux sommets de prix

  • Une augmentation du volume des échanges a été démontrée comme signal clé

  • A établi une « boîte Darvas », signifiant une phase de consolidation avec un potentiel de mouvement à la hausse, définie par des pics et des creux récents.

Après avoir franchi la limite supérieure d'une boîte existante, Darvas suivrait ces étapes :

  1. Lancer un achat d'actions

  2. Positionnez l'ordre stop-loss au niveau d'où il a éclaté

  3. Engagez continuellement davantage d'actions dans votre position lors des cassures tout en augmentant vos ordres stop-loss en conséquence pour préserver vos gains et minimiser les pertes possibles.

Il a également intégré des éléments d’analyse fondamentale dans son processus de prise de décision en se concentrant sur les sociétés présentant des résultats solides et constants dans des secteurs censés bien performer par rapport aux tendances du marché.

Quels indicateurs Nicolas Darvas a-t-il utilisé dans son trading ?

Nicolas Darvas n'utilisait pas d'indicateurs dans son trading – il utilisait l'action des prix et des volumes.

Nicolas Darvas a conçu une stratégie de trading qui mettait l'accent sur l'importance du prix et du volume comme signaux clés. Sa méthode consistait à se concentrer sur les actions atteignant de nouveaux sommets et à utiliser un cadre en boîte, qu'il a établi en traçant des lignes sur les pics et les creux récents pour déterminer les points d'entrée ainsi que les paramètres de stop-loss - ceux-ci sont connus aujourd'hui sous le nom de boîtes de Darvas, mettant l'accent sur la dynamique des actions.

À cette approche technique, Darvas a également intégré des éléments d’analyse fondamentale dans son processus de sélection des actions. Il a accordé une attention particulière aux secteurs présentant des produits innovants et a recherché des entreprises affichant des bénéfices solides de manière constante au fil du temps. Cette tactique à multiples facettes lui a permis de peser la dynamique technique impliquant le prix et le volume ainsi que des considérations importantes liées aux indicateurs de performance des entreprises et aux tendances sectorielles.

Comment Nicolas Darvas a-t-il géré le risque dans son trading ?

Nicolas Darvas a géré le risque en utilisant des ordres stop loss et en achetant de nouveaux sommets. Ce faisant, il a créé des points de sortie prédéfinis qui se déclencheraient si le cours de l'action baissait. Lorsque de nouvelles cases étaient franchies, indiquant une dynamique à la hausse, il a augmenté son investissement dans la transaction tout en augmentant simultanément le niveau auquel son ordre stop loss était placé, sécurisant ainsi efficacement les bénéfices et réduisant les pertes potentielles.

L'approche de Darvas mettait également l'accent sur une mentalité disciplinée lors des transactions sur le marché, un élément clé pour gérer efficacement les risques. Son strict respect de la discipline lui a non seulement permis de rester fidèle à son plan de trading établi, mais l'a également aidé à gérer la volatilité émotionnelle associée aux fluctuations du marché. La pratique d'une telle autodiscipline a permis à Darvas de :

  • Appliquer systématiquement les stratégies de trading choisies

  • Gardez une attention constante sur le suivi de son plan d'action

  • Contrôler les réactions émotionnelles pendant les périodes de volatilité des marchés

  • S'adapter de manière appropriée aux différentes conditions qui se présentent sur le marché

  • Gestion des risques

Quelles sont les principales caractéristiques d'une box Nicolas Darvas ?

Les principales caractéristiques de la box de Nicolas Darvas sont qu'il s'agit d'une stratégie de trading qui suit la tendance et qu'il achète de nouveaux sommets. Il n'a pas eu peur d'acheter des actions qui étaient déjà en forte hausse !

La théorie de la boîte de Darvas est un élément fondamental de l'approche de trading de Nicolas Darvas. Ce système de suivi des tendances réagit aux changements du marché plutôt que d'essayer de les prévoir. Pour former une boîte :

  1. Localisez une action qui a atteint un nouveau sommet sur 52 semaines.

  2. Soyez témoin de trois jours consécutifs où le prix ne dépasse pas ce sommet.

  3. Réglez le haut de la boîte Darvas à ce nouveau niveau de pointe.

  4. Établissez le point bas de la boîte à ce qui était auparavant considéré comme le point de rupture avant d'atteindre ce nouveau sommet.

Lorsqu'il y a un mouvement à la hausse du prix des actions juste au-delà de plusieurs points du sommet de la boîte de Darvas, cela déclenche une indication d'achat, suggérant un début probable vers des sommets plus élevés à venir. Alors que si les prix se rétractent en tombant dans les limites inférieures de la limite inférieure, cela implique un signal de vente probable en raison de la prudence face à l'échec de la poussée à la hausse précédemment anticipée.

La simplicité et l'efficacité associées à l'utilisation de modèles pilotés à la fois par le prix et le volume créent un ensemble d'outils dynamiques permettant d'obtenir des informations précises au cours des décisions transactionnelles au sein des marchés impliquant des actions.

Les débutants peuvent-ils utiliser efficacement l’approche de Nicolas Darvas ?

Les débutants peuvent utiliser efficacement l'approche de Nicolas Darvas. Cependant, nous pensons qu'elle a perdu une partie de sa puissance en raison des changements et de l'évolution des marchés.

Les nouveaux traders peuvent adopter la méthode de Nicolas Darvas en se concentrant sur les secteurs en croissance et en suivant les fluctuations de prix et de volume des actions sélectionnées, ce qui les aide à s'entraîner à la formation des boîtes de Darvas. Cette technique aide les traders débutants à exploiter la dynamique du marché grâce à l'analyse technique pour identifier le moment où entrer ou sortir d'une transaction, offrant ainsi un moyen organisé de s'engager sur le marché boursier.

Les nouveaux venus peuvent être motivés par le fait que Nicolas Darvas n'a pas amassé sa fortune instantanément, mais qu'il a transformé 10 000 $ en 2 millions de dollars au fil du temps grâce à une formation continue, à des applications et à un perfectionnement de son approche des actions. Ainsi, les échecs initiaux ne doivent pas être considérés comme des défaites, mais comme des leçons précieuses, des tremplins qui facilitent la maîtrise de leurs propres applications de la théorie des boîtes dans les pratiques de trading.

Quelles sont les erreurs courantes que commettent les débutants lorsqu’ils appliquent la méthode de Nicolas Darvas ?

L’erreur la plus courante que font les débutants lorsqu’ils appliquent la méthode de Nicola Darvas est qu’ils ne formulent pas de règles de trading qui peuvent être testées rétrospectivement.

En outre, les nouveaux venus négligent généralement le suivi quotidien des cours et des volumes des actions, une pratique essentielle pour déterminer le moment opportun pour établir une boîte Darvas. Ils oublient souvent la nécessité de concentrer leurs efforts sur les secteurs en croissance, un élément essentiel de l'approche de Nicolas Darvas pour choisir des actions.

Certains débutants omettent d'augmenter la taille de leur position et de déplacer leurs ordres stop-loss vers le haut lorsque les cases suivantes sont dépassées - une tactique fondamentale de la stratégie Darvas conçue pour exploiter efficacement la dynamique du marché.

Enfin, les débutants ont tendance à ne pas adhérer strictement à l'enregistrement méticuleux des transactions et à la réalisation d'analyses post-transaction - un processus essentiel pour améliorer sa stratégie de trading selon la philosophie disciplinée de Darvas.

Existe-t-il des ressources recommandées pour en savoir plus sur la stratégie de trading de Nicolas Darvas ?

Si vous souhaitez explorer le marché boursier à travers la méthode de trading de Nicolas Darvas, de nombreux supports sont à votre disposition pour vous aider dans votre étude. Darvas a écrit plusieurs livres pédagogiques sur son approche du marché boursier, notamment « Comment j'ai gagné 2 000 000 $ en bourse » et « Wall Street : l'autre Las Vegas », qui se penchent sur son idéologie et ses tactiques d'investissement.

Plusieurs plateformes en ligne proposent du contenu pédagogique sur la théorie de la boîte de Darvas. Des sites comme Investopedia proposent des explications détaillées sur ce sujet, tandis que divers services de trading peuvent proposer des webinaires instructifs et des leçons vidéo conçus pour enseigner comment cette stratégie peut être appliquée lors de transactions réelles.

Pour ceux qui souhaitent vivre des expériences d'apprentissage interactives et échanger avec des pairs du même domaine, la participation à des forums centrés sur le trading peut s'avérer utile. Ces communautés sont des lieux où les traders se réunissent pour discuter de stratégies telles que la théorie de la boîte de Darvas, partager des idées pratiques issues de leur expérience personnelle en l'utilisant sur les marchés, y compris les actions, approfondissant potentiellement la compréhension pour les traders débutants ou expérimentés.

Comment Nicolas Darvas a-t-il géré ses émotions lors du trading ?

Nicolas Darvas a géré ses émotions en étant détaché de l'argent, en étant discipliné, en étant systématique et en s'en tenant à son plan de trading.

Cette approche lui a permis de conserver son objectivité et de contourner les décisions prises sous l'effet de l'émotion. L'utilisation d'ordres stop-loss était essentielle pour protéger son investissement ainsi que pour sécuriser ses profits, lui offrant une voie de sortie établie, atténuant ainsi l'influence émotionnelle.

Darvas créait une sorte de tampon entre lui-même et le brouhaha quotidien de Wall Street et les bavardages spéculatifs en effectuant des transactions par câble pendant qu'il voyageait à l'étranger pour assister à des spectacles de danse. Cette séparation physique l'aidait à se protéger du stress induit par les fluctuations incessantes du marché en dehors des heures de négociation habituelles. En établissant des directives strictes sur le moment d'acheter ou de vendre des actions, Darvas a essentiellement mécanisé la prise de décision dans le cadre de ses transactions - une méthodologie connue plus tard sous le nom de système documenté de Darvas - limitant efficacement les interférences émotionnelles dans la gestion des opérations de marché.

Nicolas Darvas a-t-il utilisé l’analyse fondamentale parallèlement à l’analyse technique ?

Nicolas Darvas a utilisé l’analyse fondamentale parallèlement à l’analyse technique.

Nicolas Darvas, bien que réputé pour son expertise en matière de stratégies de trading technique, n'ignorait pas les mérites de l'analyse fondamentale dans son approche. Il avait une préférence pour les entreprises affichant régulièrement de bons résultats, en particulier dans les périodes où le marché dans son ensemble faisait preuve de volatilité ou d'imprévisibilité. Son attention était également attirée par les secteurs en croissance que les investisseurs considéraient comme surpassant la performance générale du marché.

La méthode de Darvas combinait de manière unique des techniques d'analyse technique et fondamentale, ce qui lui a permis d'identifier les actions présentant des tendances solides sur leurs graphiques ainsi que des indicateurs commerciaux fondamentaux solides. En évaluant à la fois les mouvements de prix et le volume en conjonction avec la santé opérationnelle d'une entreprise, Darvas a pu prendre des décisions plus éclairées en matière de négociation d'actions.

Sur quelle période Nicolas Darvas se négociait-il généralement ?

Nicolas Darvas négociait généralement sur la base de barres quotidiennes. Il se concentrait sur l’analyse quotidienne des cours des actions et des volumes de négociation, ce qui lui servait de base pour son processus de prise de décision dans le trading. Sa méthode, connue sous le nom de théorie de la boîte de Darvas, est née dans les années 1950, une époque où l’accès à l’information était beaucoup plus lent et où les graphiques en temps réel n’étaient pas encore disponibles. Par conséquent, son approche du trading pouvait s’étendre sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines, pendant qu’il attendait les signaux appropriés de ses « boîtes ».

Il est toutefois important de comprendre que les principes de la théorie des boîtes de Darvas sont polyvalents. Ils ne se limitent pas à une seule période de temps. Peu importe que vous pratiquiez le day trading, le swing trading ou que vous préfériez conserver vos investissements sur des périodes plus longues, vous pouvez adapter la stratégie de la théorie des boîtes de Nicolas Darvas à vos préférences temporelles individuelles lors de vos transactions.

Combien de temps a-t-il fallu à Nicolas Darvas pour développer son système de trading ?

Nicolas Darvas a passé de nombreuses années à apprendre de ses erreurs pour développer son système de trading.

Tout comme Nicolas Darvas, sachez que la création d'un système de trading efficace ne se fait pas du jour au lendemain. Darvas a transformé un investissement de 36 000 $ en plus de 2,25 millions $ en trois ans tout en développant son système de trading. Sa carrière de trader a débuté sur les marchés boursiers canadiens spéculatifs avant de passer à la Bourse de New York, où il a peaufiné sa philosophie de trading.

Il a passé d'innombrables heures à étudier le marché boursier et à appliquer un filtre fondamental distinctif pour identifier les candidats à la négociation. Le développement de son système de négociation impliquait une observation minutieuse du volume des actions et la création d'une liste de surveillance à partir de laquelle il sélectionnait les actions à négocier dans une fourchette de prix étroite définie par des règles précises. La méthode de négociation de Darvas a évolué au fil des ans, à mesure qu'il a appris de ses expériences sur les marchés canadiens, appliqué sa stratégie à la Bourse de New York et perfectionné continuellement ses techniques.

Nicolas Darvas avait-il des critères particuliers pour entrer ou sortir des métiers ?

Nicolas Darvas a établi des règles strictes pour entrer et sortir de ses transactions boursières. Sa méthode comprenait les étapes suivantes :

  1. Identifier les actions qui ont atteint de nouveaux prix élevés.

  2. Créer une « boîte » pour définir la plage entre les pics et les creux récents, en définissant à la fois un point d’entrée pour l’achat et un niveau d’ordre stop-loss.

  3. Acheter des actions lorsque leur prix dépasse la limite supérieure de la boîte.

  4. Placer un ordre stop-loss à cette même limite supérieure une fois celle-ci franchie.

Si des cases supplémentaires étaient dépassées, Darvas procéderait à :

  • Augmenter sa position dans le commerce,

  • Augmenter son ordre stop-loss pour préserver les bénéfices accumulés tout en réduisant les pertes potentielles,

  • Exécutez une vente s'il y avait une chute au niveau du bas d'une case, car un tel événement suggérait que la tendance à la hausse avait perdu son élan.

En adhérant à ces conditions précises d’activité commerciale, Darvas a réussi à tirer parti des variations de prix favorables tout en réduisant les pertes lors des baisses des cours des actions.

Nicolas Darvas recherchait-il des modèles spécifiques sur le marché ?

Le modèle particulier que recherchait Nicolas Darvas était celui des actions établissant de nouveaux sommets.

Nicolas Darvas a toujours recherché des modèles suggérant des perspectives de trading lucratives. Il s’est concentré sur les actions atteignant de nouveaux sommets et a utilisé sa théorie des boîtes pour repérer ces opportunités. Une action entrait dans ce qu’il appelait une « boîte Darvas » lorsque son prix dépassait un sommet précédent, mais revenait ensuite à un niveau pas significativement inférieur à ce sommet.

Le volume était un autre facteur critique pour Darvas. Il servait de signal important indiquant si une action était ou non prête à subir un mouvement substantiel. Lorsqu'il reconnaissait des niveaux de volume anormaux au sein d'une action particulière, il établissait des limites en utilisant la méthode de la boîte de Darvas (capturant des fourchettes de prix serrées) et procédait à l'achat de l'action si elle dépassait les limites supérieures de sa boîte actuelle. Cette action l'a incité à instaurer des ordres stop-loss et à envisager d'étendre sa position dans cette transaction.

Quels ont été les succès commerciaux notables de Nicolas Darvas ?

Tout au long de sa carrière, Nicolas Darvas a remporté de nombreux succès commerciaux importants. Le plus impressionnant fut sans aucun doute sa capacité à transformer un investissement de 10 000 $ en plus de 2 000 000 $ en seulement 18 mois pendant le marché haussier des années 1950. Son premier succès en bourse est venu d'un investissement dans BRILUND, où Darvas a investi et réalisé un bénéfice de 8 000 $ après que le prix de l'action soit passé de 50 cents par action à 1,90 $ en deux mois.

Un autre succès significatif a été son trading sur les actions BRUCE lors d'une OPA hostile, où il a réalisé un bénéfice net de 295 000 $. En appliquant efficacement sa stratégie de trading unique, Darvas a pu accumuler des bénéfices totalisant plus de 2 000 000 $ en négociant des actions comme UNIVERSAL CONTROLS, Texas Instruments et THIOKOL CHEMICAL.

Comment puis-je adapter les principes de Nicolas Darvas à mon propre style de trading ?

Vous pouvez adapter les principes de Nicolas Darvasæ à votre propre style de trading en testant des stratégies qui achètent des actions établissant de nouveaux sommets.

L'intégration des méthodes de Nicolas Darvas pourrait être un ajout bénéfique à vos pratiques de trading. Appliquez les principes de la théorie des boîtes de Darvas en identifiant les actions qui présentent des formations de boîtes distinctes associées à un volume accru lors de leur sortie de ces boîtes. Adoptez son approche disciplinée en vous distanciant émotionnellement des scénarios de trading, en vous concentrant uniquement sur la performance des actions plutôt que de développer des attachements ou de vous laisser influencer par les fluctuations du marché.

Tout comme Darvas tenait un journal de bord méticuleux de ses transactions, vous devez également documenter vos transactions et vos processus de réflexion. Cette pratique facilite l'analyse objective et le raffinement stratégique pour améliorer votre méthodologie de trading globale. Adoptez l'autonomie lorsque vous prenez des décisions commerciales pour refléter le cheminement de Darvas vers le statut de trader autonome, capable de naviguer sans dépendre fortement des recommandations de tiers ou des informations de courtage.

En vous consacrant à une formation continue et en faisant preuve de constance dans l’application de ces préceptes, vous pouvez façonner les principes énoncés par Darvas dans un cadre personnalisé adapté pour faire progresser vos efforts dans le domaine du trading, vous efforçant ainsi d’acquérir une plus grande compétence dans cette arène concurrentielle.

Résumé

En résumé, la transformation de Nicolas Darvas, d'un danseur talentueux à un riche investisseur en bourse, souligne sa méthodologie de trading distinctive et disciplinée : sa Darvas Box innovante.

L’impact de Nicolas Darvas sur le monde de l’investissement a laissé un héritage durable, ce qui rend ce concept étroitement lié à lui.

La théorie souligne l'importance de la hausse des volumes de transactions sur les actions, qui reste une stratégie efficace dans le trading moderne. Pour les traders de tout niveau d'expérience, l'application des méthodes de Darvas pourrait améliorer leurs performances dans le trading d'actions.

Mais le principal enseignement est qu'il a réussi grâce à sa grande capacité d'adaptation et aux leçons qu'il a tirées de ses erreurs. Il y est parvenu parce qu'il a pris des notes et enregistré toutes ses transactions.

Ici, vous pouvez en savoir plus sur les investisseurs et les traders célèbres.

Questions fréquemment posées

Qu'est-ce que la théorie de la boîte de Darvas ?

La théorie de la boîte de Darvas constitue une stratégie de trading qui capitalise sur la dynamique des cours des actions, en partant du principe que les prix en hausse persisteront dans leur ascension et que les prix en baisse maintiendront leur chute. Les traders qui utilisent cette méthode recherchent les actions qui connaissent des pics de volume d'échanges et ils délimitent des « boîtes de Darvas » en traçant des lignes sur les pics et les creux récents des mouvements des cours des actions.

Quelle est l’efficacité de la boîte Darvas ?

Les traders trouvent que la théorie de la boîte de Darvas est particulièrement utile sur les marchés qui présentent des tendances fortes, car elle se concentre sur les actions qui affichent une dynamique robuste. Cette théorie fournit des indicateurs sans équivoque lorsqu'il y a une rupture de prix par rapport à la boîte de Darvas, ce qui peut signifier le début d'une nouvelle tendance.

Darvas a-t-il utilisé des ordres stop-loss ?

En effet, Darvas a mis en place des ordres stop-loss comme pierre angulaire de sa stratégie pour minimiser les pertes. Il abandonnait sa participation dans une action si celle-ci revenait dans sa case précédemment établie ou franchissait le seuil inférieur.

Les débutants peuvent-ils utiliser la théorie de la boîte de Darvas ?

Bien sûr, les nouveaux venus dans le trading peuvent utiliser la théorie de la boîte de Darvas, qui utilise une méthode systématique pour naviguer sur le marché en exploitant le prix et le volume comme principaux indicateurs. Néanmoins, il est essentiel de cultiver une pratique et une discipline cohérentes pour sa mise en œuvre réussie.

Quels ont été les succès commerciaux notables de Nicolas Darvas ?

Au cours du marché haussier des années 1950, Nicolas Darvas a remarquablement transformé 10 000 $ en plus de 2 millions de dollars en seulement 18 mois et a accumulé des gains substantiels en négociant des actions comme BRILUND et BRUCE.

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From Pool man to Market Wizard

Dan Zanger est considéré comme l’un des investisseurs les plus prospères de tous les temps.

Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi.

En seulement 23 mois, Zanger a réalisé une incroyable augmentation de 3,8 millions de pour cent en bourse.

Oui, vous avez bien lu.

C'était 38 000X sur son argent.

Ce multiple fou n'a cependant pas été réalisé en une seule prise.

Le boom des dotcoms a contribué à la première partie de cette ascension fulgurante en 1998 et 1999.

Ici, il a pris 10 000 $ et les a transformés en 18 millions en un peu moins de deux ans.

La deuxième partie de cet énorme retour s'est étalée sur une période beaucoup plus longue et s'est terminée en 2020, date à laquelle on estimait qu'elle valait au total 42 millions de dollars.

La poussée initiale de 10 000 $ à 18 millions de dollars a été vérifiée de manière indépendante par le magazine Fortune et par une société de gestion d'actifs nommée Effron Enterprises.

Zanger détient actuellement le record du rendement boursier annuel le plus élevé.

Effron Enterprises Inc. a reconnu son bilan et a noté qu'il était difficile de cartographier ses rendements à l'aide d'indices boursiers standard, car ses rendements ne pouvaient pas être représentés à l'aide d'échelles standard.

Les gains qu’il a réalisés seraient qualifiés de ridicules et toute cette affaire semblerait une histoire inventée s’il n’y avait pas ces deux audits indépendants de son dossier.

Là où tout a commencé

La plupart des gens, lorsqu’ils entendent parler de gains comme ceux décrits ci-dessus, pensent à un prodige ou à une sorte de génie des mathématiques quantitatives.

Peut-être quelqu'un formé à un style de trading connu uniquement des plus grandes banques, mais Dan n'était rien de tout cela.

Il a commencé ses études universitaires et s'est lancé dans la construction, où il a finalement trouvé un emploi dans la conception et le travail avec des piscines à Beverly Hills, en Californie.

Il n'a jamais bénéficié d'aucun avantage particulier et n'a jamais gagné plus qu'un salaire modeste en travaillant dans la construction.

Alors, comment quelqu’un sans compétences particulières est-il devenu détenteur du record du monde de gain de marché ?

Un mot : Obsession.

Son intérêt pour les actions remonte aux années 1970, lorsqu’il a commencé à s’y intéresser après avoir vu une chaîne locale diffuser un segment sur les tendances boursières.

D'un intérêt, cela s'est transformé en passion, puis en obsession, puisqu'il aurait passé « 3 heures en semaine et jusqu'à 15 heures le week-end » à regarder des graphiques et des modèles de graphiques.

Il a lu, regardé et étudié tout ce qu’il pouvait sur le sujet.

Il avait le sentiment qu'il avait encore beaucoup à apprendre jusqu'à ce qu'il réalise un renversement de situation sur le pétrole en 1997 et qu'il déclare que cela lui a donné la confiance nécessaire pour le mettre en pratique.

À l'âge de 45 ans, Dan Zanger a vendu sa Porsche pour un peu plus de 10 000 $, et c'est cet argent de départ qui allait lancer sa nouvelle carrière de trader.

Comme indiqué ci-dessus, il a connu un succès incroyable au cours des années suivantes, en partie grâce à la bulle Internet .

L’une de ses transactions les plus célèbres de cette période est celle sur les actions CMGI.

En janvier 1999, il a acheté des actions de CMGI et, quatre jours plus tard, il les a vendues pour un gain astronomique de 210 %.

Cette transaction a été immortalisée dans la liste des 40 plus grandes transactions de tous les temps de Trader Monthly.

Donc, outre l’obsession, l’autre partie du succès de Dan est la stratégie.

Les bases de la stratégie de Dan Zanger

La stratégie de Dan Zanger est un mélange de modèles techniques , ce pour quoi il est connu, et d'analyse fondamentale qu'il a apprise sur son chemin vers le succès.

Sur son site Web Chartpattern.com , il expose les « 10 règles d’or » de sa stratégie, qui sont toutes basées sur des modèles et une gestion.

Vous trouverez ci-dessous un résumé des dix règles :

  1. Assurez-vous que les stocks ont une base ou un modèle de base solide

  2. Achetez une action lorsqu'elle évolue sur une ligne de tendance ou un modèle de cassure. Ne payez jamais plus de 5 % au-dessus de la tendance ou du point de rupture.

  3. Soyez rapide à vendre si le prix retombe dans le modèle/en dessous de la ligne de tendance

  4. Vendez une partie de votre position lorsqu'elle se déplace de 15 à 20 % par rapport au point de rupture du modèle

  5. Gardez les éléments forts et vendez les éléments faibles dès qu'ils cessent d'agir favorablement

  6. Identifiez les leaders du marché et négociez uniquement dans ces groupes

  7. Vendez vos actions lorsque vous voyez des modèles de retournement signalant des sommets/replis

  8. Connaissez le volume des actions et n'achetez que lorsque le volume suit un mouvement

  9. Regardez l'action pendant une pause, n'achetez pas simplement un modèle à l'aveugle

  10. N'utilisez jamais de marge tant que vous n'avez pas maîtrisé vos émotions et les graphiques.

L'approche fondamentale qui suit l'analyse technique est basée sur la méthode CANSLIM de William O'Neil .

Cette méthode est quelque chose qu’il a appris lorsqu’il étudiait le livre d’O’Neil au début de sa carrière de trader.

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La méthode CANSLIM

Au fil du temps, Zanger a découvert que bon nombre de ses propres « règles d’or » correspondent également à presque toute la méthodologie CAN SLIM qu’il a apprise.

Il a découvert que cette méthode CANSLIM modifiée peut identifier les actions ayant une forte probabilité de mouvement.

1. Recherchez des fondamentaux solides

Cette stratégie filtre les actions selon trois catégories principales :

  • Croissance trimestrielle du BPA de >20 % par rapport à l'année précédente, ainsi que de >20 % par rapport au trimestre précédent

  • >20% d'augmentation des ventes au cours du dernier trimestre

  • Croissance annuelle du BPA de > 20 %

Ces mesures sont également considérées comme des « mesures de croissance », il s’agit donc d’une version de l’investissement en actions de croissance.

Ceux-ci sont importants car ce sont souvent ceux que les grandes sociétés d’investissement comme les banques et les fonds recherchent généralement pour leurs propres investissements en actions de croissance.

Cette sélection a donc pour but de vous placer du côté des plus gros investisseurs qui investissent dans ces noms.

2. Limitez les pertes à 5 %

Une règle similaire peut également être observée ci-dessus dans les 10 règles d'or de Zangers, c'est pourquoi il a déclaré qu'il y a beaucoup de chevauchement entre elles.

5% est le stop recommandé dans CANSLIM ; Zanger précise que certains peuvent avoir une certaine marge de manœuvre sur ce stop, mais il est impératif de fermer une position lorsqu'elle commence à baisser.

Il s’agit d’un élément essentiel non seulement de CANSLIM mais de toutes les stratégies de trading, car on ne peut pas savoir jusqu’où une action va chuter.

3. Connaissez vos configurations

C’est là que la liste de Zanger brille vraiment.

Connaître une configuration haussière par rapport à une configuration baissière ou neutre sera le facteur de différenciation qui déterminera si vous réussirez.

L'analyse technique concerne principalement le timing du marché, donc avec la force de l'entreprise confirmée par les fondamentaux, les configurations seront en place lorsque vous entrerez dans la transaction.

C’est également une partie du processus dans lequel Zanger excellait vraiment.

Il aurait déclaré : « Les actions sont mes amies, je sais quand elles se sentent bien et quand elles se sentent mal. » Les actions sont inanimées, mais tout le temps passé à regarder les graphiques et le marché lui a donné un sens aigu de l'intuition sur les tendances des prix des actions.

Il convient de noter que le fonctionnement de CANSLIM et d'autres modifications est basé sur la capacité d'une action de croissance à croître et à fonctionner.

Ces types de systèmes de trading fonctionnent mieux sur les marchés haussiers, il est donc essentiel que vous sachiez lire les conditions générales du marché pour les utiliser correctement.

4. La mentalité est primordiale

La mentalité et la gestion des risques sont un autre élément de la stratégie de Zanger.

Ce fut une leçon durement acquise pour Dan, car il aurait perdu 75 % de son portefeuille à un moment donné.

D'autre part, il aurait gagné 5,2 millions de dollars lors de son plus gros gain quotidien.

S'en tenir à votre gestion des risques peut empêcher la plupart des pertes de devenir aussi importantes, mais il est toujours possible qu'une action soit en dessous du seuil, auquel cas vous avez besoin de la mentalité d'un trader.

Ce qui a permis à Zanger de tenir bon pendant les moments difficiles, c'est sa persévérance et son obsession.

Il a déclaré qu'il n'était pas rare pour lui de parcourir le graphique d'une transaction perdante pour voir ce qu'il avait manqué, ce qu'il avait maintenant remarqué et ce qui ferait de lui un meilleur trader la prochaine fois que la configuration se produira.

Le trading est presque entièrement un jeu mental, quelle que soit la stratégie que vous utilisez.

Pour réussir, vous devez avoir la capacité d’endurer et de persévérer dans les difficultés.

La passion de Zanger lui a permis de réussir dans cette industrie.

Si vous n'aimez pas le jeu, il sera difficile de survivre lorsqu'il vous lancera des balles courbes.

Momentum Masters et ses autres projets

Après avoir rencontré un tel succès plus tard dans sa carrière (Zanger n'a pas fleuri en tant que trader avant 40 ans), Dan a fait partie d'un livre interviewant « Momentum Masters » avec trois autres grands traders de momentum : Mark Minervini, David Ryan et Mark Richie III.

L’objectif de ce livre est de réunir un groupe de réflexion et de répondre aux questions des traders afin que les informations trouvées par ces magiciens du marché puissent être transmises dans un format lisible.

Les trois autres auteurs ont également une expérience commerciale exceptionnelle, tous affichant des rendements annuels à trois ou quatre chiffres certaines années.

En plus de ce livre, Dan Zanger a lancé une newsletter de marché en 1996.

Cela a commencé comme un rapport mensuel envoyé par fax, mais a évolué vers le rapport Zanger et peut être trouvé sur son site Web chartpattern.com.

Son site Web est consacré à l’éducation et à l’apprentissage du trading via des modèles graphiques et d’autres stratégies similaires aux siennes.

Le rapport Zanger est devenu un courrier électronique envoyé trois fois par semaine et contenant des graphiques.

Dan examine les informations macroéconomiques, les rapports de sentiment et toute autre information qu'il juge pertinente pour son trading et les personnes qui le négocient sous sa direction.

Il est utilisé par un large éventail de talents commerciaux, des traders débutants aux fonds spéculatifs techniques.

Le rapport Zanger coûte 125 $/mois et comprend également l'accès à sa salle de discussion de trading.

Il permet à l'abonné d'accéder à d'autres traders actifs qui utilisent une méthodologie similaire, et il est assez bien entretenu pour garder les escrocs, les pompeurs et les perturbateurs généraux hors du chat.

Conclusion

Il est presque impossible de classer Dan Zanger parmi les traders les plus prolifiques de l’époque moderne.

Il suscite très peu de controverses réelles autour de lui et il est l'un des rares traders qui permettent au public de voir son historique de transactions audité.

Dan utilise toujours la même stratégie qui lui a valu son argent et ne fait aucune fausse promesse quant à la validité de son système.

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Dan Zanger
Dan Zanger

Si vous ne savez pas qui est Ken Griffin, vous devriez

« Le chef du fonds AHedge secoue l’industrie » titrait Article en première page dans le Wall Street Journal à la mi-août,

qui a consacré Ken Griffin comme le gestionnaire de fonds spéculatifs le plus prospère du pays. Selon le Journal, le fondateur

et directeur général de Citadel, âgé de 55 ans, s’est inspiré d’une industrie longtemps dominée par des traders vedettes comme

George Soros et David Tepper et a mis en place « des dizaines d’équipes qui gèrent de manière semi-autonome leurs propres

portefeuilles ». De telles usines d’investissement diffuses sont maintenant « ascendantes » aux États-Unis, représentant plus

d’un quart des emplois des fonds spéculatifs et 30 % de l’empreinte boursière de l’industrie. « Nous avons gagné plus d’argent

que n’importe quelle entreprise n’en a jamais gagné dans l’histoire des marchés de capitaux », a déclaré Griffin au journaliste

Peter Rudegeair. « C’est là que les gens viennent quand ils veulent changer le monde de la finance. »

S’appuyant sur des conversations avec plus de deux douzaines de personnes familières avec Griffin et son fonds, l’article énumérait ses nombreux superlatifs : une valeur nette estimée à 42 milliards de dollars ; 75 millions de dollars en contributions aux candidats et aux causes conservatrices dans le cycle électoral actuel ; des dons de centaines de millions de dollars supplémentaires au Memorial Sloan Kettering Cancer Center et à l’Université Harvard, son alma mater (y compris un don de 300 millions de dollars l’année dernière à sa Faculté des arts et des sciences) ; un portefeuille immobilier tentaculaire ; et les semaines que Griffin passe chaque année à « examiner personnellement l’impact que des milliers d’employés ont eu sur l’entreprise ». Rudegeair écrit que les gestionnaires de portefeuille qui, autrement, auraient ouvert leurs propres fonds, « ont de plus en plus accepté les offres de Citadel et de ses pairs pour diriger leurs propres équipes à l’intérieur de ses murs ». En 2023, le fonds phare de Citadel a enregistré un rendement de 15,3 %, devançant des concurrents tels que Millennium et Point72.

Il manquait cependant un fait important à l’article. Ce rendement de 15,3 % sur le vaisseau amiral de Citadel, tout en battant la concurrence, a été très en retard sur le S&P 500, qui a augmenté de 24 % pour l’année. Si les investisseurs de Citadel avaient plutôt placé leur argent dans un fonds indiciel à faible coût suivant l’ensemble du marché boursier, ils auraient gagné beaucoup plus. Plusieurs lecteurs l’ont noté avec dérision dans la section des commentaires. « Quel fou investit dans un fonds spéculatif ? » a écrit Anthony P. « Ces gens-là ne peuvent pas battre le marché et se font battre par des retraités qui ont leurs propres clubs d’investissement. »

S’interrogeant sur l’absence d’un point de données aussi significatif, j’ai écrit à Rudegeair, demandant une interview. Il m’a répondu qu’il préférait laisser l’histoire parler d’elle-même.

Laissé à la conjecture, je ne peux que supposer que l’inclusion du chiffre du S&P 500 aurait diminué l’éclat de Griffin. L’article était accompagné d’une photo en couleur de Griffin le montrant bronzé et triomphant dans son bureau à Miami. (Fondée à Chicago en 1990, Citadel a longtemps été basée dans cette ville, mais en 2022, elle a déménagé dans le sud de la Floride en raison de l’inquiétude de Griffin concernant le niveau de crimes violents dans cette ville.) L’article du Journal illustre un certain genre de reportage à Wall Street, dans lequel des personnalités financières et d’entreprises de premier plan sont adulées pour leur richesse, leur perspicacité et leurs généreux dons à la société – une espèce qui semble d’autant plus choquante à une époque où le 1 % des Américains les plus riches possède autant de richesses que les 90 % les plus pauvres et où plus d’un tiers des familles disent qu’elles auraient du mal à trouver 400 $ dans le en cas d’urgence.

La plupart des gens qui lisent cet article n’ont probablement pas entendu parler de Griffin et ont peu d’idée de ce que sont les fonds spéculatifs. Il s’agit de réserves d’argent confiées par des personnes et des institutions fortunées à des gestionnaires d’investissement qui leur promettent de l’alpha, un rendement supérieur à celui des indices de référence du secteur. Il existe environ 3 800 fonds de ce type aux États-Unis, gérant 4,7 billions de dollars. Le secteur est connu pour sa fanfaronnade, son secret, son égoïsme et son ostentation. Parmi les praticiens éminents, citons Steve Cohen, Ray Dalio, Izzy Englander, David Shaw et le regretté Jim Simons. (D’autres, comme Bill Ackman, Carl Icahn et Paul Singer, appartiennent à une sous-catégorie connue sous le nom d’activistes de fonds spéculatifs.) Ils sont des figures centrales de notre nouvel âge d’or, dans lequel les 0,01 % se sont enrichis aux dépens de l’Amérique salariée et ont converti leur fortune en influence politique, en statut social et en capital culturel. Plus d’argent que Dieu est le titre approprié du livre de Sebastian Mallaby sur ces hommes – et ils sont presque tous des hommes. Et Griffin les a tous devancés. Chaque année, Institutional Investor compile une liste des 25 fonds spéculatifs les plus rentables, et en 2022, Griffin s’est classé premier avec un montant stupéfiant de 4,1 milliards de dollars, le plus élevé en 22 ans d’histoire de la liste.

En le décrivant ainsi que l’industrie, l’article du Journal a omis certains détails essentiels. Dans son récit, Griffin a créé des dizaines d’équipes pour gérer leurs propres portefeuilles. Au fil du temps, Citadel en est venu à ressembler « moins à un fonds spéculatif traditionnel », avec un seul gestionnaire supervisant tous les investissements, « et plus à une poupée gigogne de mini-fonds spéculatifs ». Griffin « a ouvert des unités de sélection de titres supplémentaires, chacune composée d’équipes distinctes dédiées à certains secteurs et gérant leurs propres postes ». En 2018, ces fonds multigestionnaires « connaissaient une croissance plus rapide que le reste de l’industrie et commençaient à représenter leurs plus grands lancements ». Avec la prolifération des « entreprises imitatrices » reflétant les stratégies de Citadel, Griffin « se concentre maintenant sur le maintien de son avantage », s’occupant même de questions aussi mineures que les erreurs de traitement des transactions. « Une fois qu’une entreprise indique clairement qu’elle tolère la complaisance n’importe où », a observé Griffin, « il est assez facile pour elle de se propager partout. »

Le Journal, cependant, n’a pas noté un facteur critique de l’avantage concurrentiel de l’entreprise : sa technologie. Citadel utilise des ordinateurs ultra-rapides et des modèles statistiques avancés pour guider ses stratégies d’investissement. Bien que de nombreux fonds spéculatifs fonctionnent aujourd’hui de cette manière, Griffin était à l’avant-garde, comme l’a rapporté un autre journaliste du Journal, Scott Patterson, dans son livre de 2010, The Quants. Contrairement à Warren Buffett et à d’autres investisseurs de la vieille école qui choisissaient des actions en fonction de leur évaluation personnelle du potentiel de croissance d’une entreprise et d’autres « fondamentaux », a écrit Patterson, Griffin était parmi les meilleurs et les plus brillants d’une nouvelle génération de technocrates en mathématiques qui utilisaient une approche algorithmique basée sur les données pour détecter les petites fluctuations, les écarts de prix et les tendances des marchés émergents en une fraction de seconde. Alors que le trading devenait de plus en plus automatisé, Citadel et d’autres entreprises de Wall Street ont recruté des mathématiciens, des physiciens, des ingénieurs et des scientifiques des données. Ces technologues ont travaillé en étroite collaboration avec des gestionnaires de portefeuille, des analystes en placements, des négociateurs et des gestionnaires de risques pour élaborer des stratégies d’investissement complexes dans les actions, les titres à revenu fixe, le crédit et les matières premières.

Aujourd’hui, il y a un flux constant de technologues de la Silicon Valley à Wall Street, où ils peuvent gagner des millions, voire des dizaines de millions de dollars par an. Citadel emploie plus de 250 titulaires d’un doctorat dans 60 domaines allant de la statistique à la bioinformatique, en passant par l’aéronautique et les sciences atmosphériques. De l’avis de beaucoup, cependant, Citadel est un endroit exténuant où travailler, grâce au style de gestion impitoyable de Griffin et à l’accent darwinien sur la performance.

Un autre ingrédient du succès de Citadel est sa structure tarifaire. La plupart des fonds spéculatifs ont traditionnellement utilisé une structure « 2-et-20 », facturant aux investisseurs extérieurs du fonds des frais de gestion de 2 % de tous les actifs et une commission de performance de 20 % de tous les bénéfices. Citadel, en revanche, facture toutes ses dépenses à ses investisseurs, y compris la rémunération, le loyer, la recherche et la technologie, ce qui représente environ 7 % du total des actifs. Des frais aussi élevés permettent à Citadel d’investir davantage dans les ordinateurs, les programmeurs et les gestionnaires de portefeuille que la plupart des autres fonds.

Parallèlement à son fonds spéculatif, Griffin exploite une division distincte de tenue de marché appelée Citadel Securities. Lorsqu’un investisseur passe un ordre auprès d’un gestionnaire d’investissement comme Fidelity ou d’une maison de courtage comme Charles Schwab pour acheter ou vendre des actions, ces sociétés l’envoient à un teneur de marché comme Citadel Securities pour l’exécuter. La société exploite des banques d’ordinateurs qui, situées dans les locaux du NASDAQ et d’autres bourses dans le monde, peuvent acheter et vendre des actions à des vitesses cent fois plus rapides qu’un clin d’œil, ce qui lui permet de prendre une longueur d’avance sur la concurrence. Aujourd’hui, Citadel Securities est le plus grand exécuteur d’ordres d’actions du pays, représentant un remarquable 35 % de toutes les transactions quotidiennes de détail. Le bénéfice sur chaque transaction est d’une fraction de centime, mais avec Citadel Securities exécutant plus de 450 milliards de dollars de transactions chaque jour, le total agrégé est énorme, et Citadel Securities est maintenant une source majeure de la richesse de Griffin.

Pour être juste, le fonds phare de Citadel au fil des ans a facilement surperformé le S&P 500. Depuis le 1er janvier 2020, son taux de rendement cumulé est plus du double de celui de l’indice S&P. Mais la plupart des fonds spéculatifs sont tombés en deçà de cet indice de référence, et certains fonds de pension, déçus de leurs rendements, les ont abandonnés. Warren Buffett a longtemps critiqué les fonds spéculatifs comme un investissement terrible. En 2007, il a parié qu’un fonds indiciel Vanguard S&P 500 à faible coût surperformerait, sur une période de 10 ans, un portefeuille de fonds spéculatifs sélectionné par une société de conseil indépendante. En fin de compte, il a collecté : le fonds indiciel a augmenté de 85 % et les fonds spéculatifs de seulement 22 %.

Alors que la prise de conscience s’est répandue qu’il est impossible de battre le marché, des milliers de milliards de dollars sont passés des fonds gérés activement comme les fonds spéculatifs aux fonds passifs qui tentent de refléter le marché. Pourtant, de nombreuses universités, fondations et particuliers fortunés continuent de s’entasser dans les fonds spéculatifs. En 2023, Harvard a placé 31 % de sa dotation de plus de 50 milliards de dollars dans de tels fonds. Son rendement global pour l’année a été de 2,9 %, soit environ un huitième de l’augmentation du S&P 500. Le rendement annuel moyen de Harvard pour les 10 années jusqu’en juin 2023 était de 8,6 %, deuxième en partant du bas des universités de l’Ivy League. Pourtant, N.P. Narvekar, le chef de son comité de dotation, continue de retirer plus de 6 millions de dollars par an, ce qui fait de lui l’employé le mieux payé de Harvard. La raison pour laquelle les comités de dotation continuent de favoriser les fonds spéculatifs malgré leurs performances catastrophiques reflète la forte présence au sein de ces comités et de leurs conseils consultatifs de dirigeants de fonds spéculatifs et de sociétés de capital-investissement, qui distribuent des affaires à leurs contacts de Wall Street – une forme flagrante de favoritisme que les journalistes explorent rarement.

Les journalistes ne passent pas non plus beaucoup de temps à examiner le pouvoir des milliardaires des fonds spéculatifs comme Griffin et l’effet déformant et déstabilisant de leur richesse sur la société américaine. Dans la sphère politique, Griffin appartient à une classe de mégadonateurs financiers qui, depuis Citizens United – la décision de la Cour suprême de 2010 qui a annulé de nombreuses limites aux contributions de campagne – ont inondé le système politique d’argent. En 2014, alors que Citadel était encore basé à Chicago et que Griffin était l’homme le plus riche de l’Illinois, il a soutenu la candidature au poste de gouverneur de son ami Bruce Rauner, un dirigeant de capital-investissement qui partageait les vues résolument libérales de Griffin et son soutien aux écoles à charte. Les 5,5 millions de dollars qu’il a donnés à la campagne de Rauner l’ont aidé à remporter une victoire serrée. En tant que gouverneur, Rauner a fait pression pour des coupes profondes dans les services sociaux et l’enseignement supérieur qui l’ont rendu profondément impopulaire, et, malgré les 20 millions de dollars stupéfiants que Griffin a donnés à sa campagne de réélection de 2018, Rauner a été battu par son adversaire démocrate, J.B. Pritzker, qui, en tant que milliardaire, a pu dépenser plus que lui.

Lorsqu’en 2018, Ron DeSantis s’est présenté au poste de gouverneur de Floride, Griffin a contribué à hauteur de 5,75 millions de dollars à sa campagne, ce qui en fait son plus grand soutien. Il a fait don de 5 millions de dollars supplémentaires à sa candidature à la réélection de 2022, ce qui l’a aidé à dépenser plus que son adversaire démocrate. L’argent de Griffin a donc joué un rôle clé dans l’élection de deux gouverneurs conservateurs. Dans le cycle électoral actuel, il est le deuxième plus grand donateur du pays, la majeure partie de son argent allant au soutien des candidats républicains à la Chambre et au Sénat, y compris 10 millions de dollars pour soutenir la candidature sénatoriale de Larry Hogan dans le Maryland. (Griffin a soutenu Nikki Haley pendant les primaires républicaines.) « Je n’ai jamais rien vu de tel », a déclaré un collecteur de fonds républicain a déclaré au Financial Times sur le don de Griffin. « La quantité de pouvoir qu’il a est incroyable. »

Les dons philanthropiques de Griffin sont encore plus colossaux. Comme beaucoup de ses rangs, il favorise les institutions d’élite et cherche avec insistance à obtenir le droit de faire connaître sa générosité. À Chicago, on peut visiter les Griffin Halls of Evolving Planet et Sue the T. Rex au Field Museum ; la Griffin Court, conçue par Renzo Piano à l’Art Institute of Chicago ; les Griffin Galleries du Museum of Contemporary Art de Chicago ; et le Musée des sciences et de l’industrie Kenneth C. Griffin, auquel il a donné 125 millions de dollars. En 2017, Griffin a donné 125 millions de dollars supplémentaires au département d’économie de l’Université de Chicago, qui a été rebaptisé Kenneth C. Griffin Department of Economics. À Harvard, non seulement la Graduate School of Arts and Sciences, mais aussi son bureau d’aide financière (auquel il a donné 150 millions de dollars) portent son nom.

À New York, il y a un Griffin Hall au Whitney Museum of American Art, un Griffin Building au Museum of Modern Art, un Griffin Theater à l’espace de spectacle The Shed à Hudson Yards et le Griffin Exploration Atrium au Musée américain d’histoire naturelle récemment agrandi. Les représentants de Citadel (qui ont patiemment répondu à mes nombreuses questions) se sont assurés que je sois au courant des 30 millions de dollars que Griffin a donnés l’année dernière à la National Medal of Honor Museum Foundation d’Arlington, au Texas, pour financer un institut de leadership, maintenant connu sous le nom de Griffin Institute. Griffin a également soutenu des hôpitaux pour enfants, la recherche en neurosciences et les soins contre le cancer, l’éducation de la maternelle à la 12e année (publique, privée et charter) et le Miami Dade College (20 millions de dollars pour créer un fonds de bourses d’études Griffin pour les étudiants à faible revenu). Au fil des ans, Griffin a versé 35 millions de dollars à la Success Academy, le réseau controversé de chartes strictes qui gère près de 50 écoles à New York. Sans le soutien de dirigeants de fonds spéculatifs ultra-riches comme Griffin, Success et d’autres écoles à charte auraient du mal à survivre.

Au total, Griffin a donné plus de 2 milliards de dollars. La majeure partie de cet argent donne droit à des déductions fiscales, ce qui, pour quelqu’un dans la tranche de Griffin, pourrait totaliser environ 600 millions de dollars rien qu’en impôts fédéraux – de l’argent qui est détourné du trésor public. Les contribuables contribuent ainsi à subventionner sa philanthropie sans avoir leur mot à dire sur la destination qu’elle prend. (ProPublica a constaté que de 2013 à 2018, Griffin a payé 29,2 % de ses revenus en impôt fédéral sur le revenu – le quatrième taux le plus élevé parmi les 15 personnes ayant les revenus les plus élevés au cours de ces années.)

Griffin a également dépensé sans compter pour l’art. Il fait partie d’un petit groupe de collectionneurs dont les paiements farfelus pour des œuvres trophées ont fait grimper leurs prix, contribuant à rendre même nos musées les plus riches dépendants de leurs caprices et de leur bonne volonté. En 2015, Griffin a acheté Interchange de Willem de Kooning pour 300 millions de dollars et Number 17A de Jackson Pollock pour 200 millions de dollars à son compatriote multimilliardaire David Geffen – la transaction d’art la plus chère de tous les temps. Ces achats et d’autres achetés par Griffin étaient restés pendant des années à l’Art Institute of Chicago, mais lorsque Griffin a décidé de déménager Citadel en Floride, il a fait retirer les œuvres et les a déplacées au Norton Museum à West Palm Beach. Chaque année, Griffin figure sur la liste ARTnews des 200 meilleurs collectionneurs, ce qui confère prestige et reconnaissance dans un phénomène connu sous le nom d’art-washing.

Dans aucun domaine, Griffin n’a dépensé de manière plus obsessionnelle que l’immobilier. Le simple fait d’énumérer les propriétés de son portefeuille donne un aperçu d’une société qui semble profondément malade. Il s’agit notamment d’un penthouse de luxe à Chicago, pour lequel il a payé 58,75 millions de dollars en 2017 (le montant le plus élevé jamais atteint pour une résidence dans cette ville) ; une propriété en bord de mer au complexe Four Seasons Hualalai à Hawaï ; une paire de maisons adjacentes à Aspen, dans le Colorado, avec un total combiné de 12 chambres ; deux appartements penthouse dans un condo de luxe à Miami Beach ; une collection de lots à Palm Beach pour lesquels il a payé 350 millions de dollars et sur lesquels il prévoit de construire un grand domaine ; un domaine de sept acres en bord de mer à Southampton qu’il a acheté au créateur de mode Calvin Klein pour 84,45 millions de dollars ; un manoir géorgien près du palais de Buckingham à Londres qui a coûté 122 millions de dollars ; et un penthouse de trois étages au 220 Central Park South à New York pour lequel il a payé 238 millions de dollars – toujours le prix le plus élevé payé pour une résidence aux États-Unis. Interrogé à ce sujet, Citadel (dans le cadre d’une fiche d’information de huit pages) a fait cette déclaration : « Ken a principalement acheté des propriétés uniques et emblématiques et des lots en bord de mer qui sont intrinsèquement d’une offre limitée, et donc susceptibles d’être évalués de manière durable. L’une de ces propriétés de Palm Beach a une maison en construction pour sa mère.

Malheureusement, Griffin n’est pas un cas isolé. Les milliardaires des fonds spéculatifs et du capital-investissement possèdent généralement quatre, cinq, six ou même plus de résidences de premier ordre dans des endroits de premier ordre dans un cas de consommation concurrentielle qui retourne l’estomac. À une époque où environ 650 000 Américains sont sans abri et où le pays est confronté à une pénurie de logements de plusieurs millions d’unités, une telle gloutonnerie semble être une bonne publicité pour un impôt sur la fortune robuste.

L’ampleur de la fortune de Griffin et l’influence qu’elle apporte soulèvent une question plus large que les journalistes économiques abordent rarement : quelle est l’utilité sociale des fonds spéculatifs ? Les preuves suggèrent qu’ils en ont très peu. Les universités et les fonds de retraite qui ont versé des milliards dans ces fonds ont dans la plupart des cas obtenu des rendements beaucoup plus faibles qu’ils n’auraient pu en les évitant. Au cours de la récente vague de protestations sur les campus universitaires, les dirigeants de fonds spéculatifs (ainsi que leurs collègues du capital-investissement) ont utilisé leur pouvoir en tant que grands donateurs pour évincer les présidents de l’Ivy League. (En janvier, Griffin a déclaré qu’il mettait en pause ses cadeaux à Harvard, qualifiant ses étudiants de « flocons de neige pleurnichards » et réprimandant les universités d’élite en général pour être « perdues dans le désert des micro-agressions » et poursuivant « un programme DEI qui n’a pas de véritable fin de partie ».) Avec leur trading ultra-rapide, les fonds spéculatifs ont nourri l’état d’esprit à court terme qui a tant érodé la productivité et la prospérité à long terme des entreprises américaines. Et tous ces ingénieurs, mathématiciens et physiciens hautement qualifiés qui aident des entreprises comme Citadel à récolter des milliards pourraient être employés de manière plus productive à développer de nouveaux traitements pour les maladies chroniques, à améliorer le système de transport du pays et à créer un réseau énergétique plus efficace.

Par-dessus tout, ces fonds ont creusé le fossé entre les ultra-riches et le reste d’entre nous. Il y a quelques années, le Washington Post a calculé que les 25 plus gros revenus des fonds spéculatifs gagnaient ensemble plus que les 158 000 enseignants de maternelle du pays réunis. Depuis l’époque des barons voleurs, aucun groupe aussi petit n’avait contrôlé une telle richesse, et la SEC devrait nommer un panel pour explorer les moyens de restreindre ces fonds afin que des gens comme Griffin aient moins de revenus que Dieu. Peut-être qu’alors les journalistes commenceraient à leur accorder plus d’attention.

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Qui est Steve Cohen ? Valeur nette, antécédents et chute

Par: James Chen

Mis à jour le 19 décembre 2022

Évalué par Margaret James

Fait vérifié par Kirsten Rohrs Schmitt

Steven A. Cohen est un investisseur et gestionnaire de fonds spéculatifs américain.

Il est le fondateur et PDG de Point72 Asset Management, un family office situé à Stamford, dans le Connecticut.

En avril 2022, sa valeur nette était estimée à 17,4 milliards de dollars.

Cohen est également le fondateur de SAC Capital Advisors, l’un des fonds spéculatifs les plus prospères de tous les temps. En 2010, la société a fait l’objet d’une enquête pour délit d’initié lancée par la Securities and Exchange Commission (SEC).

Bien que Cohen n’ait jamais été inculpé, la société a plaidé coupable de trafic d’informations non publiques et a été forcée de restituer le capital des investisseurs et de payer 1,8 milliard de dollars d’amendes. SAC a été officiellement fermé en 2016 lorsque Cohen a commencé à purger une interdiction de deux ans de gérer l’argent d’autres investisseurs. L’interdiction a expiré en janvier 2018.

Principaux points à retenir

  • Steven A. Cohen est un milliardaire américain gestionnaire de fonds spéculatifs et investisseur connu pour ses stratégies de trading à haut risque et à haut rendement.

  • Cohen a commencé sa carrière d’investisseur en travaillant comme trader pour Gruntal & Co., où ses transactions ont généré des rendements substantiels pour l’entreprise et pour lui-même.

  • Le fonds spéculatif phare de Cohen, SAC Capital, a été fermé à la suite d’allégations de délit d’initié, et le fonds a été contraint de payer près de 2 milliards de dollars d’amendes.

  • À la suite de la disparition de SAC, Steve Cohen n’a pas été en mesure de gérer professionnellement l’argent des investisseurs jusqu’en 2018. à ce moment-là, il a ouvert Point72 Asset Management.

  • Le gestionnaire de portefeuille de SAC Capital, Matthew Martoma, a été reconnu coupable de délit d’initié et condamné à neuf ans de prison.

Jeunesse et éducation

Steve Cohen est né en 1956 dans une famille de classe moyenne de 10 personnes à Great Neck, dans l’État de New York. Son père travaillait comme fabricant de vêtements et sa mère était femme au foyer. Après le lycée, Cohen a quitté New York pour fréquenter la Wharton School of Business de l’Université de Pennsylvanie, où il a obtenu un diplôme en économie en 1978.

Après l’université, il a commencé à travailler en tant que trader d’options junior pour la banque d’investissement Gruntal & Co. En 1984, il dirigeait un groupe commercial au sein de l’entreprise.3 Au cours de son mandat chez Gruntal & Co., les transactions de Cohen ont régulièrement généré 100 000 $ par jour pour l’entreprise et l’ont aidé à se constituer une richesse personnelle substantielle. En 1992, il lance son fonds spéculatif, SAC Capital Advisors.

L’émission télévisée Billions de Showtime s’inspire de la vie de Steve Cohen.

Fondée avec 25 millions de dollars de l’argent de Cohen, la société a d’abord utilisé une approche agressive et à volume élevé de la gestion des investissements. Les positions boursières ont été maintenues pendant 2 à 30 jours, ou dans certains cas, des heures. En 1999, Cohen a suggéré que SAC échangeait régulièrement 20 millions d’actions par jour. En 2006, les activités de la société représentaient 2 % de l’ensemble de l’activité boursière.

Au cours des deux dernières décennies, SAC a fait évoluer et élargi son approche d’investissement, en utilisant plusieurs stratégies, notamment des portefeuilles d’actions long/short, des titres à revenu fixe et des stratégies quantitatives mondiales. De 1992 à 2013, SAC a généré des rendements annuels moyens de 25 % pour ses investisseurs.

Réalisations notables

Le succès de Cohen avec SAC reposait sur des transactions à haut risque et à haut rendement. Son portefeuille a surfé sur la bulle Internet de la fin des années 90 pour atteindre des rendements de 70 % et a gagné 70 % supplémentaires lorsqu’il a vendu à découvert ces mêmes actions lors de l’éclatement de la bulle technologique en 2000. En 2007, SAC a pris une position de 76 millions de dollars dans Equinix. Après que la société a publié des résultats positifs un mois plus tard, la valeur de son action a augmenté de 32 %.

Au début de l’année 2012, Cohen a fait un pari de 26,7 milliards de dollars sur Ardea Biosciences. Lorsqu’AstraZeneca a conclu un accord pour acheter la société trois semaines plus tard, l’acquisition a porté la position de Cohen sur Ardea à près de 40 milliards de dollars.

100 millions

Le nombre d’actions que SAC achetait et vendait quotidiennement.

SAC a pris des positions longues dans Whole Foods en 2009 et 2010 pour 49 millions de dollars et 78 millions de dollars, respectivement. Les deux fois, à la suite de changements opérationnels favorables intervenus au sein de la chaîne de supermarchés, le cours de l’action a grimpé en flèche.

À l’inverse, l’entreprise a également subi plusieurs pertes importantes sur les paris qu’elle a faits pendant deux décennies. Une série de positions longues de plusieurs millions de dollars prises tout au long des années 2000 sur des sociétés pharmaceutiques, dont ImClone Systems et Human Genome Sciences, ont finalement été infructueuses et ont coûté cher au portefeuille.

La chute de SAC Capital

En 2008, SAC a accumulé une position longue de 700 millions de dollars dans les sociétés pharmaceutiques Elan et Wyeth, qui développaient conjointement un médicament pour traiter la maladie d’Alzheimer. Lorsque les sociétés ont annoncé le résultat décevant de leur deuxième phase d’essais cliniques, les deux actions ont chuté. Mais SAC Capital n’a pas participé à la perte. Au cours de la semaine précédente, Cohen avait non seulement liquidé les positions de près de 750 millions de dollars de SAC Capital dans Elan et Wyeth, mais avait également vendu à découvert les actions. Parier contre les entreprises lui a rapporté un bénéfice de 276 millions de dollars.

En novembre 2012, la SEC a inculpé Mathew Martoma, un ancien gestionnaire de portefeuille de SAC Capital, pour délit d’initié. La SEC a allégué que Martoma avait reçu des informations sur les essais cliniques d’Elan et de Wyeth avant que les détails ne soient rendus publics et avait utilisé ces informations pour conseiller à Cohen de se retirer de sa position. Le procureur des États-Unis, Preet Bharara, qui a porté des accusations contre Martoma devant un tribunal fédéral, a qualifié l’incident de « stratagème de délit d’initié le plus lucratif de tous les temps ».

Martoma a été reconnu coupable, condamné à neuf ans de prison et condamné à restituer 9 millions de dollars de salaire. Cohen, cependant, n’a jamais été inculpé. Une poursuite civile intentée contre lui par la SEC pour ne pas avoir raisonnablement supervisé un employé de haut rang a été abandonnée en 2013.

Au total, huit employés de SAC ont été reconnus coupables de délit d’initié de 1999 à 2010, y compris le gestionnaire de portefeuille Michael Steinberg, qui a également été reconnu coupable et condamné à une peine d’emprisonnement pour délit d’initié. Cependant, une cour d’appel a par la suite rejeté les charges retenues contre lui.

SAC Capital a également été inculpé et a par la suite plaidé coupable de délit d’initié. En plus d’une amende pénale de 900 millions de dollars et de 1,8 milliard de dollars de sanctions financières, le règlement comprenait des conditions qui interdisaient à Cohen de gérer les actifs d’autres investisseurs. En 2014, il a converti ses activités d’investissement de SAC Capital à Point72 Asset Management. En janvier 2018, la société a obtenu l’autorisation réglementaire de lever et de gérer des capitaux extérieurs.

Comment Steve Cohen a-t-il gagné son argent ?

Steve Cohen est un milliardaire américain et un gestionnaire de fonds spéculatifs. Il est le fondateur et PDG de la société de fonds spéculatifs Point72 Asset Management, ainsi que de la défunte société SAC Capital.

Combien vaut Steve Cohen ?

Au 8 avril 2022, la valeur nette de Steve Cohen était d’environ 17,4 milliards de dollars. Il se classe 48e sur la liste Forbes 400 des Américains les plus riches et 96e sur la liste Forbes des milliardaires du monde.

Combien Steve Cohen a-t-il payé pour les Mets ?

Après avoir été propriétaire minoritaire pendant huit ans, Steve Cohen a payé 2,4 milliards de dollars en 2020 pour une participation majoritaire dans l’équipe de baseball des Mets de New York.

La conclusion

Steve Cohen est un milliardaire américain et un célèbre gestionnaire de fonds spéculatifs. Cohen est le fondateur de SAC Capital, une société de fonds spéculatifs qui a connu plus de deux décennies de succès jusqu’à ce qu’elle soit reconnue coupable de nombreuses infractions et qu’on lui ordonne de mettre fin à ses activités. Cependant, après des années d’enchevêtrements juridiques et la fermeture de sa première entreprise, Cohen a fondé Point72 Asset Management, une société de fonds spéculatifs d’une valeur de 16 milliards de dollars en 2022

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Qui est George Soros ?

George Soros est un milliardaire Américano-Hongrois, né le 12 août 1930 à Budapest.

  • Vrai nom : György Schwartz

  • Fortune en 2021 : 8,6 milliards $

  • Nationalité(s) : Hongrois, Américain

Il est le propriétaire de la société de gestion de fonds « Soros Found Management ».

Philanthrope, il crée aussi les fondations Open Society.

Il est à l’origine des fonds spéculatifs. Ces investissements sur les bulles financières ont fait de lui un homme fortuné.

George Soros s’est fait connaître pour sa spéculation contre la livre sterling,

en faisant perdre à la banque d’Angleterre 3,4 milliards de livres sterling.

À combien s’estime la fortune de George Soros ?

Sa firme Soros Found Management gère 28 milliards de dollars. C’est l’un des fonds spéculatifs les plus rentables.

Il ne s’occupe plus personnellement de spéculations, mais sa fortune personnelle est estimée à 8,6 milliards de dollars en 2020 (Forbes).

Comment George Soros a-t-il fait fortune ?

L’inventeur des fonds spéculatifs

C’est en 1969 qu’il crée le fonds Quantum aux Antilles et qu’il gère depuis New York. Il arrive à convaincre la Banque Rothschild Paris et Heldring & Pierson à investir dans sa société.

Le fonds Quantum performe à 34,5 % par an pendant 10 ans.

Spéculation sur les devises

George Soros commence à spéculer sur les devises lors de la crise financière japonaise dans les années 80. Mais ses investissements n’ont pas généré les résultats attendus.

Ce sont ses spéculations sur la livre sterling qui l’ont rendu célèbre en 1992. Il a misé sur la dévaluation de la devise britannique. Suite à ce pari gagné, le fonds Quantum a augmenté de valeur.

Jeunesse et début de carrière

George Soros avait 13 ans lors de l’invasion des nazis allemands en Hongrie.

Il a pu échapper à la condamnation grâce à la protection de Baumbach, un employé du Ministère de l’Agriculture qui se présentait comme son parrain.

À 17 ans, il s’installe en Angleterre et intègre la London School of Economics pour des études d’économies. Il fait ses débuts dans le monde de la bourse dans une entreprise de courtage à Londres.

En 1956, George Soros se rend aux Etats-Unis et travaille en tant qu’analyste financier pour différentes sociétés à Wall Street.

Dans l’une d’elles, la banque d’investissement Arnold and S. Bleichroeder, il obtient l’opportunité de gérer un fonds.

Ascension vers la célébrité

Les faits qui l’ont rendu célèbre

L’homme qui a fait sauter la Banque d’Angleterre

En septembre 1992, il mène une attaque spéculative de grande envergure contre la livre sterling. George Soros vend à découvert 10 milliards de livre sterling

Il réussit à convaincre d’autres investisseurs ainsi que certaines grandes banques d’investissement à faire de même.

La Banque d’Angleterre n’ayant pas assez de réserve fût obligée de sortir du Système Monétaire Européen et de dévaluer la livre sterling.

La philanthropie

Il crée en 1979 la fondation Open Society. Une organisation qui est présente dans plusieurs pays du monde militant pour une société plus ouverte.

Elle appuie diverses causes, dont l’éducation, le droit de l’homme, la justice, liberté de la presse.

Comment George Soros dépense-t-il sa fortune ?

Pour ce qui est de son patrimoine, il possède 3 propriétés aux États-Unis : A New-York où il vit, à Long Island, et dans le comté de Westchester.

George Soros est connu pour ses œuvres philanthropiques. Sa fondation se place derrière celle de Bill Gates.

Il a fait un don cumulé à 32 milliards de dollars de sa fortune personnelle dans l’aide humanitaire et sociale partout dans le monde.

La fondation Open Society a surtout pour objectif de promouvoir la démocratie dans toute sa forme.

Il apporte aussi un soutien financier à des partis politiques ou à des hommes politiques. Il a ainsi soutenu le parti démocrate à plusieurs reprises durant différentes élections.

Vie personnelle de George Soros

Issu d’une famille juive George Soros est le fils d’un écrivain espérantophone et avocat, Tidavar Soros et d’Erzsébet Toros.

Père de 5 enfants : Andrea, Jonathan et Robert Soros, de sa première épouse allemande, Annaliese Witschak.

Puis Alexander et Gregory Soros, qu’il a eus avec sa deuxième femme Susan Weber, une historienne américaine.

En 2013, il a épousé Tamiko Bolton, une pharmacienne américaine, d’origine japonaise, de 40 ans plus jeune que lui.

Étant un homme d’affaires engagé, George Soros s’est fait de nombreux ennemis, notamment en politique. À maintes reprises, il a fait l’objet d’un attentat à la bombe à son domicile.

Mini FAQ

George Soros est-il un nazi ?

Non. L’accusation lancée par ses détracteurs et ses nombreux opposants est basée sur une rumeur lancée par Lyndon LaRouche Jr., théoricien du complot connu.

Aime-t-il les Ferrari ?

Il a investi dans la société italienne. Suite à cet investissement, l’action de Ferrari a augmenté.

Qui est sa plus grande inspiration ?

Karl Popper, le philosophe auteur du livre La Société ouverte et ses ennemis.

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Ray Dalio est l’un des investisseurs les plus influents de notre époque. Connu pour avoir créé des stratégies révolutionnaires sur le marché financier et utilisé son propre modèle de gestion, il est considéré comme le « Steve Jobs de l’investissement ».

Son influence s’étend de Wall Street aux conseils d’administration des grands investisseurs institutionnels.

Si vous êtes un trader débutant en quête d’inspiration et de connaissances, suivez ce contenu et découvrez les stratégies,

philosophies et méthodes qui ont fait de Ray Dalio une icône du Trading.

Découvrez comment Ray Dalio a transformé le secteur des fonds spéculatifs.

Qui est Ray Dalio ?

Raymond Thomas Dalio, plus connu sous le nom de Ray Dalio, est le célèbre investisseur américain qui a créé l’un des fonds spéculatifs

les plus importants et les plus connus au monde, Bridgewater Associates.

Né à Jackson Heights, New York, en 1949, Ray Dalio a grandi dans une famille de la classe moyenne de la zone métropolitaine. À l’âge de 12 ans, il commence sa carrière d’investisseur en achetant des actions de Northeast Airlines qui, à l’époque, étaient les seules à se négocier à moins de 5 dollars.

Par chance, la compagnie, au bord de la faillite, est rachetée et sa valeur triple. L’opération se solde par un bénéfice, ce qui renforce l’intérêt de Ray Dalio pour le « jeu du marché ».

En 1973, il obtient son MBA à la Harvard Business School et commence sa carrière à Wall Street. Dès le début, il s’attache à comprendre les mécanismes qui régissent les marchés financiers, ce qui lui permet de créer des stratégies d’investissement révolutionnaires.

Bridgewater Associates : un géant des fonds spéculatifs

Ray Dalio a travaillé à la Bourse de New York (NYSE) et chez Dominick & Dominick LLC en tant que directeur des matières premières. Peu après, il fonde Bridgewater Associates en 1975.

La société, qui était à l’origine un cabinet de conseil en investissement, est aujourd’hui l’un des plus grands fonds spéculatifs des États-Unis, selon le classement Forbes 2023.

Bridgewater Associates a introduit sur le marché des stratégies d’investissement robustes et innovantes, telles que le concept de parité des risques, qui vise à obtenir de bons résultats dans n’importe quel scénario économique.

L’utilisation de techniques avancées pour atténuer les risques et optimiser les rendements, associée à une culture de transparence radicale et de méritocratie des idées, a permis à Bridgewater d’attirer d’importants investisseurs institutionnels.

Pendant toutes ces années, Ray Dalio a été à la tête de sa société, en tant que PDG, DSI et président. Selon Bridgewater, il est actuellement le mentor des CIO et du comité d’investissement, ainsi que membre du conseil d’administration et investisseur principal.

La philosophie et les principes d’investissement de Ray Dalio

La philosophie d’investissement de Ray Dalio est centrée sur des principes qui combinent analyse économique, gestion du risque et culture entrepreneuriale unique.

Il préconise l’utilisation de modèles quantitatifs et d’algorithmes pour identifier les opportunités et prendre des décisions d’investissement sur la base de règles bien définies, en minimisant l’influence des émotions humaines dans ce processus.

Les principes de Ray Dalio comprennent également :

  • Diversification et parité des risques

Ray Dalio privilégie une répartition équilibrée entre différentes classes d’actifs, telles que les actions, les obligations et les matières premières, dans le but d’atteindre un équilibre entre risque et rendement, quelles que soient les conditions du marché.

  • Comprendre les marchés

Selon Ray Dalio, la compréhension des marchés et de l’économie mondiale, en tenant compte des taux d’intérêt, des politiques monétaires et d’autres facteurs macroéconomiques, est essentielle à la réussite des investissements à long terme.

  • Amélioration continue

Le fondateur de Bridgewater Associates accorde de l’importance à l’apprentissage permanent et considère les erreurs comme des occasions d’apprendre et de s’améliorer. Il croit en l’importance de l’adaptabilité et de l’évolution continue des stratégies d’investissement.

Raymond Dalio a également un ensemble de principes, détaillés dans son livre à succès « Principles : Life and Work », qu’il considère comme fondamentaux pour réussir dans la vie et dans les affaires, notamment la méritocratie des idées et l’importance de comprendre et d’accepter la réalité telle qu’elle est.

L’influence de Ray Dalio sur le marché financier

Dalio est considéré comme l’une des personnes les plus influentes au monde. Le « Steve Jobs de l’investissement » a révolutionné les pratiques d’allocation d’actifs et de gestion de portefeuille grâce à ses stratégies innovantes et à son modèle de gestion.

Sa capacité à prédire les crises, comme la crise financière de 2008, a consolidé sa réputation sur le marché financier, renforçant l’importance de comprendre et d’analyser les cycles économiques et d’endettement afin de prédire les tendances futures.

Les publications, rapports et analyses de Dalio, dont Bridgewater’s Daily Observations, sont encore aujourd’hui exploités par de nombreux investisseurs, traders et gestionnaires d’investissement.

Sans oublier que les décisions de Bridgewater en matière d’allocation d’actifs peuvent influencer de manière significative les marchés mondiaux en raison des milliards de dollars d’actifs gérés.

Il convient de mentionner que l’héritage de Dalio s’étend au-delà des stratégies d’investissement, à la culture organisationnelle et aux processus de prise de décision, avec une philosophie centrée sur la méritocratie des idées et une transparence radicale.

Que faut-il retenir de Ray Dalio ?

La carrière de Ray Dalio offre des contributions précieuses qui peuvent aider les traders et les investisseurs à développer une base solide pour leur carrière et à améliorer leurs compétences, telles que :

  • Transparence et honnêteté. Soyez fidèle à vous-même. Acceptez vos erreurs et considérez-les comme une opportunité d’apprentissage.

  • Des principes solides. Avoir une stratégie d’investissement bien définie et s’y tenir. Cela permet d’éviter les décisions hâtives, qui sont généralement motivées par les émotions.

  • Résilience et adaptation. Les marchés sont dynamiques, il faut donc être prêt à ajuster ses stratégies chaque fois que cela est nécessaire.

  • Vision à long terme. Évitez de vous concentrer uniquement sur les gains à court terme.

  • Gestion des risques. Développez une bonne gestion des risques et protégez votre capital contre les pertes importantes.

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Ray Dalio
Ray Dalio

Richard Dennis : le créateur du Turtle Trading

Écrit parMaxime Parra

Publié le 12 October 2023

Certaines solutions partenaires nous rémunèrent. Pour en savoir plus, consultez notre charte éditoriale.

Vous êtes-vous déjà demandé ce qu’il fallait faire pour réaliser des gains réguliers en Trading ?

La réponse se trouve peut-être dans la carrière inspirante de Richard Dennis, le « prince du Trading ».

Créateur des Turtle Traders, Dennis s’est distingué par sa capacité à identifier les tendances, à appliquer des stratégies innovantes

et à faire preuve de discipline sur les marchés des matières premières.

Son histoire est riche d’enseignements qui peuvent vous aider à réussir dans le Trading. Cela vaut la peine d’y jeter un coup d’œil !

Qui est Richard Dennis ?

Né en 1949 à Chicago, dans l’Illinois, Richard Dennis a grandi dans une famille de la classe moyenne et s’est intéressé très tôt au monde des affaires et de la finance.

Il a commencé sa carrière sur le marché financier en tant que négociant en matières premières à la Chicago Mercantile Exchange (CME) dans les années 1970.

Richard Dennis avait une compréhension aiguë de l’évolution des prix et une capacité remarquable à identifier les tendances et les modèles du marché. Cela l’a encouragé à devenir un négociant actif.

Visionnaire, Dennis a commencé à négocier avec son propre argent et s’est fait un nom lorsqu’il a transformé un prêt de 1 600 dollars en une fortune estimée à plus de 200 millions de dollars au cours des années 1980, devenant ainsi un magnat du négoce.

Cette réussite est le fruit d’une combinaison de discipline, d’analyse et, surtout, d’une approche stratégique du Trading. Son ambition et son dévouement aux marchés financiers l’ont amené à explorer de nouvelles approches et, finalement, à créer la théorie des « Turtle Traders ».

La théorie du Turtle Trading

Richard était convaincu que le succès sur les marchés n’était pas seulement une question de talent inné, mais qu’il pouvait être enseigné.

Pour se donner raison, Dennis a sélectionné un groupe de 23 personnes sans expérience en matière de Trading par le biais d’une annonce dans le Wall Street Journal, et les a formées pendant quinze jours à l’aide de son système de Trading.

Ses élèves ont été surnommés « Tortues » en raison d’une visite de Dennis dans une ferme d’élevage de tortues à Singapour, où il a affirmé qu’il pouvait « élever » les Traders de la même manière que les tortues.

L’expérience a non seulement prouvé la théorie de Richard Dennis, mais elle a également montré qu’avec la bonne stratégie et la bonne formation, n’importe qui peut réussir dans le Trading.

L’histoire a été relatée dans plusieurs livres, dont « The Complete TurtleTrader » de Michael Covel et « Way of the Turtle » de Curtis Faith.

Certains des Turtle Traders, comme Jerry Parker et Liz Cheval, ont poursuivi leur carrière de Trader et ont fondé leur propre société de gestion d’actifs.

Stratégies de Trading de Richard Dennis

Les stratégies de Trading de Richard Dennis, bien que développées dans les années 1970 et 1980, restent pertinentes et sont encore utilisées aujourd’hui par de nombreux Traders débutants et professionnels dans le monde entier.

Voici les principales stratégies du créateur du Turtle Trading :

  • Le suivi de tendance

Cette stratégie de Trading est basée sur l’identification des tendances du marché, qu’elles soient haussières ou baissières. L’objectif est d’entrer en position lorsqu’une nouvelle tendance démarre et de sortir avant qu’elle ne s’inverse. Pour reconnaître ces mouvements, les Traders utilisent des indicateurs tels que les moyennes mobiles (MA).

  • Trading de rupture

Dans cette stratégie, les Traders entrent sur le marché lorsque le prix d’un actif franchit des niveaux de résistance ou de soutien préalablement établis. Pour ce faire, ils doivent utiliser des graphiques en chandeliers.

  • Gestion du risque

La gestion du risque vise à protéger le capital en fixant une limite aux pertes avant d’ouvrir une position. Dans ce cas, les Traders doivent utiliser des stop loss et des take profits.

  • Diversification

La répartition du capital entre différentes classes d’actifs et différents secteurs contribue à réduire le risque. Elle permet également de profiter simultanément de plusieurs tendances sur différents marchés. Donc… Diversifiez !

5 leçons de Dennis pour les Traders débutants

En plus d’être une source d’inspiration, la carrière de Richard Dennis est riche d’enseignements, en particulier pour les Traders en herbe qui cherchent à établir une carrière solide et fructueuse sur le marché financier. En voici quelques-unes :

  1. Investissez dans la connaissance. Le marché est dynamique et change continuellement. Il faut toujours être prêt à apprendre et à s’adapter au changement.

  1. Ayez un plan de négociation bien défini. Prendre des décisions d’investissement fondées sur des règles claires et bien définies permet d’éviter l’influence des émotions sur les transactions.

  1. Entretenez une gestion rigoureuse des risques. Déterminez à l’avance le montant que vous êtes prêt à risquer sur chaque transaction et respectez cette limite de perte.

  1. Soyez discipliné. Le marché est volatil et imprévisible, il est donc important de respecter une stratégie de négociation. Un manque de discipline peut conduire à des décisions impulsives et à des pertes éventuelles.

  1. Tirez des leçons de chaque opération. Chaque opération, qu’elle soit réussie ou non, est une occasion d’apprendre.

Que devez-vous retenir de Richard Dennis ?

Richard Dennis est une référence dans le monde de l’investissement. Ses leçons sur la discipline, la gestion des risques et le suivi des tendances sont intemporelles et applicables dans une grande variété de contextes de marché.

Pour Dennis, outre les stratégies et les techniques, savoir maîtriser ses émotions, rester calme sous la pression et apprendre de ses erreurs sont des compétences précieuses en matière de Trading.

Les principes et les enseignements du créateur de Turtle Traders constituent un véritable manuel de bonnes pratiques, en particulier pour les débutants sur le marché, qui, s’ils sont utilisés correctement, permettent d’éviter les erreurs courantes et de maximiser les gains.

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Paul Tudor Jones,

est un investisseur américain de renom et un gestionnaire de hedge funds. Né en 1954 à Memphis, Tennessee,

il est célèbre pour son style d’investissement agressif et sa capacité à anticiper les mouvements du marché.

Il a créé Tudor Investment Corporation en 1980, gagnant ainsi une réputation notable en tant qu’investisseur de premier plan.

Outre sa carrière dans l’investissement, Jones se distingue également par ses activités philanthropiques

et son engagement pour l’environnement.

Paul Tudor Jones : les débuts en tant qu’investisseur

Paul Tudor Jones a suivi des études en économie à l’Université de Virginie. Son parcours professionnel a débuté chez Dunavant Enterprises, une société de trading de matières premières à Memphis, Tennessee. Cette expérience a été fondamentale pour l’élaboration de sa stratégie d’investissement et la création de Tudor Investment Corporation. Jones considère son passage chez Dunavant Enterprises comme un pilier de son succès ultérieur.

Après Dunavant Enterprises, Jones a rejoint E.F. Hutton & Co. à New York en tant que courtier en bourse. Là, il a continué à approfondir sa compréhension du marché et à peaufiner son style d’investissement. Durant son séjour chez E.F. Hutton & Co., Jones a émergé comme un investisseur doué et perspicace, établissant une réputation solide parmi ses pairs et clients.

Tudor Investment Corporation : le fonds de Paul Tudor Jones

Fondée en 1980 par Paul Tudor Jones, Tudor Investment Corporation est une entreprise d’investissement renommée. Dès le début, Tudor s’est distinguée par son approche agressive dans l’investissement et sa capacité à anticiper les mouvements du marché. Cette stratégie a mené à des rendements élevés pour ses investisseurs.

Dans ses premières années, Tudor s’est axée sur le trading des futures de matières premières, surtout dans le domaine des devises. Progressivement, l’entreprise a élargi ses activités. Elle a investi dans une variété d’actifs tels que les actions, les obligations, et les stratégies de couverture. Tudor s’est également démarquée en intégrant des technologies avancées et l’intelligence artificielle dans ses stratégies d’investissement.

Gestion du Lundi noir

Le 19 octobre 1987, le marché boursier a connu un événement historique : le Dow Jones Industrial Average a chuté de plus de 22% en un jour, marquant l’une des pires baisses de l’histoire boursière. Cette chute a engendré une grande incertitude et panique chez les investisseurs.

Paul Tudor Jones, alors gestionnaire de fonds de couverture réputé, a brillamment exploité cette crise. Ayant anticipé la chute, il avait mis en place des stratégies de couverture protectrices. Grâce à ces mesures, Tudor Investment Corporation a limité les pertes et, dans certains cas, a réalisé des profits durant le lundi noir.

Ce succès durant le lundi noir de 1987 a renforcé la réputation de Jones en tant qu’investisseur de premier plan. Il est reconnu comme l’un des meilleurs de sa génération. Tudor, sous sa direction, a acquis une solide réputation dans le secteur de l’investissement.

Philosophie d’investissement de Paul Tudor Jones

La philosophie d’investissement de Paul Tudor Jones s’articule autour de plusieurs principes fondamentaux :

  1. Focus sur le long terme : Jones privilégie la détection des tendances à long terme sur les marchés. Il base ses décisions d’investissement sur ces observations.

  2. Analyse technique : Pour anticiper les mouvements futurs des marchés, Jones emploie des méthodes d’analyse technique. Il utilise des graphiques et d’autres outils similaires.

  3. Contrôle des risques : Jones se distingue par sa maîtrise du risque. Il minimise efficacement les pertes dans des contextes de marché instables.

  4. Flexibilité : En tant qu’investisseur, Jones fait preuve d’une grande souplesse. Il est disposé à revoir ses opinions et à adapter ses stratégies face aux évolutions du marché.

  5. Mentalité de « contrarian » : Jones est réputé pour ses choix d’investissement non conventionnels. Il va souvent à l’encontre des opinions majoritaires.

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Qui est Jordan Belfort, le loup de Wall Street ?

Peu de personnalités du monde de la finance peuvent se targuer d’avoir autant d’influence que Jordan Belfort sur la réputation

de Wall Street comme lieu cupide et sans cœur. En 1999, Belfort a plaidé coupable à de nombreux crimes liés à la manipulation

du marché boursier et à l’exploitation d’une escroquerie de longue durée portant sur des actions à un penny.

Après sa condamnation et son incarcération, Belfort a écrit deux mémoires : le premier, The Wolf of Wall Street, a été popularisé

dans une adaptation cinématographique de 2013 réalisée par Martin Scorsese et interprétée par l’acteur Leonardo DiCaprio.

En 2017, Belfort a publié un autre mémoire, un livre d’auto-assistance intitulé Way of the Wolf. Belfort s’est attiré des critiques

pour avoir tiré profit de son histoire de vol d’argent à des personnes innocentes, alors que ses victimes n’ont rien reçu.

Après des scandales et un séjour en prison pour fraude boursière, Belfort s’est réinventé en tant qu’orateur motivant. Et l’un de ses principaux sujets est la distinction entre avidité, ambition et passion à Wall Street.

Les critiques de Belfort se réfèrent souvent à son passé criminel et se demandent s’il exploite ses entreprises de manière légitime à ce stade.

Début de vie et carrière

Jordan Belfort (né en 1962) a grandi dans le Queens, N.Y., et a montré dès son plus jeune âge une compréhension du monde des affaires. D’après ses mémoires, The Wolf of Wall Street, Belfort a travaillé avec un ami pour vendre des desserts italiens à base de glace à l’eau dans des glacières en polystyrène bon marché sur une plage près de la maison de son enfance. Pendant les mois d’été entre le lycée et l’université, Belfort et son partenaire gagnaient la somme faramineuse de 20 000 dollars.

Points clés à retenir

  • Jordan Belfort est un ancien trader de Wall Street qui s’est rendu coupable de crimes liés à la manipulation du marché boursier.

  • Belfort est un personnage public notoire qui a écrit deux mémoires : le premier, Le Loup de Wall Street et Chemin du loup, le premier a été transformé en un film à succès.

  • Belfort a été accusé d’avoir tiré profit de l’histoire de ses crimes en col blanc.

  • En tant que fondateur de Stratton Oakmont, la société qu’il dirigeait lorsqu’il a été arrêté, Belfort a plaidé coupable de fraude, condamné à quatre ans de prison, mais a purgé 22 mois avant d’être libéré.

  • Belfort dirige une entreprise de discours de motivation et continue à profiter de ses expériences de vie.

Belfort a étudié la biologie à l’American University et prévoit de s’inscrire à l’école dentaire, en utilisant l’argent qu’il a économisé grâce à son entreprise précédente. Cependant, lorsque le doyen de l’école de dentisterie de l’Université du Maryland a averti les étudiants le premier jour que la dentisterie n’était pas une voie vers la réussite financière, Belfort a abandonné.

L’une des premières entreprises de Belfort, après son bref passage à l’école dentaire, a été de faire du porte-à-porte à Long Island. Il a dit que l’entreprise était une réussite et qu’il était capable de la développer au point d’avoir une équipe de plusieurs travailleurs capable de transporter plus de deux tonnes de produits (dans ce cas, de la viande et des fruits de mer) chaque semaine. À l’âge de 25 ans, l’entreprise a fait faillite et la Jordanie a déposé son bilan. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’il s’est intéressé à l’activité de courtier en valeurs mobilières, un poste qu’il a obtenu avec l’aide d’un ami de la famille.

À la fin des années 1980, alors que Belfort approchait de ses 30 ans, il a fondé la société financière Stratton Oakmont, une maison de courtage de gré à gré. Stratton Oakmont s’est remarquablement bien comportée au cours des années suivantes et a été liée à l’introduction en bourse de près de trois douzaines de sociétés différente

Escroqueries, fraudes et autres délits

C’est en sa qualité de fondateur de Stratton Oakmont que Belfort a commis les activités illégales qui allaient finalement l’envoyer en prison. Stratton Oakmont a participé à un certain nombre de fraudes différentes, notamment des systèmes de pompage et de dumping visant à gonfler artificiellement le prix des actions en cents.

L’entreprise était une sorte de chaufferie, avec une équipe qui faisait pression sur les investisseurs pour qu’ils placent leur argent dans des titres hautement spéculatifs. À son apogée, l’entreprise aurait employé un millier de courtiers en valeurs mobilières qui supervisaient des investissements de plus d’un milliard de dollars.

Tout au long de l’histoire de Stratton Oakmont, la National Association of Securities Dealers (NASD) a mené des actions en justice conséquentes contre la société. En 1996, la société a été fermée. En 1999, Belfort et son associé Danny Porush ont été inculpés de blanchiment d’argent et de fraude en matière de valeurs mobilières.

Belfort a plaidé coupable de fraude pour les systèmes de pompage et de dumping qui ont pu coûter jusqu’à 200 millions de dollars à ses investisseurs. Il a été condamné à quatre ans de prison et a finalement purgé 22 mois de prison.

La vie après la prison

Après sa libération de prison, et dans le cadre de son accord de restitution, Belfort a dû verser 50 % de ses revenus à ses anciens investisseurs escrocs jusqu’en 2009.

Les procureurs fédéraux ont déposé une plainte en 2013, alléguant que Belfort n’avait pas versé le montant approprié de ses revenus au cours des années précédentes. Finalement, il a conclu un accord séparé avec les autorités fédérales pour compléter les paiements de restitution.

Outre ses mémoires et l’adaptation cinématographique réussie de The Wolf of Wall Street, Belfort s’est réinventé en tant qu’orateur motivant. Ses interventions vont des questions d’éthique et de motivation dans le monde financier aux démonstrations pratiques de compétences de vente.

Belfort souligne les erreurs qu’il a commises pendant son séjour à Stratton Oakmont, indiquant qu’il était alors sous l’influence de la toxicomanie et qu’il regrette profondément d’avoir perdu de l’argent pour ses clients à cause d’escroqueries.

En 2014, les médias ont découvert des liens entre Belfort et une entreprise australienne de formation des employés qui aurait participé à une escroquerie impliquant des fonds publics. Début 2019, rien n’a encore été fait de cette possible connexion, et Belfort continue d’exploiter une entreprise de motivation parlante assez florissante.

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L’histoire de Nick Leeson et de la Barings

Nick Leeson, né le 25 février 1967 à Watford, a débuté sa carrière dans le monde financier après ses études.

Employé par des institutions renommées telles que Coutts et Morgan Stanley, sa trajectoire est remarquable.

Le tournant de sa carrière survient lorsqu’il déménage à Singapour. Après un rejet au Royaume-Uni pour fraude,

il cherche de nouvelles opportunités. En 1989, il rejoint la prestigieuse Barings Bank. Promu en 1992,

il devient directeur général du Marché Monétaire International de Singapour, un marché de futures novateur.

La Banque Barings, fondée en 1762, se distingue par son ancienneté. Elle est la plus vieille banque d’Angleterre

et l’une des plus anciennes au monde. Avec une histoire de plus de deux siècles, elle était la banque de choix

de la reine d’Angleterre. Son rôle financier a été crucial dans des événements historiques tels que les guerres napoléoniennes.

Lors de son expansion en Asie, Barings confie à Nick Leeson une mission cruciale. Il doit former une équipe de trading et initier des opérations dans la région. Leeson, en plus de ses fonctions de trader, obtient un contrôle total sur les opérations en Asie. Il gérait à la fois le Back Office et le Risk Management. Rapportant directement à Londres, Nick Leeson exerçait une influence considérable sur les activités asiatiques de Barings.

Comment Nick Leeson a-t-il causé la faillite de la Banque Barings ?

Nick Leeson débuta par des opérations traditionnelles sur les futures du Nikkei. Son succès initial l’encouragea à augmenter son effet de levier. Ses positions devenaient progressivement plus importantes.

À l’âge de 28 ans, Leeson jouissait d’un succès notable. Ses supérieurs à Londres lui accordaient une confiance aveugle, sans supervision. Avec un salaire de 50 000 livres et plus de 150 000 livres de bonus, son parcours semblait exemplaire dans le monde du trading.

Cependant, la situation changea lorsque le marché se retourna contre lui, entraînant des pertes. Ne voulant pas alerter Barings, il créa le « compte 88888 » pour dissimuler ces pertes en tant qu’« erreurs de Back Office ».

Avec le temps, les positions de Leeson augmentèrent de façon exponentielle. Ses actions influençaient les prix du Nikkei. Les pertes s’accumulaient, toutes redirigées vers le compte 88888.

Face à des pertes croissantes, un jour, Leeson, engagé dans des positions longues sur le Nikkei, vit le marché chuter. Il tenta de soutenir le marché par des achats supplémentaires, mais en vain. Sans liquidités suffisantes, il se mit à vendre des options puts pour obtenir des prêts. Avec ces fonds, il couvrait les garanties pour d’autres futures du Nikkei. Le marché remonta, et Leeson récupéra temporairement les pertes du compte 88888.

Croyant avoir trouvé une méthode infaillible, Leeson continua d’opérer avec un endettement excessif. À ce moment-là, ses opérations étaient parmi les plus importantes d’Asie, se tradant des contrats à lui-même. Nick Leeson était devenu le marché.

Séisme de Kobe

Le Grand Séisme de Kobe, survenu durant l’une des opérations de Nick Leeson, a eu des répercussions dramatiques. Le séisme a ravagé les infrastructures japonaises, entraînant une chute brutale du Nikkei, du Yen, et de l’économie japonaise. Le Nikkei a perdu plus de 1 000 points en une seule matinée.

Face à cette catastrophe naturelle, une réaction de peur et de tristesse est normale. Mais Nick Leeson avait une perspective différente. Il a vu une opportunité sans précédent : prêts, reconstructions, contrats, grandes infrastructures…

Leeson s’est alors lancé intensivement dans les dérivés de devises et les futures du Nikkei. Il vendit des millions de Puts pour financer davantage de futures, pariant que le Nikkei resterait stable après le séisme. Il adopta des stratégies de short straddles sur le SIMEX.

À un moment donné, Leeson détenait cinquante pour cent du marché des futures sur le Nikkei.

Cependant, la situation se détériora pour Nick Leeson. Peu après, la Banque du Japon (BOJ) décida de prendre le contrôle de la situation. Elle annonça que la reconstruction serait financée par des obligations d’État. Le Nikkei s’effondra de nouveau, et Nick Leeson subit des pertes de huit cents millions de livres.

La chute de Nick Leeson

Dans le contexte de cette crise majeure, Nick Leeson rédigeait une lettre d’excuses. C’est alors qu’il reçut un appel inattendu. Pensant être confronté à des reproches, il fut surpris. L’appel était en réalité des félicitations pour ses résultats, accompagnées d’une offre de vacances.

Cependant, lorsque les auditeurs de la Barings Bank découvrirent la supercherie, il était trop tard. Les manœuvres de Leeson avaient engendré des pertes colossales : 827 millions de livres (1,4 milliard de dollars américains). Ces pertes étaient le double du capital de la banque. La Banque d’Angleterre tenta un sauvetage d’urgence, mais sans succès. Barings fut déclarée insolvable le 26 février 1995. La chute de la banque fut brutale, affectant instantanément les employés dans le monde entier.

Nick Leeson, muni de faux documents, tenta de fuir Singapour. Mais la police l’attendait à l’aéroport en Allemagne. Il réalisa qu’il n’y avait aucun refuge possible.

La Barings, rachetée pour une Livre

Suite à la catastrophe causée par Nick Leeson, Barings Bank fut acquise par la banque et la compagnie d’assurance néerlandaise ING. Le prix symbolique était d’une livre, mais ING assuma tous les passifs de Barings. Ainsi, Barings Bank cessa d’exister comme entité indépendante. Cependant, le nom Barings survit à travers Baring Asset Management (BAM). BAM fut ensuite divisé et vendu en mars 2005 à MassMutual et Northern Trust.

Nick Leeson fut extradé en Angleterre et condamné à six ans de prison pour fraude. Après sa libération, il écrivit son autobiographie, « Rogue Trader ». Ce livre, détaillant sa chute, fut adapté en film en 1999, avec Ewan McGregor dans le rôle principal. En Espagne, le film fut intitulé « Le grand Phare ».

La vie post-prison de Leeson a été riche en événements :

  • Il a publié un nouveau livre, « Back from the Brink : Coping with Stress ».

  • Il a occupé le poste de directeur général dans un club de football de la Premier League.

  • Sa veste de trader fut vendue aux enchères pour 21 000 livres.

Aujourd’hui, Nick Leeson a son propre site Web et parcourt le monde en tant que conférencier, gagnant des milliers d’euros par intervention. Chez Rankia, nous avons eu l’honneur de l’interviewer il y a quelques années. Vous pouvez visionner cette interview ci-dessous.

Comment Nick Leeson a-t-il pu causer la faillite d’une banque ?

L’effondrement d’une banque d’envergure à cause d’un seul trader exige une analyse approfondie. Quels facteurs ont conduit à une telle catastrophe?

Manque de supervision

C’est le facteur clé de la faillite. Chaque opération boursière utilisant le capital d’une entité doit être strictement supervisée. Cette supervision inclut l’analyse de la perte maximale admissible.

Bien qu’en 2023, cela semble élémentaire, des cas similaires ont émergé en Espagne durant la crise du coronavirus. Par exemple, le cas d’Esfera Capital, qui a fait faillite à cause d’une gestion risquée d’un trader utilisant un effet de levier.

Opérations à effet de levier

Les contrats à terme, permettant de négocier en déposant uniquement des garanties, se sont popularisés. Ils offrent une facilité de négociation sans les contraintes physiques des produits sous-jacents comme le pétrole.

Ces contrats définissent la liquidation par différences ou par livraisons. Mais le levier implique un risque. Il peut multiplier les gains, mais aussi les pertes.

En période de volatilité, cela peut entraîner des appels de marge et des pertes significatives.

L’histoire de Nick Leeson peut-elle se reproduire ?

La possibilité d’un autre cas comme celui de Leeson reste une préoccupation majeure dans le monde de la banque d’investissement, une industrie parfois marquée par des incitations malavisées.

Le cas d’Archegos Capital illustre ce risque. Ce family office investissait via diverses banques d’investissement dans un éventail d’entreprises américaines et chinoises. Le problème a émergé lorsque cinq des plus grandes banques d’investissement ont permis à Archegos de s’endetter de plus en plus via des dérivés.

La crise s’est intensifiée lorsque, suite à une baisse des actions des entreprises, ces banques ont exigé des garanties supplémentaires (appel de marge) qu’Archegos ne pouvait pas fournir à cause de l’effet de levier.

Cela a déclenché une panique bancaire. Morgan Stanley et Goldman Sachs ont réagi rapidement en vendant des actions de façon accélérée. Cette action a entraîné une chute plus prononcée des cours des actions, causant des pertes considérables pour les autres banques d’investissement impliquées avec Archegos. Credit Suisse et Nomura ont subi des pertes de plusieurs milliards de dollars et ont été contraintes de prendre des mesures drastiques, y compris le licenciement de dirigeants en charge de la gestion des risques.

FAQ

Qui est Nick Leeson et quel rôle a-t-il joué dans la faillite de la Barings Bank ?

Nick Leeson était un trader pour la Barings Bank. Ses opérations de trading risquées et non autorisées ont conduit à d’énormes pertes, aboutissant à la faillite de la banque en 1995.

Comment Nick Leeson a-t-il causé la faillite de la Barings Bank ?

Leeson a engagé la banque dans des transactions spéculatives à haut risque, masquant les pertes dans des comptes d’erreur. Les pertes ont finalement excédé le capital de la banque.

Quelles erreurs Nick Leeson a-t-il commises dans ses opérations de trading?

Leeson a pris des positions excessivement risquées sur les marchés à terme, principalement sur l’indice Nikkei 225, et a échoué à couvrir ses paris, aggravant les pertes.

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Stanley Druckenmiller – Aperçu de sa vie et de ses stratégies de trading

ParGrotte d'Oddmund2 juin 2024Commerçants et investisseurs célèbres

Stanley Druckenmiller est un investisseur, gestionnaire de fonds spéculatifs et philanthrope américain.

Il a été président du conseil d'administration et du conseil d'administration de Duquesne Capital,

qu'il a fondé en 1981. Après la fermeture de Duquesne Capital, Druckenmiller a continué à gérer sa fortune

personnelle par l'intermédiaire du Duquesne Family Office, avec des allocations importantes dans des actions

comme Nvidia, Coupang et Microsoft, reflétant l'accent mis par sa stratégie d'investissement sur des thèmes tels

que l'IA et les actions liées à l'or. Druckenmiller est célèbre, sans doute parce qu'il a passé de nombreuses

années à travailler pour George Soros .

Stanley Druckenmiller a été interviewé dans le livre New Market Wizards de Jack Schwager .

Les citations qui terminent cet article sont principalement tirées de cette interview.

Cet article examine très brièvement la carrière commerciale de Druckenmiller, et nous terminons l’article en

reprenant certaines des citations les plus intéressantes.

La vie de Stanley Druckenmiller et sa carrière de négociant chez Duquesne Capital Management

Il est né à Pittsburgh, en Pennsylvanie, de M. Stanley Thomas Druckenmiller, ingénieur chimiste. Il a été élevé dans une famille typique de la classe moyenne de Philadelphie, et ses parents ont divorcé alors qu'il était à l'école primaire. Il a donc vécu avec son père à Gibbstown, dans le New Jersey, puis à Richmond, en Virginie.

Diplômé de la Collegiate School de Richmond, en Virginie, il a obtenu une licence en anglais et en économie du Bowdoin College. Il a ensuite obtenu un doctorat en économie à l'Université du Michigan. Il a néanmoins abandonné ses études au milieu du deuxième semestre pour travailler comme analyste pétrolier pour la Pittsburgh National Bank, un poste qui consistait à analyser les opportunités d'achat d'actions dans le secteur de l'énergie.

Il a débuté sa carrière financière en 1977 en tant que stagiaire en gestion à la Pittsburgh National Bank. Il est ensuite devenu responsable du groupe de recherche sur les actions de la banque après y avoir travaillé pendant un an. Et en 1981, il a fondé son propre fonds spéculatif, Duquesne Capital Management.

En 1985, il devient consultant pour la société d'investissement Dreyfus, partageant son temps entre Pittsburgh et New York. Il s'installe ensuite à Pittsburgh à plein temps en 1986, lorsqu'il est élu à la tête du Fonds Dreyfus.

Dans le cadre d'un accord avec Dreyfus, il continue de diriger Duquesne Capital Management. Parallèlement, il est embauché par George Soros en 1988, en remplacement de Victor Niederhoffer au sein du fonds Quantum.

Quand la Banque d'Angleterre a été détruite par le Quantum Fund de George Soros

Stanley et Soros ont « fait sauter la Banque d’Angleterre » en 1992, en vendant la livre sterling en spéculant sur l’échec de l’ancrage de la monnaie. Ils ont réalisé plus d’un milliard de dollars de bénéfices lors d’un événement connu sous le nom de « mercredi noir ». Ils ont calculé que les réserves de devises étrangères de la BOE étaient insuffisantes pour acheter suffisamment de livres pour soutenir la monnaie et que la hausse des taux d’intérêt ne serait pas politiquement tenable. Cependant, Stanley s’est séparé de Soros en 2000 après une perte importante sur les actions technologiques. Pendant son mandat de gestionnaire du George Soros Quantum Fund, Druckenmiller a peaufiné ses stratégies d’investissement, en allouant notamment des parts importantes de son portefeuille à des actions comme Nvidia, Coupang et Microsoft, puis en investissant plus tard dans des sociétés d’extraction d’or et des actions d’intelligence artificielle, s’éloignant des actions technologiques traditionnelles.

Depuis, il s'est consacré à plein temps à la gestion de son fonds spéculatif, Duquesne Capital Management. Il a été interviewé dans le livre The New Market Wizards de Jack Schwager. Malheureusement, il a fermé son fonds en 2010, déclarant aux investisseurs : « Il avait été accablé par le stress de devoir maintenir l'un des meilleurs records de trading du secteur tout en gérant une importante somme d'argent. »

Duquesne Capital Management a enregistré un rendement annuel de 30 % sans aucune année de perte. Le fonds était cependant en baisse d’environ 5 % lorsque Duquesne a annoncé sa retraite. Mais ils ont couvert les pertes et ont clôturé avec un bénéfice plus faible grâce à une prévision réussie selon laquelle le marché augmenterait en prévision de l’annonce par la Fed d’un nouvel « assouplissement quantitatif » pour aider à réduire le chômage et éviter la déflation. Pendant cette période, le fonds avait plus de 12 milliards de dollars d’actifs sous gestion.

C'était un investisseur descendant avec un style de trading similaire à celui de George Soros : détenir un groupe d'actions à la hausse, un groupe d'actions à la baisse et utiliser un effet de levier pour négocier des devises et des contrats à terme.

En 2009, il a été nommé l'homme le plus charitable des États-Unis. Il a fait don d'environ 750 millions de dollars à des fondations qui soutenaient la recherche médicale, l'éducation et la lutte contre la pauvreté. Stanley et sa femme ont également été les principaux sponsors de la marche contre le sida à New York.

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Citations sur la stratégie de trading de Stanley Druckenmiller

Les taureaux gagnent de l’argent, les ours gagnent de l’argent et les cochons sont abattus.

Tous les grands gestionnaires de fonds que j'ai rencontrés ne veulent parler que de leurs erreurs. Il y a chez eux une grande humilité.

Je pense que la diversification et tout ce qu’ils enseignent dans les écoles de commerce aujourd’hui est probablement le concept le plus erroné au monde.

Mettez tous vos œufs dans le même panier et surveillez le panier très attentivement.

J'ai appris beaucoup de choses de lui, mais la plus importante est peut-être que ce n'est pas d'avoir raison ou tort qui est important, mais combien d'argent on gagne quand on a raison et combien on perd quand on a tort. (À propos de Soros)

Soros est aussi le meilleur preneur de pertes que j'aie jamais vu. Il ne se soucie pas de savoir s'il gagne ou perd sur une transaction.

La capacité d’accepter des vérités désagréables et de réagir de manière décisive et sans hésitation est la marque d’un grand trader.

L’embarras est une grande source de motivation.

La clé de la gestion de l'argent . C'est de gagner beaucoup d'argent quand on a raison et de le minimiser quand on a tort.

Ce que j’ai appris de George Soros… quand on le voit, il faut parier gros.

Lorsque vous n'avez pas d'argent pendant si longtemps, les avantages marginaux que vous obtenez grâce à la consommation diminuent considérablement, mais il y a une chose qui ne diminue pas, ce sont les conséquences imprévues.

J’ai appris que l’on peut avoir raison sur un marché et quand même finir par perdre si l’on utilise un effet de levier excessif.

Pour réussir réellement en bourse, il faut suivre un plan simple à suivre qui comprend un plan de réussite structuré, comprenant un portefeuille bien pensé, des analyses régulières d'analystes chevronnés et une sélection précise d'actions. Cette approche guide non seulement les investisseurs vers de meilleurs rendements, mais leur inculque également la discipline et la concentration nécessaires pour naviguer dans les complexités du marché.

FAQ:

Comment Stanley Druckenmiller a-t-il commencé sa carrière financière et qu'est-ce qui a conduit à la fondation de Duquesne Capital Management ?

Druckenmiller a débuté sa carrière financière en 1977 à la Pittsburgh National Bank, où il est ensuite devenu responsable du groupe de recherche sur les actions. En 1981, il a fondé son fonds spéculatif, Duquesne Capital Management, avec pour objectif de sélectionner des actions stratégiques visant à produire des rendements monstrueux.

Quel était le rôle de Druckenmiller chez Dreyfus et comment a-t-il contribué à la gestion simultanée de Duquesne Capital Management ?

En 1985, Druckenmiller devient consultant pour Dreyfus, gérant en parallèle Duquesne Capital Management. En 1986, il s'installe à Pittsburgh à plein temps lorsqu'il est élu à la tête du Fonds Dreyfus. Il s'appuie sur un service de conseil en actions pour guider ses décisions d'investissement, en se concentrant sur les entreprises ayant une part de marché importante et un potentiel de croissance, comme Microsoft et Coupang.

Quelles ont été les principales réalisations de Duquesne Capital Management et pourquoi Stanley Druckenmiller a-t-il décidé de fermer le fonds en 2010 ?

Duquesne Capital Management a réalisé un rendement annuel de 30 % sans aucune année de baisse, une performance comparable aux meilleurs rendements des conseillers en valeurs mobilières. La stratégie d'investissement de Druckenmiller consistait à se concentrer sur deux actions dans des secteurs comme l'IA et l'or, en mettant l'accent sur sa capacité à identifier des opportunités en voie de croissance significative, notamment dans leurs performances au troisième trimestre. Druckenmiller a fermé le fonds en 2010 en raison du stress et du défi de maintenir un record de trading de premier ordre avec un fonds de grande taille..

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